Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 19:01

      Il aura fallu sans doute attendre un certain temps. Mais finalement, en bénéficiant de la passion d'un ardent défenseur de l'histoire de l'horlogerie, voici que le nom d'Emile PARFONRY, l'horloger de Bruxelles, est réapparu à la lumière. Notre ancêtre a trouvé enfin une reconnaissance dans la communauté des horlogers. Un article spécifique vient de lui être consacré, résultat d'un travail préliminaire de repérage ayant débuté il y a de cela deux années.

      En 2010, un livre de 369 pages intitulé " Staande klokken en uurwerkmakers in Vlaanderen "1, publié en 2006 aux éditions Peeters à Leuven, avait attiré mon attention. Son auteur Eddy FRAITURE y démontrait d'une certaine compétence et d'un savoir faire pour y présenter l'évolution de l'horlogerie. Il n'en était pas à son premier livre sur le sujet. De quoi impressionner mes neurones toujours friands de découvrir des liens avec l'histoire de la société.

      Et comme pour titiller ma curiosité, il débutait sa recherche en mentionnant que la signature du Traité d'Utrecht en 1713 était considérée comme le catalyseur de l'émergence de la construction d'horloges en Flandres. Ah, ce fameux Traité d'Utrecht qui nous avait enfin débarrassé, du moins temporairement, des querelles incessantes que se livraient sur notre territoire, depuis le partage de l'empire de Charlemagne, les différentes puissantes européennes. Exit les espagnols, bas les pattes les français, dehors les allemands, les anglais et autres. Ils étaient remplacés par l'autrichienne, non pas Marie-Antoinette la fille, mais Marie-Thérèse la mère. Enfin, nous allions pouvoir vivre en toute quiétude et investir dans l'avenir. Prémices de l'âge d'or d'une Europe expansionniste, triomphante qui allait se poursuivre jusque dans la seconde moitié du XIXème siècle, empiétant même quelque peu dans le XXème jusqu'en 19142. Et permettre à ce nouveau pays de devenir le troisième, voir le deuxième pays exportateur au monde.

     Eddy FRAITURE redonnait ainsi vie à 2.500 horlogers, démontrant la vivacité d'un métier d'art et de précision. Et parmi ceux-ci, notre Emile PARFONRY avait droit à quelques lignes à la page 259. Manifestement, on ne lui reconnait pas les mêmes références que les ténors de l'horlogerie belge qu'ont pu être les COIGNET, les ZIMMER, les DE BEFFE, les CRETEN, ....

      Sans aucun doute motivé d'être le descendant d'un père et d'une grand-mère institutrice en chef à Opheylissem, Eddy FRAITURE se proposa de rédiger un article sur cet horloger en profitant des informations déjà  contenues dans mon blog. Pour la première fois sans doute, un témoignage sur notre saga sortait du contexte de la francophonie et était rédigé en néerlandais. Avec cet article personnalisé, notre aïeul y reprend une place plus significative. Son modèle de montre " Boîte du Roi ", à l'effigie de Léopold II, photo à l'appui, est reconnu en quelque sorte comme faisant désormais partie du patrimoine. Un résultat qui met une nouvelle fois en exergue un individu de notre lignée que la mémoire allait oublier.

     L'article d'Eddy FRAITURE a été publié dans la revue trimestrielle " Uurologisch3 Nieuws " d'août 2012, édité par un groupe de passionnés se regroupant sous la dénomination de  Het Uurwerkgezelschap4.  L'intitulé " Parfonry, een Brussels uurwerkmaker ...."5 se prolonge par quelques petits points qui ne sont pas là par pur hasard. Ils font comprendre, après lecture, que le texte ne se limite pas intrinséquement au métier d'horloger d'Emile. Le mélange avec quelques éléments de sa vie privée rend bien entendu un peu plus vivant son profil. Un parfait exemple d'une retranscription de l'histoire de la mémoire familiale. Et l'article se termine par les quelques mots de reconnaissance " Met grote dank aan Roland PARFONRY en zijn uitgebreid blog over de familie Parfonry " dont la traduction ne me semble pas nécessaire, car manifestement le style et la structure des mots sont suffisamment compréhensifs pour le lecteur. L'auteur de l'article avait trouvé assez d'éléments sur mon blog qui justifiaient de développer les quelques maigres lignes écrites précédemment dans son livre.

      La mémoire d'Emile PARFONRY, l'horloger de Bruxelles, est  désormais conservée. Sans oublier Alexis, dont la photo est reproduite dans l'article, portant à son gilet la montre à gousset qui fait la célébrité de son oncle.

  (pour  les informations plus détaillées, et notamment la photo de la " Boîte du Roi ", voir les articles sur ce blog dans la catégorie : Emile Parfonry, l'horloger de Bruxelles)

 

1 Traduction : Horlogers de parquet et horlogers en Flandre ;

2 A l'exception d'une période de 20 ans perturbée par l'expansionniste débordant d'un petit caporal hyper actif qui voulait devenir aussi gros que le boeuf de la Fable de La Fontaine ;

3 Mot intraduisible car il découle d'un jeu de mots avec le terme " Urologisch =Urologie " ;

4 Traduction : Le Club (ou Cercle) des horloges ;

5 Traduction : Parfonry, un horloger bruxellois ... ;

Partager cet article

Repost 0

commentaires