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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 10:26

      Deux lettres retrouvées aux Archives générales du Royaume, à Bruxelles, confirment ce que l'on avait déjà extrapolé à partir d'autres documents. Le Prévôt général De L'ESCAILLE s'est manifestement comporté de manière irrévérencieuse vis à vis de notre ancêtre Jean-Pierre PARFONDRIJ.

      C'est le comportement excessif de ce Prévôt à son encontre qui a conduit l'Impératrice d'Autriche Marie-Thérèse à signer un décret spécifique en 1763 pour procéder à une enquête et à une mise en accusation, qui aboutira à sa démission. 

      Dans la première lettre, les personnages au nom de RENQUET et BIERWART font également référence à la commune de Neerheylissem. La famille RENQUET y était installée depuis 1717 avec le mariage de Jean RENQUET avec Anne SWINNEN. Les RENQUET étaient propriétaires en 1796 de nombreux biens dans les rues du Pont Neuf (anc. Rue Carlé) et de la rue de la Station (anc. rue de l'Enfer), ce qui peut difficilement laisser croire que des membres de cette famille pouvaient être considérés comme vagabond quelques années plus tôt en 1758. Il doit probablement s'agir des deux enfants de ce couple, à savoir Jean RENQUET (1720 - ...), époux de Barbe MONTENS, et de Marie (Barbe?) RENQUET (1727 - 1805), épouse de Bartholomé BERWAER. Ils avaient au moment des faits respectivement 38 et 31 ans, ce qui est une indication pour apprécier l'âge de Jean-Pierre.

      Il est intéressant par ailleurs de signaler que tous les documents en relation avec la gestion de notre pays sous domination autrichienne, repris sous le vocable de Conseil Privé autrichien, s'étaient retrouvés à Vienne au moment du passage sous domination française en 1795. Et ce n'est qu'après la reconnaissance de l'indépendance de la Belgique en 1830, qu'un accord permit de faire réintégrer tous ces documents au sein du patrimoine belge.

      Charles de Lorraine, ci - dessous mentionné, était non seulement le Gouverneur général des Pays - Bas, mais aussi le beau-frère de l'Impératrice Marie- Thérèse.

 

Conseil Privé Autrichien, carton 472 ; lettres des Conseillers du Conseil de Brabant  (Baron de Hemptinne et de Tourneppe et Baron De Kurz) à Monseigneur Charles de Lorraine

 

du 20 octobre 1758

…. Sans me le communiquer et sans même en citer la date, le dit prévôt de l’hôtel vient de m’envoyer par une autre lettre du 6 de ce mois encore trois procès criminels respectivement à charge de pierre Parfondrij, Barbe Renquet, femme de Bartholomé Bierwar et de Jean Renquet son frère…..j’ai parcouru les retro actes de l’Office fiscal ou je ne trouve aucun vestiges que le prévôt de l’hôtel auraient requis ci devant.

 

 du 5 mars 1764

 ….Il est certain que la qualité de prévôt général pour autant qu’elle s’étend en Brabant et que le suppléant y a fait des exploits tortionnaires ou commis des excès l’assujettit, comme tout autre officier de la province, au juge Supérieur territorial qui est le Conseil du Brabant et, c’est en conséquence que S.A.R. a été servie de déclarer par son décret du 5 février 1763 adressé au dit Conseil que la connaissance de l’affaire concernant la conduite violente que le prévôt a tenue et les inductions blâmables dont il a usé dans l’instruction de procès contre jean pierre parfondrij, appartenait à ce Conseil et qu’il pourrait y disposer comme en justice il trouverait convenir ainsi qu’à l’égard des autres excès que le même prévôt peut avoir commis au fait de son emploi en brabant...... 

.….quelle sera la punition d’un homme tel que le prévôt de l’hôtel, qui, selon la rumeur constante a continuellement prévariqué*  dans ses fonctions……


* Prévariquer : Trahir les intérêts que l’on est obligé de soutenir ; Ne pas respecter les devoirs de sa charge ;

 

 

 

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