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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 13:53

       A deux reprises, on retrouve une reproduction d'une peinture de Paul PARFONRY dans la revue " La Famille", dont l'édition a débuté à Paris peu avant 1880. Si l'une d'entre elles nous était déjà connue, à savoir " La tasse de thé ", la seconde intitulée " La déclaration " constitue par contre une découverte. Toutes deux confortent le caractère général de la peinture de Paul Parfonry, s'affichant comme " un artiste reproduisant des personnages dans des intérieurs urbains du 18ème siècle ".

       Parue la première en 1890, la gravure reproduisant la toile " La déclaration " se trouve en page intérieure de la revue, contrairement à la seconde en 1899. Pour " La tasse de thé ", Paul Parfonry a eu droit à une reproduction occupant la totalité de la page de couverture, témoignant sans aucun doute d'une reconnaissance plus affirmée de son talent de peintre.

      A chaque fois, le rédacteur y ajoute un commentaire personnel qui s'efforce de transcrire une impression sans vouloir approcher de trop près le sentiment exprimé par l'artiste. Manifestement, le caractère superficiel de l'amour volage, relaté dans la première peinture, a jeté le trouble sur le style de Paul Parfonry. Souhaitant sans doute se défaire de ce qualificatif d' " un être parisien volage et tout en surface ",  Paul a voulu probablement retranscrire dans la seconde peinture des sentiments plus profonds tels que la douceur, l'affection, le respect. Et dont l'objectif serait de donner une autre vision de ces Parisiens superficiels, raillés sans aucun doute par les nouveaux arrivés dans la capitale des Lumières.

      Comme déjà mentionné dans un article précédent, cette peinture " La tasse de thé " aurait été la propriété de la famille GOSSET, originaire de Spy et qui pourrait être le commanditaire de la présence d'une copie de peinture de P.P. RUBENS dans l'église de cette localité, signée par ce même Paul Parfonry.

 

Revue " La Famille " du 6 avril 1890, n° 548

Commentaire de la gravure " La déclaration " d'après le tableau de M. Paul PARFONRY

p. 222 : On vient de prendre le café, l'instant est propice pour hasarder un tendre aveu. La soubrette s'en va tournant un dernier regard malicieux vers la table. Sera t-elle inhumaine la jolie marquise poudrée à qui s'adresse le galant chevalier ? L'avenir le dira.

 

Revue " La Famille " du 26 mars 1899, n° 1016

Commentaire de la gravure " Une tasse de thé " d'après le tableau de M. Paul PARFONRY

p. 202 : En véritable peintre des intimités, M. Paul Parfonry adore les petites scènes d'intérieur. Il vient de la sorte de donner un démenti au proverbe qui représente le Parisien comme un être volage et tout en surface. Le peintre, dont nous reproduisons aujourd'hui le beau tableau " Une tasse de thé " est, en effet, un Parisien de Paris.

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