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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 17:58

    Un Louis PARFONRY, soldat de la guerre 14-18, avait déjà été repéré précédemment (voir article : Qui est le fantassin PARFONRY ?). Désormais en voilà un deuxième, identifié par son faire-part de décès1

   Décédé en 1927, à l'âge de 58 ans, il serait donc né vers 1868/1869. Qui est - il ? telle est la question. Devant faire partie de la branche des PARFONRY d'Erezée, au vu de son lieu de décès au hameau de Blier, situé dans le village d'Amonines, il n'est néanmoins pas repris au sein de l'arbre généalogique très détaillé de cette branche et reconstitué sur base des nombreuses informations transmises par différentes personnes. 

     Amonines est situé en bordure de l'Aisnes en Terre de Durbuy, non loin du village de Clerheid, lieu précis où apparait cette branche vers 1710. Un lieu-dit Parfondry y est par ailleurs toujours mentionné sur les cartes2. La Terre de Durbuy fut une seigneurie importante pendant plusieurs siècles, attestée comme centre de production du fer. De nombreux forges artisanales existaient dans ce territoire et se retrouvent encore de nos jours dans la terminologie des lieux-dits (voir articles : Petite histoire sur le développement des forges ; Promenade sur les terres de la branche d'Erezée). En conséquence, ce fut un centre de peuplement conséquent. On peut considérer cette contrée comme étant probablement l'un des centres d'origine de notre patronyme, au même titre que la vallée de l'Amblève entre Comblain et Aywaille.

     Hormi l'environnement très religieux qui transparaît à la lecture du faire-part, les seuls indices relevant sont le nom de Victorine CREPIN, son épouse et la mention d'une mort précipitée. Aucun autre nom n'y figure. La mention adieu mes chères enfants laisse penser qu'il aurait laissé une descendance féminine. Et l'utilisation du féminin ne peut faire croire que ce soit une expression destinée à englober un groupe plus large de personnes. 

On reparle d'un ostensoir - soleil

      Une présentation générale pouvait constituer le seul objectif de la publication de ce faire-part dans ce blog. C'était sans compter sur le souvenir, à travers la recherche par des mots clés, d'anciens articles publiés. Ce nom de CREPIN, nom de famille de l'épouse de Louis PARFONRY, avait, de fait, déjà été mentionné (voir article : Pièce religieuse retrouvée). Une dénommée Marylène LAFFINEUR-CREPIN3 y apparaissait, en lien avec la découverte d'un ostensoir-soleil4 qui avait été volé en 2002 dans l'église Saint-Pierre de Chénée (Liège). Et manifestement, en relisant cet article, on y apprend que cet ostensoir5 a eu une histoire en lien avec la famille PARFONRY. Son pied d'origine, disparu de nos jours et remplacé, portait l'inscription Donnez par la Veuve du Sieur Parfory le 23 septembre 1742. Une légère erreur d'écriture qui n'est pas pour contredire le lien. 

    De quoi penser que Louis PARFONRY, décédé en 1927, serait, non seulement l'un des descendants directs de la lignée installée dans la Terre de Durbuy au début du XVIIIème siècle mais également un descendant de cette lignée ayant possédé l'ostensoir-soleil de l'église de Chénée. Et la mention de ce nom de CREPIN dans les deux articles pourrait nous y aider. Y aurait-il un lien entre les deux ? Et pourquoi ne pas se dire finalement qu'il existe un lien entre les forges de la Terre de Durbuy et cet ostensoir en argent et laiton doré6. Reste à trouver le chaînon manquant. Quand la généalogie rejoint l'histoire, cela devient passionnant. Encore faut-il que des mémoires se soient perpétuées pour nous faire mieux connaitre l'histoire de ce Louis PARFONRY ?

1 Site Delcampe.be ;

2 Une carte postale représentant une maison construite sur ce lieu est régulièrement mise en vente :

3 Marylène LAFFINEUR-CREPIN est responsable du Service du Patrimoine de l'Evêché de Liège et Conservatrice de la collégiale de Huy, auteur de plusieurs livres sur le patrimoine religieux ;

4 L'ostensoir est une pièce d'orfèvrerie religieuse destinée à recevoir l'hostie consacrée ;

5 Cet ostensoir-soleil présente le poinçon de l'orfèvre liégeois François-Joseph VANDENBERG qui fut également, à partir de 1752, l'ajusteur juré des poids et balances dans la Principauté de Liège ;

6 Site KIK - IRPA photo n° M207646 ;

Ostensoir-soleil de l'Eglise Saint-Pierre de Chénée (source : KIK - IRPA n° 10101327)

Ostensoir-soleil de l'Eglise Saint-Pierre de Chénée (source : KIK - IRPA n° 10101327)

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