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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 10:02

(suite et fin des deux précédents articles) 

 

C. Lignée des PARFONRY de Neerheylissem – part France

  
          Il est acquis que cette lignée est issue de l'installation en France de François-Xavier. Celui-ci y a pris souche très probablement en 1841. Cette lignée descend de Jean, frère cadet d'Emmanuel, né à Neerheylissem pendant la courte période française, en l’an six de la République, soit en 1797. Jean a épousé Jeanne LALLEMAND à Neerheylissem le 7 septembre 1821. Si son père, portant le même prénom de Jean, n’est pas resté à Neerheylissem, contrairement à son oncle Emmanuel, qui y a maintenu la lignée encore présente, on apprend qu’il habitait Gossoncourt, à quelques km,
au moment de la naissance de François-Xavier. Jean s'est déplacé par la suite vers Anvers et fut probablement le premier à quitter cette terre de la Hesbaye brabançonne, intégrée dans le nouveau régime depuis 1795. Il est le seul de cette période dont on ne dispose d’indications sur la date et le lieu de décès. Son épouse Jeanne LALMAND est décédée, quant à elle, dans la commune bruxelloise de Saint-Josse-ten-Noode, en 1897, à l'âge de 78 ans. Assez curieusement, on ne la repère pas dans le document rassemblant l'imposante généalogie de cette famille, publiée par le CRHG de Neerheylissem alors qu'elle figure au registre des baptêmes à la date du 28 octobre 1797. Il a déjà été souligné que l'environnement socio-économique défavorable de ce couple a occasionné leur départ de Neerheylissem. Ne connaissant pas à ce jour son lieu de décès, il est peu probable toutefois qu’ils aient fait partie de la vague de migration des wallons  qui s'est déroulée de fin 1852 à 1857 et qui se sont retrouvés dans le Wisconsin, comme ce fut le cas pour d’autres habitants de Neerheylissem et des membres de la branche des PARFONDRY d’Aywaille et de Forchies-la-Marche
          Ils leur sont reconnus quatre enfants dont deux mort-nés sans nom, respectivement le 21 janvier 1833 et le 28 février 1834 (où 1837)  à Anvers, soit dix années après le précédent. Ce qui laisse croire qu'il a pu avoir d'autres enfants dans l'intervalle.

          a. François-Xavier, le marbrier à la Légion d'Honneur
          François-Xavier est né à Neerheylissem le 3 décembre 1821, soit trois mois après le mariage de ses parents. La naissance est déclarée par le père de sa mère, Jean-Pierre LALMAND, âgé de 60 ans, en présence de deux témoins Jean PIERARD (1758-1843), menuisier et Jacques DEBRY (1792-1880), cultivateur. Son père Jean, domicilié à Gossoncourt, est mentionné comme exerçant le métier de cocher et sa mère, Marie-Louise LALMAND est qualifiée de journalière. Ceux-ci ont probablement quittés le village peu après. François-Xavier est sans doute passé par Anvers ou on retrouve son père en 1833.  Son parcours en Belgique reste  obscur en ce qui concerne son niveau de formation. Sur la base de sa carrière et de l'importance reconnue à la formation des marbriers belges, il a du suivre des cours de dessin. Son installation en France durant la première moitié du 19ème siècle n'est pas liée à la naissance d'un conflit, étant né après la défaite de Napoléon à Waterloo en 1815.
Elle s'inscrit cependant dans un contexte plus général de déplacements, avec l'acquisition à la même période en Belgique, par son neveu Henri, du métier d'horloger. Elle ne coïncide pas non plus avec la période d'émigration de personnes du Brabant wallon vers le Wisconsin qui s'est déroulée peu après de la fin 1852 à 1857.

Mentionné par son arrière-petit-fils comme ayant débuté son parcours à Boulogne-sur-Mer, avant de s'installer à Paris, son déplacement pourrait s'inscrire dans la suite de la migration de marbriers wallons observée depuis la construction du château de Versailles au 17ème siècle. L'arrivée de François-Xavier à Boulogne en 1841 coïncide aussi avec le développement économique de cette ville. Elle devint, à cette époque, un grand centre de transit pour les voyageurs traversant la Manche, un grand port de pêche et un centre balnéaire. Durant ce siècle, le nombre de ses habitants passe de dix à cinquante mille. Il en résulta un programme de constructions et de rénovations de monuments ainsi que de nombreuses maisons. Sans compter celle de la Colonne Napoléon, dite de la Grande Armée, qui donna une impulsion à l’exploitation des marbres du boulonnais en faisant connaître leur existence à la France. Il est probable que ce François-Xavier a participé à cette phase florissante et en aurait fait bénéficier son frère Alexis qui est enterré également dans la sépulture familiale de Créteil. Ayant pu travailler et se former préalablement dans les carrières de tuffeau à Linsmeau, près de Neerheylissem, puis dans les carrières du boulonnais,  il existerait à ce niveau une légitime succession et cohérence dans les situations. Cette hypothèse supplanterait celle qui voudrait qu'il se soit dirigé sur Boulogne pour prendre un navire à destination de l'Angleterre.


          Concernant ses lieux d’habitations, selon les informations mentionnées dans les  lettres échangées pour l'obtention de sa naturalisation française, on doit conclure qu’il est installé en France depuis 1841
. Aucune indication par contre sur une adresse ou un lieu entre 1841 et 1850. Aucunes références ne permettent de confirmer son passage à Boulogne-sur-Mer. A Paris, c’est le XIème arrondissement, près de la Bastille, qui a eu ses faveurs. Le premier endroit, en 1850, se situe au 28, rue Saint-Pierre Amelot avant de s’installer vers 1859 à proximité, au 62, rue Saint-Sabin près de ses ateliers. Par la suite, pour cadrer avec son époque, il acquit un hôtel particulier au 59, rue Jouffroy. Il a possédé également une maison à l'adresse les Buttes à Créteil, au bord de la Marne. Marié le 10 avril 1855 à Paris, son épouse Marie-Françoise LEDOUX est décédée en 1862, à l'âge de 29 ans. Il a donc du assumer seul l’éducation de ses deux enfants.
 
          Au niveau professionnel, par la lecture d'un certain nombre de documents, on peut arriver à déterminer son parcours. Il a du arriver à Paris en 1843. De cette date à 1850, il a travaillé au faubourg Saint-Antoine comme ouvrier et comme contremaître, notamment chez un marbrier du nom de GARDION, au moment de sa condamnation en justice en 1848. Ce qui indique qu'il a débuté à Paris sans aucun capital financier mais probablement avec de bonnes bases de dessins et de techniques qui lui permettront de progresser rapidement dans le métier. Ainsi, en 1850, il fonde déjà sa modeste marbrerie au 89 de la rue Traversière-Saint-Antoine. Et en 1856, il est appelé à la direction des ateliers de M. DUPUIS, Petite rue Saint-Pierre Amelot 28, sous la raison sociale DUPUIS et PARFONRY. En 1861,  suite à la retraite de ce dernier, il s'adjoignit à un certain LEMAIRE, cette fois sous la raison sociale PARFONRY et LEMAIRE. Pendant de nombreuses années, il conservera le nom de son premier associé dans les textes publicitaires. Il est encore associé avec LEMAIRE  lors de l'Exposition de Philadelphie en 1876, organisée à l'occasion du Centenaire de l'existence des Etats-Unis. C'est cependant la même année qu'il devint seul propriétaire de l'établisssement au 62, rue Saint-Sabin, et des succcursales qui en dépendaient. Il s'associera de nouveau pour former la société PARFONRY et HUVE Frères.    

         Suite à la lecture d'un document, on apprend qu'il utilisait le marbre noir de Belgique, calcaire de haute valeur. Ce type de marbre était particulièrement reconnu à l'époque avec notamment ceux de Golzinnes, de Dénée, de Furnaux, faisant de la Belgique un lieu privilégié pour les marbreries. L’exploitation aurait commencé à ciel ouvert vers 1850. Par la suite, il y appliquera les acquis de son savoir - faire aux cheminées des appartements bourgeois des immeubles haussmanniens de Paris. Et pour cadrer avec son époque, il fera l’acquisition d’un hôtel particulier dans la rue Jouffroy à Paris. Dès 1864, on reconnaît que son entreprise fait un chiffre d’affaire considérable. Celle-ci est même évaluée en 1871 à un montant de 700 000 francs. 
          Marbrier d’art, Vice-Président de la chambre syndicale de la marbrerie de Paris depuis 1862, qu'il présidera à deux reprises (1875-1877, 1881-1883), il sera fait Chevalier de la Légion d’honneur par décret du 3 juillet 1881, en récompense de ses titres obtenus à l’occasion de différentes expositions internationales  dont celles de Paris en 1867 et 1878, de Philadelphie en 1876 et de Melbourne en 1880. Son dossier sera transmis avec le parrainage du sculpteur animalier Auguste CAIN (1821-1894) dont certaines oeuvres  se trouvent de nos jours au Jardin des Tuileries à Paris.

         Sa présence se retrouve en différents endroits dont le socle de la statue de l'impératrice Joséphine de Beauharnais, inaugurée le 29 août 1856, et installée Place de la Savane à Fort-de-France en Martinique. Cette statue, d'une hauteur d'environ 5 mètres, est constituée de marbre de Carrare, de granit et de bronze. M. MANGUIN en a été l'architecte. Il est aussi mentionné en tant que fournisseur de marbres à la Manufacture de Sèvres entre 1876 et 1895, ainsi qu'aux expositions Universelles de Paris et de Philadelphie pour y avoir présenté des pièces en marbre. L’une de ces cheminées est retenue par l’antiquaire Marc MAISON, sur son site, comme représentative du style néo renaissance, style qui apparut à l’avènement du roi Louis-Philippe suite de la redécouverte des primitifs italiens, qui entrent au Louvre à partir des années 1830. Antiquaire qui me signale par ailleurs qu'il y a " très peu de noms d'artisans à pouvoir être rattachés à la promotion de cheminées ", signalant de ce fait le grand intérêt de cette mention. Pour l'exposition de Philadelphie, sa présence s’inscrit dans ce que la France pouvait apparemment présenter de mieux comme industriel.  Il est encore mentionné dans l’annuaire des fabricants de Paris en 1886. En 1891, il a probablement obtenu, en compagnie de HUVE, le lot « marbrerie et sculpture » des travaux de rénovation d’une nouvelle mairie, située Avenue de Longueil à Maisons Lafitte. Il est probable que cette association s’est pérennisée sur un certain nombre d’années. Un certain Louis LEGOUY, âgé de 44 ans, travaillant comme contremaître marbrier depuis 1874 pour MM. PARFONRY et HUVE frères, a été récompensé de la médaille de bronze dans la catégorie « Personnel de bâtiments » lors d'un Congrès international des architectes qui s'est tenu à l'occasion de l'Exposition Universelle de Paris en 1889.
 
          Outre son cadre d’activités professionnelles, il a joué un rôle social et didactique. Il a offert une cheminée Louis XIV en marbre au musée Carnavelet à Paris. Il a également été nommé membre de la Commission de surveillance de la bibliothèque professionnelle d’art et d’industrie, créée dans l’école communale de la rue Titon, dans le 11ème arrondissement. Fondée suite à un legs de 200 000 francs à la ville de Paris de M. Aimé Samuel FORNEY, elle a été inaugurée le 27 février 1886. Par proposition de cette commission, il sera désigné, par un décret du préfet de la Seine POUBELLE du 31 mars 1887, comme l'un des dix memebres du comité spécial chargé de la recherche et du choix des modèles de meubles et d'objet d'art industriel à reproduire et à vulgariser dans la publication industrielles L'Artisan. Il était par ailleurs membre sociétaire de la « Société de protection des apprentis et des enfants employés dans les manufactures ».

         L'organisation de sa marbrerie a également fait l'objet d'une attention particulière. Faisant suite aux grèves dans les années 1860, confronté aux problèmes de livraison et de débouchés extérieurs importants, il avait pris la résolution d'instaurer la participation aux bénéfices. Il fut l'un des initiateurs en France de cette pratique. Dans plusieurs documents, notamment dans un cours de la Faculté de droit de Paris, on trouve une référence explicite sur la mode de salaire pratiqué. Manifestement cette marbrerie devait servir de modèle socio-économique et sa notoriété avait dépassé les frontières nationales. Devant être l'une des plus connues de Paris,  elle est notamment visitée à l'occasion de l'Exposition Universelle de Paris en 1867 par un artisan anglais, Thomas CONNELLY, délégué par le Council of Society of Arts. Dans un rapport élogieux, il déclare "avoir été impressionné par l'ordre et la régularité du travail, en particulier celui du découpage. Ce sont les meilleurs marbriers qu'il n'ait jamais vu".

         Des dernières années de sa vie, on ne retrouve que peu d'éléments. Dans un testament du 12 mars 1893, il est écrit qu'il a effectué un legs de 1000 francs au bénéfice d'une commune du Département de la Seine, probablement Créteil ou il résidait. Décédé le 16 juillet 1898, à l'âge de 76 ans, il est enterré dans le monument sépulcral familial à Créteil. Décoré de sujets sculptés représentant des guirlandes, un aigle et une figure de femme drapée, il l'avait fait construire en 1862, année du décès de  son épouse. Ce monument funéraire est inscrit dans la liste des monuments historiques non protégés.

          François-Xavier a été une des figures de proue du renouveau de l'industrie marbrière en France durant le 19ème siècle. Mal connue de nos jours, cette recherche fait l'objet d'un nouveau centre d'intérêt.
( voir autres articles dans le dossier FX PARFONRY)

            b. Un autre Alexis, bien mal en point

Peu d’informations sont connues par contre sur son frère Alexis, né probablement en 1823. La seule mention connue était qu'il soit enterré dans le caveau familial de Créteil, auprès de son frère. On pouvait en déduire qu'il avait  très certainement accompagné celui-ci dans son périple parisien. Suite à un compte rendu d’une visite en 1857 auprès du Baron HEURTELOUP, médecin urologue à Paris, on dispose d'autres éléments. L’un d’entre eux confirme notamment le fait qu’il travaillait bien chez son frère marbrier au 28, rue Saint-Pierre-Popincourt. Il habitait dans le faubourg Saint-Antoine, non loin de la première marbrerie installée par son frère en 1850. Ayant contacté à plusieurs reprises la blennorragie, dès l’âge de 18 ans, on y décrit avec de nombreux détails, les affections et les traitements subis avant la visite du 6 mai 1857, effectuée auprès de ce praticien. La description effectuée par l'infortuné Alexis lors de sa visite, à propos de son affection, est un témoignage des plus réalistes. De quoi en retenir que le sacro-saint secret médical n’était assurément pas de mise à cette époque. Les témoignages de spatients étaient ainsi repris pour justifier d'une avancée dans le traitement médical. Dans ce cas précis, il s'agit du rétrécissement de l'urètre ne recourant pas à l'usage de corps dilatants. Alexis fut opéré le 9 mai suivant. Et le document se termine par l’écriture de deux lettres adressées au médecin pour l’assurer des bons résultats de l’opération.

Ce Baron Charles, Louis HEURTELOUP (1793-1864) n'est rien d'autre que le fils du Baron Nicolas HEURTELOUP (1750-1812), Premier chirurgien des armées de l'Empire. Il est considéré comme le précurseur du développement des connaissances et de la législation en matière de lithotripsie. Cette visite auprès du chirurgien se réalise une année après l'installation de la statue de Josèphine de Beauharnais en Martinique. Ce qui peut confirmer que François-Xavier, devenu très proche de l'entourage de Napoléon III, disposait de certains égards et de certains contacts. Alexis avait du attendre pas moins de seize années pour guérir de son mal. Il est décédé à Paris en 1876, soit l'année au cours de laquelle son frère obtint sa première reconnaissance internationale lors de l'Exposition Universelle de Philadelphie. 

 

Lettres d’Alexis PARFONRY au Baron HEURTELOUP, médecin urologue

29 Mai 1857

Je viens dire à M. Heurteloup que son opération a parfaitement réussi ; elle a été faite sans que j’aie éprouvé de douleurs. Je me vois débarrassé de mon rétrécissement, car je pisse fort bien, et je suis également et tout à fait débarrassé de mon écoulement.

 

2 août 1859


Monsieur le Baron,

Je réponds à votre petit billet du 23 juillet.
Par suite de vos opérations, je me plais à vous témoigner toute ma reconnaissance pour les résultats que j'ai obtenus presque sans douleur.
Lorsque je m'adressai à vous, j'étais désespéré par plusieurs années de traitement par le système bougie et sonde en raison des affreuses souffrances que ce traitement m'occasionna, et cela sans résultat.
Grâce à vous, Monsieur le baron, j'éprouve aujourd'hui un soulagement radical; la miction se fait très facilement, et la blennorrhée a entièrement disparu. Je suis heureux de pouvoir constater ce fait, et je vous prie d'agréer les remerciements bien sincères de votre tout dévoué serviteur.

PARFONRY
Rue Traversière Saint-Antoine, 29

            c. Paul, le peintre mondain
         Le fils aîné de ce François-Xavier, prénommé Paul, est né le 7 avril 1857 à Paris. Bénéficiant de la fortune de son père, il partagea son temps entre la peinture dans son hôtel particulier de la rue Jouffroy et la dispendieuse vie parisienne sans jamais réellement travailler. Artiste peintre d'une certaine renommée, il est reconnu comme " Petit Maître du 19ème siècle "représentant souvent des personnages dans des décors intérieurs urbains du 18ème siècle, notamment de l'hôtel particulier à Paris. Il a été l'élève du peintre Albert MAIGNAN (1845-1908).

        Cinq de ces peintures  " L'atelier du peintre", "Intérieur d’une chambre, 70 x 47cm ", " L’interruption, 130 x 100 cm ", " Rencontre devant un hôtel particulier " et " La visite galante, 56 x46 cm " ont été mises en vente ces dernières années respectivement en France (déc. 1981), au Danemark (sept. 1997), aux Etats-Unis (mai 2007) et en France (2008 et 2011). On mentionne également que la galerie NELLEMAN-THOMSEN aurait également effectué une vente d’un de ses tableaux. Un autre, intitulé " Le Souper de Louis XV", datant de 1888 est estimé peu après à 5 500 francs dans un inventaire. Une autre de ses toiles, intitulée " L'armoire aux robes " est considérée, selon le cas, comme "un très aimable caprice bibelotier", " un véritable bijou" ou " un intérieur à bibelots très habilement touchés ". Manifestement, Paul n'était nullement marqué par le mouvement impressionniste qui avait pris son essor depuis 1873 et qui allait marquer la peinture moderne.
 
        Contrairement à son style habituel, une de ces toiles, la seule recensée à ce jour à caractère religieux, copie d'une oeuvre de Pierre Paul RUBENS, intitulée " Saint Roch intercédant auprès du Christ en faveur des pestiférés ", a été repérée en Belgique dans l'église Saint-Amand à Spy (Province de Namur). A l'occasion d'une visite personnelle, j'ai pu en authentifier la signature. Installée probablement à l'occasion de la construction de l'église actuelle en 1901, elle est inventoriée dans le " Répertoire photographique du Mobilier des Sanctuaires de Belgique ". Malheureusement, la Fabrique d'Eglise n'a conservé aucune des archives qui auraient permis d'approfondir l'histoire de ce tableau. Retrouvéee dans les années 90 dans un débarras, elle a été dépoussiérée à l'ocasion du centenaire de l'église actuelle en 2001 et mise à sa place actuelle. C'est le seul tableau dans l'église.
           Le fait que plusieurs congrégations religieuses françaises se soient installées à Spy au début du 20ème siècle, en réaction à la loi COMBES, votée à Paris en décembre 1905, reconnaissant la séparation des Eglises et de l'Etat, peut constituer une explication de cette présence. Précédemment, une première vague d'expulsions s'était déroulée dès 1880. Jules FERRY avait ainsi interdit les Jésuites dans les écoles et donné un délai aux autres congrégations de se faire autoriser. Il en résulta une expulsion de cinq mille six cent religieux de tous ordres vers l'étranger. Pas moins de huit congrégations religieuses se seraient installées dans le village de Spy, avec l'appui du Comte de BEAUFORT, propriétaire du château de Mielmont. On y dénombre la liste suivante : Pères blancs Capucins, Soeurs des Pauvres Clarisses Colettines, Soeurs Visitandines, Soeurs N.D. de Sainte Erme, Soeurs Ursulines, Soeurs Augustines, Soeurs N.D. de la Providence et Soeurs Oblates du Coeur de Jésus.

        Cette migration consensuelle de plusieurs ordres religieux dans cette localité de Spy peut constituer l'une des clefs expliquant la présence de ce tableau. Acheminé dans un bagage d'un des ordres, lors de l'exode, il aurait pu être donné en remerciement de l'aide fournie à les recevoir. Paul a pu revenir en Belgique à cette occasion.

       Et comme autre coïncidence, le marbre noir de Belgique qu'utilisait son père François-Xavier, dans son travail, devait très probablement provenir de la localité de Mazy( carrière de Golzinnes), commune limitrophe. Simple hasard géographique ou existence d'une cohérence dans les situations !!!
       La grandeur de l'église de Spy, assez inhabituelle pour un petit village, peut apporter une autre interprétation de la présence de ce tableau. Construite vers 1900, l'objectif était d'édifier une église d'une certaine importance pour obtenir l'attribution du nouveau siège du doyenné. Dans ce contexte, il est probable que le curé ait recherché des oeuvres d'art pour la décoration de son église. Les grandes familles de la commune ont été sollicitées très certainement. Et le tableau de Paul, se serait finalement retrouvé dans l'églisse, donné en cadeau par le châtelain, le directeur de la marbrerie ou tout autre personne fortunée. Hélas, le choix du doyenné se porta finalement sur la ville industrielle voisine d'Auvelais.
 
         Sur une feuille trouvée dans la propriété familiale de Briou du Lude, on découvre la mention d’une autre de ses toiles, intitulée « Une tasse de thé » qui aurait été la propriété de la famille GOSSET, fabricant de cigarettes en Belgique. Cette peinture a fait l’objet d’un article dans la revue « Le Monde illustré, n°2182 «  du 21/01/1899, sous le titre « À la ville, une tasse de thé » et en première page de la revue "La Famille" du 20 mars 1899. Et curieusement, ce Félicien GOSSET, installé à Bruxelles en 1885, est originaire du village de Spy. On ne peut qu'y voir un lien crédible pour justifier le tableau religieux dans l'église et négliger la piste des congrégations religieuses françaises.
         Parmi les tableaux en possession de la famille, conservés à Briou du Lude, l’un d’entre eux aurait servi pour un calendrier de la Poste. Un autre, de petite dimension, rerésente une vue sur le port de Dieppe. Et sur un troisième, on y déchiffre sur le  dessus une signature, une sorte d'attention particulière écrite sous la forme la plus anodine " A mon ami Lucien ". Cette indication a permit de déterminer que le nom de l'artiste peintre photographié en même temps que Paul et son fils Jean s'appelait Lucien GROS. Plusieurs pièces de mobilier, apparaissant sur les tableaux (tabourets, pendules), appartiennent toujours à la famille. Certaines de ces peintures se trouvent dans des articles de ce blog s’y rapportant.
(voir autres articles dans le dossier Paul Parfonry)

         La présence de Paul Parfonry est observée à plusieurs reprises. Au salon de 1884, au Palais des Champs Elysées, il a présenté une peinture intitulée " Un coin de Cayeux (Somme) ", à celui de 1889, une autre intitulée " La tentation ", à celui de l'Exposition des Beaux-Arts en 1892, une toile intitulée " Triste dimanche " et au Cercle de l'Union des Artistes de 1894, une autre dénommée "Intérieur de pêcheur à Blankenberge". Il est mentionné qu'il a fait partie des collaborateurs du Conservateur du musée Carnavalet M. Georges CAIN, fils d'Auguste CAIN, pour organiser " l'Exposition rétrospective de la ville de Paris " présentée en parallèle de l'Exposition Universelle de Paris de 1900. Des pièces en provenance de Belgique ont été fournées à cette occasion. Son nom est également repris pour avoir participé avec sa toile " L'armoire aux robes" à l'exposition du Cercle de l'Union artistique, en tant que représentant " du goût français détaillant le portrait des intérieurs opulents et des musées".

        On le découvre également comme photographe dans un livre écrit par ce même Georges CAIN, avec une photo prise lors des inondations de Paris, datée du 26 janvier 1910, et intitulée " Le quai Voltaire et la pompe d'épuisement du Journal Officiel ". Il est cité dans la liste des personnes qui ont fait un don pour les sinistrés, lors de la souscription du journal Le Figaro du 1er février 1910. Abonné durant de nombreuses années à ce journal, on y découvre, dans une rubrique insolite intitulée "Déplacement de villégiatures des abonnés" qu'il se déplaçit le plus souvent à Créteil, très certainement dans la maison héritée de son père, mais aussi au château de Sainte-Claire, à Guise-la-Motte, situé à Berneuil-sur-Aisne, dans l'Oise. Son épouse, après sa mort, a continué à s'y abonner car on la retrouve dans la même rubrique, en déplacement à Trégastel (Côte d'Armor) en juillet 1929. Et, au regard des plaques en cuivre visibles à Briou du Lude, Paul a participé également à des chasses à courre dans la forêt de Villers-Cotterêts (Aisne). A deux reprises, en mars 1901 et en mars 1903, il y a reçu " les Honneurs ", suite à la prise d'un " dix cors attaqué au Rond Capitaine ". Ce qui signifierait qu'il a reçu, en tant qu'invité ne portant pas nécessairement une arme, une patte tressée de cerf. Dans cette même localité, il a été membre correspondant, en 1907 et 1908, de la Société historique régionale de Villers-Cotterêts, chargée de la conservation du musée d'Alexandre DUMAS. Il a également été, pendant de nombreuses années, membre souscripteur de la Société des Amis du Louvre.

        Assez curieusement, sa signature de certaines peintures réalisées assez tardivement, notammant celle sur un tableau de 1914 et sur celle reprise dans le calendrier de la Poste, reprend le tréma des actes du 18ème siècle.
       Marié à Gabrielle BARBAULT, il est décédé à son domicile, rue Jouffroy, en octobre 1920. La cérémonie religieuse s'est déroulée en l'égise  de Saint-François-de-Salon. Il est enterré dans l'imposant mausolée de famille du cimetière de Créteil. Un avis nécrologique a été repris dans un livre de l'époque et dans le Figaro du 8 octobre 1920 en mentionnant les sociétés d'artistes dont il était membre.
 
        » Le 7 octobre est mort à Paris, sa ville natale, le peintre Paul Parfonry, membre de la Société des Artistes français et du Comité de l’Union artistique ».
 
               d. Georges découve la vie de château

Des petits-fils de François-Xavier, le premier Georges, né le 3 juillet 1894 à Créteil, porte le prénom de son oncle, décédé. Il fut mobilisé au début de la première guerre mondiale. Fait prisonnier, il restera en Allemagne, au camp de Meschede durant toute la période de guerre. Il épousera en 1923 l’une des filles de la dynastie de la famille BASTIDE, propriétaire du château du Lude, près de Jouy-le-Potier dans le Loiret. C’est par ce mariage que les PARFONRY de France ont insufflé dans leurs gênes ce souffle du terroir de la Sologne qu’ils continuent à apprivoiser et à transmettre. Ils se partagent ainsi, au gré de leurs séjours, un domaine d'une superficie de 180 ha, autour de la ferme de Briou. Georges fut nommé membre titulaire de la Société de statistique de Paris en 1938. Il termina sa carrière comme Directeur commercial d’IBM.Décédé en 1964, il a eu trois fils.

(voir autres articles sur Georges dans ce blog)


          
e. Jean, Un oeil de maître

        Le second petit-fils de François-Xavier, prénommé Jean, est né le 9 août 1895. Diplômé de la promotion de 1924 des Internes en Médecine des Hopitaux de Paris, il sera nommé, après concours, ophtalmologue des hôpîtaux en 1933. Sans être déjà diplomé, il sera recruté en tant que médecin à la fin de la première guerrre. En 1934, il est affecté comme ophtalmologiste au Service des Consultations de l'hospice de Bicêtre. Il est de nouveau réquisitionné en 1939, avant de devenir médecin de réserve en 1940. Installé à Paris, son parcours professionnel en tant que chef du service ophtalmologique, débutera à l'hôpital Saint-Louis, puis à partir de 1943 à l'hôpital Laennec ou il viendra remplacer le docteur BOURDIER, atteint par la limite d'âge. Il poursuivra ce travail durant dix années avant de céder sa place au docteur VOISIN.

Médecin ophtalmologue, réputé pour ses travaux de recherche sur le strabisme, il a jeté les bases en France de la chirurgie millimétrée. Brillant professionnel reconnu, il publia plusieurs articles sur ce sujet. L’un de ceux-ci concerne l’un de ses confrères, l’ophtalmologue Albert POULARD. Il a également collaboré avec la SNCF pour le traitement des lésions des yeux des conducteurs de locomotives, vctimes d'escarbilles. Un hommage lui a été rendu, à l’occasion d’une rencontre entre spécialistes, par son collègue, le docteur Louis POLLIOT, sous une forme sibylline  assez conventionnelle mais néanmoins marquée de reconnaissance.

« Le docteur Polliot rend hommage à son maître le docteur Parfonry trop tôt disparu pour mener à bien l’achèvement de son rapport ».

 

Dans ses recherches, il collabora avec le professeur américain Edward HARTMANN, qui créa à l'hôpital Laribosière le premier centre français de traitements orthoptiques. Leurs travaux sont mentionnés dans différents revues et congrès. Il est décédé d'un infarctus en 1953, l'empêchant de finaliser son dernier rapport, centré sur le strabisme concomitant. Celui-ci ne laissa pas indifférent le monde médical, l'accueillant même "avec stupeur, sauf ceux qui y voyaient la justification de leur paresse ". Différentes interventions dénotent que ce rapport fut analysé avec beaucoup d'intérets mais surtout pas mal de critiques.

           Passionné de pêche, Jean pratiquait celle à la mouche dans la Charentonne, un affluent de l'Eure). Par l’intermédiaire de ce même HARTMANN, il est entré en possession d’une des premières cannes à pêche en fibre de verre, ramenée des Etats-Unis. Comme lieu de détente, il a fait construire en 1938 une maison à Grandcamp-Maizy, dans le Cotentin, qu’il a dénommée « Villa Françoise » du prénom de sa fille, née la même année. 
              (voir autres articles sur Jean Parfonry, l'ophtalmologue, sur ce blog )


            f. Le Papipunch guadeloupéen

Jacques, le fils aîné de Georges, l'aîné des quatre arrières-petits-enfants de François-Xavier, est né le 20 janvier 1924 à Paris. De sa jeunesse passée dans le décor du château du Lude, les chroniques de l'époque ont retenus qu'il fut présent le 22/12/1934, au mariage de se tante Odile BASTIDE du LUDE avec Guy BRUNEL. Ses années d'adolescence traversées avec l'espoir de devenir mécanicien dans la marine marchande, il obtiendra son baccalauréat après des années de pension à partir de l'âge de 9 ans dans différentes écoles religieuses, dont le Collège de Juilly en Seine et Marne, chez les Oratoriens,avant de terminer au Lycée Carnot à Paris. L'exigence de ce type d'enseignement laissera à Jacques un goût amer contrairement à son frère cadet Pierre.

Puis arrivèrent les années de guerre. Au début de l'occupation, il travaille dans un haras de pur-sang près d'Alençon., Son père, ayant été muté à Lyon, il y suivra sa famille pour travailler quelques temps dans les fermes de la région. Par la suite, en pleine période de guerre, il s'inscrira, près de Toulouse, à une formation de tractoriste lui permettant d'acquérir une expérience en mécanique agricole. Cela lui ouvre la voie d'être embauché dans des fermes  de la Beauce avant de s'engager à la fin de la deuxième guerre mondiale dans les Chasseurs alpins. Combattant en Alsace puis traversant le Rhin à Germersheim (voir article : La seconde vie de Jacques après Germersheim) avant d'atteindre la Forêt Noire, il poursuivit l'ancien occupant jusque la frontière autrichienne. De cette expérience, il en ressort avec la Croix de Guerre. Il poursuivra dans cette voie militaire en suivant une formation de parachutiste, ponctuée de six sauts. Jouant son engagement pour l'Indochine à pile où face, la pièce lui indiquera qu'il sera démobilisé. Après avoir travaillé un court moment dans les surplus de l'armée américaine, il est allé rejoindre en bateau, fin de l'année 1947, sa future épouse en Guadeloupe, installée avec ses frères et sa mère revenue du camp de concentration de Ravensbruck. Un livre intitulé " Sous la Schlague" y retrace son expérience. Le voyage, effectué au départ de Bordeaux, sur un porte-container, lui a été payé par son oncle et parrain, Jean. Marié le 24 mai 1948 à Baie-Mahault, il a débuté sa carrière avec un contrat local pour l'entreprise VIVIES, garagiste. Il combinera ce travail avec celui effectué pour PRAVAS, un béké spécialisé dans l'exportation de bananes, où il se consacrera à défibrer du palétuvier, destiné à assurer la protection des bananes mises dans  des sacs de papier kraft. Pendant ce temps, ses beaux-frères et son épouse trouvaient du travail chez DARBOUSSIER, entreprise fabricant du sucre et du rhum. Quelques années plus tard, revenu en Métropole, il s'installe à Arras à partir de 1962. Après un petit passage comme chef grutier à Aire-sur-la-Lys, il assurera la maintenance du matériel lourd de l'entreprise "International Harvester", basée à Arras et dont un des principaux clients était la société  LESAGE de Bailleul dans le Nord. Exerçant finalement son rêve de mécanicien à terre plutôt que sur mer, il occupera la fonction de chef de service de 1965 jusqu'en 1970, recevant entretemps les félicitations de son père, peu avant sa mort. Ensuite, après avoir résidé quelques années dans le Périgord, à Champagnac-de-Belair en Dordogne, dans la propriété de ses beaux-parents, il est arrivé en 1976 dans le fief familial de Briou du Lude à Jouy-le-Potier. Il y est devenu enseignant dans le cadre de formations continues dans le secteur des bâtiments et des travaux publics, acquérant le surnom de « Tonton Bull » pour ses capacités à assurer la maîtrise de ce type de matériel. Basé dans une école située à Vendôme, cette fonction lui a permis de sillonner la vallée de la Loire en assurant notamment certaines formations dans des centrales nucléaires. Pour sa retraite, désireux de retrouver le soleil des tropiques, il est retourné vivre définitivement en Guadeloupe en 1994, dans la maison achetée à Gissac dans le lotissement « Petits étangs », près de la plage de Bois Jolan. Parcourant les îles des Antilles, cela  lui permit de découvrir le socle de la statue de Joséphine de Beauharnais, réalisé par son ancêtre en Martinique. Son épouse Michelle LASNET de LANTY, est l’arrière-petite-fille d’un propriétaire de plantations en Indochine. Son père, Jean LASNET de LANTY, est venu travailler avant la guerre à Baie-Mahault, près de Pointe-à-Pitre, pour assurer le développement de plantations de bananes. Ce dernier, revenu en France pour gérer dans la Brie les exploitations agricoles du baron ROTHSCHILD, sera arrêté avec son épouse, pendant la guerre comme résistant et transféré au camp de travail de Vaihingen en Allemagne ou il décédera en février 1945. Michelle, auteur de plusieurs ouvrages culinaires, dont certains écrits en collaboration de sa mère Henriette, est reconnue comme « une spécialiste de la cuisine de tradition et  du terroir ».

    

g. Les Parisiens
           Le deuxième fils de Georges, Pierre né le 13 septembre 1926 est le seul à naître au château du Lude, à Jouy-le-Potier. Il a travaillé longtemps sur des chantiers en Afrique, notamment pour la construction du port de Douala au Cameroun. Il a terminé sa carrière comme chef du service de presse chez IBM. Il participera notamment à un débat intitulé "Le dossier du robot. Qui prendra les décisions dans les sociétés des années à venir", relaté dans le numéro 29 de la revue Planète de juillet-août 1966. Décédé le 23 novembre 1983, son épouse Jeanne BUDIN est une médaillée de la résistance. Quant au troisième, Michel, né à Paris le 21 février 1933, il poursuit le mode de vie de ses ancêtres dans le contexte de l’hôtel particulier de la rue Jouffroy. Et une dernière arrière-petite-fille du marbrier, Françoise, fille de l’ophtalmologue, née à Paris le 19 avril 1938, travaillant pour une caisse d'assurance maladie des professions libérales en Ile-de-France, est restée également centrée sur la capitale. La descendance est répartie de nos jours dans plusieurs régions de la France métropolitaine, principalement dans le Loiret et la Gironde. 

  
                D. Une petite réflexion pour terminer

 

       Cette branche, installée en France en 1841, vient de s’étoffer d’une seconde migration en 2007, suite au mariage de mon fils François avec une française de la région de l’avesnois. Par un hasard totalement fortuit, le pays de VILLON, TRUFFAUT, MAURIAC, RABELAIS, NOURISSIER et de nombreux hommes politiques (MITTERAND, FILLON, HOLLANDE, BAYROU) mais avant tout de LA FAYETTE, de PASTEUR, de HUGO, de MERMOZ, de SAINT-EXUPERY, du Général de GAULLE, de MENDES FRANCE, du professeur MONTAGNIER peut s’enorgueillir désormais de la présence de deux PARFONRY portant le même prénom et en lien direct avec leur ancêtre né en 1762  à Neerheylissem. Il en est de même pour le prénom Benoît, présent en Suisse et en France et également de la même origine. Et complétant la série, d'autres prénoms ne tarderont pas à prendre connaissance de cette saga pour en perpétuer la lignée sinon la mémoire.

       Une saga qui ne se contente pas de passer en revue la liste de ses acteurs, enfermés dans une représentation statique des dates de la vie. Mais qui finalement se présente sous la forme de rencontres en faisant apparaître une série de personnalités marquantes se retrouvant impliquée encore de nos jours dans la simple connaissance acquise. Quoi de plus éloquent que d’apprendre son passé en le découvrant traverser l’histoire au contact d’une Impératrice autrichienne, d’un Empereur des français, d’un Roi des belges, d’un Prince russe ayant organisé l’assassinat de Raspoutine, d’un Khédive d’Egypte, d’un Conservateur illustre du musée du Louvres, d’un Prix Nobel de la Paix, du Père de la théorie du Big Bang, d’un peintre flamand des plus connus, de plusieurs personnes reprises dans la liste des cents wallons du XXème siècle d’un cinéaste des plus réputés, du Général de la Première armée française, d’un certain nombre de médecins renommés, de l’instigateur de la modernisation de Paris, d’un préfet ayant laissé son nom dans le langage, d’une grande tragédienne française, d’un important fabricant belge de cigarettes, etc.… Bref, une kyrielle de personnages qui, à travers notre histoire familiale, nous font découvrir la grande Histoire et l’évolution permanente de la société ce qui est assurément un gage d’originalité de son parcours.

         Sans faire oublier que le pays de BREL, de GREVISSE, de LEMAITRE, de MAGRITTE, de PAULUS, de REDOUTE, de RENNEQUIN SUALEM, de REY, de SAX, de SOLVAY et de nombreux dessinateurs du 9ème art (HERGE, JIJE, FRANQUIN, Edgard P. JACOBS, MORRIS, DUCHATEAU, PEYO, WALTHERY, WASTERLAIN, WILL, ROBA, SCHUITEN, TILLIEUX, MITACQ, HUBINION, CAUVIN, LAMBIL, MITTEÏ, MACHEROT, DELAHAYE, MARLIER, VANDERSTEEN, Van HAMME,...) restera à jamais la région ou cette saga a pris corps.

        Et de façon similaire à l’époque ou nous avons quitté les enfants des Chevaliers de PARFONRIWE en 1398, la poursuite de la continuité de la lignée en 2011 est donc réelle. Présente en Belgique, en France et en Suisse, la 10ème génération est en marche, descendant en ligne directe du couple PARFONDRIJ - LAMBRECHTS, identifié sur l'acte de baptême de leur fils en 1762.

   

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