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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 20:32

      Pensons également à ce que ces patronymes et ces arbres généalogiques n'ont pu se perpétuer sans la collaboration de nos mères. La filiation patriarcale de notre société fait oublier le plus souvent le nom de celles qui nous ont conçues.

      En regardant mon arbre généalogique, je me suis dit que finalement, il y a probablement moins de liens avec mon arrière-arrière-arrière-petit-cousin PARFONRY par rapport à l'arrière-arrière-arrière-petit-cousin se nommant THEUNIS ou STAES qui doit vivre quelque part en Belgique. Comment ne pas considérer aussi que, pour de nombreuses situations, ce soit la mère qui représente la stabilité dans la transmission des liens culturels. Ne dit-on pas que la langue que nous parlons est liée au côté maternel. La rivière de notre enfance qui coule dans nos veines s'identifie évidemment mieux à nos mères.

      Et pour ne pas omettre cela, je me suis rendu dans un petit village de ce Brabant wallon de l'Est : Thorembais-Saint-Trond. Dans les photos de famille, j'avais repéré l'une d'entre elles, prise au début du 20ème siècle. Cette photo représentait le vieux moulin du village et quelques personnages. En la présentant à ma mère, j'en ai eu de suite l'explication. C'était le moulin de la famille du côté maternel. Et on voyait sa maman encore jeune ainsi que d'autres personnages dont son frère et l'instituteur.

      Et c'est ainsi, en me rendant un dimanche en repérage dans le village, que je rencontrai une personne, habitant à proximité de ce qui était le moulin, et avec qui j'entamai une conversation. Après quelques explications, il m'invita dans sa maison et en ouvrant son ordinateur me fit découvrir le site du village avec de nombreuses photos anciennes. J'avais eu la chance de tomber, un peu comme Jules à Gobertange, sur celui qui reconstituait la mémoire du village.

      Et l'une de ces photos étaient précisément celle que je possédais. N'ayant pas pu déterminer le nom des personnes présentes sur la photo, je pus ainsi lui fournir l'information.

      Vous pouvez retrouver cette photo sur le site http://www.thorembais.be . En ouvrant le dossier " moulin ", vous y verrez sur la gauche ce moulin daté de +/- 1905. La première personne, en avant à gauche, est par conséquent ma grand-mère maternelle Maria DELEUSE. A la partie supérieure, on reconnaît son frère Jules DELEUSE et tout au-dessus l'instituteur.

       Il me reste maintenant à noter ce que ma mère m'aura appris sur l'histoire familiale autour de ce moulin. Car, je sais maintenant que la personne qui habite cette maison aujourd'hui est la petite-fille d'un frère de sa maman. Émouvant n'est ce pas de retrouver pareille information ??.

      Il ne me reste qu' à y conduire ma maman pour qu'elle puisse ainsi marcher sur les traces de son enfance. Comme quoi, la rivière de notre enfance ..........

 

      Ce qui fut fait à la fin du mois d'avril 2010. Ma mère rencontra Lydia, la petite-fille de son oncle François DELEUSE. Elles se remémorèrent, dans la pièce qui fut autrefois le local annéexé au moulin, les souvenirs sur des personnes décédées ou parfois encore vivantes. Il fut aussi un peu question de la crise du prix du lait. Un récent investissement exigé par l'Europe devenait en quelque sorte aléatoire pour le futur. Une alternative partielle était trouvée en vendant au DELHAIZE proche des poches de lait cru, en provenance directement de la ferme. Et dire que dans ces conditions difficiles la fille de Lydia a décidé de reprendre la ferme !! Une lignée qui se perpétue malgré tout.

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