Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 10:38

Chers et chères PARFONRY et apparentés,

Comme prévu dans mon courriel de fin 2007, je suis entré dans ma nouvelle vie de retraité depuis Noël. J'ai passé le cap avec l'aide de nombreux amis et collègues de travail. Les différents aspects de ces festivités peuvent être trouvés en lisant les quelques articles qui précédent sur ce blog.

Pour récapituler les résultats des activités entreprises durant l'année 2008, il convient de mentionner avant tout les retrouvailles de l'été en juillet avec plusieurs membres de cette fratrie des PARFONRY de France. Profitant d'un séjour à proximité, nous avons été les débusquer avec mon épouse dans leur retraite du Loiret, à proximité du château de Briou de Lude. Par chance, ils se ressemblaient à l'occasion du mariage de Clémentine, une de leurs filles. Et nous avons eu le plaisir de rencontrer le patriarche Jacques, revenu pour la circonstance, de sa retraite de Guadeloupe. Un plaisir qui fut partagé à la française autour de bons plats préparés par Jean-Pierre, Martine et Patrick.

Parmi les autres rencontres de cette année, on peut mentionner celle avec Emile et Jules, les PARFONRY de Neerheylissem, ou, autour d'un bon morceau de tartes on a pu échanger quelques informations sur l'origine et la situation de la ferme actuelle. Je suis retourné également chez mon petit - cousin germain Henry PAESMANS pour lui faire part, une nouvelle fois, de l'état d'avancement de mes recherches et en lui laissant un exemplaire de mon document provisoire. Par la même occasion, je lui ai demandé de me rédiger une petite synthèse sur sa maman Anna, soeur de mon grand-père, afin de conserver la mémoire familiale..
Du côté maternel, j'ai eu l'occasion de me rendre, pour repérage, près du moulin familial ou a vécu ma grand-mère maternelle à Thorembais-Saint-Trond. A cette occasion, je rencontrai celui qui se dévoue pour transmettre la mémoire du village, en rassemblant des cartes postales et des photos sur un site.

Une dernière rencontre se réalisa à l'occasion de la réception organisée pour mon départ en retraite. J'ai eu le grand plaisir de saluer pour la première fois mon confrère André PARFONRY, de la branche d'Erezée, venu prendre des nouvelles et encourager son homonyme pour la circonstance.

Je me suis également intéressé aux PARFONDRY, particulièrement ceux installés en France. Et c'est ainsi, grâce à un échange avec Patrick, et avec l'aide d'Alain PARFONDRY le bordelais, que l'arbre généalogique de la branche d'Aywaille put être pratiquement finalisé, au grand bonheur des descendants en Belgique que sont Paul LAURENT, Oscar LAMBERT et Camille BOURG.
J'eus le plaisir également d'accueillir à mon bureau à Bruxelles Marc PARFONDRY,  un étudiant désireux de réaliser un mémoire de fin d'études en se focalisant sur d'anciens projets de la FAO en Asie dont j'avais assuré à une époque la supervision. Un hasard qui constitue un pas de plus pour rechercher une certaine convergence dans la connaissance sur ce patronyme.

Au niveau de documents répertoriés, ceux - ci ont permis de renforcer les informations sur ce Chevalier de la Légion d'honneur que fut François Xavier PARFONRY, parti en France et à l'origine de cette branche. Sur le terrain local, un début d'initiatives a été entrepris pour s'efforcer de parfaire les connaissances sur cet Emile PARFONRY, horloger de son état, qui est selon moi, l'un des maillons importants de cette saga des PARFONRY, mais dont le souvenir et la mémoire ont été peu conservés. La découverte de sa maison ou il a passé sa retraite et l'aide d'un passionné de l'histoire villageoise pourraient éclairer quelque peu la vie de ce personnage.

Une copie d'une lettre de ce dernier, datant de 1930, retrouvée chez les PARFONRY de France, constitue le document le plus important découvert au cours de cette année 2008. Malgré sa faible longueur, on décèle suffisamment d'éléments pour affirmer que des liens plus intenses existaient encore à cette époque entre tous les PARFONRY de Belgique et de France.

Et en dernier lieu, les informations transmises par Henry PAESMANS et moi-même ont permis de finaliser des articles sur les instituteurs de Beauvechain dont Emile l'instituteur, mon grand-père, publié en 2008 dans une revue locale.

En ce qui concerne les recherches entreprises sur l'origine de notre nom, il semble de plus en plus certain que le lien déjà énoncé précédemment avec l'évolution de l'extraction du fer depuis des temps reculés constitue une piste très sérieuse. Celle-ci devrait nous permettre de faire modifier la description toujours mentionnée dans les dictionnaires sur l'origine des noms, à savoir " Ruisseau profond, relié à un lieu-dit à Aywaille datant du 15ème siècle", Reste probablement à convaincre, ne disposant pas suffisamment d'éléments matériels mais seulement d'une série d'indices convergents. La découverte antérieure d'une lignée de chevaliers de Parfondry, originaire de Comblain, à la fin du 13ème siècle est une preuve manifeste que ce nom est plus ancien. Pouvoir relier ce nom à la même étymologie que le mot "Fonderie", serait évidemment très appréciable, vu le contexte de l'évolution et de l'importance acquise par la sidérurgie dans l'histoire de la Wallonie. Ce toponyme pourrait constituer l'un des maillons de cette Histoire.

En ce qui concerne l'origine précise de la formation de ce toponyme, on peut maintenir l'idée d'une création aux abords des vallées de l'Amblève et de la Vesdre si l'on s'en tient à une origine unique. Il est assez judicieux de parler d'une certaine cohérence avec la région géologique de la Calestienne, et particulièrement les terres médiévales relevant du fief d'Aywalle et de la Terre de Durbuy. Ceci reste bien sur une hypothèse mais pouvant être considérée au vu des éléments dont on dispose. Tout reste cependant à relier avec une présence abondante de ce nom à partir du 18ème siècle en rive gauche de la Meuse, soit en Hesbaye liégeoise.

Ma nouvelle situation va désormais me permettre d'approfondir cette recherche entamée depuis près de trois ans. Mais avant tout cela, nous irons avec mon épouse quelques semaines en Guadeloupe chez notre aïeul Jacques. Plaisir des îles et retrouvailles ancestrales qui ne se refusent pas, en espérant peut-être pouvoir faire resurgir des éléments de mémoire encore emprisonnés dans le dédale des cellules.

Tout cela m'a permis de sortir définitivement de ma position du "poor lonesome cowboy". Je suis désormais entré en contact avec de nombreuses personnes, et désireux de prendre appui sur d'autres sources et contacts. Les chemins de la ville me semblent plus accessibles. L'intérêt semble s'accroître et le réseau s'étendre.

En espérant vous avoir intéressé, je vous souhaite à tous et à toutes de bonnes fêtes de fin d'année et une joyeuse année 2009.


Roland, your fieldmouse.

Partager cet article

Repost 0

commentaires