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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 18:05

     L'une des conséquences découlant des recherches mises en place dans ce blog autour du patronyme, qu'il soit avec ou sans le "d", réside dans l’opportunité d'avoir développé un sentiment d'appartenance, de lien, de proximité. Les PARFONDRY des branches de Forchies-la-Marche, d'Aywaille où bien d'Havelange, tout comme les PARFONRY de Neerheylissem et d'Erezée se considèrent au final comme la résultante d'un toponyme dont l'origine remonte probablement à la création d'un ou de plusieurs lieux-dits apparus au sein de la Principauté de Liège au XIIIème siècle. 

       De ce constat assez simple, sinon un peu ludique, sans disposer de données sur sa généalogie remontant au-delà du XVIIIème siècle, chaque individu se considère désormais comme un cousin de celui qui porte son patronyme, même si aucune référence ne l'atteste.

       Ce phénomène est d'autant plus intéressant à dévoiler qu'il n'existe le plus souvent, au sein d'une même branche, aucun sentiment, aucune mémoire, aucun témoignage, qui peuvent attester d'un rapprochement sur le plan généalogique. L'observation est assez générale et parfaitement attestée. C'est ainsi que chacune de ces branches se sont dispersées en plusieurs ramifications sans qu'il se soit maintenu un noyau d'appartenance commun.

     L'exemple le plus marquant réside très probablement au sein de la branche d'Erezée. L'arbre généalogique permet d'y distinguer un minimum de trois ramifications secondaires. Que l'on dénommera, par clarification, comme issues de Marche-en Famenne, de Bruxelles (Belgique) et de Séville (Espagne), toutes trois découlant évidemment d'un ancêtre commun né à Clerheid, près d'Erezée vers 1710. Les ramifications dérivant de Bruxelles et de Séville se sont isolées, sur le plan géographique, assez récemment, si l'on s'inscrit dans une généalogie étalée sur plusieurs siècles. Elles sont apparentées à deux frères nés vers 1850/1860, l'un étant parti s'installer à Séville et l'autre ayant officié quelques années au Brésil avant de revenir sur Bruxelles. Une descendance existe toujours dans ces deux lieux. Plus aucun contact n'aurait été réalisé depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Et pourtant Jean, né en 1936 et Josefina, née en 1934, se sont tous deux manifestés dans le cadre des articles de ce blog, comme pour démontrer de l'originalité généalogique somme toute partielle de pareilles recherches. Sans à priori, je suis même devenu le cousin de Jean, bénéficiant de toutes ses attentions. 

    Quant à la ramification de Marche-en-Famenne, son isolement est plus compréhensible. On doit remonter aux arrière-grands-pères pour retrouver deux frères, nés en 1820 et 1833, survivant d'une imposante fratrie de 12 enfants, et ancêtres des trois ramifications identifiées de nos jours. Cette ramification, dont Pierre et André, deux frères, sont les représentants actuels, bien qu'ayant perdu toute relation familiale avec celles de Bruxelles et de Séville, affiche néanmoins un intérêt marqué pour le travail de découvertes mené à travers ce blog. S'autorisant à utiliser le mot cousin dans leurs commentaires.

    L'autre exemple marquant est sans conteste celui de la branche d' Aywaille. Les deux Alain PARFONDRY, nés en 1949 et 1950, seuls représentants actuels de cette génération, doivent remonter à leur arrière-arrière-arrière-grand-père Wéry, né en 1765, pour se connecter. De quoi avoir perdu, sinon oublié, tout sentiment intergénérationnel. Cela n'empêche pas, l'un d'eux, d'utiliser fièrement le mot cousin dans les échanges de mails et parfois même de repas arrosé en bordure de la Garonne1. Quant au fils du second, il m'a honoré de faire partie de son jury d'examen lors de sa défense de thèse à Louvain-la-Neuve en 2009.

    Pour les branches de Forchies-la-Marche et d'Havelange, la situation sur le plan généalogique n'avantage pas les rencontres. Sans doute dernier représentant masculin de leur branche respective, Willy et Claude, constituent le dernier chaînon de transmission de deux lignées qui les font remonter à une présence dans la ville de Huy, étape importante du chemin de diffusion de ce patronyme. Mais toujours, malgré tout, cet intérêt marqué pour le parcours reconstitué.

    Sans oublier l'histoire incroyable de cette branche apparaissant en Espagne au sein de la Garde wallonne au début du XVIIIème siècle, ancêtre du baron Jacques de PARFONDRY. Et qui s'est pérennisée par la lignée maternelle, en maintenant, sur plusieurs générations, l'association de ce nom dans la famille BORDES-PARFONDRY, en reconnaissance de ce glorieux souvenir.

     Et comme dernière injonction, voire preuve irrévocable, comment ne pas aborder les péripéties de cette branche de Neerheylissem, à laquelle j'appartiens. Divisée désormais en deux ramifications, l'une restée belge, l'autre devenue française vers 1840, elle est la véritable démonstration de la double approche de ce cousinage si lointain et toujours bien réel. Chacune des ramifications s'est crue seule rescapée des rigueurs de l'évolution de la société. Isolée de fait récemment depuis 1931, année du décès de l'horloger de Bruxelles, la mémoire s'était refermée rapidement sans photos. Jusqu'à ce jour de janvier 2006 qui dévoila, dans une lettre, le prénom d'un François-Xavier, repris également dans les actes de baptême de Neerheylissem. S'en suivit la rencontre en 2006 à laquelle succédèrent d'autres rencontres qui renforcèrent cette notion de cousinage.

     C'est manifestement cette branche de Neerheylissem qui sert de lien focal de toutes les branches existantes. Mais quelque soit les parcours, les éloignements, les différences sociales, le fait d'avoir identifié notre patronyme à une histoire commune et vieille de plusieurs siècles, a permis de consolider le lien non pas sur un plan généalogique attesté mais plutôt sur une émotion, un sentiment de cohésion et d'appartenance à une histoire marquante de l'évolution de la société, avec ses guerres, ses déplacements et la recherche d'une vie meilleure. 

     L'usage du terme cousin doit être au final ressenti plus volontiers comme un mélange de transmission réelle mais aussi d'appartenance à une identité forgée pendant des siècles le long des rives de la Meuse entre Liège et Huy.

1 Alain PARFONDRY, habitant dans le Médoc, est malheureusement décédé en janvier 2019 ; il a 2 enfants (Emilie et Romain) ;

 

 

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  • : Le blog de PARFONRY
  • : Le cadre directeur de ce blog consiste à réunir ce qui peut être transmis sur un patronyme. La présentation de tous ces personnages n'est finalement qu'une manière de transférer un patronyme. Qu'il soit culturel, social ou historique, ce patronyme ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. L'environnement, le vécu de chacun a probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons. Les gênes se diluent plus vite que le lien avec le mode de vie et les rencontres. Cette vision oblige à élargir le champs d'investigation en déviant de l'aspect purement généalogique. La découverte de nouveaux indices motive et assimile parfois cette recherche à une enquête. L'histoire ne peut être racontée de manière linéaire. Chaque élément, chaque personnage a droit à son histoire dans le récit tout en suivant le dénivelé et les courbes imposés par les aléas de l'Histoire et de la vie. Contrairement au patrimoine, un patronyme se voit contraint de s'adapter aux vicissitudes des évolutions sociales et des guerres. Le contenu des quelques 350 articles de ce blog a été rassemblé dans un livre intitulé "La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem - L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme ".
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