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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 17:21

       Les découvertes faisant resurgir les histoires de famille ne seraient sans doute pas aussi importantes si l'on ne pouvait compter sur la collaboration de personnes ressources de bonnes volontés. C'est ainsi que j'ai pu entrer en contact avec celui qui gère l'ASBL Saint-Berthuin à Malonne et qui en quelque sorte peut être considéré comme l'une des mémoires les plus actives de l'Ecole Normale de Malonne.

      Cette école est celle où mon grand-père, Emile PARFONRY, a suivi sa formation d'instituteur entre 1910 et 1914. Quatre années, ayant débuté à l'âge de 15 ans, qui lui furent payées, selon les reliquats de la mémoire encore actuelle, par son oncle et parrain, l'horloger - bijoutier de Bruxelles, lui aussi prénommé Emile. 

      Après avoir probablement suivi les trois premières années (moyennes inférieures) quelque part dans les environs du village à Neerheylissem, c'est très probablement grâce à l'appui de cette personne qu'il a pu s'inscrire à l'Ecole Normale de Malonne. Le milieu familial assez pauvre n'aurait pas permis de couvrir les frais de l'internat.

      Diplômé quelques semaines avant le déclenchement de la Première guerre mondiale, cela lui a très certainement évité d'être un combattant de l'Armée belge, reclus durant ces quatre années de guerre dans les tranchées de l'Yser. De cette période, le seul souvenir qu’il avait transmis était le fait de devoir se laver avec de l’eau glacée dans l’évier en hiver. Grâce au concours du responsable de l'ASBL Saint-Berthuin, M. Michel LENOBLE, on vient de retrouver les traces tangibles de son passage à l'Ecole Normale de Malonne, à travers les différents Palmarès de fin d'année scolaire. Conservés dans les Archives de l'école, ses résultats nous sont parvenus tout au long des quatre années d'études.

      Ayant eu successivement 210 pts en première année d'études (1910 - 1911), 206 pts en deuxième (1911 - 1912), 284 pts en troisième (1912 - 1913), il a terminé avec une cotation de 240 pts en quatrième (1913 - 1914). Tous ces résultats sont agrémentés par un Prix d'Honneur (325 pts) pour le premier semestre de la troisième année.

Comparés aux points extrêmes obtenus pour l'ensemble de la classe, à savoir :

1ère année : 210 - 175 pts (45 étudiants) ;

2ème année : 210 - 200 pts (35 étudiants) ; 

3ème année : 300 - 215 pts (34 étudiants) ;

4ème année : 240 - 220 pts (30 étudiants) ;

Prix d'Honneur : 338 - 280 pts (34 étudiants) ;

 

      On peut en conclure qu’Emile devait être un bon élève. Variant entre 100 % et 94.6 % du score obtenu par les meilleurs, ses points reflètent manifestement le sentiment d’un bon niveau scolaire. Sa troisième année, durant laquelle il se retrouve 19ème au premier semestre et 24ème  en final, laisse toutefois apparaître une légère baisse de niveau par rapport aux  résultats de ses première et quatrième années d'étude ou on le retrouve ex aequo à la première place.

      Ses condisciples de promotion en 1914 s'appelaient : Jean Boonen, Octave Cartiaux, Louis Charles, Isidore Claes, Fernand Collart, Fernand Delescaille, Raphaël Devrindt, Louis Divoy, Joseph Doumont, Flavien Gérard, Georges Gesnot, Henri Godfrin, Adelin Grégoire, Edgard Hubin, Jules Jaumain, Aimé Maquestiau, Augustin Michel, Cyrille Mouraux, Joseph Peeters, Dominique Raemaekers, Fernand Servais, René Vanderwhalle, Nestor Van Hassel, Albert Warnier, Emile Monin, Fernand Namurois, Léonard Truyen, Emile Thirot, Jean Satinet.

      Dans le Grand Livre des Pensionnaires, on retrouve les faits en rapport avec la vie scolaire. On y relève  le montant de la pension à l’internat (460 fr.) et le fait qu’il devait disposer d’une bourse. Il ne suivait aucun cours spéciaux à charge des parents (musique, langue, dactylo). Les quelques dépenses trimestrielles se limitaient aux fournitures scolaires (12 à 16 fr), au transport des bagages (2 fr), à la coupe des cheveux (50 cts) et à un régime particulier (3 fr). Aucunes dépenses n'étant affectées à la blanchisserie, on suppose que le renouvellement du linge lui parvenait à travers les bagages.

      Ces dernières données ne permettent donc pas de confirmer l'hypothèse selon laquelle sa scolarité lui a été payée par son parrain. Les dépenses étaient directement adressées à son père Alexis. Autre information intéressante, le numéro d'habitation dans la rue des Charrons à Neerheylissem est le 58 (contre 11 lors du recensement de 1840 et 114 actuellement).

 

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  • : Le blog de PARFONRY
  • : Le cadre directeur de ce blog consiste à réunir ce qui peut être transmis sur un patronyme. La présentation de tous ces personnages n'est finalement qu'une manière de transférer un patronyme. Qu'il soit culturel, social ou historique, ce patronyme ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. L'environnement, le vécu de chacun a probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons. Les gênes se diluent plus vite que le lien avec le mode de vie et les rencontres. Cette vision oblige à élargir le champs d'investigation en déviant de l'aspect purement généalogique. La découverte de nouveaux indices motive et assimile parfois cette recherche à une enquête. L'histoire ne peut être racontée de manière linéaire. Chaque élément, chaque personnage a droit à son histoire dans le récit tout en suivant le dénivelé et les courbes imposés par les aléas de l'Histoire et de la vie. Contrairement au patrimoine, un patronyme se voit contraint de s'adapter aux vicissitudes des évolutions sociales et des guerres. Le contenu des quelques 350 articles de ce blog a été rassemblé dans un livre intitulé "La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem - L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme ".
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