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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 14:19

      L'idée d'une randonnée  dans les rues de Paris, en prenant comme thématique les lieux où l'on peut découvrir les marbres de François-Xavier, a déjà été évoquée dans ce blog. Pour en permettre son tracé, la première étape consiste à inventorier les endroits qui ont été successivement relatés et qui se rapporte à une présence avérée de ce marbrier.

      L'énumération est malheureusement loin d'être exhaustive. Sa brillante carrière en tant que chef d'entreprise entre 1850, année où il s'installe dans la rue Traversière Saint-Antoine, jusque 1895, année où il arrête ses livraisons à la Manufacture de Sèvres, est insuffisamment étoffée par le nombre des repères retrouvés. 

      Néanmoins,  cette ballade, au gré des édifices mentionnés, à de quoi faire visiter les beaux quartiers de Paris. Le Paris touristique, le Paris bourgeois, le Paris des ministères, le Paris de la finance, le Paris des hôtels particuliers, le Paris des musées sont ainsi tour à tour traversés. Essentiellement concentré sur la rive droite de la Seine, il se permet malgré tout une incursion dans le 7ème arrondissement, le seul situé en rive gauche mais oh combien important par le contenu de son inventaire et la présence de la Tour Eiffel.

     Cet itinéraire n'omet pas de passer dans les différents quartiers où François-Xavier s'est installé. De la rue Traversière Saint-Antoine à la rue Saint Sabin (11ème Arnd.), en passant par la rue Saint-Pierre Amelot, on y perçoit ainsi l'environnement de son travail et de son domaine privé.

     Et on termine par quelques endroits situés à l'extéreur de l'enceinte parisienne. Avec en particulier, cette proximité avec les lieux fréquentés à la même époque par les peintres impressionnistes, en bordure de Seine, parmi les canotiers, les guinguettes au bord de l'eau.

      En y combinant de fréquentes visites, ce circuit doit rester modulable, au gré des sujets d'intérets et de la disponibilité de chacun. Il offre aussi une petite  diversion vers le Nord de la capitale pour aller visiter une mairie classique du style néo renaissance, ornée de marbres qui ne peuvent qu'engendrer notre curiosité.

     Voici, classé par ordre numéral des arrondissements, les lieux qui émettent encore, plus d'un siècle après, un certain parfum de recueillement et de réalités matérielles sur ce qui reste de cet aïeul, né dans un petit village du Brabant wallon, et qui a admirablement  réussi à s'intégrer à cette société française de la seconde moitié du XIXème siècle, en pleine  recherche de nouvelle identité politique et économique.

     La grande inconnue est de déterminer si cette présence est encore bien réelle dans tous les endroits répertoriés. L'incendie des Grands magasins du Printemps en 1921 a probablement anéanti l'oeuvre en marbre. L'existence de la cheminée transmise comme donation à l'hôtel Carnavalet est restée sans réponse à nos demandes écrites. Il en sera sans doute de même pour certaines rues et certains bâtiments dont la conception s'est adaptée aux nouvelles sociétés.

2ème arrondissement

Galerie de l'Hôtel de Toulouse, au 35 rue Croix des Petits-Champs (actuellement Banque de France) : Cheminée ;

3ème arrondissement

Musée Carnavalet, 23 rue de Sévigné : cheminée de style Louis XIV (don) ;

6ème arrondissement

Partie des Bâtiments de l'Ecole coloniale, angle rue de l'Observatoire et rue Auguste Comte ;

7ème arrondissement

Square de la Place Santiago du Chili : Fontaine ;

Hôtel du Prince Paul Demidoff, rue Sainte Dominique : colonnade et plafond Renaissance du vestibule ;

Bureau de météorologie de l'Hôtel des écuries de l'Alma (actuellement Palais Branly) ;

8ème arrondissement

Place François 1er : Fontaine ;

Hôtel au 38, Avenue Marceau (détruit en 1910 ??);

Hôtel à loyers Avenue des Champs Elysées, coin rue Pierre Charron ;

Hôtel particulier d'Eugène RITT, angle rue Balzac et rue Lord Byron  ;

Gare Saint-Lazare : travaux de reconstruction (bel escalier double, côté Cour de Rome) ;

9ème arrondissement

Hôtel du Figaro, 26 rue Drouot ;

Nouvel Hôtel de la Société des Ingénieurs Civils, cité Rougemont ;

Grands Magasins du Printemps, angle Bd. Haussman et rue du Havre : Pont galerie et paliers d'arrivée des deux grands escaliers extrêmes (probablement endommagés lors de l'incendie de 1921) ;

11ème arrondissement

Maison d'habitation : rue Saint-Sabin ;

Atelier : Rue Traversière Saint-Antoine ;

Atelier : Rue Saint-Pierre Amelot ;

17ème arrondissement

Hôtel particulier : rue Jouffroy d'Abbens

Maison - Lafitte

Nouvelle mairie, avenue de Longueil (actuellement située sur l'Avenue Jean Monet) : travaux de rénovation ;

Le coin des impressionnistes, en bordure de Seine dans les Yvelines (anc. Seine-et-Oise)

Maison de campagne de M. Toché à Croissy

Villa Avenue de Brimont à Chatou

Versailles

Aile sud du Palais de Versailles : Chambre des députés ;

Créteil

Villa Les Buttes

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commentaires

agnès Parfonry 02/12/2012 10:38

Bravo pour la liste par arrondissement des traces monumentales de l'activité de notre aïeul. Je suis partante pour organiser un séjour parisien avec vous pour visiter Paris sous cet angle, et peut
être faire un petit film ?Nous pourrions programmer cela au Printemps, et peut être rencontrer la personne que tu as contactée qui a fait une conférence sur les marbriers belges, et faire un petit
interview? A suivre, Agnès P.S. Dans les adresses de François Xavier, il y a la rue Amelot ancienne rue Saint-Pierre.