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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 08:30

     Sorti de la mémoire,  le portrait  du tableau, qui avait été conservé depuis plusieurs générations, a finalement pu être identifié, grâce aux recherches menées par sa descendante. L'incertitude a pu être levée. Il s'agit bien de celui de Joseph-Léonard-Félix BORDES-PARFONDRY (1811-1883) dont trois articles de ce blog ont déjà reconstitué l'histoire.

Voir les articles :

1. Un nom curieux, celui de BORDES de PARFONDRY ;

2. La dénomination BORDES-PARFONDRY est expliquée ;

3. Du nouveau sur l'origine de la famille BORDES de PARFONDRY

      Par un jeu de recoupements avec les autres militaires de la famille, son identification a pu être attestée. Son entrée à l'Ecole Spéciale Militaire en 1828 a permis d'éliminer les doutes et de faire le choix définitif au sein de cette famille de militaires. Il ne pouvait s'agir de son père,  Paul-Joseph-Raymond BORDES y PILAS (1770-1847), lieutenant-colonel. Vu que cette Ecole n'existait que depuis 1803, il n'a pu entamer sa formation d'Officier à l'âge avancé de 33 ans. De même, la question ne pouvait se poser pour son fils Paul-Joseph-Raymond BORDES dit PARFONDRY (né en 1859). Portant le grade de sergent en 1883, cela indique qu'il n'a pas suivi cette formation militaire.

      La confirmation est venue d'un Officier supérieur de l'Armée de Terre. L'uniforme porté a été déterminant pour le confondre. Il correspond de fait à la période de 1828, année de son entrée à l'Ecole Spéciale Militaire, qui sera appelée Saint-Cyr plus tard. En particulier, le port des épaulettes à franges a connu des évolutions dans leur couleur et leur attribution. Ainsi, celles à franges amarante de la tenue de grenadier, visionnées sur le portrait, indiquent un classement parmi les élèves d'élite. La description de l'uniforme1, sous la période du règne de Louis XVIII, entre 1814 et 18242, donne une idée de la totalité de l'habit. Voici ce qu'il en est dit :

- un habit en drap bleu de roi, avec parements et revers de même sorte ; le collet également en drap bleu étant relevé d'un passepoil amarante; les boutons en cuivre étaient au chiffre du Roi (deux L entrelacés, qui deviendront deux C à l'avènement de Charles X.);

- une veste également bleue de roi;

- un pantalon en drap de même nuance avec passepoil amarante;

- un shako en feutre noir avec plaque aux armes de France et mentonnière à écailles de cuivre;

- une giberne en cuir noir et d'un porte-baïonnette en buffle blanc

     Agé entre 17 et 19 ans lors de sa formation à l'Ecole Spéciale Militaire, cela correspond au visage du portrait repris ci-dessous. Il n'y a plus aucun doute sur son identité. Cet air mystérieux que lui trouve sa descendante est finalement en phase avec la physionomie mobile et expressive qui est décrit dans le texte de son éloge funébre en 18833. Une autre visite au Service Historique de l'Armée de Terre au Fort de Vincennes devrait permettre de faire ressortir probablement d'autres détails sur cet élève officier que fût Joseph-Léonard-Félix BORDES - PARFONDRY, et sa carrière militaire4.

    Ce  qui est certain c'est que ce portrait fait désormais partie intégrante de la saga de notre patronyme.

 

1 Général DESMAZES (1948) : Sant-Cyr, Son Histoire, Ses Gloires, Ses Leçons ;

2 A l'exception de la période des Cent Jours, marquant le retour de Napoléon jusque la défaite de Waterloo en juin 1815 ;

3 Journal L'Eclair du 17 février 1883 ;

4 L'explication de la  variation de nom entre les générations peut être trouvée en se référant aux articles précédent se rapportant à ce nom.

 

     Portrait de Joseph-Léonard-Félix BORDES-PARFONDRY (entre 1828 et 1830)

Portrait de Joseph-Léonard-Félix BORDES-PARFONDRY (entre 1828 et 1830)

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