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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 15:08

      Les recherches généalogiques ne pourraient avancer sans que l'on y insère un minimum de cogitation et de réflexion à partir d'indices. Cette réflexion, si elle ne conduit pas immédiatement sur un résultat, se négocie par à coups, par étapes non nécessairement toujours coordonnées mais plutôt par recoupement de données éparses qu'un simple éveil cathodique ou une pensée furtive fait propulser rapidement comme protocole prioritaire de recherche approfondie. Le temps pluvieux de ces dernières semaines ne fait que favoriser ce foisonnement de pièces d'un puzzle qui n'attendent que d'être étalées.

     C'est ce qui vient d'arriver avec les données rassemblées, parseminées au milieu de nos fiches. Une série de noms de rues vient peut être nous apporter une réponse à l'une des questions essentielles qui ont été posées dans les articles de ce blog :  Qui sont les parents de Ferdinand PARFONRY ?

     Plusieurs noms de communes et de rues sont apparues au cours de nos découvertes. Le temps de la réflexion a du faire son oeuvre avant de mettre en lien ces différents éléments. Voici les indices qui ont permis d'élaborer cette nouvelle supposition sur l'origine de Ferdinand PARFONRY, l'artiste peintre bruxellois.

       1. En 1853, Ferdinand PARFONRY habitait au 20, rue Allard, faub. de Cologne, commune de Schaerbeek ;

       2. En 1871, Ferdinand PARFONRY habitait au 2, Antwerpsecherstraat à Bruxelles ;

       3. En 1877, la dénommée Jeanne LALLEMAND, mère de François-Xavier PARFONRY, décède à 78 ans dans la commune de Saint-Josse-ten-Noode ;

       4. L'Imprimerie A. LEFEVRE qui a rédigé le faire-part de décès de Jeanne LALLEMAND, est située au 9, rue Saint-Pierre à Bruxelles ;

      Il restait à trouver un lien entre ces noms de rue et ces différentes communes de l'agglomération bruxelloise. C'est ce qui est expliqué à travers la démarche qui suit.

     La rue Allard existe toujours de nos jours aux abords de la gare du Nord. C'est une petite rue piétonne qui débouche dans la rue de Brabant. Par contre, aucun signalement pour l'Antwerpsecherstraat, qui selon toute probabilité doit désormais s'appeler l' Antwerpse steenweg (Chaussée d'Anvers), située également à proximité de la gare du Nord. Quant à la rue Saint-Pierre, elle se positionne aussi aux abords de ce quartier de la gare du Nord.

    Autre rapprochement géographique qui complète la cohérence de toutes ces rues, les communes de Schaerbeek et de Saint-Josse-ten- Noode sont limitrophes l'une de l'autre, à proximité de la Gare du Nord

    In fine, l'ensemble de nos données est situé dans un périmètre exigu et contigu à la gare du Nord.  Rapporté à une recherche d'itinéraire sur Via Michelin, cela nous conduit à parcourir un trajet de quelque 5 km pour relier les différents endroits, comprenant en plus certains détournements résultant de l'existence de nos jours de sens uniques et d'une extension  de la gare du Nord, ayant empiété sur des terrains existant.

      La cohérence entre tous ces lieux est donc réelle. Ferdinand PARFONRY et Jeanne LALLEMAND ont vécu à proximité l'un de l'autre impérativement. Un sérieux lien qui autorise de continuer à souscrire à cette hypothèse déjà formulée précédemment.

      Après la déclaration d'un second enfant mort-né à Anvers en 1937, il est envisageable que Jeanne LALLEMAND se soit dirigée vers Bruxelles y rejoignant probablement une autre branche des LALLEMAND de Neerheylissem. Elle a pu être accompagnée de son fils Ferdinand, lequel a pu naître à Anvers dans l'espace de temps entre la naissance d'Alexis en 1823 et du premier enfant déclaré mort-né à Anvers en 1833. Il n'y a aucune incompatibilité entre ces dates et celles connues sur la vie de Ferdinand. Le bombardement d'Anvers du 27 octobre 1830 par l'armée hollandaise peut expliquer l'absence d'acte de naissance pour Ferdinand. Outre les 85 morts, il a  provoqué un certain nombre de dégats. La première mention de son existence à Bruxelles remonte à 1850. Il pouvait, en fonction de ses données, avoir à ce moment entre 16 et 26 ans, ce qui le situe manifestement dans l'intervalle de l'âge légal lui permettant de signer une pétition en 1850.

      Les analyses effectuées à partir de tous les indices disponibles tendent donc à nous faire admettre que Ferdinand PARFONRY serait l'un des fils de Jeanne LALLEMAND, et en conséquence le frère de François-Xavier né en 1821 et d'Alexis, né en 1823.

     Complétant les informations antérieures relatives au parcours professionnel de Ferdinand et de son père Jean, les pièces du puzzle commencent manifestement à montrer une certaine consistance et cohérence.

    

 

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commentaires

Agnès Parfonry 30/07/2012 18:51

Encore bravo cousin ! Effectivement c'est une piste. Je crois que le voyage à Anvers aux Archives s'impose car l'Etat civil pourrait résoudre l'énigme. Ce qui manque aussi ce sont les papiers de
François Xavier, sa correspondance qui pourrait nous éclairer sur les liens maintenus avec sa famille restée en Belgique, mais malheureusement tout semble avoir disparu...A suivre et organisons un
voyage d'étude et d'agrément.. A bientôt

PARFONRY 01/08/2012 16:03



Merci pour tes derniers commentaires. Je crains en effet qu'il n'y ait plus d'espoir de retrouver trace de documents sur FXP. N'oublie pas cependant la photo du verre en cristal de la communion
et l'acte dont tu m'as parlé lors de notre rencontre en Sologne. Cela permettrait de finaliser certaines données.