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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 15:23

      La branche des PARFONRY d'Erezée remonte à un certain Joseph, né dans le village proche de Clerheid avant 1710. Rien ne pouvait attester avec certitude l'origine initiale de cette branche. Il pouvait s'agir d'une provenance externe. Dans ce cas, la ville proche de Huy s'avérait la plus plausible. Ce qui aurait constituer un phénomène similaire à la branche de Forchies-la-Marche, dont l'ancêtre Mengold porte le prénom du Saint protecteur de Huy.

      Ces deux branches d'Erezée (Clerheid) et de Forchies-la-Marche, apparaissent à la même époque, au début du XVIIIème siècle. Celle marquée par les gesticulations à n'en plus finir de tous ces rois et empereurs, plus avides de battre le fer dans les campagnes que de battre le grain dans les champs. Mais dans la logique des choses, il était un peu difficle d'admettre qu'un habitant de Huy se soit réfugié dans un village, situé à quelques dizaines de km, en ne se mettant pas à l'abri des incartades des soldats et mercenaires de ces armées. Et contrairement à Forchies-la-Marche, située au bord de la Sambre, zone à dynamisme industriel, la région d'Erezée voyait le déclin au niveau de l'extraction artisanale du fer, face à la concurrence des nouveaux bassins sidérurgiques. En appui de tout cela, l'existence d'un lieu-dit dénommé Parfondry à Amonines, le long de l'Aisnes, est un indice de la rémanance ancienne de ce nom dans cette région, similaire aux lieux-dits de même écriture aux environs d'Aywaille. 

      D'autant que l'on constate en 1775, un mariage entre deux PARFONRY (Jean Hubert et Marie-Anne) à Clerheid, preuve en soi que ce nom y était bien présent, autorisant des mariages sans présenter de risques au niveau de la consanguinité, à moins d'un laxisme de l'autorité religieuse.

      C'est ce que l'on doit probablement en déduire, sur la base de certains textes récupérés sur la toile à partir de discussions entre généalogistes chevronnés. Le nom existait bel et bien avant 1700. Et même avec la particule, oufti !!!. On remonte ainsi avec un mariage d'un Servais de Parfondry dans ce village de Clerheid en 1617. Il a eu deux fils Servais et Jean (source : Jean-François COLIN). Et en 1680, ce même généalogiste se trouve en présence de deux Servais de Parfondry, l'un à Clerheid, l'autre  à Erezée.

       Ce qui peut nous laisser conclure que le personnage au prénom de Servais apparaissant dans différents textes par la suite est de la même lignée. Rien ne permet cependant d'affirmer que l'on a retrouvé une nouvelle ascendance de la branche d'Erezée. La seule certitude, c'est que ce nom est plus ancien à cet endroit par rapport à d'autres branches et qu'il peut en déterminer l'un des centres d'origine.

 

Le 20/07/1642 : Anthoine Flament vesture arrière au profit de Servais de Parfondry demeurant à Clerheid à titre de retrait lignagier d'une pièce de terre par lui acquise par Jean GrégoireTrinal au mois de février dernier située au vieux d'Orneau ;

Le 07/08/1690 : Laurent Breusquin de Grandmesnil vend au profit de Servais Parfonry d'Erezée une prairie au Prangeleux (source : HC Durbuy, vol 54 f. 142) ;

En février 1707 : Servais de Parfondry et Marguerite Grognart son épouse font pur vendange d'une pièce de terre à Thour Heyd joindant à Jean Grognart et aux orphelins Guillaume Grognart, au profit de Dieudonné Jardin (source : Notaire Brisbois Weris, liasse 818 acte 14) ;

 

     Sur le plan historique, la région dénommée "la Terre de Durbuy" , incluant Clerheid, Erezée et Amonines, offrait une production agricole et des ressources minières en fer conséquentes depuis le Moyen âge.  En particulier depuis l'an 1468, qui avait vu Charles le Téméraire détruire toutes les forges du Marquisat de Franchimont, en représaille de l'attaque des 600 franchimontois sur Liège. La Terre de Durbuy avait pallié aux carences de production de fer à partir de ce moment.

      Clerheid est attesté comme ayant disposé d'une forge depuis le Moyen âge, ce qui explique très probablement le fait qu'elle ait eu une importance plus grande que sa voisine Erezée jusqu'en 1813. Clerheid devint même, sous Napoléon, chef lieu de canton. Par ailleurs, Marie-Anne Parfondry, citée ci-devant,  est la fille du couple Jean-Joseph Parfondry et Marie Jeanne Pourrière de Freyneux. Or, un site de Freyneux est localisé juste derrière celui de Parfondry, en bordure de l'Aisnes à Amonines, attestant sans équivoque du lien avec cette famille.

    On peut en déduire que la branche actuelle des PARFONRY d'Erezée est installée depuis plusieurs siècles en ce lieu. Et qu'il a peu de chances que l'on retrouve des fragments de chromosomes semblables. Cette lignée a du forger son nom et sa particule à partir du lieu dit Parfondry, à Amoninesce qui n'a pas été nécessairement le cas pour  le site de Parfondry, en bordure de Meuse.

 

Grandmesnil, Prangeleux, Tour Heyd, Freyneux et Parfondry : série de lieux dits toujours mentionnés de nos jours sur les cartes IGN, aux environs d'Erezée ;

Vieux d'Orneau : ce lieu n'est plus mentionné de nos jours ; on pourrait le retrouver sous la forme de Vieux Fourneau, situé à proximité du lieu Parfondry ; dans un autre texte, on parle de Ry d'Orneau, mais ce nom de ruisseau n'existe plus sur les cartes IGN de nos jours ;

Vesture arrière : terme juridique remontant au Moyen âge, signifiant une vente d'un bien redevenant libre de la rente, du prêt ou d'un remboursement de dette ;

Retrait lignagier : droit civil coutumier découlant d'un ancien usage germanique, fondé sur le principe de propriété supérieure; il permet aux membres d'une même famille de reprendre un bien héréditaire qui fait l'objet d'une vente à un autre lignage en remboursant à l'acquéreur le prix d'achat de celui-ci ;

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