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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 21:08

Dans le livre «  Le miroir des Nobles de Hesbaye », on trouve mention d’une famille de Chevaliers « de PARFONDRY » entre 1272 et 1411, s’écrivant au départ sous la forme de PARFONRIU et PARFONRIWE (et même PARFONDRIEU). La donnée la plus ancienne fait mention au Seigneur Johan de PARFONRIWE au 13ème siècle, marié à la fille du Seigneur Johan de RAMEY. Il y est fait référence de plusieurs titres dans la lignée : Bailli du Condroz en 1315 ; souverain commandeur de Flémalle, Haneffe et Villers en 1409; chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, religieux de Saint-Jean de Jérusalem, maître de Chantraine, curé de Flémalle ainsi qu’un domaine à Saint-Séverin en 1365. A partir de ces informations, il fut possible d’établir un arbre généalogique de cette famille.

 

L’un des personnages principaux en est Amel de PARFONDRY, arrière - petit - fils de Johan, à qui est attribué le titre de Chevalier de Saint-Jean de Jérusalem et de souverain commandeur de Flémalle, Haneffe et Villers au début du 15ème siècle. Ce titre de Chevalier a également été porté par son frère Jehan et par le fils de son autre frère Walter. Amel aurait par ailleurs été commandeur de Chantraine en 1386 et Jehan en 1411. Cette commanderie de Chantraine, située dans le village actuel d'Huppaye en Hesbaye brabançonne, était la plus importante commanderie, couvrant la totalité de la Belgique actuelle. Elle fut reprise en 1312 aux Templiers.

          On apprend également qu’un Johan de Parfonriu, très probablement relié par une branche latérale de cette famille, fut Secrétaire de la cité de Liège et du Tribunal des douze. Manifestement, cela devait lui conférer une position appréciable au niveau de la Principauté. Tout cela sont des indications sur l’importance  de cette famille à la fin du Moyen Age dans la région.


Dans le contexte historique et géographique du lieu, il est probable que ce titre de bailli ne soit pas celui d’un administrateur d’un pouvoir judiciaire comme ce fut le cas en France mais plutôt de celui d’un Chevalier de grade supérieur dans l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Selon le rituel, les Chevaliers  sont  « nobles de quatre races, du côté paternel et maternel, et portent les armes »  ce qui  indique clairement qu’ils devaient être d’origines d’une noblesse d’armes. Le titre de souverain commandeur signifierait, selon les statuts de cet Ordre, qu’ils ont fait « leurs caravanes sur mer contre les Turcs «  pour pouvoir aspirer aux Commanderies. Il ferait de ce personnage l’un des principaux dignitaires après le Grand maître. Le fait que cette famille acquiert des titres dans l’Ordre des Chevaliers de Saint-Jean peu après la date de reprise de la commanderie de Villers-le-Temple par les Hospitaliers en 1312, lors de la dissolution de l’Ordre du Temple, est particulièrement instructive. Toutes ces indications peuvent attester qu’ils ont pu prendre part à une certaine période à l’une des premières croisades. L’aspect syrien des figures d’angles des fonts baptismaux du 12ème siècle de l’Eglise des Saints-Pierre-et-Paul, situé à proximité de la Commanderie de Villers-le-Temple,  montre une inspiration pouvant découler de chevaliers ayant participé aux croisades. La création de cet Ordre, remontant en 1099, pourrait dès lors expliquer le lien avec cette famille. Transformé en Chevaliers de Rhodes en 1309, suite à la chute de Saint-Jean-d’Acre en 1291, on remarque qu’ils portent toujours le titre d’origine durant tout le 14ème siècle.

L’historique de cette Commanderie de Villers-le-Temple nous apprend qu’ils officiaient cependant en lieu et place des commandeurs résidant en France. Cet élément peut évidemment influencer sur le statut initial de cette famille en les considérant uniquement comme faisant partie d’une noblesse reconnue localement pour ses faits d’armes. Tous les documents relatant l’histoire de la Commanderie ont été détruits à la Révolution française. Il ne subsisterait que des documents retrouvés à Paris sur les rapports des inspecteurs visitant les Commanderies de l’Ordre.

Extrait du livre «  Le miroir des Nobles de Hesbaye » de Jacques de HEMRICOURT

 

§ 490. Item, est assavoir que, des dois filhes le dit monssaingnor Johan de Ramey, ly une fut mariée en Condros  monsaingnor Johan de Parfonriwe, chevelier ; s’en furent dois fis et trois filhes, assavoir : Jakemar, qui morit sains hoirs, et Ameyle, qui soy mariat à damoyselle Desirée, filhe monssaingnor Ameile de Warnant, chevalier. Ly deseurnomeis messires Johan de Parfonriwe portait les armes de Comblen : faischiet de siiez piechez d’or et de sable. Et ly dis Ameile, ses fis, out de sa dicte femme quatre fil et quatre filhe, assavoir Johan de Parfonriwe, Jakemar, qui demorat à Sains Sevrin, en Condros, Houwe, Ameyle, Ysabeal, Aely, Johanne et Juliane. Ly deseurnomeis Johan et Ameile morirent sains hoirs.

§ 491. Jakemars, leurs frères, soy mariat à Nandren et out VI fis et une fille, assavoir : frère Ameile et frère Johan, qui sont freires chevaliers delle ordre Saint Johan de Jherusalem, et est ly dis frère Ameile à présent maistres de Chantraines, assavoirs bailhiers d’Avalteres de la dicte religion. Ly tirs fis do jadit Jakemars de Parfonriwe est nommeis Watier ; ly quars, Jakemin ; ly Vé Thiry ; et ly VIe Abiers ; et leurs sereurs est mariée à Gilchon de Grimomont.

§ 492. Item, Watier, fis do jadit Jakemars, at trois fis et quatre filhe, assavoir freire Ameyle, qui est chevalier de la dicte religion Saint Johan, frère Johan, qui est frèires prestre de ceste meismes religion et vestit de Flemale, Angnès, Maroie, Deniset et Ydelette.

                        «  La guerre des Awans et des Waroux « de Jacques de HEMRICOURT

 

42. Encors vos fay savoir que, anchois la batailhe à Domartien, entront en ceste morteile fait, avoek cheaz de Warous, ly Gailhars de Chaiienéez, chilh de Pret aile comble et de Noevis,  ……

43. Item, semblament entront adont en la dicte werre, avoek cheaz d'Awans, ly Sorlés de Liège, ly enfans d'Oire ly Romans, ly enfans de Parfonriu , ly Chayveaz de Vivengnis, et ly Diavelos de Harsta, dont messires Johan Ruzemuse de Harsta, chevalier, estoit capitaine, par tant qu'il issit d'unk des bastars d'Awans,……..





 


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