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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 17:41

        La présence de cette branche de PARFONRY dans la région d'Erezée doit remonter à une époque reculée. Comme rare témoignage de cette période ancienne, il reste un lieu-dit à Amonines, en bordure de l'Aisnes, affluent de l'Ourthe, occupé de nos jours par une villa. Une descendance existe encore de nos jours.

              L' esprit d’aventures et d’entreprises sont à mettre à l’avant de ces fils de Jean- Joseph, né en 1833. On y découvre ainsi, en différents endroits du monde, la présence de trois frères à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle. Originaire de la commune de Hotton, leurs parcours individuels méritent d’être mentionnés succinctement.

 

Le premier, Emile, né en 1857, devenu orphelin à l’âge de seize ans, s’était engagé dans l’armée. Il a accompagné STANLEY en 1882 dans son expédition qui avait pour objectif de créer un passage en remontant l’escalier des Monts de Cristal, le long du fleuve Congo. Elle était financée par le roi LEOPOLD II, via l’Association Internationale du Congo. Parti d’Anvers le 15 août 1882, en compagnie du lieutenant COQUILHAT, il s’embarque pour l’Afrique à Liverpool, à bord du Benguela, steamer de la « British and African navigation Company ». Il fait partie des quelques soixante trois premiers pionniers belges au Congo, arrivés entre 1879 et juillet 1885 durant la période de présence de STANLEY. Décédé peu de temps après son arrivée,  il est enterré au cimetière des pionniers à Manyanga dans le Bas-Congo. Sa bravoure et son infatigable ardeur au travail furent soulignées dans un paragraphe du livre écrit par l’explorateur. Son nom est repris pour indiquer la rue principale de Hotton.

 

Extraits de documents sur Emile – Désiré PARFONRY (1857 – 1883)

 

1. «  Cinq années au Congo 1879 – 1884 » de Henry N. STANLEY  

Un des collaborateurs dont j’ai eu le plus à me louer est le sous-lieutenant PARFONRY. Il vécut assez pour se faire estimer par sa bravoure et son infatigable ardeur au travail. Je commençais à me féliciter de sa présence auprès de moi, quand une imprudence - une seule mit fin à ses jours. Il s’exposa témérairement aux rayons du soleil et mourut peu après.

 

2. «  Aan onze coloniale Helden die stierven voor de beschaving (1876-1908 ) ; 

                              

En septembre (ndrl : 1882), arrivèrent d’autres européens. C’étaient les lieutenants Coquilhat, Avaert, Parfonry ;… Ces agents étaient à Banana le 22, s’en allèrent de ce lieu le 26 et arrivèrent le jour suivant à Vivi. ……….Parfonry resta à Isangala pour remplacer Swinburne, qui retournait en Europe car son terme de service était écoulé. ……Après son départ de cette place (ndrl : Manyanga), Stanley avait chargé le sous-lieutenant Parfonry du travail de voirie qui était interrompu depuis octobre 1882. Avec enthousiasme, Parfonry se mit au travail mais suite à une imprudence, laquelle était due à son inexpérience, il reçut un coup de soleil et on dut le ramener presque sans connaissance en hamac vers Manyanga. ……… Parfonry, ce jeune et brillant officier, succomba le 24 mars des suites de son terrible accident.

 

3. « Biographie coloniale belge » Tome 1

Parfonry s’engagea au Comité d’Etudes du Haut-Congo en 1882. Il partit pour la première fois le 15 août 1882 en compagnie de Coquilhat, Avaert, Brunfaut, Guillaume Vande Velde. ………Parfonry resta à Isanghila……. Stanley annonça à Parfonry qu’il devrait céder son poste d’Isanghila, étant choisi par lui, Stanley, pour continuer le dur travail de la route des caravanes…..il ne disposait que de quarante travailleurs noirs zanzibarites, peu initiés au métier de cantonnier………Néanmoins, Parfonry se mit à l’œuvre et, dès le 6 mars, il dirigeait son escouade de routiers. …….le brave officier n’avait d’autre satisfaction que de recevoir, au passage des caravanes, des nouvelles de ses compatriotes…..Parfonry sortit imprudemment nu-tête de sa tente……Il s’affaissa dans l’eau fangeuse du chemin, frappé d’insolation……..ils trouvèrent le pauvre Parfonry en proie au délire, gesticulant, criant….Le mal se mua en fièvre typhoïde…Le 24, à 9h 30 du soir, Parfonry expirait, sans avoir repris connaissance….Parfonry avait assez vécu pour montrer qu’il y avait en lui des éléments d’une haute valeur morale. Il alliait aux qualités de cœur une bravoure remarquable, une ardeur infatigable au travail.

 

4. Les Belges dans l’Afrique Centrale. Voyages, Aventures et Découvertes par Ch. De Martrin-Donos, 1887

Ces arrivants, débarqués à Banana, peu de temps après le lieutenant Van Gele, faisaient partie d’une phalange d’explorateurs nouveaux, au nombre desquels on comptait : Emile Parfonry, sous-lieutenant au 10ième de ligne ; Emile Brunfaut, voyageur de commerce ; Louis Haneuse, lieutenant au 10ième de ligne ; Alfred Allard, docteur en médecine………

Parfonry et Coquilhat parcoururent cette étape et s’arrêtèrent pour bivouaquer à la nuit tombante ; puis ils reprennent leur marche au petit jour, franchissant les ravins, gravissant les falaises, traversant les villages indigènes amis. Un jour, c’st le soleil brûlant qui les accable ; une soudaine et terrifiante tornada transforme leur route en marais fangeux et glissants. Arrivé à Issanghila, les deux voyageurs se séparent. Parfonry devant séjourner dans cette station en qualité de chef, Coquilhat appelé à Léopoldville, s’embarquait sur le Royal,……

Cette route devait plus tard être établie par les agents de l’Association ; Parfonry, relevé par Avaert dans le commandement de la station d’Issanghila, fut appelé à le commencer dès les premiers jours de mars 1883. ……..Parfonry ne disposait en effet que de quarante travailleurs noirs de Zanzibar, peu initiés ou même étrangers au métier de cantonnier, mais solide…….

Dans l’accomplissement de ses fonctions, le brave sous-lieutenant n’avait d’autres consolations que le travail, et d’autres satisfactions que de recevoir au passage des caravanes des nouvelles de ses compatriotes ……..

Le 12, à sa grande surprise mêlée de contentement, Parfonry voyait s’avancer sur la route de Lutete, Amelot, guidant allègrement, aux doux sons de l’ocarina, une faible caravane de noirs………

Nous serons bons voisins, je l’espère, pendant plusieurs mois, dit Parfonry en prenant congé du marcheur. Ma route avance ; les travaux m’amèneront sous peu aux abords de votre station….Je vous ferai de fréquentes visites, et nous y passerons de douces soirées consacrées aux souvenirs, aux causeries intimes que vous entremêlerez des refrains si chers à la patrie…….Parfonry sortit imprudemment nu-tête de sa tente et courut pour examiner les dégats………

 

Un deuxième, Joseph, émigra à Séville en Espagne pour y installer des paratonnerres sur de nombreux bâtiments et y créer une société. Sa présence est repérée dès 1896. L’appui de la famille royale espagnole lui était accordé car une carte postale publicitaire mentionne explicitement de ce soutien. Une descendance, portant toujours le nom de PARFONRY, existe toujours de nos jours à Séville.

 

Extraits de documents sur Joseph PARFONRY

 

Histoire de l’ Eglise paroissiale de Santiago Apostol (en espagnol)

La torre actual se compone de caña, cuerpo de campanas y capitel…….Sobre una imposta ornamentada con pinjantes, se dispone un banco apilastrado y, encima, el cuer­po de campanas………Entre el cuerpo de campanas y el balconcillo se instaló el reloj en 1889. El primer pararrayos fue instalado por José Parfonry, en 1896.

 

 Quant au troisième, Hubert-Narcisse, né en 1859, on le retrouve comme directeur d’exploitation en 1900 de la Compagnie des Caoutchoucs du Mato Grosso au Brésil. Plusieurs documents attestent de cette présence, au moins jusqu’en 1903, dont une thèse d’économie défendue en juin 2005 par un étudiant brésilien et deux lettres que m’a transmis son petit - fils. On y apprend qu’il s’occupait d’exploitation de concessions louées à l’Etat du Matto Grosso. Revenu en Belgique, il s'associe avec BLANPAIN en 1909 avant de créer un an plus tard, une société PARFONRY – LIELENS, grossiste en tubes et robinetteries. Une descendance directe existe toujours en Belgique.

 

                                Extrait de documents sur Narcisse  (Marcuse) PARFONRY (1859 – 1946)

 

1. P. V. Conseil d’Administration 30/31 janvier 1900, Brésil

…… Il demeure convenu, sauf modifications ultérieures, que Mr Parfonry, qui se trouve actuellement en voyage direct pour Torumba, se rendra à Barra dos Burgres où il s’établira provisoirement au moins .……. Mr. Parfonry devra lier des relations et si possible faire des contrats avec les Seringueros travaillant dans la première zone de la Concession, soit sur le Plateau de Tapirapuam et avec les Seringueros travaillant aux sources des affluents du Juruena sur le Plateau des Parecis ;

 

                                2. Lettre adressée de Cuyaba (Brésil) par Henri LEVY, datée du 06 juin 1903

…….. Je viens de recevoir votre lettre style télégraphique, datée du 1 avril de Sevilla. Je vois que vous faites l’école buissonnière…… ». L’Avante » n’est pas venu une seule fois à Cuyaba. Je sais que …de toute façon vos deux garanties sur la maison et sur la Lancha vous sauvegarde de toute surprise……surtout si Van Dionant à votre procuration…… Quand reviendrez-vous par ici ??? Si vous revenez.

                       

3. Thèse de Domingo Savio da Cunha Garcia, 2005, p. 147-148 (en portugais)

…….. Quanto à Compagnie des Caoutchoucs du Matto-Grosso, sabemos apenas que se utilizava de trabalhadores da região de Diamantino, Rosário e Barra do Bugres, onde operava. ……...Talvez esteja aí uma explicação para os ataques que os depósitos da empresa sofreram durante o movimento armado de 1901. Nesse mesmo ano, Marcuse Parfonry, dirigente da Compagnie des Caoutchoucs du Matto Grosso, havia feito uma petição dirigida ao presidente do Estado, solicitando a liberação do serviço militar obrigatório de 3 funcionários da empresa………Um elemento a mais a ser registrado na questão da mão-de-obra é que alguns dos funcionários belgas da Compagnie des Caoutchoucs du Matto-Grosso e da Compagnie des Produits Cibils trabalhavam ora em uma empresa, ora em outra. Foramos casos de Marcuse Parfonry, Borchgrave d’Altena e Clement Laport.

 

                               4. Discours prononcé par F.  LIELENS lors  de l’inhumation (5 novembre 1946)     

…… Bientôt, tu fus remarqué au régiment par ton assiduité au travail, par ta correction, ton sens de l’honneur, et le Ministre de la Guerre te confie un poste de professeur au Cours Central, Ecole des Cadets de l’époque. Un capitaine d’affaires belge(*) t’y remarque et te nomme à la direction d’une exploitation agricole au Brésil……..Dix longues années de séjour dans les pampas du Matto Grosso ont épuisé ton goût de l’aventure……Tu découvres les beautés farouches de ces terrils du Borinage, de ce beau bois de Colfontaine,…… et en 1910 tu rencontres Lielens.


                      * : Qui est ce capitaine d'industrie ?

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commentaires

Diego DOÑA SOLAR 15/04/2009 06:34

Bonjour,

Je suis un ami de Bernard le fils de Jean Parfonry et malheureusement je n'ai plus eu de nouvelles d'eux depuis mon départ à Málaga.

Mais par hasard je suis tombé sur votre blog et je me suis souvenu de la conversation avec Jean sur l'existence de sa famille à Séville.

J'ai à ma connaissance une information que j'ai trouvé sur Joseph PARFONRY et de l'installation d'un paratonnerre en 1895 à La Iglesia Mayor de San Pedro de Huelva.

Il existe un chapitre à ce propos consultable dans le livre suivant :

La Iglesia Mayor de San Pedro de Huelva. Historia de su fábrica.

Huelva, Diputación Provincial, 2007

420 págs. 155 ilustraciones.

ISBN 978-84-8163-436-5
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Parfonry, José.: pagina 210

6.2.13. Colocación del pararrayos, 1895..........................................................210

Lien web de l''auteur du livre: http://personal.telefonica.terra.es/web/mjcarrascoterriza/

Mes salutations et n'hésitez pas à me contacter ,
Diego