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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 11:39

      Telle une peinture qui se voudrait conserver le témoignage d'un cadre de vie, celle qui fait l'objet de cet article est manifestement de ce genre. Sans disposer de données précises sur l'étendue de la propriété de la villa de Créteil (voir article : La villa flamande de Créteil), n'ayant à ce jour pas retrouvé de documents notariaux, on ne peut douter qu'elle disposait de terrains adjacents, comme l'avait été la maison de Beauvechain (voir article : La maison de mon enfance). La simple mention, dans le cadre d'un recensement de population, qu'un dénommé Charles GUERBOIS, jardinier de son état, y séjournait en famille, indique clairement de l'existence d'une propriété suffisamment étendue.

     Le tableau dont il est question fait toujours partie du patrimoine familial. Même si la mémoire sur ce lieu de Créteil  avait disparu à ce jour, l'arrière-petit-fils du marbrier en avait néanmoins attesté du lien. Le paysage qui y était représenté était bien l'expression de la propriété de Créteil. Jacques se souvenait qu'il s'y était promené dans sa première enfance, avant qu'il ne soit procédé à la vente par l'épouse de Paul, le fils du marbrier, probablement vers 1930. Ce qui sera confirmé par la suite par M. PISSELET, le fils du dernier garde-champêtre de Créteil, né en 1943. Ce dernier s'est souvenu parfaitement de cette petite construction dans laquelle il se cachait et planquait le martinet auquel il enlevait des lanières. Il y avait un grand et beau poulailler et un clapier 1

    Cette peinture n'a pas un caractère impressionniste marqué comme l'est la peinture intitulée Garçon au rocher, attribuée précisément à Paul (voir article : Enfin une peinture moderne de Paul Parfonry). Elle est plus descriptive, réaliste, coloriant avec assez bien de précision les nuances de ce jardin. La représentation d'une cabane, avec l'alternance de rouge et de jaune, concorde parfaitement avec les briques de la façade de la villa. Par ailleurs, le choix de la couleur et la forme des feuilles est en parfaite harmonie avec le ton vert du feuillage représenté sur l'autre peinture. Comme pour nous autoriser à conclure que ces deux tableaux sont des expressions de ce jardin de Créteil.

      La signature de ce tableau n'est pas suffisamment lisible pour en attribuer la paternité. La seule mention d'une dédicace à l'ami Paul Parfonry  empêche de le considérer également comme l'artisan de ce travail.

     Ce paysage, cette mare, cette cabane, avec semble t-il un toit de chaume, existent-ils encore de nos jours ? Participent t-ils toujours à la quiétude de ce Carmel Sainte-Thérèse qui en a pris possession ? On a manifestement très envie de le savoir. Cela fait partie de notre histoire, de notre mémoire perdue que l'on souhaite combler. Un cadre de vie qui a quand même été le témoin visuel de quatre générations de Parfonry2.

1 propos recueillis par M. Maurice DUPREZ du Comité de quartier Buttes-Halage Créteil en décembre 2013 ;

2 Hélas, après vérification, il ne reste plus rien de tout cela de nos jours ;

Tableau représentant une vue sur le jardin de la villa de Créteil

Tableau représentant une vue sur le jardin de la villa de Créteil

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