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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 17:11

      Sur le site mentionné ci -dessous, on trouvera retranscrit, sous la plume de COQUILHAT, le voyage d'Emile PARFONRY, parti d'Anvers le 15 août 1882 et arrivé à Banana dans l'embouchure du fleuve Congo le 23 septembre de la même année.

 

      Ces pages décrivent sous une forme assez précise la situation et les activités engendrées dans les différents lieux habités tout au long de ce parcours, le long de la côte atlantique de l'Afrique. Sans être concentré spécifiquement sur le personnage d' Emile PARFONRY (il n'est cité qu'une fois), on comprend, au fil de la lecture, que ce dernier a découvert tous ces endroits et a participé aux différentes rencontres qui y sont mentionnées. Ce furent très certainement, tout au long de cette traversée, les derniers jours paisibles de sa trop courte vie. Emile devait décéder en mars 1883.

      On ne pouvait pas rêver d'un voyage plus exotique à l'époque. Les étapes successives parcourues étaient manifestement des moments de détente et de découverte intenses, pour un jeune homme de 25 ans.  Il est ainsi passé, en descendant parfois à terre, par Madère, la Sénégambie, la Sierra Léone, la baie du Bénin, le Delta du Niger, Old Calabar, l'île de Fernando-Po, la Baie du Biaffra, l'île de Corisco, Libreville avant de passer la ligne de l'Equateur et poursuivre via Cap Lopez, Ogoué, Empando au Gabon, Loango, Pointe-Noire, Landana dans l'enclave de Cabinda avant de descendre définitivement à terre à Banana dans l'embouchure du fleuve Congo.

       En arrivant, il avait dèjà vu et compris ce qu'était l'Afrique à ce moment. Une côte très longue de plusieurs centaines de kilomètres :

                - occupée par des comptoirs (factories) ou se pratiquaient différents commerces pas toujours licites (hévéa et ivoire en priorité),

                      - marquée par les témoignages de l'esclavage, trop récemment interdites pour ne pas en voir les effets,

                      - investie par les missions religieuses soucieuses d'apporter sinon la bonne parole, du moins une certaine éducation,

                      - prisée par différents pays européens s'activant à en contrôler chaque mètre d'estran,

                      - marquée par les risques mortels de maladies ou d'accidents.

       Tout cela a du alimenter les seules connaissances du jeune Emile Parfonry, basées essentiellement sur les directives de celui qui l'avait recruté, le colonel STRAUCH, Président de l'Association Internationale du Congo, organisation chapeautée et financée directement par le roi Léopold II de 1879 à 1885. Et dont l'un des objectifs consistait à fournir des soldats de l'armée belge, afin de venir équilibrer les nombreux aventuriers étrangers recrutés par STANLEY et garantir de ce fait une présence nationale.

      Ce document, s'il ne constitue pas impérativement un apport sur le plan généalogique, apporte néanmoins une vision historique de cette époque et par conséquent permet de renforcer le caractère sociétal, descriptif et éducatif de tout ce qui se rapporte au toponyme que nous portons.

     Voici l'adresse du site reprenant l'aventure maritime de notre militaire - explorateur.

 

http://www.aml-cfwb.be/africa/Coquilhat/CoquilhatI01.pdf

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