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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 14:15

     A  travers les ressources de GENEANET, on vient de retrouver une charte de 1348  qui atteste une nouvelle fois de l'existence d'une terre au lieu-dit Parfondry, appartenant à cette famille.

      On y fait référence à un conflit avec l'abbaye de Flône, preuve, s'il en est, que le domaine de Parfondry est bien celui situé à cet endroit de l'autre côté de la Meuse et apparaissant sur les cartes au XVIIIème siècle. La terminologie " sous Clermont " ne laisse par ailleurs sur ce point aucun doute.

 

Sentence arbitrale touchant la dime de Parfondry, sous Clermont

1 juillet 1348

Jean de Coir, abbé de Flône, revendiquait la dime sur le manoir, courte, assise et appendices, que Johan de Parfondrieu possédait à Parfondry (Parfonriwe). Les parties ne parvenant pas à s'entendre choisirent deux arbitres : William de Coir de Liège, chevalier, et Johan dit de Chantremel, écuyer. Les arbitres décidérent que Johan de Parfondrieu devait la demi-dîme, dans  son domaine de Parfondry, de tous biens, fruits et autres choses dont on a usage de payer la dîme au pays de Liège; mais l'abbé de Flône, pour noirir amour entre eux, le dispensa de cette obligation, sa vie durant.

Fait en le hosteil le dit abbeit à Flône, en la presenche de Lowit, vesti de Betencour, Thomas, vesti de Noveville en Condros, prestres; Piron de Seraing, Albetin d'Amain, Henri de Okirs, clercs; Wilhemotte de Crypey Ie cois.

Source : Analectes pour servir à l'histoire écclésiastique de la Belgique, publiés par les chanoines Beusens et Barbier, 2ème série, Tome VIII, Louvain, Ch Peeters, 1893;



Quelques explications

Noirir:   terme encore présent dans le dictionnaire du langage ardennais qui pourrait se traduire par " duper - tromper - assombrir ". Ce qui signifierait que la position de l'abbé de Flône relève de quelqu'un qui ne reconnaît pas la décision des arbitres. Il préfère ne rien recevoir comme dîme plutôt que d'accepter un compromis ;

William de Coir : il doit s'agir probablement de Guillaume de Coir, chevalier, décédé en 1375, et qui devint bourgmestre de Liège en 1360 et en 1365; fils de John de Coir dit de Saint Martin; et par conséquent frère de Jean de Coir, dit Jean de Flône, l'abbé de Flône, le plaignant ;

Johan de Chantremelson nom complet est Jean de Dammartin, de Warfusée, de Hermalle, dit de Chantemerle ; cette lignée possédait l'un des plus importants terrritoires en Hesbaye liégeoise aux 12ème et 13ème siècles; il est l'un des descendants de la branche d'Hermalle, l'une des plus importantes lignées de Chevaliers à cette époque; il est un lointain cousin de Johan de Parfondrieu descendant de la famille de Lexhy et Waroux, l'autre branche importante de la descendance du couple Raes de Dammartin et Alix de Warfusée, mariés en 1115. Au vu de la relation familiale qui unissait Jean et William de Coir, cet écuyer avait très certainement été choisi par Johan de Parfondry pour défendre ses intérêts; il fit partie de la Commission des 12 qui avait été mise en place en 1334 pour traiter de la paix au terme de la guerre entre les Waroux et les Awans;

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