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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 14:10

        Antoine, dit Edmond PARFONRY est le troisième frère d'Hubert-Narcisse. C'est celui qui, dans le discours prononçé à l'inhumation de ce dernier, est mentionné comme étant "entré dans l'Administration". Avec un cinquième frère Alfred, ce sont les deux seuls à ne pas avoir été tenté par l'expatriation, contrairement aux trois autres que nous avons retrouvé au Congo, au Brésil et en Espagne.

        Edmond est né à Erezée le 05/10/1863. Il est devenu, grâce à l'appui de son frère Hubert-Narcisse, Commis des Accises. On retrouve sa trace dans un article publié en mars 2006 par le Bulletin du cercle historique " Le Souvenir Perwezien". Il y est question de la ferme de Brabant au XXème siècle, située dans la commune de Perwez dans le Brabant wallon de l'Est.

        Cet article m' a été transmis par Henri PAESMANS, l'une des deux personnes qui sont à l'origine de ce travail de recherche et dont il est fait mention dans l'un des articles précédents, intitulé : Hommage à ceux qui ont démarrés.

La ferme de Braibant au XXème siècle (Article écrit par Gautier MANIQUET de Perwez)

A partir de mai 1910, une partie de la ferme est louée à Antoine, dit Edmond PARFONRY, commis des accises, habitant auparavant Jauche, et à son épouse Marie-Clarisse BORGNIET. Trois ans plus tard, en décembre 1913, Joseph DELFORGE et sa famille déménagent à Châtelet. De brasseur, il devient employé. Il fait scinder son bien perwézien en deux par le géomètre Balza. A partir de ce moment, l'unité de lieu est à tout jamais rompue. Le 29 mars 1914, devant le notaire E. Brabant, Joseph DELFORGE vend les deux parties de la ferme :

 - Lot A acquis par les PARFONRY : maison d'habitation (l'ancien corps de logis de la ferme), remise accolée à la brasserie, fournil, converti en remise en 1915, cour et pré, d'une contenance de 15 a 04, pour 2000 francs.
 -  Lot B acquis par Jules et Léon DELFORGE, brasseurs, frères du vendeur : maison d'habitation, bâtiment ayant servi de brasserie, écurie, toits à porcs, jardin et cour, d'une contenance de 18 a 56, pour le prix de 5000 francs payé comptant.

De nombreuses dispositions, certaines étant toujours d'application aujourd'hui, datent de cette scission : puits du lot A utilisé par les voisins, vice-versa pour la citerne à eau de pluie, mur mitoyen, servitude de passage et écoulement des eaux contournant le lot B au profit du lot A,....

Edmond PARFONRY décède le 29 juillet 1915. Son épouse reste deux ans à Perwez, avant de retourner vers son lieu de naissance, Monceau-sur-Sambre, en avril 1917. Elle loue alors la maison à Philippe LEGROS, un facteur bien connu à Perwez, avant de la vendre le 2 avril 1918 pour 3500 francs à Dieudonné Joseph DELLOYE, mécanicien, originaire du Mont mais habitant Saint-Denis au moment de la vente.

         Sur le faire-part de décès d'Edmond, joint à l'article, il est mentionné qu'il était Commis des Accises de 1ère classe, décoré de la médaille commémorative du règne de Léopold II et de la médaille civique de 2de classe. Il est inhumé dans le caveau de la famille Clément Borgniet-Masquelier à Monceau-sur-Sambre.

         De ces informations, on peut relever le lien qui se crée également avec le Brabant wallon de l'Est, fief des PARFONRY de l'autre branche de Neerheylissem. Les communes de Jauche et Perwez, ou ont habité Edmond et son épouse, sont également situées dans ce territoire. Le lieu du travail d'Edmond devrait nous aider à conclure que ce n'est qu'un concours de circonstances.

        Quant au cinquième frère Alfred, mentionné dans le discours lors de l'inhumation, comme s'étant lancé dans les affaires de brasserie, on le retrouve sur une carte postale de 1908, intitulée : Le Trianon du Bois de la Cambre. On y découvre une photo d'un restaurant - laiterie - chambre et pensions, avec mention du nom du propriétaire : A PARFONRY.

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