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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 17:51

      La présence de Joseph PARFONRY à Séville remonte au plus tard à l'année 1896. On l'avait déjà découvert dans un document pour avoir installé l'un de ses paratonnerres à l'église paroissiale de Santiago Apostol de Bollulos. Cette date se trouve corroborée par sa proposition d'installation, approuvée l'année suivante en 1897, pour l'église paroissiale de Notre-Dame de l'Ascension, dans la localité de Zalamea la Real.  

Iglesia parroquial de Nuestra Señora de la Asunción 

Es, sin duda, el edificio más emblemático del casco urbano, junto con su torre. No consta la fecha de su construcción......El Terremoto de Lisboa de 1775 hizo estragos en todos los edificios elevados de la provincia y la torre y la iglesia quedaron gravemente dañadas; se iniciaron las obras de reconstrucción en los años siguientes, elevando la torre hasta la altura actual y terminando en un chapitel octogonal decorado con azulejos......Don Juan PARFONRY presenta un proyecto para colocar un pararrayos en la torre por 200 pesetas. El Ayuntamiento lo aprueba el 25 de julio de 1897 y, suponemos que en esos días se colocó. Anecdóticamente mencionaremos, por último, el izado de la campana mayor, en 1954, tanto por existir suficiente documentación fotográfica del evento como por estar aún grabado en la memoria de muchos zalameños setentones.

       Il est évident que le développement de son entreprise a profité de ce besoin de placer ce type de matériel sur des églises, considérées sans aucun doute à cette époque comme les seuls points hauts aptes à capter la foudre. Ce fut aussi le cas pour l'église majeur de San Pedro de Huelva.

     On ne connait pas précisément le niveau de formation de ce Joseph PARFONRY1. Manifestement, il a du avoir le sens des affaires et du marketing comme on le dit de nos jours. Une carte postale publicitaire, qui a déjà été mise sur ce blog (voir autre article : Jose PARFONRY de HOTTON) démontrait de son sens commercial. Une seconde lecture de cette carte nous fait découvrir de fait qu'il était fournisseur (Proveedor en espagnol) de plusieurs archidiocèses (Séville, Grenade) et diocèses (Cordoue, Malaga et Jaën), soit la quasi totalité de l'Andalousie. Et en priorité dans la liste, il mentionne qu'il est avant tout fournisseur de S.A.R. Infante D. Antonio de Orléans.   

Rect ParfSeville[1]

      Qui est ce personnage qui semble disposer d'un certain prestige et d'une lignée montrant nettement des accointances avec la royauté française. La possession du titre d'infant en Espagne signifie qu'il fait partie de la famille royale tout en n'étant pas héritier au trône. Ce dernier porte en effet le titre de Prince des Asturies.

La complexité de la question royale en Espagne ne permet pas dans un simple article d'expliquer comment ce personnage est relié précisément à la couronne espagnole. L'origine remonte d'une certaine façon à la guerre de succession d'Espagne, qui avait vu l'installation du petit-fils de Louis XIV sur le trône d'Espagne sous le nom de Philippe V. Il en était résulté au final le partage du pouvoir entre les Bourbons de France et les Habsbourg d'Autriche dont les querelles avaient provoqués des guerres ininterrompues en Europe depuis la fin du Moyen-âge. Pour mémoire, le roi Juan Carlos actuel est toujours un descendant de cette lignée des Bourbons de France.

Le fait est qu'à un moment donné, il y eut une querelle entre deux branches des Bourbons françaises et espagnoles. C'est ce qu'on a appelé la fronde des carlistes, ceux-ci se disant descendant de Charles de Bourbon (1788-1855), frère cadet de Ferdinand VII (1764-1833). Ce dernier avait abrogé la loi salique avant sa mort, permettant à sa fille Isabelle II (1830-1904) de monter sur le trône à l'âge de 3 ans, en lieu et place de son frère cadet. La tension extrême entre les deux branches a été occasionnée précisément par le père de D. Antonio de Orléans qui finança lui-même la révolution contre Isabelle II. Vaincue, cette branche dut s'exiler à partir de 1868 avant d'être autorisée à revenir en 1875. Tout cela se terminant par une sorte de réconciliation entre les Orléans et les Bourbons suite au mariage en 1878 d'Alphonse XII (un Bourbon), fils d'Isabelle II, avec Mercédes d'Orléans, une soeur de Don Antonio d'Orléans.

N.B. : C'est un peu compliqué, je l'avoue, et pourtant je m'efforce de résumer au mieux.

Don Antonio d'Orléans (1866, Séville - 1930, Paris) retrouvera dès lors son titre d'Infant et retournera vivre à Séville au Palais de San Telmo, à partir de 1875, lequel avait été acquis par son père en 1844. Il épousera en 1886 la fille de la reine Isabelle II ce qui lui permettra de conserver une certaine influence à la Cour d'Espagne. Mais suite à son mode de vie volage et dépensier, sa mère, Marie Louise d'Orléans, se verra obligée de céder le Palais de San Telmo à l'archidiocèse de Séville en 1897.

       Ce fut pratiquement la fin de cette lignée historique2. L'infant Don Antonio d'Orléans avait un sacré pédigrée. Outre son mariage avec la fille d'Isabelle II, dont il divorcera en 1890, il n'était rien d'autre, par son père, que le petit-fils du dernier roi de France Louis Philippe, et par sa mère, petit-fils de Ferdinand VII d'Espagne et de Marie-Christine Bourbon, princesse des Deux-Siciles. Un fameux recueil de particules qui n'a pas résisté aux vices de la vie. Il décèdera à Paris dans la pauvreté. Mais apparemment, cet aspect volage aura été l'apanage à plusieurs reprises et encore de nos jours au sein de la lignée royale espagnole officielle des Bourbons. 

       La simple mention de ces quelques fournisseurs importants sur la carte postale publicitaire, démontre que Joseph PARFONRY avait su s'intégrer dans le microcosme de cette époque à Séville. L'appui de l'infant D. Antonio d'Orléans, laisse à conclure qu'il est arrivé bien avant 1896, seules dates de référence connues. Ce dernier devait déjà avoir pas mal de soucis financiers et ne constituait sans doute plus une référence sur le plan commercial à ce moment. Il nous reste donc un intervalle entre 1875, date de son retour à Séville, et 1896.

     Toutes ces données peuvent nous permettre de déterminer avec une certaine assurance l'arrivée de Joseph PARFONRY à Séville. On ne connait pas précisément sa date de naissance. Selon les données de l'arbre généalogique des PARFONRY d'Erezée, il serait né en 1860, entre les naissances de ses frères Hubert Narcisse (17/01/1859) et Jacques (30/11/1861). Son arrivée à Séville peut dès lors être estimée à partir de 1880, soit peu après le retour de l'infant D. Antonio d'Orléans, revenu vers 1875 d'exil. Ce qui justifierait à ce moment le titre de fournisseur qui lui est donné.

      A remarquer une fois de plus cette proximité des PARFONRY avec les familles royales d'Europe. Après Emile l'horloger à Bruxelles, Emile le militaire - explorateur au Congo, Hubert Narcisse dans le Mato Grosso, Joseph est le quatrième à manifester de ce lien.

      Sur la carte postale publicitaire, Joseph s'était d'ailleurs affublé d'une particule, en y ajoutant sa ville de naissance (Hotton). Comme quoi, cette recherche de particule a finalement été une quête inassouvie tout au long de cette saga des PARFONRY. Mais une vie sans particules, au final, n'est pas si insignifiante que cela. A voir ce que l'on a pu découvrir sur tous ces personnages transitant par ce blog, oeuvrant au développement économique, social et familial, on ne peut qu'en être rassuré.

1 Joseph PARFONRY est répertorié dans les textes de prénoms différents : José, Juan ;

2 A noter que son fils Adolphe d'Orléans (1886-1975), aviateur de renom, a porté aussi le titre d'infant ; par sa carrière militaire, il fut nommé général de division par Franco; il fut en outre en Espagne le représentant non officiel du Comte de Barcelone (Juan de Bourbon), père de Juan Carlos, pendant la période franquiste ; 

 

 

 

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  • : Le cadre directeur de ce blog consiste à réunir ce qui peut être transmis sur un patronyme. La présentation de tous ces personnages n'est finalement qu'une manière de transférer un patronyme. Qu'il soit culturel, social ou historique, ce patronyme ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. L'environnement, le vécu de chacun a probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons. Les gênes se diluent plus vite que le lien avec le mode de vie et les rencontres. Cette vision oblige à élargir le champs d'investigation en déviant de l'aspect purement généalogique. La découverte de nouveaux indices motive et assimile parfois cette recherche à une enquête. L'histoire ne peut être racontée de manière linéaire. Chaque élément, chaque personnage a droit à son histoire dans le récit tout en suivant le dénivelé et les courbes imposés par les aléas de l'Histoire et de la vie. Contrairement au patrimoine, un patronyme se voit contraint de s'adapter aux vicissitudes des évolutions sociales et des guerres. Le contenu des quelques 350 articles de ce blog a été rassemblé dans un livre intitulé "La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem - L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme ".
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