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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 20:45

      Rappelons - nous la chanson de François Deguelt : Il y a le ciel, le soleil et la mer. Dans les années soixante, tout était parfait, lisse et ne nous laissait que prévaloir des jours sans mauvais temps. Même la chanson Le Plat pays de notre Jacques Brel nous démontrait avec poésie que nous vivions dans un beau coin de terre malgré les vents du Nord, d'Est, d'Ouest. Sans oublier Adamo qui se plaisait à oublier son Italie natale, trouvant dans son nouveau pays des élans d'imagination et d'émotion pour oser nous écrire une chanson  intitulée Tombe la neige.

     Qu'en est-il aujourd'hui avec tous ses poèmes qui nous semblent quelque peu en désaccord avec la réalité climatique. Faut-il encore croire toutes ces choses exprimées à travers des mélodies aux accents finalement oh combien pernicieux pour les gens du Nord. Le climat aurait-il bien changé en si peu de temps ? Nos chanteurs pouvaient-ils envisager que ce cher anticyclone des Açores qui a bercé et soulagé tant de générations d'agriculteurs ne viendrait plus lécher les côtes de la Manche et de la mer du Nord. Et en plus on ose nous parler de réchauffement climatique à longueur de Conférences internationales.

     Force est de nous faire croire que ceux qui se trouvent de nos jours au Sud de la Loire se réjouissent des tourments et des cascades qui dégoulinent sur le moindre recoin de terrain de ceux qui se trouvent au Nord de ce sillon. Et on se dit qu'ils sont quelque peu bienheureux, sans avoir eu besoin de transiter par Lourdes, ces PARFONRY et PARFONDRY qui habitent de nos jours des contrées moins pluvieuses. Et tout cela parce qu'un ancêtre aurait eu la géniale attitude de fuir la misère de nos contrées pour aller exprimer son potentiel et son travail ailleurs. Que ce soit François-Xavier vers la France ou José PARFONRY vers Séville, ils ont quitté un ciel dégagé de toutes questions climatiques mais fortement larvé d'incertitudes économiques vers un ciel bleu en plein essor industriel.

     Ces gentils chanteurs  des années soixante nous ont-ils fait prendre des vessies pour des lanternes en nous faisant avaler des couleuvres. Etaient-ils si naïfs pour nous bercer de doux refrains qui ont fini par nous assoupir. Etaient-ils si inexpérimentés en matière de climat et si ignare pour oublier de nous transmettre un autre message que celui de la poésie sentimentale, douce et réconfortante. Ecrivaient-ils avec moins de profondeur et plus de légèreté qu'un Villon, un Hugo, un Verlaine,un Théophile Gautier ou un Blaise Cendrars ?

     A y regarder de plus près de nos jours, force est de voir que ces gentils chanteurs avaient tous perçu la rudesse du climat. En premier, Brel nous alarme en prévoyant notre isolement à travers des chemins de pluie qui seraient notre unique bonsoir. Et Adamo, fait de même en écrivant que cette neige apporte le désespoir et empêche de se voir. Quant à Deguelt, il nous parle également de pluies monotones.

     Bref, nous étions bien prévenus. On aurait du mieux analyser la symbolique des textes de ces gentils chanteurs. Nous n'avons rien à leur reprocher. C'est bien nous par notre sentiment de certitude qui n'avions pas appréhendé la réalité.

     Que ceux et celles qui se reposent ou travaillent de nos jours  dans les Côtes de Blaye, dans le Loiret, dans l'Entre-deux-Mers, à Séville, à Cussac-Fort-Médoc, et même à Pointe-Noire ne se mettent pas à avoir des troubles du comportement et à se faire du mouron pour leurs "cousins" restés dans le Nord. Ces derniers n'avaient qu'à comprendre le message que nous distillait très subtilement les gentils chanteurs de nos folles années. Nous aurions finalement été sourds et aveugles.

     Néanmoins, trop c'est trop. Y en a marre de ce climat !! Vous les gentils " cousins " du Sud, vous devez nous croire. Il y a quand même quelque chose qui se passe au niveau du climat. Après les fortes et longues gelées de février (en-dessous de zéro pendant plus de 15 jours en permanence), ce sont les pluies répétitives du printemps et de juillet. Si je vous disais que la moisson n'a pas encore commencé. Et ce ne sont pas tous vos vignobles à perte de vue qui vont vous donner du pain.

     Voilà, c'est fait.  Ce n'est pas encore tout à fait le SOS d'un Parfonry en détresse.  J'ai exprimé en toute impartialité la tendre humeur passagère d'un Parfonry du Nord pendant que l'étape du jour du Tour de France zigzaguait dans les beaux recoins ensoleillés de l'Ariège, un autre de ces lieux ou s'est installé, à quelque 710 mètres d'altitude, l'un de nos "cousins lointains ".

       Comme l'écrirait Renaud, qui connait bien le Nord : Putain de nuages !!! .

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commentaires

Patrick Parfonry 16/07/2012 08:18

Je savais que le lyrisme, la mélancolie et le romantisme trouvaient leurs fondements dans les brumes septentrionales, mais là, mon cher Roland, il faut bien admettre que le climat, comme la
topologie et ton moral, semblent suspendus au ras des pâquerettes.
Et Pourtant ! Di Rupo serre les boulons, le Tour de France à pris son envol à Liège, la scission de BHV est votée mais vous avez encore le droit de parler français et le commerce des parapluies est
florissant. Voyez plutôt le verre à moitié plein... de votre incomparable bière.
Bonnes vacances à tous les Parfonry humides.

PARFONRY 16/07/2012 09:34



Réaction rapide d'un Parfonry compatissant aux aléas climatiques de leurs cousins du Nord. Cela nous apporte quelques gouttes de lumière qui nous éclairent déjà le ciel matinal, telle une
rosée sèche composée de rayons de soleil et de bons sentiments. L'Anticyclone des Açores se met en route de ce pas. On l'espère.


PS : Rien à craindre. Le moral tient bon. Et on découvre que la France profonde suit les avatars de nos déboires politiques.