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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 14:08

       Sans jamais encore l'avoir vue, ni repérée, la peinture de Paul PARFONRY, intitulée L' Armoire aux robes  a fait l'objet de plusieurs articles dans le journal Le Figaro entre 1911 et 1913. Elle aurait été ainsi présente pendant plusieurs années à l'Exposition des Beaux - Arts, manifestation annuelle organisée à Paris par la Société des artistes parisiens. Cette persistance est en discordance avec la participation de Paul durant les années antérieures. Il y présentait des oeuvres différentes chaque année. On a ainsi relevé entre 1889 et 1895, la succession des peintures suivantes qui y ont été présentées :

                       1889 : La tentation

         1890 : Etude

         1891 : A l'atelier

         1892 : Triste dimanche

         1893 : Rêverie

         1894 : Intérieur de pêcheur à Blankenberghe

         1895 : Coquetterie

     Sans doute marqué par l'âge, même s'il n'avait que 54 ans en 1911 (Paul décèdera en 1920), mais surtout dépassé par tous les nouveaux mouvements de peinture qui apparaissaient depuis la fin du 19ème siècle, avec les Impressionnistes (Cézanne, Degas, Manet, Monet, Pissarro, Renoir,...), les Post - Impressionnistes (Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Seurat, Gauguin,...), les Néo - Impressionnistes (Seurat, Signac,...) sans oublier ceux marqués par le Fauvisme (Matisse, de Vlaminck,...) et le Cubisme (Braque, Picasso,...), la concurrence, alliée à l'évolution des mentalités et à l'âge, doivent expliquer ce manque de créativité. Il était d'une certaine façon resté, comme le montre plusieurs de ses peintures, dans la lignée de ce Siècle galant qui perpétuait quelque peu le mode de vie sous Louis XIV.

     Son tableau L'armoire aux robes est considéré, selon le cas, comme un très aimable caprice bibelotier en 1911, un véritable bijou en 1912 ou un intérieur à bibelots très habilement touchés en 1913. De quoi démontrer un manque d'imagination, de consistance et parfois de cohérence de la part du chroniqueur d'art chargé de relater sa vision dans le journal. Mais Paul avait probablement fait son temps. Lassé sans doute de rester cloisonner dans la catégorie des peintres d'intérieurs, il s'arrêtera de peindre à cette période. Aucune autre de ses oeuvres ne semble être postérieure.  

 Extraits du Journal Le Figaro des 27 février 1911, 30 avril 1912 et 2 mars 1913

Armoire-aux-robes--2-.jpg  Paul Parf Armoire aux robes  

Armoire-aux-robes--3-.jpg

      Par contre, comme le démontre sa photo prise lors des inondations de Paris en janvier 1910 (voir autre article dans cette catégorie), il a du chercher d'autres sensations en s'intéressant à cette nouvelle technique de reproduction de l'image qui était en train de prendre son envol. Intérêt qu'il a du transmettre probablement à son fils Georges, devenu grand amateur de prises de vue ayant permis de conserver un large éventail de souvenirs de famille. 

      Il nous reste désormais à retrouver la trace de cette dernière peinture de Paul.

 

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