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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 18:54

      Peu enclin aux grandes migrations vers d'autres continents, la seule présence ancienne affichée d'un PARFONRY, en Afrique, était celle d'Emile, le militaire explorateur, parti rejoindre H.N. STANLEY au Congo en août 1882, encore sous la souveraineté du roi Léopold II.

     A part cette expérience, limitée en raison de son décès en mars 1883, aucun autre PARFONRY n'aurait réalisé le grand bond vers l'Afrique, traversant un Océan ou la Méditerranée, jusqu'aux dernières années du 20ème siècle.

     Deux personnes, portant ce nom, avaient mis le pied  à ce moment sur le continent africain, et plus particulièrement le Sénégal, pour y exercer leurs professions. Respectivement dans le domaine de l'agronomie tropicale en assurant la gestion de la station pépinière fruitière du Km 15, le long de la route de Rufisque, pour l'un, et de la gestion hôtelière à Saly Portudal pour l'autre. Si le premier, Roland, est désormais un paisible retraité, qui vous rédige régulièrement des articles sur ce blog, la seconde, Aliette, est toujours opérationnelle, dans le même secteur, mais cette fois comme Directrice de l'hôtel Elaïs à Pointe-Noire au Congo Brazza. Tout en sachant que l'un, n'ayant aucun lien de parenté, n'a jamais eu connaissance de l'existence de l'autre avant la découverte en 2006 de la transcription d'une lettre remontant à 1999. Et que l'autre a eu le plaisir de rencontrer la nièce de Pierre, dont il est question ci-après, venue passer des vacances le long de la Petite Côte au Sénégal. 

     On aurait pu clore cet article en se limitant à ses trois personnes, ou plutôt ne pas le rédiger par manque d'intérêt ou par volonté affichée de ne pas s'étendre sur des faits récents qui ne se justifient pas dans le cadre de recherches mêlant la généalogie, la recherche de mémoires et les mouvements migratoires.

     Heureusement, la fibre du voyage, ou plutôt la recherche d'un travail, a aguiché entretemps un autre PARFONRY. Dans ce même Sénégal, au lendemain de la dernière guerre, la preuve d'une telle présence a été immortalisée par une photo. On retrouve ainsi en 1949, à Dakar, Pierre PARFONRY avec son épouse Jeannot. Ils se promènent le long des arcades commerciales, côté angle avec la rue Sarraut, bordant ce qui s'appelle de nos jours la Place de l'Indépendance. En arrière plan, la mention du Cinéma Le Paris, avec son profilé vertical, n'existant plus de nos jours, atteste du lieu de la prise de vue. Le couple pousse un landau dans lequel se trouve un autre petit PARFONRY, JPP, venant de naître dans la capitale sénégalaise en mars 1949.           Pierre et..                                       

      Né en 1926 au château du Lude à Jouy-le-Potier,  dans une chambre, à la façade 19ème, "qui donne sur le pont de fer que l'on  emprunte lorsqu'on arrive par les bois", que pouvait bien faire Pierre, le frère cadet de Jacques le guadeloupéen, à cette époque dans ce pays ? C'est la réponse à cette question qui nous donne la justification de cet article.

     Dans la foulée des financements, débloqués par le gouvernement français par la loi du 30 avril 1946, pour lancer les plans d'équipement et de modernisation des Territoires d'Outre - Mer, Pierre avait trouvé un engagement peu avant dans la société Bachy, devenue rapidement la Société chérifienne des sondages. Recruté  comme sondeur, chargé de déterminer, par des techniques d'exploitations des propriétés physiques du sous-sol, les meilleures opportunités de construction, il finira comme responsable d'agence. Il couvrira ainsi durant 5 années, jusqu'en 1953, les activités de cette société dans 3 pays. Après le Sénégal, il se rendra en Côte d'Ivoire puis au Cameroun, ou il sera plus particulièrement en charge de la construction du port de Douala.

     En 1953, Pierre retournera en France pour rejoindre, après avoir suivi l'école des ventes de l'entreprise, comme son père l'avait fait précédemment en 1934, la Compagnie IBM. Une autre carrière démarrait.

    

Pour avoir des informations complémentaires sur ce qui fut cette période de financement dans les TOM, je renseigne le livre suivant : Cotonou, l'explosion d'une capitale économique, 1945-1985, par Sébastien DOSSA SOTINDJO, 2009, Ed. L'Harmattan, Paris;

NB : Informations rédigées sur Pierre à partir du texte et des photos transmis par sa fille ;

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