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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 13:49

               Jacques, notre lointain cousin, nous a accueilli chez lui dans sa parcelle de Gissac, près de Sainte Anne sur la Grande Terre. Voici, par épisodes, le compte rendu de ce séjour. Une expression de  cette franche convivialité qui fait partie de ce travail de recherches et de découvertes, à travers l'histoire et la généalogie d'un nom.

Dimanche 18 janvier

Ayant été amenés à la gare de Bruxelles Midi par Robert et Agnès qui avaient proposés gentiment de nous y conduire, notre périple vers la Guadeloupe a débuté à l’heure précise. Le Thalys vers Paris Nord est parti à l’heure, soit 14h 43. Petit détail perturbateur, la ligne Wifi n’était  malheureusement pas disponible sur la durée du trajet, ce qui m’a empêché de lancer quelques courriels d’informations vers la fratrie de France et de consolider un article de mon blog.

Arrivée à Paris Nord, le trajet vers Orly est effectué à peine en 45 minutes via le RER jusque Anthony et la liaison Orlyval vers l’aéroport. Là, il ne nous restait plus qu’à prendre un taxi pour rejoindre l’hôtel que nous avions réservé à Rungis. Le restaurant ne fonctionnant pas le week-end, notre journée s’est terminée dans un petit snack japonais en nous contentant d’un yakusa et d’une bière japonaise.

 

Lundi 19 janvier

Après un vol long courrier Corsair, ayant décollé avec près de 45 minutes de retard, nous avons atterri à Pointe à Pitre à 17h 35, heure locale. Dans l'avion, nous avons aperçu Roger HANIN qui loin de son personnage de Navarro, espérait aller y trouver un peu de quiétude. Une température au sol de 26° et un tarmac mouillé nous y attendaient. Ayant récupéré très rapidement nos valises, un taxi s’avérait la meilleure opportunité. Ce fut un choix judicieux car des manifestations et une grève générale démarraient le lendemain avec notamment pour conséquence la suppression de livraison d’essence aux stations services. Avec une voiture de location, nous aurions été bloqués de toute façon.

Grâce aux cartes envoyées préalablement par Patrick, notre chauffeur trouva sans grands problèmes le quartier »Petits étangs » à Gissac. Son esprit d’initiative fit le reste. Un petit contact téléphonique avec Jacques le remit sur le bon chemin après nous avoir conduit dans les nouveaux quartiers de lotissement en cours de construction.

Jacques nous attendait bien sur et ce cher cousin nous prépara avant le repas une rasade de rhum selon sa méthode CRS (citron – rhum – sucre).

 

Mardi 20 janvier

Décalage horaire encore dans la tête, le réveil fonctionna vers 5h 30. Petit déjeuner organisé en vérifiant le contenu des richesses de Jacques. Et on attendit évidemment qu’il se réveille comme à son habitude vers 7h 30 pour lui souhaiter un bon anniversaire : 85 ans. Nous lui donnèrent les cadeaux apportés de Belgique : chocolats Côte d’Or, biscuits, livres sur la région d’origine de notre famille, tout cela agrémenté d’une photo du séjour à Briou remontant à juillet de l’année dernière.


Heureux de toutes ces attentions, Jacques sauta rapidement sur la dégustation des biscuits « De Strooper », comme pour exorciser un manque de saveur remontant à une origine ancienne.

Martine se mit rapidement à préparer avec le « Noir de Noir » une mousse au chocolat de façon à ce quelle prenne de la consistance en passant un certain temps au frigo.


Après le petit déjeuner, nous entamâmes les repérages et découvertes des environs. Première expédition et découverte de la plage de Bois Jolan à pied, sur les traces d’Inge la hollandaise, la précédente visiteuse. Avec les quelques indications de Jacques, on retrouva, après avoir traversé les lotissements des Acacias, le sentier, mi pierreux, mi boueux, qui nous amènent dans l’arrière pays, passant entre des vaches locales, attachées à un piquet, et se contentant de la maigre herbe des talus qui font office de prairies. Le fait de retrouver, sous un manguier en fleurs, le cochon noir repéré précédemment par Inge, confirma que l’on était sur le bon chemin. Après quelques flottements dans le choix des caps de notre GPS, on arriva finalement à la plage. La première séance de bronzage fut de courte durée car une pluie tropicale, intense et courte, nous obligea à trouver une protection sous un abri. Une fois l’attente passée, nous jugeâmes cette première expérience suffisante. Le chemin de retour, évidement devenu plus boueux que caillouteux, fut quelque peu rendu périlleux. Mais, avec plaisir, nous revîmes les mêmes vaches et le même porc pour nous conforter que décidément, nous avions assimilé rapidement la géographie locale.

Et au retour, Jacques nous rappela gentiment qu’il fallait manger. Quelques explications rapidement griffonnées sur une enveloppe, permirent de nous faire une idée de la configuration des sources d’approvisionnement de proximité. Ce qui permit à Martine d’être rassurée de la qualité du service pour satisfaire sa responsabilité de chef de cuisine que Jacques et moi lui avions reconnues assez rapidement sans contestation.

A midi, le jambon de Noël, le chorizo et le saucisson, en provenance du frigo, suffirent amplement pour rassasier nos papilles.

Tout en recevant quelques coups de téléphone en relation avec son anniversaire, Jacques se mit à lire l’un des livres offerts, celui plus précisément qui décrivait l’architecture de la région d’origine de nos ancêtres : la Hesbaye brabançonne, région de carrières et de terres agricoles fertiles. Pour s’étonner en particulier de la présence d’un culte à Saint Corneille, tout comme celui existant aux abords de ce domaine de Briou du Lude, sa terre d'adoption. Et parmi les nouvelles de France, celle de l’arrivée de Clémentine, sa petite fille, le 10 mars avec Fabrice, le ravit tout particulièrement.

Et le soir, une bouteille de champagne, conservée sans doute pour la circonstance, ouvrit le repas d’anniversaire. Festin couronné par le plat de poissons (vivaneaux) qui avait été préparé spécialement par Marie, la femme de ménage.
Non content d’y côtoyer pour la première fois, toute la saveur des épices des caraïbes, si différente de celles de Méditerranée, Martine suivit les conseils de Jacques en y ajoutant quelques gouttes d’une préparation d’épices locales. De quoi entrer de plein pied dans un style vacances que notre curiosité voulait impérativement découvrir. Et pour mélanger les saveurs, après le traditionnel plat de fromages, la délicieuse mousse de notre chef arriva sur la table. Appréciée à sa juste de valeur par Jacques qui regretta qu’il ne reste plus une seule goutte de champagne pour l’accompagner.

Repas agrémenté d’une discussion sur nos repères généalogiques respectifs. C’est ainsi que je m’amusai quelque peu de l’appellation de « barbouilleur » donné à un membre de cette lignée. Citation devant sans aucun doute être remise dans un contexte plus ample de saga familiale que notre repas ne s’est pas permis de débattre.

 

Mercredi 21 janvier

Le réveil à 7 heures nous rassura sur notre capacité à mettre les 5 heures de décalage au niveau d’un petit exercice de maintenance rapidement effectué. Petit déjeuner déjà copieux, à la belge, avec un choix de confitures achetées la veille : goyave et ananas. Martine, toujours curieuse, décida  subitement de débarquer chez la voisine, Eva. Son objectif initial : comment se rendre à Marie Galante et aux Saintes, se mua dans une conversation effrénée. En fin de compte, elle revint avec un pot de confiture de goyaves, faite maison, et une invitation de partager prochainement les crêpes belges. Et au lever de Jacques, à 8 heures, nous étions déjà prêts  pour une deuxième expédition à la plage de Bois Jolan.

Deuxième parcours, plus rapidement exécuté. Au passage des vaches, je remarquai qu’elles  portaient aux oreilles le numéro de traçabilité, comme pour me rappeler que nous étions bien dans une enclave d’un pays européen, appliquant le si cher principe de précaution au niveau de l’alimentation de ses concitoyens. Et Martine se mit à ponctuer ce parcours de plusieurs arrêts lui permettant de mémoriser les premières sensations. Et c’est ainsi que le porc d’Inge fut immortalisé, mais aussi la vache paissant à proximité de la plage.
Une sorte de comparaison voulue par l’artiste, se souvenant que cette image lui rappelait le paysage de la promenade le long de la mer d’Opale. Et à chacun de ses arrêts, mon exaspération se fit plus intense. Car au contraire de l’artiste conservant immédiatement son talent sur la pellicule, toutes les phrases de ces derniers jours s’entrechoquaient dans mon esprit, ne disposant pas des moyens pour les conserver sur une feuille. A mon âge, sans disque dur, je n’étais pas de taille pour lutter. Triste constat.

Petite séance de bronzage et de première baignade pour Martine. Après une petite heure à profiter de ce que peut signifier le mot de vraies vacances, Martine en vraie Madame Météo, m’indiqua que des indices révélateurs d’une pluie imminente avaient été observés. Ayant évalué que mon temps de bronzage était de toute façon légèrement dépassé, j’obtempérai à admettre le repli pour éviter un coup de soleil précoce.

Sur le chemin du retour, nous eûmes le bonheur de voir un pêcheur à pied, avec un filet pour unique outil, attrapé un petit banc de poissons s’approchant trop près de la plage. Martine, toujours en chasse de la photo à publier, se fit poliment harponner pour non respect de la limite autorisée de sécurité. Mais cela valait sans doute la photo. L’artiste avec son disque dur intégré dans son appareil se doit d’être dans l’action, contrairement à l’intellectuel qui peut se permettre de vivre avec un certain recul pour pérenniser son savoir faire.

Au retour, Jacques nous fit part d’une pénurie de pains. L’idée d’un poulet grillé, déjà émise la veille refit surface. Martine y voyant là une occasion d’un repas vite fait obtempéra. Après avoir salué et félicité, pour son plat de poissons, Marie qui terminait ses trois heures de nettoyage, nous partîmes faire les courses pour remédier à la situation inquiétante émise par Jacques. Agrémenté d’un jus de fruit frais aux accents locaux chez le boulanger, Martine s’enquérait au retour de préparer le repas. Et constatant pour la première fois une organisation différente dans le timing des plats, Jacques observa une divergence avec ces cousins belges. Après le poulet servi avec du riz et un plat de tomates mitonnées aux oignons, Jacques ne se démit pas. Il alla récupérer le plateau de fromage au frigo afin de rester dans ses mœurs alimentaires.

A l’écoute de la radio, Jacques nous mit au courant de la situation un peu chaotique dans l’île. La grève générale lancée par les syndicats avait abouti à certains dérapages à Pointe à Pitre. Ce qui nous amène à décider du report de la location de voiture. 

Ensuite, c’était déjà l’heure de la sieste pour le patriarche ! Martine l’a imité !!!!

Vers 16 heures, on appela José DELICADO, le frère de Françoise (amie belge), habitant à Saint François. On le rassura que nous fussions bien arrivés avec la «cargaison ». En l’avertissant que vu la situation, celle-ci ne pouvait être livrée immédiatement. En outre, la coupure d’eau entamée en début d’après midi avait un peu échaudé le patriarche qui s’empressa de lancer son refrain sur le rôle des syndicats locaux et sur la gestion politique de l’île.

Quelques achats plus tard à Eco Max et chez Gisèle, l’arrivée de la nuit nous ramena à la table de dialogue. Jacques, ayant été très heureux de recevoir le document, extrait du blog des PARFONRY, de la liste des descendants de la branche de Neerheylissem, je lui avais fait  savoir la veille que je souhaitais le compléter par les métiers et occupations professionnelles. Ayant très bien perçu cette aspiration, il se mit à en réfléchir durant la nuit, s’efforçant de trouver au mieux le terme adéquat. De ces explications et de mes compréhensions, j’en conclus que le terme de « manutentionnaire d’engins de chantier » pouvait correspondre au plus juste. Ayant décrit le cadre de son métier dans le Nord, il poursuivit en donnant des explications sur son engagement en 1944 dans les chasseurs alpins, suivant la remontée de l’armée française par l’Alsace, la traversée du Rhin, jusque la frontière autrichienne.

 

Jeudi 22 janvier

Réveil à 6h 15 et préparation du petit déjeuner. Pour nous permettre de rejoindre la plage de Bois Jolan sans tarder. En route, l’arrivée d’une pluie traditionnelle nous amène à changer de parcours. Concluant que le sentier traditionnel devait être trop boueux, nous envisageons de passer par la voie bitumée, conformément aux indications de Jacques. En route, nous nous arrêtons chez Gisèle afin d’obtenir la liste journalière des repas préparés. Avec l’objectif d’en discuter avec Jacques afin de s’assurer de ses plats préférés. Le reste du trajet, un peu plus long, nous conduisit à passer par Ffrench, témoignage résiduel des conflits anciens pour s’accaparer des îles des Caraïbes. Arrivée à Bois Jolan vers 9h 30. Temps superbe ce qui nous permit d’effectuer notre première vraie baignade. Au passage de la parcelle de cocotiers devant la taverne de Maman Bonne, Martine récupéra quelques rafles, se disant que cela pourrait lui servir comme décorations de table par la suite.

Retour vers 12h 15. Sur le trajet, mon genou droit recommença à me faire mal. Je ne pouvais pas suivre le rythme de Martine. Je devrai de toute façon attendre le retour en Belgique pour avoir les conclusions du scanner réalisé quelques jours avant le départ. D’ici là, je patienterai. Mais je me suis dit, comme simple réflexion, que le secteur médical devrait pouvoir s’adapter aux nouvelles communications afin de suivre sa clientèle dans les coins les plus éloignés. Durant, le repas, hâtivement préparé par Martine avec le reste du poulet de la veille, Jacques fit remarquer ma propension à manger du riz. Je lui signalai qu’un PARFONRY devait impérativement aimer le riz, ce qui ne lui est apparemment pas apparu comme un argument convaincant.  Il avait évidemment raison. Voyant la casserole vide, il osa la perfidie de me demander si on ne devait pas en recuire. La discussion glissa évidemment sur les habitudes alimentaires discordantes entre belges et français. Même si on rappela l’origine belge, force est de constater qu’après plus de 150 ans, on ne pouvait pas demander à un français de rejoindre notre camp si rapidement.

Après le repas, Martine opta également pour la sieste, constatant à son réveil qu’elle avait rapidement pris les habitudes de pays.

A son réveil, je décidai de m’attaquer à deux noix de coco en essayant de les dégager avec une machette. Opération qui me demanda finalement l’utilisation d’un marteau, d’un sécateur pour arriver à extirper la noix. Je me disais que ma technique ne devait pas être au point. Mais la machette n'était pas non plus des mieux aiguisées. On récupéra un minimum de dl de jus de coco que je fis apprécier à Martine. Le soir, nous eûmes droit à la première coupure d’électricité. Ce qui rendit Jacques fort mécontent. On dîna à la lumière d’une bougie sur la terrasse.

 

Vendredi 23 janvier

Eveil à 7 heures. Préparation du petit déjeuner. Jacques, arrivé quelques instants plus tard, y apprécie le morceau de baguette fraîche achetée le matin même, en l’accompagnant de beurre et d’une tasse de café. On n’avait pas compris, il est vrai, que son habituelle tasse de café soluble accompagné d’un biscuit, n’était en fait que pour lui servir de facilités. Et comme pour se remettre dans son milieu familial, c’est en insistant sur les syllabes qu’il prononce comme un chant du coq le mot de Ma..âarti..îine, faisant évidemment écho au prénom de sa fille.

A 8h 30 comme décidé la veille, nous partons pour Sainte Anne en nous arrêtant en premier lieu chez le loueur de voitures que Jacques nous avait renseigné. Premier client de la journée, après discussion et analyse de la situation politique actuelle, on envisage de se revoir dimanche matin en évaluant à ce moment l’évolution. Dans un geste commercial, le responsable de l’agence de location, qui se présentera comme l’adjoint au maire, se propose de nous conduire avec sa voiture à Sainte Anne. Initiative que nous avons appréciée.

La visite à Sainte Anne débuta par les traditionnels magasins pour touristes. On se fit ainsi une première idée de l’artisanat « local », parfois importé d’autre part.
Deux livres de cuisine et quelques cartes postales furent les premiers à tomber dans l’escarcelle de mon sac au dos. Avant de quitter le lieu, nous dégustâmes un délicieux cocktail de jus de fruits (banane, maracuja, goyave) tout en regardant quelques voitures de luxe qui organisaient un petit barrage dans les rues de Sainte Anne. Curieux grévistes me suis-je dit ?

Promenade le long de la rue principale au cours de laquelle Martine approfondit la comparaison des échoppes présentant des tissus madras. Après, ce fut au tour des restaurants de la plage. N’ayant pas de repères précis, ni d’attirance pour ce type d’ » attrape - touristes », nous nous rabattons finalement sur un restaurant un peu en retrait « Lucullus », ayant été attiré par sa proposition de menu du jour : salade christophine, aile de raie sauce carambole avec purée des îles, ananas rôti dans le miel. Martine ayant été assommée par le ti punch et le digestif à la banane ne se fit pas prier pour s’allonger sur la plage sous un arbre mais pas vraiment à l’abri du soleil. Près de deux heures plus tard, nous reprîmes le trajet à pied en sens inverse. En arrivant, à peine 40 minutes plus tard, au nouveau rond-point, à l’entrée de Poirier, on reprit nos forces en nous asseyant à la table de la vieille roulotte plantée, comme l’un de ces contrastes des tropiques, à l’aplomb de ce nouveau décor. Retour chez Jacques vers 17 heures. Il était en train de parcourir le livre, envoyé pour son anniversaire par Patrick et Caroline, sur les bois utilisés dans la confection des bateaux. Très satisfait, il l’avait parcouru avec assiduité pendant notre absence.

L’après - midi se termina calmement autour de la table de la terrasse. L’eau avait de nouveau fait défaut durant la journée. Et comme pour rappeler que les discussions n’aboutissaient pas, la lumière fut à nouveau coupée à la tombée du jour. L’opération « mise en place des bougies » redémarra avec évidemment les rouspétances de Jacques sur ces « grévistes à la con ». J’en profitai pour téléphoner  à la famille DELICADO. Vu le blocage, il fut décidé qu’ils viendraient nous prendre le lendemain à 10 heures. Le dîner, très léger, amena cette fois la discussion sur l’histoire des LASNET de LANTY : la déportation des beaux-parents, le livre d’Henriette sur son séjour, son bonheur d’avoir été gâté par deux femmes excellentes cuisinières. L’électricité était revenue au début du repas, ce qui évidemment avait permis d’égayer les premières bouchées.

 

Samedi 24 janvier

Réveil à 6 heures. Ciel couvert qui ne tarda pas à dégouliner. Je récupérai mon imper, planqué dans ma valise, pour aller chercher, malgré tout, le pain matinal. Ce n’était quand même pas cette pluie qui allait rebuter un PARFONRY belge. A son réveil, Jacques constata que le temps s’était mis au « crachin breton ». Ce qui était précisément le terme exact. Martine alla même se rhabiller pour faire écho à cette observation.

Après le  petit déjeuner, on organisa une opération « remplissage du frigo » en prévision des futures pénuries possibles, en cas de poursuite des grèves. En feuilletant les étagères des deux supermarchés de l’endroit, on finit par trouver la charcuterie, les oeufs et le fromage nécessaires. Restait cependant le cubby de vin rouge que nous avions cependant intégré dans notre stratégie avec les DELICADO.

A 10 heures 20, ces derniers arrivèrent. Après un petit coucou à Jacques, ils nous emmenèrent  vers Saint François. Passant chez eux, nous leur remîmes le colis de Françoise, la sœur et belle-sœur de Belgique. Malgré la pénurie d’essence, nous eûmes droit à la visite guidée du patelin et ses environs, jusque la Pointe des châteaux. Petite halte pour permettre de prendre les photos et la vue sur l’île de La Désirade.
Et au final, on n’oublia  surtout pas le passage à la cave à vins pour combler la pénurie de bibine qui semblait poindre à Gissac.
Comme choix de restaurant créole, nos hôtes nous proposâmes « La ferme du bois d’olive ». Endroit un peu reculé, prévu pour les connaisseurs du coin, cet espace respire évidemment la quiétude du fait que nous y étions les seuls clients. Après un ti punch et un whiskycoco, une langouste grillée sur place, nous fut servie. Malgré une vie bien remplie, je dois avouer que c’était la première fois que j’en mangeais.


 Comme digestif, nous entreprîmes de prendre un sentier pédestre par la ravine, s’enfonçant dans la forêt tropicale. Ne trouvant pas de chemin annexe remontant sur la gauche, on décide de revenir sur nos pas avant d’être engloutis par la nuit qui allait arriver. Bien nous en pris car cette ravine descendait tout droit vers la chapelle en bordure de mer.

Avant le retour au bercail vers 18 heures, on fit un passage chez José pour ramener quelques citrons verts, ingrédient indispensable de la stratégie de sécurité alimentaire de tout bon guadeloupéen comme Jacques. Une inquiétude en moins pour lui en vue de traverser les prochains jours. On commençait à connaître notre cousin. Comme nous étions rassasiés, Jacques accepta bien volontiers, après avoir constaté un nombre exagéré dans le frigo, de se satisfaire de deux œufs sur le plat, qui me firent envie. Menu simple mais dégageant une saveur de terroir oh combien savoureuse. Je me promis d’en réclamer l’un de ces prochains jours. Après que Jacques ait pris son petit plateau de fromages indispensable, Martine nous apporta une délicieuse boule de glace de vanille bourbon, type pas connu en Belgique.

On entama une discussion sur les immeubles de la rue Jouffroy à Paris, achetés par François-Xavier. Déception à mon niveau lorsque j’apprends que ses archives ont très certainement été jetées à la poubelle. Moi qui espérais encore trouver des traces de ce lien entre la France et la Belgique, je dois quelque peu déchanter. Une autre piste vers la famille de l’épouse de Paulo, décédée en 1957,  ne me soulage pas car il ne semble plus que des contacts aient été maintenus. C’est ça l’histoire des familles. Je ne puis les blâmer au vu de la situation similaire au niveau de la mienne !


A suivre .... !!!!! 

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commentaires

JEAN PIERRE PARFONRY 15/02/2009 19:44

un grd bravo pour le premier episode des parf belges ds les iles
tres bien ecrit comme dhab;
tres bon portait psichologique du patriarche qui aime le punch avec du fromages;;
jatend la suite avec impatience
bien amicalement et cousinement
jpp