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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 08:43

      Une nouvelle trace, pour ne pas dire un coup de pinceau, de Paul PARFONRY, l'artiste peintre parisien a été retrouvée dans le " Bulletin de la Société des Amis des Monuments parisiens ; volume 12, 1900 ", rédigé sous la supervision de Charles NORMAND.

      En page 321, on peut y lire l'article intitulé " Visite de l'exposition rétrospective de la ville de Paris ". On y apprend ainsi que Paul PARFONRY a fait partie des collaborateurs du Conservateur du Musée Carnavalet, Monsieur Georges CAIN, chargé de  l'organisation de cette exposition. Elle a été présentée dans le cadre des manifestations venant en parallèle de l'Exposition Universelle de Paris de 1900.

      De cette lecture, on peut en retenir les points suivants :

1. Le Musée Carnavalet avait déjà reçu du marbrier François-Xavier, père de Paul, une cheminée Louis XIV en marbre. Une lettre de remerciement du 19 décembre 1897, signée par ce même Monsieur Georges CAIN l'atteste. Il est donc incontestable que les PARFONRY avaient une relation privilégiée avec ce Musée, chargé de conserver l'Histoire de Paris et créé à l'initiative du baron HAUSSMANN en 1868.

2. L'article mentionne un certain nombre de remerciements pour la fourniture de pièces spécialement fournies pour cette exposition. Parmi ceux-ci, on relève ceux adressés au  Roi de Belgique et au Musée Royal de Bruxelles. Parmi tous les collaborateurs de cette exposition, peut - on imaginer que ce soit Paul PARFONRY qui ait eu la responsabilité de faire le lien avec la Belgique. Ayant toujours connaissance de son origine belge, par son père, il se peut qu'il ait toujours des contacts importants en Belgique lui permettant de jouer un rôle dans ce contexte.

3. Comme lien avec cet article, en lisant le procès-verbal de réception de Chevalier de l'Ordre National de la Légion d'Honneur de François-Xavier PARFONRY, daté du 3 août 1881, on y découvre que le Chevalier qui l'a introduit se dénomme Auguste CAIN, père de Georges. Il n'y a pas de raisons, dès lors, de penser qu'il n'ait existé un lien privilégié entre les familles PARFONRY et CAIN à cette époque.

4. Auguste CAIN (1821-1894) est un sculpteur animalier dont certaines oeuvres se rencontrent encore dans Paris (Jardins des Tuileries, du Luxembourg). Son fils, Georges CAIN (1856-1919), peintre anecdotique et écrivain (Le Figaro), fut le premier conservateur du Musée Carnavalet

5. En découvrant toutes ces informations, il semble approprié que l'on doive prendre contact avec ce Musée Carnavalet en espérant retrouver certaines archives intéressantes se rapportant au lien priviliégié avec la famille PARFONRY.

6. Une des pistes qui permettraient d'approfondir les connaissances sur François-Xavier, le marbrier, serait de découvrir le socle de toutes les sculptures réalisées à cette époque et particulièrement celles d'Auguste CAIN au Jardin des Tuileries mais aussi toutes celles de Vital DEBRAY, auteur de la statue de Joséphine de Beauharnais, installée à Fort de France en Martinique.

7.  Les découvertes successives se rapportant à l'artiste peintre Paul PARFONRY, permettent de mettre un peu en veilleuse la question de son nom de code " Paulo, le barbouilleur ". Pour faire partie du cénacle parisien dans le domaine de l'art, tout comme son père en faisait partie dans le domaine de la marbrerie d'art, il était très certainement reconnu comme un peintre d'un niveau supérieur à la moyenne.

7. Jacques, son petit-fils, peut finalement être un peu fier de son grand - père. Il est réhabilité. Il y a sans doute encore d'autres pistes à découvrir, notamment celle de la famille de son épouse, née BARBAULT pour en connaître un peu plus ou permettre de sauver ce qui reste comme mémoire. A voir !!!!

Voici le texte dont il est question dans cet article.

VISITE DE L'EXPOSITION RÉTROSPECTIVE DE LA VILLE DE PARIS, par Ch. NORMAND 

 

Comme d'habitude une société exceptionnellement brillante s'était donné rendez-vous à la dernière excursion organisée, pour la Société des Amis des Monuments parisiens, par son président M. Charles Normand. Membres de l'Institut des diverses classes, dames et jeunes filles, dont on a remarqué l'élégance, la grâce et la beauté, érudits, lettrés, artistes, gens du monde appartenant aux plus anciennes familles, ou savants étrangers, de passage, formaient une réunion charmante. Malgré la diversité des origines, tous communiaient sous une même espèce, celle de l'amour des choses belles, rares ou curieuses; tous étaient animés d'un égal désir pour l'étude et la défense du « Vieux Paris » comme d'un souci très vif de la nécessité de veiller à la beauté de la capitale dans les créations nouvelles.

 

M. Charles Normand a remercié les membres de la Société des Amis des Monuments du zèle dont ils ont fait preuve en ce jour ; c'est leur coutume et depuis longtemps ils ont pris la tête du mouvement, comme se plaisait à le rappeler le président du Conseil municipal, M. Grébeauval, quand il disait à l'Hôtel de Ville, lors de la clôture du Congrès international de l'Art public, que la Société des Amis des Monuments parisiens existait bien avant la Commission municipale du « Vieux Paris. Puis M. Charles Normand a présenté à l'assistance M. Escudier, vice-président du Conseil municipal, qu'il représente, dans cette visite faire au Pavillon de la Ville de Paris, où M. Cain et ses collaborateurs MM. Albert Trottin, Maurice de Cambis, François Carnot, René Debraux, Stanislas Lami, Paul Parfonry, Louis de Périgord, Jean Robiquet, Henri Tenré ont organisé si joliment l'Exposition rétrospective de la Ville de Paris.

 

M. Charles Normand en a vivement félicité M. Cain et a loué le sympathique conservateur du Musée Carnavalet d'avoir installé cette exposition sans faire aucun emprunt au Musée municipal. M. Cain a su s'adresser aux collectionneurs les plus émérites, vivement complimentes par le Président de la Société des Amis des Monuments parisiens, pour avoir consenti à se priver momentanément de leurs chefs- d'œuvre.

 

Les historiens de Paris puisent des enseignements merveilleux dans cette exposition et les gens de goût reviennent charmés de leur fréquentation avec les chefs-d'œuvre de grâce, de goût, d'habileté. M. Charles Normand a signalé notamment les trésors prêtés par divers souverains et administrations publiques ; au nom de l'éminente assistance présente il a adressé de chaleureux remerciements, et a rendu un hommage particulièrement respectueux et reconnaissant, à Leurs Majestés la Reine d'Angleterre, l'Empereur de Russie, l'Empereur d'Autriche-Hongrie, au Roi des Belges et au Musée Royal de Bruxelles, au Maire de Prague et à la délégation tchèque.

 

Et l'assistance, par de chaleureux applaudissements, a témoigné combien son président se faisait ainsi l'interprète des sentiments de toutes et de tous. ..........

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