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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 14:42

    Il a été dit précédemment que toute cette aventure, relatée au travers de ce blog, a démarré peu après le décès de mon père en janvier 2006. La découverte de documents au milieu de ces dizaines de chemises de couleur, reliquat de ce que peut constituer la synthèse apparente d'une vie, en a été le déclic opérationnel. Moins de trois années plus tard, ce blog prenait forme.

      L'émotion et l'insolite se sont mélangés au fil du temps, des rencontres et des découvertes. Ce que l'on sait moins en fait c'est que cela avait été précédé d'une rencontre durant l'hiver 1998/1999 au Sénégal. Une rencontre, qui aurait pu être, si la brise en avait été favorable, le véritable marqueur de cette saga sur ce patronyme.  Cette rencontre aurait du tomber dans l'oubli. C'était sans compter sur ce qui constitue finalement l'armature de cette aventure, à savoir l'opportunité, la curiosité et l'esprit d'à propos. Ce 12 février 2015, lors d'une séance du cycle d'Exploration du Monde, dénommée Les Belges du bout du monde1, je rencontrai, à l'entracte, Adrien JOVENEAU, le présentateur mythique de l'émission éponyme sur La Première, qui réveille les auditeurs chaque dimanche matin depuis 1986.

      Adrien semble bien connaître Aliette PARFONRY. Après l'avoir harponnée parmi tous ces belges du bout du Monde lorsqu'elle travaillait au Sénégal, Aliette est intervenue en direct en septembre 2012 dans son émission du dimanche matin (voir article : La voix d'une Parfonry du bout du monde). De cet échange d'impressions avec Adrien, l'idée m'est venue de développer un article dont la trame s'ébauche précisément autour de cette émission. Et d'en apprendre un peu plus sur cette voyageuse qui ne dépare pas vraiment dans la galerie des portraits des PARFONRY. La séquence débute par une rencontre.

      Nous sommes à ce moment au Sénégal, sur la Petite Côte, un centre touristique de plusieurs hôtels appelé Saly Portudal, situé sur la Côte Atlantique, non loin de M'Bour, à quelques 90 km au sud de Dakar. Deux personnes, aux parcours différents, et portant le même patronyme, vont s'y rencontrer. L'une est belge et la seconde est française. L'une y est arrivée en 1997 de Belgique pour installer et diriger un golf,  Elle se prénomme Aliette et n'a probablement que peu de références sur l'histoire de son nom. Elle sait probablement que son arrière-grand-père Hubert-Narcisse est le frère cadet du militaire dont le nom est repris sur la plaque de la rue principale de la ville de Hotton en Belgique. Cela doit s'arrêter là. L'autre est française. Elle se prénomme Martine et est venue passer des vacances dans ce lieu de villégiature. Elle doit probablement savoir qu'elle est l'arrière-arrière petite-fille du marbrier dont le parcours est l'un des aspects les plus développés dans ce blog. 

    La rencontre se fera sans doute à l'occasion d'une partie de golf, dont est friand Alain JAMIN, le mari de Martine. Le nom inscrit sur la carte du parcours va faire évidemment réagir Aliette. Son nom de famille similaire, si peu fréquent, va l'inciter à prendre contact. Ne trouvant, ni l'une, ni l'autre de points de convergence au niveau de leurs généalogies, l'échange en restera à ce stade. Sauf que Martine en fit part, par la suite, à Jacques, son père, installé en Guadeloupe depuis quelques années. Aliette en fit de même de son côté. Il s'en suivit un échange de courriers durant les mois qui suivirent, espérant  y trouver une filiation généalogique.

      Et précisément, parmi toutes les lettres retrouvées dans une chemise au décès de mon père, se trouvait une photocopie de celle, datée du 23 février 1999, envoyée par Jacques, père de Martine, à Jean, père d'Aliette.

Lettre du 23 février 1999 de Jacques PARFONRY à Jean PARFONRYLettre du 23 février 1999 de Jacques PARFONRY à Jean PARFONRY

Lettre du 23 février 1999 de Jacques PARFONRY à Jean PARFONRY

    De toutes ces lettres, on y apprend notamment qu'un premier contact, entre ce qui deviendront les branches de Neerheylissem et d'Erezée des PARFONRY, avait déjà été opéré plusieurs années auparavant pour des raisons professionnelles. De fait, il existait depuis plusieurs décennies à Bruxelles une entreprise dénommée PARFONRY et LIELENS, spécialisée dans le matériel de robinetterie et de tuyauterie. Crée par Hubert-Narcisse PARFONRY, celui que l'on a déjà mentionné au travers de lettres retrouvées dans les archives du Palais Royal (voir article : Hubert-Narcisse avec le Conseil de discipline) puis plus tard dans la forêt amazonienne (voir articles : Où il est question d'un PARFONRY au Brésil ; Hubert-Narcisse aux prises avec les Indiens), cette entreprise avait fourni du matériel, à la demande de Jean-Pierre, le neveu de Jacques. 

     Au grand regret de Jacques, espérant y trouver la pièce du puzzle qui lui permettrait de retrouver la commune flamande qui est à l'origine de son ancêtre Francois-Xavier, le marbrier d'art, ces lettres n'aboutirent pas à un résultat concret. Pour ma part, les six prénoms de Martine, Aliette, Hubert-Narcisse, Jacques, Jean et Jean-Pierre, tous portés par des PARFONRY, m'étaient, à ce moment, totalement étrangers. Il fallut attendrequelques années pour voir le voile se lever sur l'origine. Chacune de ces personnes prenait progressivement leur place dans cet imbroglio de départ. Et Jacques allait enfin connaître l'explication sur ses origines.

     Aliette continue de nos jours à gamberger en Afrique2. Ses études de marketing et de gestion lui ont permis de prendre la direction d'hôtels, après  avoir prouvé de ses capacités de relance au niveau du golf de Saly au Sénégal. Il s'en suivra la direction du somptueux hôtel Espadon, un quatre étoiles léché par les vagues de l'Atlantique (A. JOVENEAU, 2014) jusqu'en 2007. Gratifiée de cette expérience menée avec succès, on lui propose de relancer, cette fois à Pointe-Noire3, en République du Congo, un ancien hôtel Novotel portant un nom local au prononcé assez bizarre : Mbou Mvou Mvou. Après s'être une nouvelle fois attelée à des travaux gigantesques de rénovation, l'hôtel est désormais aux normes 4 étoiles. Et pour en faciliter la prononciation, il est rebaptisé de nos jours Hôtel Elaïs.

     Aliette fait ainsi partie des quelques 200 belges du bout du monde qui ont été épinglés dans l'un des deux livres publiés par Adrien JOVENEAU, l'un en 2002, l'autre en 2014. La seule par contre qui ait migré vers le Congo Brazza.

     Si vous passez par Pointe-Noire, avec le livre d'Adrien JOVENEAU sous le bras, Aliette vous promet une réduction de 10% sur la chambre4. Par contre, vu la spécificité de la destination, l'achat d'un cadeau BONGO pour un proche n'est pas encore retenu. Adrien s'est souvenu tout de suite d'Aliette qu'il m'a qualifiée de très sympathique. Comme tous les belges rencontrés dans cette émission du bout du monde, elle ne se départit pas de ce côté bonhomme, la marque de fabrique du Belge qui ne se prend pas (trop) au sérieux5. N'ayant pas eu le temps de lui expliquer, dans la cohue des dédicaces organisées lors de l'entracte de la séance d'Exploration du Monde, par quel cheminement j'étais entré en contact avec Aliette, il l'a bien gentiment qualifiée de petite-cousine.  En voilà un qui s'écarte encore plus que moi du cadre rigide qui relève de la généalogie. Mais bon, s'il faut remonter à l'un des chevaliers de PARFONDRY du Moyen-âge pour attester de ce lien, autant utiliser cela comme une trace et non comme une preuve afin de mieux rêver !!

 

1  Les Belges du bout du monde : Emission radio, créée en 1988 par Adrien JOVENEAU ;

Les données ci-dessous sont en grande partie reprises du livre : JOVENEAU Adrien, THIEBAUT Frédérique (2014) : Les Belges du bout du monde, Editions Racine, Bruxelles, 223 pages ;

3 Pointe-Noire est la capitale économique de la République du Congo (capitale Brazzaville) du fait des activités de plusieurs compagnies pétrolières ;

4 On demandera à Aliette si elle fait la même réduction pour les lecteurs de ce blog ;

5 Extrait du post face du livre "Les Belges du bout du monde ,éd. 2014 ";

 

Extrait du livre "Les Belges du bout du monde " et dédicace d'Adrien JOVENEAU
Extrait du livre "Les Belges du bout du monde " et dédicace d'Adrien JOVENEAU
Extrait du livre "Les Belges du bout du monde " et dédicace d'Adrien JOVENEAU

Extrait du livre "Les Belges du bout du monde " et dédicace d'Adrien JOVENEAU

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