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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 09:50

      L’une des caractéristiques de cette branche de Neerheylissem concerne l’écriture du nom depuis l’installation dans cette commune au 18ième siècle. La présence de la consonne « d » est apparente à la première génération, sur le premier acte de baptême de 1762, avec une écriture du nom du père sous la forme « Parfondrij ». Cette forme semble disparaître par la suite. La lecture des actes de trois membres de cett famille est ainsi assez significative. Les actes de décès de Gabriel en l’an 9 (1800) et de son père Jean en l’an onze (1803) de la république s’écrivent sous la forme de « Parfonrij ». Et l’acte de baptême de Marie-Christine en 1793,  est déjà entièrement conforme avec l’écriture actuelle «  Parfonry ». Beaucoup plus constant, la forme « ij » est visible sur plusieurs générations. On la trouve assez curieusement en Normandie en 1703 sur une ordonnance de Charles D’HOZIER, mais cette fois sous la forme « Parfonrij » avec une erreur d'écriture du fait que cette ordonnance se réfère très certainement au nom local " Parfouru". Et elle apparaît aussi sur l’acte de naissance du 18 frimaire an 6 de la République française (soit le 07/12/1797) dans le nom « Parfonrij » ainsi que dans le nom du village «  Bas Heijlissem ». Cette transcription du « ij » à la place du « y » n’est en rien en liaison avec l’occupation française. Celle-ci n’a pas occulté l’existence du tréma.Il en est de même, plus tard, dans la lettre de son oncle Emile (1852 - 1931), l'horloger bijoutier, écrite de Gobertange dans le Brabant wallon le 22 janvier 1930.

      Confirmé par la Commission Royale de Toponymie et de Dialectologie, cette transcription du "ij" à la place du "y" n'est en rien une résultante d'une influence flamande mais résulte de la maintenance du tréma sur le " y " sur les graphies anciennes. Le fait que les trois premiers PARFONRY installés à Neerheylissem se sont mariés avec des filles d'origine flamande (LAMBRECHTS, VANDERLINDEN, SMEESTERS), en toute logique avec la situation géographique et la plus forte proportion de filles en provenance de villages flamands à cette époque, n'est en rien l'explication de cette écriture. La stabilisation sous la forme actuelle se serait réalisée assez tardivement. 

      Un élément essentiel de cette évolution du nom est donnée dans les actes de la commune de Trognée. Lieu probable d'origine du premier de notre branche de Neerheylissem, leurs lectures permettent de se rendre compte de l'évolution de la signature pour une même famille de PARFONRY. Ainsi, en 1797, Lambert signe l'acte de naissance de son fils du nom de " Parfonrij ", Joseph signe en 1849 sous la forme de "Parfondrij " et Gérard en 1888 écrit "Parfondry ".

      C'est donc bien la terminologie du lieu de naissance, et non l'origine flamande de la famille, qui devait être restée présente dans la mémoire des PARFONRY de France, reprise dans la lettre de 1999. A moins que, vu la succession des unions qui s'étaient concrétisées sur 3 générations, entre 1767 et 1828, des liens familiaux n'étaient restés du côté de la Flandre, ce que François Xavier PARFONRY (1821 - 1898) aurait pu encore connaître.  La phrase de Jacques, son arrière-petit-fils, extraite de sa lettre du 23 février 1999, adressée à Jean de la branche des PARFONRY d'Erezée, et reprise ci-dessous, peut recouvrir l'une ou l'autre des interprétations.

 " ..... nous n'avons quasiment rien de substantiel sur nos générations précédentes. Nous savions que nous étions issus d'une branche de Parfonry venant de Flandre il y a longtemps ......".


Extrait de la Lettre de François Xavier PARFONRY adressée au Ministre de la Justice français en 1864




Signature de Anne Elizabeth PARFONDRY (branche d'Aywaille) en 1893

 


      La stabilisation sous sa forme actuelle se serait réalisée assez tardivement. La signature d'Anne Elizabeth PARFONDRY (1834-1933), de la branche d'Aywaille, sur un acte de mariage de 1893, comporte le point sur le " i " et non sur le " j ", résultant soit d'une omission, soit d'une transition au niveau de l'écriture. En ce qui concerne le premier PARFONRY français, la situation évolue. SI l'administration française n'utilise jamais de tréma dans l'écriture de son nom, on constate que la signature de François-Xavier maintient celui-ci sur les deux lettres du 20 juillet 1864 et de 1871, adressées au Ministre de la Justice. Par contre, ce tréma n'apparaîtra plus en 1881 dans sa signature sur des documents en relation avec son dossier d'obtention de la Légion d'Honneur. Cette même transition sera observée plus tard pour son fils Paul qui authentifie encore un tableau en 1914 de la signature " Parfonrij ", écriture qui n'apparaît pas sur des toiles plus anciennes. Par la suite, plusieurs autres exemples attestent de la disparition définitive de ce tréma par la suite. Signant son diplôme d'instituteur en 1914, Emile, mon grand-père, ne le mentionne plus tout comme sur un document signé en 1926 en Belgique. Le " y " est bien apparent dans les deux cas. 

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