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13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 18:49

    Les recherches sur notre patronyme nous avaient permis de démontrer une présence à diverses reprises en Espagne. L'une de ces implantations faisaient référence à deux noms, à savoir Maria Juana de PARFONDRY et Juan Baldorinos de PARFONDRY. Ce dernier est décédé à Ceuta en 1721, suite à un conflit entre l'armée espagnole et les troupes du sultan du Maroc Moulay Ismaêl. Un lien avec la famille BORDES-PARFONDRY, apparue au début du XIXème siècle, fut par ailleurs également découvert1

   Une lecture récente de certains sites familiaux de généalogie nous permet désormais de trouver une relation entre ces deux personnes. Le second est en fait le père de la première. De plus, via le site généalogique de la famille BRAIBANT, le lien avec l'arbre d'ascendance et de descendance du Baron Jacques de PARFONDRY a pu être entériné. Par la suite, en recoupant avec le site de la famille La MAMYE de CLAIRAC, de nouvelles générations purent être identifiée. Et assurément, les BORDES-PARFONDRY doivent se relier à l'un des étages de cette généalogie2.

1 La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem. L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme, avril 2017, p. 89  ;

2 et donc, la famille SERVENT, vivant en France de nos jours ;

                                                Généalogie

       (combinaison des sites gérés par José Maria La Mamye de Clairac Delgado et Marc Braibant)

  1. Jacques de Parfondry, né en 1631, décédé en 1694 à Liège ; marié en 1726 à Marie Durbuto3;

   2. Jean Baudouin de Parfondry, né le 20 mars 1676 à Liège; à sa naissance, son parrain est le Révérend Jean de Parfondry, chanoine4, et sa marraine dame Catherine de Parfondry, sa soeur5; il serait donc le frère cadet de Jacques, Arnold, l'arrière-grand-père du Baron Jacques de Parfondry6 et le cadet d'une fratrie composée de 8 enfants7; il est désigné comme capitaine commandant du régiment de Cambrai. Marié à Marie-Françoise de Braibant, originaire du pays liégeois aussi, il est dès lors certain qu'il n'est pas parti très jeune en Espagne, ce qui peut correspondre avec la date de création, en 1703, de cette Garde wallonne au service du roi d'Espagne.

A l’avènement de Philippe V, nouveau roi d'Espagne, petit-fils de Louis XIV, la faiblesse de l'armée espagnole était indéniable. Aussi, pour lutter contre l'axe Angleterre, Provinces-Unies, Autriche, Portugal et Savoie qui s'était réuni pendant la Guerre de succession d'Espagne (1704-1714), Louis XIV décida de créer une Garde wallonne, complémentairement à un appui français. Celle-ci, composée de 3000 hommes en 1706, devint une unité d'élite qui fut rapidement incorporée à la Garde royale d'Espagne en participant à de nombreuses batailles. Et c'est dans cette unité d'élite que devait opérer Jean (Juan) Baudouin (Baldorinos) de Parfondry.

   3.1. Jacques Joseph de Parfondry, né en 1699 à Liège ; à sa naissance, son parrain est Maître Jacques de Parfondry (probablement son grand-père) et sa marraine Dame Anne Marie de Parfondry, épouse de Godefroid Tombeur, Commissaire de Liège8 ;

   3.2.  Marie Jeanne Françoise Joseph Bernardine de Parfondry, née le 20 août 1701 à Liège, décédée en août 1770,  mariée à André René de la Mamye de Clairac, né le 15 juin 1695 à Pinerolo (Piémont) ;

plusieurs enfants : Agustin (né le 20/10/1720, Pamplona), Bernarda, Luisa, Nicolas, Francisco, Petronila, Manuel et Roque ;

 La Mamye de Clairac: Famille originaire de Toulouse, ayant été, depuis le début de XVIème siècle, conseiller du Roi et au Parlement de Toulouse; elle a possédé jusqu'en 1626 un bâtiment, au 31 rue de la Dalbade, vendu à la Congrégation de l'Oratoire ;

Clairac : localité du Lot-et-Garonne, fief huguenot jusqu'au moment de sa reddition sous Louis XIII ; 

    4. Maria Bernarda Isabel Francesca La Mamye de Clairac Parfondry, née le 20 août 1721  à San Sébastien (Pays Basque), décédée en 1773 ; mariée à Juan Bautista de Bussy y Chapelas, né le 23 juin 1715 à Lartigue (Gers);

   5.1 Juan Bussy y Clairac, né le 15 décembre 1752 à Séville ;

   5.2 Antoine Bussy y Clairac, né le 16  avril 1754 à Grenade ;

   5.3 Esteban Bussy y Clairac

   5.4 Maria Bussy y Clairac

   5.5 Nicolasa Bussy y Clairac, décédé à Caracas (Venezuela) en 1816 ;

        marié à Lorenzo de Sata y Subiria, née à Barcelone;

Leur fils José Fermin de Sata y Bussy, est né à Azangaro au Pérou en juillet 1779. Après avoir participé à la guerre d'indépendance du Vénézuela, il a collaboré à la rédaction de la Déclaration d'Indépendance et à l'élaboration du drapeau national en 1811. Devenu Chef d'Etat major, il est décédé en 1815 lors des combats de Carthagène, en Colombie, en s'opposant aux armées de Simon Bolivar. Pas de descendance

  5.6 Barbara Bussy y Clairac

 

      Une descendance de la famille La Mamye de Clairac habite encore de nos jours à Madrid, Barcelone et PuyLaurens (Tarn). L'un d'entre-eux, le Chevalier Louis - André de la Mamye de Clairac fut un ingénieur militaire sous Louis XV. Historien et dessinateur, il a réalisé de nombreux dessins à l'occasion d'une mission en Turquie, de 1724 à 1727.  Une exposition, rassemblant ses dessins et publications, fut organisée en 2010 au Musée d'archéologie d'Antibes, avec la présence de 7 descendants dont le Chevalier actuel. L'un de ceux-ci, Ignacio, posséderait un arbre généalogique de 1400 à nos jours rassemblant 13 000 personnes.  

 

    Permettant de compléter l'arbre généalogique le plus conséquent du patronyme, ces découvertes laissent présager d'autres insertions futures. Elles s'accolent parfaitement avec les données rassemblées par Marc BRAIBANT. Une association entre les deux familles, via l'épouse de Jean Baudouin, découle par ailleurs de l'ensemble des données rassemblées. Sans assurance, il devient cependant indéniable que cette lignée puisse remonter à celle des Chevaliers de PARFONDRY, mentionnés dès le Moyen-âge. Le caractère militaire, la présence concentrée sur la ville de Liège et le lien avec certaines hautes fonctions peuvent en attester. La difficulté sera d'arriver à prouver si nos branches actuelles en sont issues et à partir de quel moment, avant 1700, notre patronyme s'est réduit pour nous faire devenir des roturiers. Cette migration de cette lignée vers Liège a du s'opérer peu après 16309, ce qui s'avère un premier indice.

    Autre découverte intéressante, l'insertion de la famille BORDES-PARFONDRY est désormais avérée dans l'ascendance du baron Jacques de PARFONRY. On dispose également d'informations sérieuses permettant de pouvoir envisager un lien entre le couple formé par Joseph-Raymond BORDES dit BORDES-PILAS et Prudencia-Josephe PARFONDRI de MENDOZ y BADENAS, mariés le 20 mars 1809 dans la Province de Saragosse, et les familles La MAMIE de CLAIRAC et BUSSY de CLAIRAC, localisées en Espagne.

3 référence 1.1c.1a.1e.1c. de l'arbre du Baron Jacques de PARFONDRY (p. 58-60 du livre);

4 ce chanoine serait donc ce Jean de PARFONDRY, cité dans le livre à la page 62 ; le titre et l'année correspondent ;

5 référence 1.1c.1a.1e.1c.1c. de l'arbre du Baron Jacques de PARFONDRY ;

6 Jean Baudoin de PARFONDRY devrait désormais avoir la référence 1.1c.1a.1e.11c.1i. dans l'arbre du Baron Jacques de PARFONDRY ;

7 Jean Baudoin, né en 1676, 7 années après le dernier enfant recensé, ce qui donne la possibilité  qu'il en ait eu d'autres ;

8 référence 1.1c.1a.1e.1c.1b. ; Anne Marie, née en 1656, est la sœur aînée de Jean Baudouin; elle avait déjà 20 ans à sa naissance ;

9 les premières naissances sont enregistrées dans l'église St Adalbert, proche de l' Eglise Notre-Dame-aux Fonts ;

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  • : Le cadre directeur de ce blog consiste à réunir ce qui peut être transmis sur un patronyme. La présentation de tous ces personnages n'est finalement qu'une manière de transférer un patronyme. Qu'il soit culturel, social ou historique, ce patronyme ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. L'environnement, le vécu de chacun a probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons. Les gênes se diluent plus vite que le lien avec le mode de vie et les rencontres. Cette vision oblige à élargir le champs d'investigation en déviant de l'aspect purement généalogique. La découverte de nouveaux indices motive et assimile parfois cette recherche à une enquête. L'histoire ne peut être racontée de manière linéaire. Chaque élément, chaque personnage a droit à son histoire dans le récit tout en suivant le dénivelé et les courbes imposés par les aléas de l'Histoire et de la vie. Contrairement au patrimoine, un patronyme se voit contraint de s'adapter aux vicissitudes des évolutions sociales et des guerres. Le contenu des quelques 350 articles de ce blog a été rassemblé dans un livre intitulé "La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem - L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme ".
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