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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 11:44

       Grand marbrier d'art, François-Xavier PARFONRY n' a reçu que des éloges tout au long de sa carrière. On croyait tout savoir, tout connaître sur lui. L'extrait ci-joint nous démontre le contraire. Il n'a pas été uniquement reconnu dans son pays d'adoption. Dans un livre écrit en anglais, on y découvre que la statue de Joséphine de Beauharnais, installée à Fort-de-France en Martinique, est  considérée comme le chef d'oeuvre de toutes les Caraïbes. Si la sculpture est de Vital DEBRAY, n'oublions pas que son magnifique socle, avec un bas-relief représentant le sacre de l'Empereur à Notre-Dame de Paris, est de François-Xavier PARFONRY.

       De quoi ingurgiter un peu de sa salive en voyant qu'aujourd'hui le film " The Artist " est nominé 10 fois. Comme s'il avait fallu tout ce temps pour redécouvrir un esprit créatif et artistique.

   W. VANDERCOOK John (1938): Caribbee Cruise. A book of the West Indies, Reynal § Hitchcock, New York, pp. 216-217;

      The Savane is the main grass park in the center of the town. At one side of it are the cafés, the beginnings of the streets of shops, and a few official building. At the other side, behind the deep shadows of old trees, is the grey mass of Fort Louis, long guardian in the oldest and most important possession of France in the New World. In the midst of the Savane, with tall royal Palms around it, is a marble statue of Josephine de la Pagerie, Empress of France.

       It is by sculptor Vital Debray and it is by all odds the most beautiful work of art in the Caribbean. It is tall, lonely, elegant, deeply moving. Josephine stands facing the place where she was born.

        Voici la photo de la statue sur son socle en marbre de Carrare, installée Place de la Savane à Fort-de-France, en Martinique, avant que sa tête ne soit  " tranchée ". On y voit le bas-relief qui est une reproduction d'une peinture de DAVID.

         josephine FdF001

 

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 09:58

       Si l'on avait connaissance de plusieurs déplacements de notre patronyme (sous les deux formes PARFONRY et PARFONDRY) en France au cours du XIXème siècle, la première expatriation aurait été l'oeuvre de Don Diego PARFONDRY au cours du siècle précédent en Espagne (voir article: Une recherche approfondie sur Don Diego Parfondri). Sans avoir de doutes sur son origine belge, il manquait le petit détail qui manifestement devait permettre d'en attester.

      Un indice supplémentaire vient désormais confirmer de sa provenance. Dans un document publié en 1995, on trouve la trace d'une autre personne de même appelation en Espagne. Et les quelques éléments qui y sont annexés ne font que confirmer notre analyse. Ce patronyme ne peut provenir que de cette région de Liège gravitant autour de la Meuse et de ses affluents.

      Voici ce que nous apprend cet extrait (Source : Emilio de CARDENAS PIERA : Caballeros de la Orden de Santiago, Siglo XVIII, Tome VII, Ana 1789 a 1799, Ediciones Hidalguia, Madrid, 1995, p. 94).

                         Maria Juana de Parfondri

                            N : Lieja (Flandes) Nuestra Senora de las Fuentes,

                                   20 de agosto de 1701

                            T : Madrid, 13 de agosto de 1770

                           Hijos : Bernarda, Luisa, Nicolas, Francisco, Petronila, Manuel y Roque

      Les références à la région liégeoise sont doubles.  Il y a bien sur la mention de la ville de Liège (Lieja) mais surtout celle relative à l'Eglise Notre-Dame-aux-Fonts (Nuestra Senora de las Fuentes) qui doit être très certainement le lieu de baptème de Maria Juana de PARFONDRI (N = Nacimiento).

      Pour la petite histoire, l'église Notre-Dame-aux-Fonts est la première église de Liège, édifiée au 10ème siècle par NOTGER, le premier Prince-Evêque de Liège. Tout liégeois se faisait baptiser dans cette église. Elle ne résista pas à la révolution liégeoise qui se fit dans la foulée de la révolution française et fut détruite en 1794. La notification de cette église n'est pas la première au niveau de notre patronyme. Elle avait déjà été mentionnée dans la famille du Baron de PARFONDRY et de la famille VAN der MAESEN. De plus, le fait d'une présence à Liège n'a rien d'étonnant car il est attesté que le nom s'y était installé dès la première moitié du 14ème siècle.

      Ce qui est plus surpremant, c'est la mention de la Flandre (Flandes) en tant que région d'origine. Il y a une erreur historique qu'il convient d'interpréter.en fonction du contexte de l'époque. Si la Principauté de Liège ne faisait pas partie des Pays-Bas espagnols en 1701, il est évident que son indépendance politique se réduisait progressivement. Par son caractère de neutralité reconnue par les Grandes puissances, par le découpage de son territoire, par son isolement géographique, les armées étrangères ne se gênaient pas pour la traverser, installer leurs quartiers et rançonner la population. Il apparaît évident dès lors que ce territoire, et plus particulièrement durant la Guerre de Succession d' Espagne, était assimilé à l'ensemble des Pays-Bas espagnols qui vécurent de 1506 à 1710 avant d'être transfèré aux Habsbourg en 1715, après cette guerre. Il a déjà été rapporté à plusieurs reprises, dans ce blog, que ce contexte fut la principale raison de déplacement de notre patronyme au début du 18ème siècle.

     La signification du T n'est pas assurée. Le sigle n'est pas en relation avec la notion d'un décès (fallecimiento) ou d'une morte (muerte). On peut seulement en déduire que cette personne était à Madrid en 1770, à l'âge de 69 ans. Et manifestement, Maria Juana de Parfondri avait de nombreux enfants. 

       Quant à l'Ordre de Santiago, qui sert de contexte à l'extrait du livre mentionné, il s'agit d'un ancien Ordre militaire et religieux dont les chevaliers restaient  laïques. Placé sous la souveraineté du Roi d'Espagne, depuis 1493, il n'était plus que protocolaire.

     Dans le même livre, il est mentionné un dénommée Juan Baldorinos de Parfondri, avec comme seule information complémentaire la mention   F : Ceuta (hospital), 19 de enero de 1721. Ce qui pourrait être compris comme étant décédé (F : Fallecimiento) le 19 janvier 1721 à l'hôpital de Ceuta.

      Cette référence à Ceuta ainsi que l'année 1721 font croire à un lien avec la Campagne de Ceuta (fin 1720-début 1721), au cours de laquelle un corps expéditionnaire espagnol de 16 000 hommes, sous la direction du Marquis de Leyde, fut envoyé pour lutter contre les troupes du sultan du Maroc Moulay Ismaël qui encerclaient la ville. Les combats furent rudes et malgré leur victoire, les espagnols auraient eus 5 000 morts. Juan Baldorinos de Parfondri doit probablement faire partie de ceux-ci. Ceuta est encore de nos jours l'une des deux enclaves espagnoles (avec Melilla) au Maroc.

      Et ceci nous confirme donc bien que la provenance de tous ces PARFONDRI (Y) en Espagne dans le courant du XVIIIème siècle, ne peut qu'être reliée qu'avec sa région d'origine, à proximité de la ville de Liège en Belgique.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 16:19

       Voici un petit récapitulatif faisant état de la situation de notre patronyme dans le monde de nos jours. En insistant en fonction des données disponibles sur l'origine de l'installation et de la propagation dans les pays.

Notre patronyme (Parfonry - Parfondry) n’est ainsi pas recensé parmi les cent plus fréquents de Wallonie ni dans aucune des communes. De manière synthétique, on résumera qu’il existe encore à ce jour deux branches de PARFONRY (Neerheylissem et Erezée) et deux de PARFONDRY (Aywaille et Forchies-la-Marche). A cela, on peut y joindre la branche d’Havelange, en cours d’extinction, car uniquement représentée par des filles, et la branche de Trognée/Bertrée qui s’est éteinte récemment avec Flore-Hortense PARFONDRY, décédée sans héritiers en 1992.

 

Pour toute la Belgique, il y avait 32 PARFONRY et 86 PARFONDRY recensés en 19991 pouvant être répartis en fonction des provinces.

 

                              Tableau de répartition des noms PARFONRY et PARFONDRY par province belge en 1999

 

 

Anvers

Bruxelles

Brabant Wallon

Brabant Flamand

Flandre Occiden

Flandre Orientale

Hainaut

Liège

Luxembrg

Namur

Total

PARFONDRY

0

1

3

0

0

1

39

18

13

11

86

PARFONRY

0

3

7

4

0

0

2

3

6

7

32

Total

0

4

10

4

0

1

41

21

19

18

118

39 : Résulte de la localisation encore importante de la branche des PARFONDRY de Forchies-la-Marche dans le Hainaut ;

  7 : Résulte de la présence du village de Neerheylissem dans la province du Brabant wallon:

21 et 19 :Les Provinces de Liège (branche d’Aywaille) et de Luxembourg (branche d’Erezée) attestent toujours de l’origine ;

18 : La présence relativement importante dans la province de Namur résulte de migrations récentes pas complètement élucidées ;

 

 Et la situation n’est pas meilleure en France2, pays ou ce nom s’est quelque peu propagé. En 2007, 15 personnes y portaient le nom PARFONRY et 14 le nom PARFONDRY. Le repérage des PARFONRY a pu se faire à ce jour dans la totalité en les reliant à la même origine. Assez peu nombreux, ils descendent tous de François-Xavier PARFONRY, originaire de Neerheylissem, arrivé à Paris peu après 1841 et devenu marbrier d’art à Paris. Il sera récompensé en recevant la médaille de Chevalier de la Légion d’honneur en 1881. Depuis 1890, 18 personnes de cette lignée y sont nées sur le territoire français3. La proportion nettement plus importante d’hommes explique la persistance du nom4. Toujours présents à Paris, ils se sont quelque peu dispersés, tout en conservant une forte homogénéité familiale et en manifestant une focalisation particulière sur le Loiret et sa forêt de Sologne.

 

Quant aux PARFONRY de la branche d’Erezée, aucun membre n’y a été recensé en France. Par contre, depuis l’arrivée de José PARFONRY à la fin du XIXème siècle, une lignée existe toujours à Séville en Espagne. Parti de Belgique pour y écrire un livre « De Bruxelles à Gibraltar à pied », il s’amouracha en chemin d’une habitante de Séville5. Sa présence est repérée dès 1896. Il s’y installa de manière définitive en créant une société spécialisée dans la fabrication de paratonnerres « PARARRAYOS PERFECCIONADOS », située Marquès de Santa Anna 3. Un total de 14 naissances couplées à ce nom ((PARFONRY, JIMENEZ-PARFONRY, PARFONRY-RAMIREZ, PARFONRY-PONCE) a été enregistré depuis son arrivée. Son frère, Emile, lieutenant dans l’armée belge, né à Hotton-sur-Ourthe en 1857, a rejoint STANLEY en 1882, en l’aidant à remonter le fleuve Congo. Nommé chef de la Station d’Issanghila, il est décédé 7 mois après son arrivée, le 24/03/1883. Il est enterré au cimetière des pionniers à Manyanga dans le Bas-Congo. Grâce à cette petite parenthèse historique, nous avons droit à Hotton à la seule rue au monde portant notre patronyme.

 

Pour les PARFONDRY, installés en France, la situation sur l’origine n’est pas encore totalement vérifiée, même si la grande majorité est issue de la branche d’Aywaille. Celle-ci remonte à Mathieu PARFONDRY (1732-1799), né et décédé à Aywaille, plus spécifiquement à Dieupart. Son fils Wéry, né en 1765, est à l’origine du déplacement. Il s’est marié en 1794 à Tournay6, village intégré de nos jours à la ville de Neufchâteau dans la province de Luxembourg. Avec cette date de mariage, on peut y voir un lien avec la Révolution française, ayant eu comme corollaire la conquête de la Belgique par les armées de DUMOURIEZ7. Wéry y est décédé en 1812. Tout comme son fils aîné Nicolas, il occupera la fonction de porteur de contraintes8. Cette fonction ayant été précisée par une loi du 16 thermidor an 8 (4 août 1800 )9, il apparait logique de penser que cette famille s’intégrera au nouveau système d’administration français. Ce qui peut expliquer sa propension à se déplacer pour certains de ses membres vers Paris par la suite.

 

    Lieux de naissance des PARFONDRY en France10

 

Période 1891 - 1915 : 2 naissances

Paris 9ème et  Paris 16ème ;

Période 1916 - 1940 : 3 naissances

Paris 1er, Paris 16ème et Paris 18ème ;

Période 1941 - 1960 : 8 naissances

Somme : Roye, Méharicourt (2), Rouvroy en Santerre ;

Allier : Désertines, Montluçon ;

Aisnes : Nouvier en Thiérache ;

Paris 14ème ;           

Période 1966 - 1990 : 4 naissances

Somme : Corbie, Méharicourt ;

Gironde : Bordeaux ;

Haut de Seine : Levallois Perret ;

 

Pour expliquer ce déplacement entre Dieupart et Tournay, soit sur près de 100 km, on peut avancer deux raisons essentielles. En premier lieu, ces deux endroits faisaient parties d’une même entité sous l’Ancien Régime, à savoir le Duché de Luxembourg. D’autre part, ce site de Dieupart, caractérisé par l’installation d’une forge depuis 1525, verra le déclin de l’industrie du fer après 1700, entraînant l’émigration ou le changement d’état11.

Avec l'aide de descendants de cette branche d’Aywaille, il s’est avéré possible d’identifier pour la plupart ceux présents en France. Il y a eu manifestement plusieurs introductions. La première se retrouve dans le Département de l’Aisnes avec Edouard PARFONDRY, marié à Saint-Quentin le 30 août 1842 avec Aurore LEMAIRE (1826-1846). Et qui devrait être probablement François Edouard le fils cadet, né à Tournay en 1810, de Wéry PARFONDRY. N’ayant pas eu d’enfants, la première réelle installation se serait faite peu avant 1860. Il s’agit de Marie-Thérèse PARFONDRY, née à Bertrix en 1830, qui avait migré à Paris ou elle était serveuse dans un café-restaurant. Devenue fille-mère, son fils Jules – Adolphe PARFONDRY est né à Paris en 1860. Les naissances dans l’Allier sont également reliées à cette sous-branche. Quant à celles identifiées dans l’Aisne et la Somme, elles pourraient y être par le souvenir d’oncles, tantes et cousins dans cette région peu après 1900. Par contre, celles de Gironde et de Levallois Perret sont reliées à une autre sous-branche. On y retrouve à l’origine Alfred, né à Tournay en 1850 qui a du arriver au plus tard à Paris en 1885, année ou il y déclare Octavie, sa fille cadette. En fonction des faits divers journalistiques récupérés12, il a du s’installer dans le 16ème à Paris, avec son fils Albert-Joseph PARFONDRY, né à Tournay en 1881 et décédé en 1935 à Paris 20ème.

 

Un extrait d’un journal de 1902 constitue assurément la plus ancienne preuve de cette présence en France. On y retrouve Alfred et Albert dans une situation assez critique13 

 

Journal des débats politiques et littéraires du 01 mars 1902

Rubrique : Faits divers

                               Un meurtre

Congédié avant hier du dépôt des Petites Voitures, parce qu'il remplissait mal son service, Henri Bachet partait en proférant des menaces contre M. Parfondry, son contre - maitre, et son fils, âgé de vingt ans.

Le même soir, M. Parfondry et son fils se rendaient à la cantine de dépôt, rue Duret, y prendre une consommation. Ils y trouvèrent Bachet et un de ses amis, qui se mirent à les injurier. M. Parfondry ne répondit pas; puis sa consommation prise, sortit avec son fils.

Il avait à peine fait quelques pas sur le trottoir que Bachet lui sautait à la gorge. Le jeune Parfondry voulait dégager son père, mais l'ami de Bachet, le prit à bras-le-corps et, presque aussitôt, Bachet s'élançait sur le jeune Parfondry, lui plongeait par trois fois son couteau dans le cou, dans l'avant-bras et dans les reins.

Le malheureux jeune homme a été transporté à l'hôpital Beaujon dans un état très grave. Une heure après, Bachet et son ami, un certain Ury, étaient arrêtés et envoyés au dépôt.

 

Malgré de graves blessures, Albert s'en est sorti. Il s'est marié en France en 1912 avec Marguerite BRASSY, et y a exercé la profession de boucher. Il a obtenu la naturalisation française en 1934. Sur le plan des liens familiaux, Marie-Thérèse et Alfred étaient cousins germains. Leurs pères respectifs, Nicolas et Vincent, tous deux nés à Tournay en 1805 et 1808, étaient les frères ainés de François Edouard. D’autres membres de cette branche, surtout parmi les enfants de Nicolas, se sont déplacés sur Paris. On retrouve ainsi Eugénie, décédée en 1890 à Paris 4ème et Eulalie, décédée en 1900 à Paris 14ème. Mariée respectivement à François LAVAL et Jean-Joseph GERARD, il est possible qu’une descendance puisse exister. La sœur d’Albert, prénommée Simone, devenue modiste, a vécu probablement toute sa vie dans la capitale française. Née en 1913 dans le 16ème, elle est décédée en 1995 dans le 15ème. Mariée en 1936 avec Roger MOHR, une descendance se perpétue également de nos jours. Une dernière naturalisation d’un prénommé Pierre, aura lieu en 1960. De toutes ces données, on constate que les PARFONDRY étaient tous installés jusqu’en 1940 dans différents arrondissements de Paris avant d’entamer un début de dispersion, en particulier vers la Somme. Ce nom se perpétue à travers la descendance de deux Alain PARFONDRY, lointains cousins, issus des lignées des deux frères Nicolas et Vincent.

 

Complémentairement à cette implantation de la branche d’Aywaille en France, une autre installation a existé, probablement plus diffuse. Cette dernière est reliée à la branche de Trognée/Bertrée. Un Lambert-Joseph PARFONDRY, né à Trognée le 19/03/188814, a sans doute été le premier à obtenir la naturalisation française en 1923. Successivement attaché au consulat de France à Anvers dés les années 192015, avant d’être nommé Consul de France à Charleroi de 1945 à 1949 pour terminer à l’Ambassade de France à Bruxelles16, il a également obtenu la Légion d’Honneur en 1947. Si des descendants de cette dernière migration vers la France vivent encore de nos jours, il est envisageable qu’ils puissent avoir un ancêtre commun avec les descendants de Jean–Pierre PARFONDRY, venu s’installer à Neerheylissem vers 1750 et à l’origine de cette branche.

 

Assez curieusement, on ne retrouve aucun membre de l’importante branche des PARFONDRY de Forchies-la-Marche en France. Cette constatation, assez étonnante, demanderait cependant à être confirmée, même si les données accumulées sur Généanet ne donnent aucune indication sur un quelconque déplacement. La seule certitude est celle de Rosine PARFONDRY17, arrivée vers 1902 dans l’Indiana aux Etats-Unis, avec son fils Fernand ROVILLARD18. Elle a été rejointe par d’autres PARFONDRY. On a ainsi Louis, de la branche d’Aywaille, né à Petivoir en 1879, parti en 1911. Mais aussi un certain Alfred, arrivé le 9 août 1919 à New York, à l’âge de 20 ans, sur le navire Eglantier parti d’Anvers19 , dont l'identification reste à faire.

Comme autre pays de destination, on retrouve de nos jours une famille PARFONDRY à Bergisch Gladbach en Allemagne, sans en déterminer la provenance. On fait également mention d’un Charles, Joseph PARFORI, sergent dans l’armée des Pays Bas en 1830, marié à Harderwijk. Sans oublier l'installation en Espagne dès le 18ème siècle et dont le sujet fait l'objet d'autres articles.



1 Source : Patronymica Romanica. Dictionnaire historique de l’anthroponymie romane ; http://www.familienaam.be ;

2 Noms les plus portés en France (cumul des données de 1891 à 1990) : PARFOURU : 91.151ième rang ; PARFONDRY : 276.939ième rang ; PARFONRY : 346.633ième rang ;

3 Cela sans compter les deux naissances en 2008 et 2011 résultant d’une nouvelle migration d’un descendant d’un frère du père de François-Xavier ;

4 13 hommes et 5 femmes, soit un rapport de 2.6 ;

5 Commentaire de juin 2010 de Josefina JIMENEZ PARFONRY, sa petite-fille ;

6 Tournay : village situé près de Bertrix, à ne pas confondre avec la ville de Tournai ;

7 Bataille de Neerwinden de mars 1793 ;

8 Porteur de contraintes : celui qui notifie les mises en demeure pour récupérer des impôts ; huissier de nos jours ;

9 FOURNEL M (1819) : Les lois rurales de la France, T.1, Les Editeurs, Paris ;

11 Ce site fut fortement endommagé en 1691pendant la guerre de la Ligue d’Augsbourg opposant Louis XIV au reste de l’Europe (Site : Domaine du château de Dieupart) ;

12  Journal " Le Gaulois " du 10 mars 1908, on trouve dans les offres d'emploi, le texte suivant : Chauffeur mécanicien - Bon chauffeur plurivalent, 27 ans, désire place sérieuse, bonne réf. Albert Parfondry, 22, r. Duret ;

 13 Journal des débats politiques et littéraires du 01/03/1902 ;

14 Ses parents sont Gérard PARFONDRY, cultivateur, et Marie Louise CORNELIS, mariés le 14/06/1884 ;

15 Ayant habité rue du Rameau d’Olivier, 5 à Anvers, dès 1921, selon la fiche du recensement de Trognée ;

16 Lettre du Consulat de France à Charleroi du 28/11/1980 ;

17 Il s’agit de Rosalie (dite Rosine), née en 1857, fille de Augustin PARFONDRY et Marie Claire MARCHAND, arrière- arrière- petite-fille de Mengol PARFONDRY, et mariée en 1873 avec Désiré Joseph ROVILLARD ;

18  Un mail envoyé en 2001 par son arrière-petit-fils, habitant les USA  recherchait des informations sur cette Rosine : ferdinandrov@webtv.net ;

19 Sur le site : Ellisisland.org ;

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 11:26

       Voici une synthèse des recherches effectuées sur Don Diego PARFONDRY, apparaissant en Espagne dans le courant du XVIIIème siècle. Sur la base des informations rassemblées, on y trouvera quelques explications historiques permettant d'intégrer la petite histoire de ce personnage dans la grande Histoire.

 

La découverte d’un Don Diego PARFONDRI, décédé en Espagne en 1773, est sans aucun doute une des mentions les plus anciennes du patronyme à l’étranger. Il est diplômé du Real Cuerpo d’Ingenieros Militares vers 1730. Ce corps d’élite a été créé en 1711 par Don Jorge Prospero VERBOOM (1667, Anvers-1744, Barcelone) d’origine flamande. Ce dernier fut appelé par le roi Philippe V pour organiser les ingénieurs militaires espagnols sur base de sa connaissance de l’Académie militaire de Bruxelles ou il avait étudié. Pour le recrutement, ne disposant pas suffisamment au début de nationaux espagnols, il fut fait appel pendant les premières années à des étrangers. Dans le contexte historique, on se trouve à ce moment peu après la fin de la période des Pays-Bas espagnols qui s'est étendue de 1506 à 1710.

L’hypothèse la plus plausible, compte tenu de sa date estimée de diplôme vers 17301  est qu'il ait été recruté tardivement. Selon une première source, cette filière semble s'être éteinte assez rapidement car il n'y aurait plus eu d'arrivées d'ingénieurs flamands2 après 17183. Autre explication est qu’il soit le fils d’un soldat des Gardes royales wallonnes4, régiment composé de militaires recrutés en Hainaut, Namur et Principauté de Liège qui vit le jour en 1702 pendant la guerre de Succession d’Espagne. Cette guerre opposa, entre 1701 et 1714, la France et l’Espagne contre l’Angleterre, l’Autriche, les Provinces Unies et le Portugal, et plusieurs batailles se déroulèrent en Espagne (Almanza, Saragosse, Villaviciosa, Barcelone). Cette guerre permit d'asseoir les Bourbons sur le trône d'Espagne, en la personne de Philippe V, petit-fils de Louis XIV. En contrepartie l'Espagne abandonna ses territoires du Nord aux Habsbourg. Les Pays-Bas devinrent autrichiens de 1715 à 1792. Quant au régiment des Gardes wallonnes, il ne fut dissous qu'en 1822.

Une étude spécifique5 donne des informations complémentaires assez importantes sur ce Don Diego PARFONDRI. On y apprend qu'il portait le grade de lieutenant colonel, accordé suite à une décision du Roi d'Espagne en 17626, et avait le titre d’ingénieur en second. Il a notamment réalisé une étude pour fortifier la ville de Calpe en Espagne. Sa bibliothèque était constituée de 23 livres7 dont 13 étaient relatifs à des livres professionnels (mathématiques, génie militaire, artillerie,…)8.

 

Le nom de Don Diego PARFONDRY est ainsi confirmé dans plusieurs recueils relatant des épisodes de cette période9.

 

1747: Erección de las murallas de Calpe(sur base d'un document de Pascual MADOZ en 1842)10

 

En Mayo de 1745, el cura de Calpe, Mosén Roque Vives, en misiva dirigida al Marqués de la Ensenada, previene de los trágicos sucesos acaecidos en la villa durante el año 1637 y solicita se tomen las oportunas medidas para defender tales insultos con la reparación y mejora de la fortificación entonces existente. En Julio del mismo año el ingeniero jefe Don Nicolás Bodín realizaba un primer reconocimiento sobre el terreno, levantando los primeros planos......

Hasta aquí llegó la intervención de nuestro técnico por su fallecimiento repentino...... Sobre la base de sus planos fue el ingeniero extraordinario Don Diego Parfondry quien instruyó la disposición de las muralla, parapetos con sus aspilleras, la colocación de buenas puertas bien herradas y el cierre de todas las bocacalles del arrabal, cegando las puertas y ventanas que dieran al campo y abriéndolas hacia el interior de las calles. El 24 de Mayo de 1746 un nuevo informe del ingeniero Don Carlos Desnaux contradice lo aconsejado por Parfondry..... De hecho el acometer las obras como señalaba Parfondry hubiera sido un trabajo menor, pues con pocos medios se habría mejorado el sistema de defensa promovido por los propios calpinos que ya se había probado insuficiente.

 

                                Mercurio histórico y político, Tome 168, Imprenta Real, Madrid, 1762, p. 105 et 106

 

Teniendo el Rey presente fu prometa de atender a los cuerpos de artillería, e ingenieros con iguales gracias a las cue fe sirvió repartir a otros….Han ascendido 26 a tenientes, e ingenieros extraordinarios, y 17 cadetes a subtenientes, e ingenieros delincandores. También ha concedido S.M. grados de coroneles….., y de tenientes coroneles a los ingenieros ordinarios: D. Phelipê de Rueda, D. Alexandra Taramas, D. Diego Parfondri, y D. Bernardo Macmahon.

                              

Don Diego PARFONDRI a été marié à Maria Luisa de ARRIOLA y del FRAGO12, descendante d’une vielle famille aristocratique, originaire d’Elgoibar dans le pays basque. Il est décédé à Barcelone en 1773. Ayant eu des enfants, on peut penser que ce nom se soit perpétué au moins sur une descendance.

 

La mention suivante indique effectivement de l’existence d’un autre personnage. La date de référence de 1794 et le grade de lieutenant attestent que l’on ne peut confondre malgré la similitude du nom. ( N.B. : Pour rappel, le premier était lieutenant colonel). Il doit s’agir probablement d’un fils qui a poursuivi la carrière militaire de son père 

                         

Mercurio de Espana, Tome II Imprenta Real, Madrid, 1797, p. 384-386

Glorioso dia para las armes del Rey. La guarnición del valle de Aran11, reforzada con 30 hombres, ha atacando hoy los alturas de los puertos de Viella, Pau de Toro, y Rius con la major obstinación. El fuego ha principiado a las 6 de la mañana, y ha durado hasta las 2 de la tarde…. Durante toda la acción he tenido a mi inmediación al Comandante de este hospital el Sargento major de Voluntarios…. Asimismo…., los oficiales agregados los Tenientes D. Diego Parfondri, y D. Manuel Campos……

 

Et la phrase extraite ci-après atteste que le nom continuait d’exister plusieurs décennies plus tard, sans avoir de certitudes cependant quant au lien généalogique.

 

                En noviembre de 1821, un proyecto de reglamentación, elaborado por dr. Parfondry, regulaba la proporción de materias en los ejercicios de los actuantes……13

 
            Cette lignée n’y est plus localisé de nos jours, sachant que la lignée des Parfonry, vivant à Séville, n'est en rien reliée à cette présence antérieure de Don Diego Parfondri.

1 http://www.ingenierosdelrey.com/01_06_siglo18.htm ; Portant le numéro 234 au niveau de la liste des 975 ingénieurs identifiés, on peut extrapoler son année de diplôme à partir de certaines données plus précises (n° 201 en 1726 et n° 271 en 1735) ;

2 On entend dans cette appellation une origine en provenance des Pays-Bas espagnols pouvant intégrer la Principauté de Liège ;

3 GALLAND-SEGULA Martine (2008) : Les ingénieurs militaires espagnols de 1710 à 1803, Bibliothèque de la Casa de Velasquez, Ciudad Universitaria 28040 Madrid, Vol. 40 ;

4 HASQUIN Hervé (1999) : La Wallonie, son histoire, Bruxelles, Ed. Luc Pire, p. 76 ;

5 Las condiciones materiales de la vida privada de los Ingenieros Militares en España en el Siglo XVIII ; Las bibliotecas de los ingenieros ; source : Archivo Général Militar de Segovia ;

6 Mercurio histórico y político, Tome 168, Imprenta Real, Madrid, 1762, p. 106 ;

7 Au niveau de tout l’inventaire des livres, la Belgique était le troisième pays, après l’Espagne et la France, d’édition des livres répertoriés ;

8 GARCIA Marie-Hélène : Les bibliothèques de militaires espagnols au XVIIIème siècle ;

11 Valle de Aran (Val d’Aran) : vallée dans les Pyrénées catalanes, frontière entre la France et l’Espagne et entre plusieurs régions historiques (Gascogne, Languedoc, Catalogne et Aragon) ;

12 Site : Familia ARRIOLA. Historia et genealógica - 7ème génération ; Fille du Capitaine Don Diego de ARRIOLA y Diaz Roman (1722-1782) et de Dona Juana del FRAGO ;

13 Aulas y saberes. VI congreso internacional de historia de las universidades hispanicas (Valencia, 1999), Vol. 1, Université de Valence, 2003 ;

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 14:41

      Découverte sur un site de vente aux enchères, voici une nouvelle peinture de Paul. Intitulée  " Garçon au rocher " et datée de 1906, cette peinture se différencie fortement des précédentes. Aucun meuble d'intérieur figé, aucuns bibelots venant s'inscrire dans le décor d'une pièce de l'immeuble de la rue Jouffroy à Paris, aucune rencontre galante aux habits du passé.

      Comme une conversion quelque peu tardive à un autre courant artistique tel le romantisme, et même à l'impressionisme. Manifestement, le décor verdoyant, même s'il ne se répartit pas d'une variation éclatante des couleurs, est marqué par la présence centrale d'un jeune garçon sur lequel est concentré un effet de lumière des plus saisissants.

      Paul est donc sorti de son austère appartement parisien. Où a t-il peint ce délicieux petit tableau de 22 x 27 cm ? On peut penser qu'il a pu pénétrer dans le jardin de l'abbaye de Poissy, propriété du  peintre Charles MEISSONIER, et dans lequel  son ami Lucien GROS, beau-frère du peintre, recevait régulièrement ses invités. Une découverte plus récente d'une autre peinture, représentant une portion des jardins de la villa de Créteil, construite par le marbrier François-Xavier, le père de Paul, oriente plutôt dans cette voie (voir article : Le jardin de Créteil en peinture). Il y a dès lors une réelle opportunité de voir dans le jeune garçon l'un des deux fils de Paul. Quant à déterminer s'il s'agit de Georges ou de Jean, la question restera sans doute à jamais posée.

      Mais manifestement le concept du jardin de Giverny, cher à MONET depuis 1883, avait marqué de son empreinte l'esprit de Paul. Même si on est loin du Jardin des Nymphéas, on ne peut qu'y décéler d'une influence même mineure.

     Ce tableau est d'une importance essentielle pour nous permettre  de  comprendre que Paul avait évolué dans sa peinture. Le style est résolument plus moderne et plus joyeux que ses autres tableaux.

    garcon-au-rocher 

   Ce tableau, mis aux enchères par la Maison de vente ROSSINI, a finalement été adjugé ce 20 janvier 2012 pour un montant de 150 €, au marteau. Il est signé et daté en bas, à droite.

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 14:03

         Dans un article précédent, intitulé " Le gisant des chevaliers de Parfondrieu", on y découvrait l'existence ancienne d'une sépulture pour deux membres de cette lignée, situé dans l'Eglise de la Grande Flémalle. Cette photo pouvait laisser croire que cette présence découlait implicitement de l'importance acquise par ces deux chevaliers, Ameil et Jean, deux frères ayant occupés des fonctions dans l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ce gisant devait rester la seule trace matérielle.

       Le fait que le document de Jacques de HEMRICOURT intitulé " Le miroir des Nobles de Hesbaye" ne cesse de dévoiler d'autres découvertes permet de reformuler notre première appréciation. Contrairement à ce qui pouvait constituer une analyse simple et primaire, ce gisant des deux frères n'a pas été la seule représentation funéraire au sein de cette lignée.

      Le texte, dévoilé par Mr. Charles, François JALHEAU en 1791, et reprenant de manière très approfondie et très précise la généalogie des différentes familles de chevaliers énoncées dans le document de HEMRICOURT, donne un aperçu beaucoup plus large des lieux de sépulture de tous ces personnages.On peut le visionner sur le site :

http://books.google.be/books?id=ZtREAAAAcAAJ&pg=PA22&lpg=PA22&dq=%22+Jacques+de+Parfondrieu+%22&source=bl&ots=u_rgUVh4xA&sig=4gE-uBCJDQA0dyVXlRx5BrWBlLg&hl=fr&sa=X&ei=jOPxTprxOcKCOs_VxKcB&ved=0CB0Q6AEwAA#v=onepage&q=%22%20Jacques%20de%20Parfondrieu%20%22&f=false

      Après en avoir fait une lecture compulsive, on peut affirmer que trois autres membres de cette lignée des chevaliers de Parfondrieu ont eu droit à une sépulture.

       Et en premier lieu, comme pour en attester une nouvelle fois l'un des centres d'origine, le premier de la lignée, le Chevalier Jean de Parfondrieu, mort probablement au début du 14ème siècle, a été effectivement enterré dans la chapelle de Parfonry, qu'on mentionne dans le comté de Clermont. Ce qui ne laisse aucune équivoque de sa situation. On en déduit que ce lieu, qui a bel et bien été un fief dévolu à cette famille, existait déjà à ce moment et disposait déjà d'une chapelle. 

     Son fils, Jacques de Parfondrieu, y a été également enterré, mais cette fois en y apportant une autre précision. Il gît dans le choeur, devant l'autel, ce qui confère sans aucun doute une plus grande importance au lien que cette famille pouvait avoir avec ce lieu.

     Rien ne permet d'affirmer de l'importance du nombre d'habitants de ce lieu, ni de dire s'il s'agissait déjà d'un hameau comme on le découvrira quelques siècles plus tard. Mais manifestement, on peut y voir une certaine similitude avec l'endroit Parfondruy, près de Stavelot, qui s'est développé autour d'une chapelle et d'un petit ruisseau escarpé du même nom. La proximité avec des terres de l'abbaye de Flône (ferme de Hottine) reste une piste pour expliquer l'implantation à cet endroit. Il est reconnu que les moines de cette abbaye ont extrait le fer, la houille et la calamine sur les deux côtés de la Meuse.

    Un troisième gisant se retrouve cette fois dans l'église des Dominicains à Liège. Il s'agit cette fois de Jean de Parfondrieu, le petit-fils du premier de la lignée, mort sans héritiers en 1377. Ce qui atteste que cette lignée avait quitté son territoire d'origine, suivant en cela l'évolution de la société qui s'adaptait aux nouvelles situations qui annonçaient la fin de la période moyennageuse.

   De toutes ces sépultures, il n'en reste plus rien. Aucunes traces matérielles de cette aventure épique et chevaleresque qui fut sans aucun doute les prémices de la saga dévoilée de nos jours.

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 11:03

       Emile PARFONRY, l'horloger de Bruxelles, n'a pas été le seul de la lignée des PARFONRY de Neerheylissem a côtoyer la famille royale belge. Précédemment, il avait déjà été mentionné que son petit - cousin, François-Xavier, parti exercer ses talents de marbrier en France dès 1841, avait négocié la vente d'un imposant vase en marbre avec Philippe de Belgique, Comte de Flandre, frère cadet du futur roi Léopold II. Ayant fait office de Président d'honneur de la Commission belge de l'Exposition Universelle de Paris en 1867, ce membre de la famille royale belge participera également à celle de 1878, comme l'atteste l'extrait du livre repris ci-dessous.

Elie GUINAND (1880) : Notice sur les marbres de Saillon. Bulletin de la société vaudoise des sciences naturelles, Vol. 16, n°83 ;

p. 602 : .... D'autre part, la partie inférieure de la 3ème couche, détachée de la 2ème, est tout à fait semblable à la variété verte et blanche de Cipolin antique, dont un type était visible à la dernière exposition universelle de Paris, sous la forme d'un magnifique vase présenté par la maison Parfonry et qui a été acheté à grand prix par le comte de Flandres.

        Et manifestement ce vase en marbre Cipolin antique devait avoir une certaine prestance, sinon un volume particulièrement impressionnant. C'est ce qui ressort de la lecture de l'article signé par un certain TURGAN dans L'Univers illustré-Paris, 28 septembre 1878, n° 1227  et intitulé : L'Exposition Universelle

M. Parfonry expose des cheminées en marbre sculpté de très bon goût, dont l’échantillonnage est tout à fait satisfaisant et surtout adaptable aux appartements d’aujourd’hui. Le grand vase en marbre cipolin antique du même marbrier est d’un placement moins facile ; la matière et l’exécution en font une pièce extraordinaire destinée à quelques musées d’Etat ou de ville, ou bien à orner le pied d’un escalier monumental dans un des ces beaux hôtels que l’on construit aujourd’hui

     Il restait toutefois à s'assurer que ce vase avait indéniablement pris le chemin de la Belgique et avait pris place parmi le mobilier de la famille royale. Ce qui m'a été confirmé récemment, après être entré en contact avec l'une des gestionnaires de la Liste Civile du Roi1 travaillant au Palais Royal.

      Faisant suite à une demande d'information de ma part, mentionnant l'existence de ces textes, auquel était jointe la photo supposée de ce vase, une réponse m'est parvenue, en date du 20 décembre 2011. Les explications fournies, quoiqu'assez concises, confirment indéniablement que le vase a bien transité parmi les demeures de la famille royale à Bruxelles.

      Dans un inventaire faisant partie des "archives dynamiques de la Liste Civile du Roi ", se rapportant sur l'ancienne collection des Comtes de Flandre et du Roi Albert Ier, leur fils, on y trouve ainsi la mention suivante :

         " un grand vase en marbre gris veiné vert, venant de l'exposition universelle de Paris en 1878, dessiné par Sédilles Architecte, exécuté par Parfonry marbrier, sur socle en marbre rouge h. totale 2.40 "

       L'indication de Sedille, associée à Parfonry, corrobore ainsi les éléments repris dans le livre de Henry HAVARD (Dictionnaire de l'ameublement et de la décoration, depuis le XIIIème siècle jusqu'à nos jours, Librairies Imprimeries réunies, Paris, 1894), dans lequel, il est indiqué au bas du vase, le texte suivant : Vase Cipolin, exécuté par M. PARFONRY, sur le modèle de M. P. SEDILLECe dernier l'aurait dessiné en s'inspirant d'un bloc provenant de fouilles à Rome en 1868.

       De plus, le Cipolin antique, type de marbre dans lequel est sculpté ce vase, se caractérise comme un marbre blanc nacré, finement veiné de vert ou de bleu. Cette présence du vert, confirmée dans la description de la Liste Civile, atteste donc non seulement  de l'origine du marbre mais du modèle acheté par le Comte de Flandre. Et selon toute logique, ce marbre Cipolin antique doit provenir de Saillon dans le canton du Valais en Suisse, au vu de sa mention dans un Bulletin édité dans la région de Vaux.

       Et comme complément d'enquête, cette personne me confie que ce vase se trouvait du vivant des Comtes de Flandre dans le Grand Vestibule et Escalier d'Honneur de leur Palais, à la rue de la Régence à Bruxelles. Par la suite, ce vase fut placé en 1920 au Château de Laeken, résidence du nouveau Roi des belges Albert 1er.

     Malheureusement, ce vase ne fait plus partie, de nos jours, des collections royales. En tant qu'objet purement privé, il est probablement passé dans les successions successives. N'étant pas ouvertes au public, les documents sur ces successions, en particulier celles du Roi Albert 1er, décédé en 1934, et de son épouse la reine Elisabeth, décédée en 1965, ne sont pas encore accessibles de nos jours.

     Outre la certitude du passage de ce vase parmi le mobilier de la famille royale belge, on découvre que celui-ci devait être gigantesque. Contrairement aux annotations trouvées dans le livre de Henry HAVARD, mentionnant que ce vase avait une hauteur de 1.50m, le libellé de la Liste Civile lui donne une hauteur absolument hors norme de 2.40 m. La prise en compte de la hauteur du socle doit être l'explication de cette différence.  

       Voici une photo de ce vase, reproduit à partir du  livre d'Henry HAVARD.   

       Vase-cipolin.png                           

     Un tel vase s'il existe encore de nos jours, ne peut passer inaperçu. Ou est-il ?? Encore du travail donc pour le poor lonesome cow boy !!!

1 La Liste Civile du roi consiste dans l'ensemble des moyens octroyés au Roi pour lui permettre d'exercer toutes les dépenses inhérentes à l'exercice des tâches constitutionnelles de la fonction royale. Le montant de la Liste Civile est déterminé pour toute la durée d'un règne par la loi.

2 SEDILLE Paul (1836-1900) : architecte français, surtout connu pour la reconstruction des Magasins du Printemps entre 1881 et 1883; théoricien de la polychromie architecturale (collaboration avec la faïencerie de LOEBNITZ)

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 17:40

      Voilà déjà près d'une année que nous avions rédigé un article sur les brebis de Noël logées dans l'Ariège. Après une période de production intensive, elles se préparent à nouveau à quitter leur soulane de Salbaget pour aller décorer et festoyer dans les crèches, aux quatre coins de France et de Navarre. Non sans avoir été à la base de la production d'une tomme généreuse, parfumée, sortie en droite ligne de ce versant, un peu isolé des Pyrénées.

     Nous avions dégusté, pour ne pas dire avalé, quelques fines tranches de cette tomme pyrénéenne, lors de notre dernier séjour à Briou, à l'occasion de cette rencontre annuelle, devenue obligatoire, entre les PARFONRY de France et de Belgique. Autour de Jacques, ils étaient encore venus en nombre. Aux bières spéciales belges, s'étaient ainsi mêlées les bonnes cuvées de la Loire et du bordelais. Mais aussi en invitée d'honneur, on y retrouvait la Tomme de François. Ce petit éleveur de terroir en avait remonté l'une d'entre elles. Le délice suprême qui pouvait très bien, une fois dégusté avec un vin des plus gracieux, parfaire l'expression " le petit Jésus en culotte de velours".

      Aussi curieux qu'avide de nouveautés et défendant le nom de nos ancêtres, une commande de l'un de ces exemplaires de cette tomme fut engagée. Sans doute, pour la première fois, elle allait s'exporter pas simplement dans le Nord, comme le chef du bureau de Poste, tout dépité d'avoir été muté à Bergues, mais bien au Nord de la France. Dans un autre pays, un peu petit sans doute mais oh combien amateur de saveur et de finitions biologiques.

        Le tout était d'organiser sa remontée, à travers le Périgord, les Côtes de Blaye, le Limousin, la Vendée, le Poitou, la Normandie, la Picardie, le Nord.  Un vrai parcours qui allait permettre à cette tomme de plus de 4 kg de parfaire son affinage, coincée entre deux tissus, et entourée d'une épaisseur de papier kraft pour lui permettre de conserver tout son goût et éviter que son arôme ne s'imprègne de celles des quelques dizaines de fromages rencontrés tout au long de son parcours.

        A la manoeuvre, pour cet exercice, Régis s'y collait. Il réussit, malgré une crevaison et un détour par Paris, à traverser  tous les obstacles. La Tomme est bel et bien arrivée à Lomme en temps utile. Il ne restait plus qu'à lui faire passer la frontière. Une coordination parfaite était mise au point. A partir de Berck, notre point de départ, un rendez-vous fut pris en soirée, à la tombée du jour, pour transférer le colis dans une voiture banalisée. Un détour volontaire nous conduisit pour prendre un déjeuner des plus agréables au restaurant "Le Châtillon", à Boulogne s/Mer. Rapport qualité/prix garanti. A conseiller mais difficile à trouver au milieu des nombreux croisements dans la partie industrielle du port. Un rapide SMS discret et codé à Patrick et Caroline les avertissait que nous nous préparions à la réception. Le risque était réel. Le Nord est truffé d'agents controleurs.

       Après un bon repas et une bonne sieste, sur un diverticule de la Nationale 42, on arrive devant l'église de Lomme-bourg dans la banlieue festive de Lille. Le temps de trouver un quidam, n'éveillant pas les soupçons, pour nous indiquer le lieu du largage, on s'y dirige à vitesse modérée. Evitant ainsi les SMS et appels directs qui peuvent être captés. Avant de me parquer devant la maison, je pris soin de visionner les alentours, de crainte d'apercevoir un agent de la sécurité sanitaire dans le recoin d'un hangar. Quelle ne fut pas ma surprise de voir Régis, sortant, sans se poser de questions, de chez lui, et se dirigeant directement vers moi, en citant haut et fort mon prénom. Bardaf, c'était l'embardée !!.Tout le secret du rendez-vous était gominé. L'amabilité des gens du Nord avait gommé la discrétion caractérisant les peuples du Nord.

       Mais tout n'était pas fini. Il restait à faire progresser la Tomme de Lomme vers Aiseau. Son volume, son poids, sa nature risquaient de la voir saisie par des personnes de la trempe de Ruben Vandevoorde ou de Mathias Ducatel. Le temps de déguster une bonne bière pour nous donner du courage, nous reprîmes rapidement la route. Non sans avoir apprécié la gentillesse et la bonne humeur de ces gens du Nord, ravis d'avoir pu  participer à ce rallye au sein de la famille PARFONRY

        Dans la voiture, entre Lomme et Baisieux, je n'ai cessé de répéter l'expression " Rien à déclarer " au cas où je me faisais arrêter par la 4L de l'un de ces deux personnages cités ci- devant. Et finalement, au passage à Camphin-en-Pévèle, nom du dernier petit village le long de l'autoroute, la Tomme passa incognito, sans avoir à donner son origine. Rapidement, nous aperçûmes des noms comme Blandain, Marquain, Kain. Avec de telles onomatopées, on était bien de l'autre côté de la frontière. Il ne nous restait plus que quelques quatre-vingt km à parcourir sur des autoroutes perçées de trous pour qu'elle arrive sans encombres à destination. Le danger avait changé de profil. Débarrassé des controles, il fallait veiller à éviter les imperfections du tarmac de nos routes. Un indicateur visible de la dette colossale de 11 milliards d'euros de la Belgique

       Depuis lors, on partage et on déguste. Quatre kg et demi de Tomme de brebis, ça c'est de la consistance. Elle n'a pas encore concourru pour une médaille d'Or à l'occasion de la Foire agricole de Paris, mais cela ne devrait tarder. Et pourrait rejoindre ainsi dans la liste ce fameux rhum de Damoiseau de Guadeloupe qui l' a obtenu en 2011, démontrant de sa supériorité par rapport au rhum Bologne (1).

       En conclusion, si vous passez devant une crèche de Noël, dans laquelle se trouvent des brebis, regardez les en souriant et en échangeant un regard. Je suis sur qu'elles comprendront la complicité !!

Fro Fran1

 

(1) : avis personnel qui devrait être contesté sans aucun doute par d'autres PARFONRY !!!

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 18:23

      Avec l'aide des généalogistes assidus (en particulier Marc BRAIBANT) que l'on parvient à dénicher sur GENEANET, on arrive à reconstituer un éventuel lien plus affirmé entre cette famille des chevaliers de PARFONDRIEU (PARFONDRY) qui nous sont apparus au Moyen âge et le Baron Jacques de PARFONDRY, ultime personnage à porter ce nom avec la particule. On  fait remonter l'ascendance de ce dernier aux environs de 1600.

     Voici ce qui en est résulté, après avoir rassemblé les dernières informations trouvées sur GENEANET.

1. Jacques de PARFONDRIEU, dit de «  Moge « (av 1600 - ??)

x Anne NICOLAY (av 1600 - ??)

1.1a. Bernardine de PARFONDRIEU

x Bertrand Del REYD, dit delle Porte

1.1a.1. Gaspard Del REYD (>1644 – 1680)

Céarier de Clermont et Nandrin ; Secrétaire du Chapitre de St Lambert ;

Greffier des Etats et des Monts de Piété du pays de Liège et Comté de Looz ;

Notaire apostolique

1.1b. Jacques de PARFONDRY, bouvier de Moge de 1671 à 1693 ;

x Anne de LONCIN (circa 1600 - >1670)

1.1c. Mélotte de PARFONDRIEU

x Catherine Del REYD

1.1c.1. Marie (Maroye) de PARFONDRIEU

x Noël Le MARISCAL, dit FABRI (?? – 1635) ; marié le 20/01/1619 à Hermalle-sous-Huy

1.1c.1.1. Jean FABRI

x Marie de PARFONDRY

1.1c.1.1.1 Barthélemy FABRY (1666-1743)

1.1b.1. Jacques de PARFONDRY (?? - ??)

x Marie DURBUTO (1626 - ??) ;

1.1b.1.1a. Jacques, Arnold de PARFONDRY (16/03/1655, Liège - 15/03/1742, Liège)

x Françoise, Thérèse de ROUVROY (?? - 06/07/1740), mariés en 1726

1.1b.1.1b. Anne, Marie de PARFONDRY (11/07/1656 - 20/08/1745)

x Godefroid TOMBEUR (1642-1709), Seigneur, Maître et Commissaire de Liège en 1684 ;

mariés en 1674, leur fils Jacques, François de TOMBEUR (1676 - 1723) sera bourgmestre de Liège;

N.B. : la lignée de cette famille, portant le même nom, s'est perpétuée jusqu'à nos jours

1.1b.1.1c. Catherine de PARFONDRY (1657, Liège - ??)

1.1b.1.1d. Marguerite de PARFONDRY (1659, Liège - ??)

1.1b.1.1e. Elisabeth de PARFONDRY (1660, Liège - ??)

1.1b.1.1f. Jacques de PARFONDRY (1662, Liège - ??)

1.1b.1.1g. Agnès de PARFONDRY (1665, Liège - ??)

1.1b.1.1h. Marie de PARFONDRY (1669, Liège  - ??)

1.1b.1.1a.1. Walter, Martin de PARFONDRY (1686, Liège - ??)

1.1b.1.1a.2. André, Albert de PARFONDRY (06/06/1688, Liège - 12/03/1762, Liège)

x Jeanne, Lambertine CHRISTIANE (14/07/1706, Liège - 12/08/1768, Liège)

1.1b.1.1a.3. Jean Guillaume de PARFONDRY (1693, Liège - ??)

1.1b.1.1a.4. Nicolas Walther de PARFONDRY (1695, Liège - ??)

1.1b.1.1a.2.1a. Marie Françoise de PARFONDRY (1728, Liège - ??)

1.1b.1.1a.2.1b. Jacques Philippe de PARFONDRY (1729, Liège - ??)

1.1b.1.1a.2.1c. François, Marie, Hyacinthe de PARFONDRY (16/08/1732, Liège - 26/02/1791, Liège)

x Marie - Thérèse HENRIOUL (26/03/1741, Liège - ??)

1.1b.1.1a.2.1c.1. Jacques, Lambert, Martin de PARFONDRY (15/05/1767, Liège - 03/07/1824, Namur),

Baron, Bourgmestre de Yernée

x Elisabeth, Marie, Joseph Van der MAESEN (08/10/1767 - 07/05/1851, Verviers), laquelle est l'une des 14 enfants de Jean-Christophe, Joseph Van der MAESEN, chevalier du Saint Empire Romain, Seigneur d'Avionpuits (09/09/1720, Liège - 03/02/1791, Esneux) et de Marthe, Marie, Joséphine, Françoise CURIONE (11/09/1741, Leipzig - 28/10/1791, Liège)1 ; Le couple de PARFONDRY - Van der MAESEN eurent trois filles (les deux premières étant jumelles) ;

1.1b.1.1a.2.1c.1a. Marie - Thérèse, Hyacinthe, Philippines PARFONDRY (1792 - ??), Ménagère

x Henri, J., DEBATTY (1788, Ougrée - 1833, Ougrée), journalier, cultivateur, mariés en 1814

1.1b.1.1a.2.1c.1a.1. Henri, Joseph, Victoire DEBATTY (19/12/1816, Ougrée - ??)

1.1b.1.1a.2.1c.1a.2. Jean, Joseph DEBATTY (28/06/1820, Ougrée - 21/05/1901, Ougrée)

chaudronnier, industriel

x Marie Jeanne de LANDSHEER (17/06/1832, Anvers - 17/08/1905, Ougrée)

1.1b.1.1a.2.1c.1a.2.1. Joseph DEBATTY (19/06/1861, Reciczabanya, Autr.-Hongrie - ??)

Industriel

x Julienne, Marie, Emerene DOYEN (1862, Xhoris - ??), demoiselle de magasin

1.1b.1.1a.2.1c.1a.3. François, Joseph DEBATTY (22/12/1826, Ougrée - ??),

Maître chaudronnier à Couillet

x Joséphine BONTEMPS (1824 - ??), mariés le 17/08/1858 à Couillet

N.B. : Une descendance, via l'une des filles de ce couple, existe de nos jours au niveau de la famille BRAIBANT

1.1b.1.1a.2.1c.1b. Marie, Hyacinthe, Victoire PARFONDRY (1792 - ??)

x Nicolas, J. GURNADE, mariés le 31/12/1817 à Yernée

1.1b.1.1a.2.1c.1b.1. Jacques, Joseph, Victor GURNADE (22/09/1818, Yernée - ??)

1.1b.1.1a.2.1c.1c. Elisabeth, Marie, Hyacinthe PARFONDRY (01/08/1802 - ??)

x Hubert, Joseph CAJOT, mariés en 1833

1.1b.1.1a.2.1c.2. François, Marie, Hyacinthe de PARFONDRY (…..- 1833, Herstal), chanoine

1.1b.1.1a.2.1c.3. Léon, Hyacinthe de PARFONDRY

1.1b.1.1a.2.1c.4. Marie, Charlotte, Joséphine de PARFONDRY

 

     De ce qui ressort de cette lignée généalogique, on en retient les points suivants

        - Les trois filles du Baron Jacques de PARFONDRY perdent la particule dans leur nom, ceci résultant du fait que le titre n'aurait pu être attribué qu'à un enfant mâle.

          - On ne peut dire à quel moment le titre de Baron a été octroyé à la famille de PARFONDRY. Selon certaines sources, le père de Jacques portait également le titre.

       - Les métiers mentionnés pour l'une des filles laissent à penser que la fortune des parents n'a pas été transmise.

        - Les familles de PARFONDRY et Van der MAESEN auraient été assez proches car Hyacinthe, François, Van der MAESEN, le frère d' Elisabeth Van der MAESEN, est tenu à son baptème, le 02/08/1774 à Notre-Dame - aux Fonds, Liège, sur les fonds baptismaux par le baron Hyacinthe de PARFONDRY et sa femme Marie-Thérèse HENRIOUL, soit les parents du couple de PARFONDRY - Van der MAESEN.

       - Le prénom de Jacques est très fréquent dans la descendance et remonte aux environs de 1600. Ce qui autorise d'envisager un lien avec la famille des Chevaliers de PARFONDRIEU, vu la présence de plusieurs Jacques (ou Jakemar) dans cette lignée dont un enfant en 1398, fils d'un autre Jacques et de Catherine de FLETENGE.

       - Des différentes dates répertoriées, on en déduit que le couple de PARFONDRY - Van der MAESEN résida à Yernée au moins jusqu'en 1817, date du mariage de l'une des deux jumelles;

       - Le fait d'être bourgmestre de Yernée, localité proche de Saint-Séverin, lieu d'habitation des chevaliers au Moyen âge, n'apparait pas comme une preuve formelle d'un lien car l'ascendance directe du Baron résidait à Liège. Ce qui pourrait toutefois s'expliquer par le fait qu'il est reconnu que certains membres de cette famille de Chevaliers se sont déplacés vers Liège, après 1325 (Johan devenu Secrétaire de la ville de Liège et des XII juges) ou en résidant dans ses environs (présence de gisants à Flémalle, résidences attestées à Flémalle).

      Malgré cette série d'indices, rien n'autorise d'affirmer d'un lien récurrent entre la descendance du Chevalier Johan de PARFONDRIEU, existante en 1398, et le Baron Jacques de PARFONDRY, né en 1767. Il ne reste que deux siècles à reconstituer, entre Jacques, mentionné comme enfant en 1398 par J. de HEMRICOURT (dans "Le Miroir des nobles de Hesbaye") et un autre Jacques apparaissant aux environs de 1600. Bien peu de choses finalement. On maintient l'espoir que des généalogistes affamés continuent à  arpenter les archives et à se délecter de l'odeur des manuscrits.

      De notre côté, on s'efforcera de pister l'histoire de ce Baron Jacques de PARFONDRY, qui selon le Docteur L. THIRY2, aurait été à la base de l'industrie dans le courant du 19ème siècle. A moins de considérer que ce renouveau industriel ait été l'apanage de sa descendance, au sein de la famille DEBATTY, laquelle est cataloguée comme industriel sur deux générations.

       Dernier indice sur ce personnage, la mention qu'il aurait acheté en 1812 un terrain à Saint-Séverin d'une superficie assez importante , environ  20 ha,  si l'on s'en tient aux quelques données de référence rassemblées (1 bonnier = 1.4 ha; 1 verge = 4a 36 ca). Selon l'acte retrouvé, repris ci-dessous, la particule a curieusement disparu.

             Par acte passé devant le notaire Lambinon, le 2 mars 1812, le Sr Renoz vendit à Jacques-Martin-Albert Parfondry, 14 bonniers, 13 verges grandes de terre, situées dans la  commune de St-Séverin en Condroz, pour le prix de 7000 francs, payables en son domicile dans le délai de deux années de la date de l’acte ;

 

1 Originaire de Zonhoven, près d'Hasselt, les Van der MAESEN sont installés à Liège depuis Christophe Van der MAESEN (1635-1672), arrière-grand-père de Jean-Christophe, et avocat à la cour de Liège. Ce dernier reçut sa fortune de son oncle Jean Joseph JADOUL, installé à Leipzig, ce qui lui permit d'acheter la Seigneurie d'Avionpuits à Esneux (157 ha), près de Liège, en 1756. En 1791, le château d'Avionpuits échut à son fils François, Marie, Hyacinthe Van der MAESEN, avocat, frère cadet d'Elisabeth, dénommé « le philosophe d’Avionpuits ». Afin d’équilibrer cet héritage, il donna à chacun de ses frères et sœurs 85 000 florins de Brabant. Décédé en 1846, le château ne restera dans cette famille que jusqu'en 1854 ;

2 source : L. THIRY (1938) : Histoire ancienne de la Seigneurie et Commune d'Aywaille, 1ère édition, T II ;

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 19:11

       Par le jeu des découvertes sur le site 2èmemain.be, nous voilà en route vers Verviers. Allié à l’intérêt d’avoir trouvé un vrai bureau en bois massif pour parfaire le mobilier, notre destination nous permet, par un léger détour, de passer par ce village de Parfondruy. Sans savoir de ce qui était dès lors le plus utile ou le plus agréable, il est décidé d’allier les deux en cette journée automnale peu ensoleillée.

       Sortant de l’autoroute, à hauteur de la ville de Huy, nous ne nous y arrêtons pas. Mais, en promettant, au regard rapide que l’on y jette, d’y revenir une autre fois. On se remémore le passé artisanal glorieux de cette ville qui eut le privilège d’obtenir en 1066 la première charte des libertés en Europe, donnant un pouvoir aux bourgeois. Un premier signal à l’attention de cette chevalerie qui allait s’écrouler par la suite en hypothéquant son avenir dans des luttes intempestives, ruineuses et mortelles. N'oublions pas que Huy fut aussi un centre important de diffusion de notre nom. La dynamique branche de Forchies-la-Marche ainsi que celle d'Havelange, malheureusement en voie d'extinction, en sont issues.

       En sortant de Huy, une seule voie est possible en prenant la direction de l'Est. La N66 nous fait traverser de part en part cette région du Condroz, aux maisons de pierres grises calcaires et aux toits bleus en ardoises. Comment ne pas y voir une comparaison avec cette mythique sixty six road de l’autre côté de l’Atlantique. Huy ne peut être comparée à Los Angeles. Et la chevauchée vers l’Ouest ne fut pas réellement le cadre de sa destinée. Mais pourquoi ne pas appréhender une certaine cohérence dans l’appellation. On ne peut se dire que le cartographe, en désignant cette route de cette façon, n’y ait vu une vision et une réalité communes. Appelée sur toutes les cartes anciennes « Route de Huy », ce trajet a été, celui qui permettait de relier les vallées encaissées de l'Ourthe, de l'Aisnes et de l’Amblève  à la vallée de la Meuse. Une route qui a désenclavé toute une région mais qui surtout acheminait toutes les matières premières nécessaires (surtout fer et bois), permettant de faire de la ville de Huy une des premières à développer la métallurgie, dès le Moyen âge. Jusqu’au 19ème siècle, Huy fut même appelée la ville aux millionnaires. D’y avoir dès lors le sentiment que ce numéro de route ait été attribué en 1926 à postériori aux Etats-Unis, en se référant à notre histoire industrielle, beaucoup plus ancienne !!!. Rappelons que Chicago, lieu ou démarre cette route américaine, a été le centre d'une zone d'immigration importante de wallons au 19ème siècle. 

DSC_0704.JPGSans nous presser, notre véhicule se met à déambuler, à tournicoter, à lambiner, à trainasser, à  descendre, à monter, à tournoyer, à crapahuter, à fainéanter, à zigzaguer, à serpenter, …. , bref à rouler et à profiter de ce paysage d'herbages et de haies fait de tiges (sommets) et de chavées (vallées) qui s’alternent au gré de la nature grézeuse ou calcareuse du sous-sol. Successivement, les villages de Warzée, Ouffet, Hamoir, Ferrières, Werbomont, Basse-Bodeux sont happés. Alternances des roches qui font la particularité des courses cyclistes comme Liège-Bastogne-Liège, la Flèche Wallonne et les étapes wallonnes du Tour de France. Le Mur de Huy, la Redoute, la Roche-aux-Faucons, ... , côtelettes tant redoutées des coureurs, sont la concrétisation de cette géologie du Condroz.

       Traversant plusieurs villages, nous nous approchons de cette vallée de l’Amblève qui rassemble la plus forte concentration de lieux en rapport avec notre nom. Quittant temporairement le Condroz et ses herbages, nous arrivons dans un secteur boisé qui  préfigure les Ardennes. Au dessus d'une côte,  se profile un bistrot qui porte, au-dessus de sa porte, l’appellation de « Ancienne barrière ». Sans autre dénomination, comme s’il fallait éviter de transcrire le nom de cette barrière. Comme si notre nom faisait référence aux histoires de sorcières, de brigands qui peuplaient ces bois. Car, ce lieu est bien celui qui se dénommait la barrière de Parfondry dans les temps anciens. Une frontière entre la Principauté de Stavelot et le Duché de Luxembourg, à une époque qui n’avait pas encore connu le Congrès de Vienne.

       Poursuivant notre route, nous arrivons finalement, après avoir pris appui sur un de ces tiges, dans ce lieu qui porte le nom de Parfondruy. DSC_0688.JPGComme si le cartographe n’avait pu choisir entre la terminologie locale –ry, et la terminologie en vigueur en France –ru. Il a, on ne sait pourquoi, associé les deux voyelles. Car les preuves matérielles d’une autre dénomination sont indéniables. L’écriture passe ainsi de Profondris sur la carte FERRARIS de 1777 à Parfondry dans un Arrêté royal de 1849 et à Parfonry dans un document de 1873. La voyelle –u ne peut donc être qu’une erreur de cartographie.

Que dire de ce lieu faisant référence à notre beau toponyme. Les anciennes cartes postales nous laissaient croire à un endroit peu habité, s’activant autour d’une fontaine alimentée par un ry très encaissé « Le Parfondry«, une mignonne petite chapelle Sainte Lucie, datée de 1622, et une tannerie. 631_001-1-.jpg      

Ruisseau-parfondruy-080.jpgQue dire du développement actuel des constructions. Elles s’agglutinent par dizaines au flanc de la colline, exposition plein sud. Un endroit idéal, il est vrai, à quelques encablures de l’autoroute E42, donnant accès aussi bien à Liège qu’au Luxembourg, l’Allemagne et la France, avec vue partielle sur le circuit de Francorchamps. Un vrai lieu de convergence, planté un peu par le hasard d'un filet d'eau très escarpé, et qui a essaimé dans le confort de maisons individuelles. DSC_0699.JPGMalheureusement, nous ne pouvons pas prétendre à un quelconque droit du sol de nos jours, sur la base de notre simple toponyme. En Wallonie, cela n’existe pas, il est vrai !!

DSC_0698.JPG

  La fontaine est toujours en place, la chapelle est repeinte et entretenue, et la tannerie s’est transformée en gîte rural, le tout désormais incorporé à toute cette masse de nouvelles briques qui a réussi à faire la jonction avec la ville de Stavelot, installée dans la vallée. Le ruisseau est toujours là mais son débit est si ténu que je n'ai pas osé le montrer. Tout cela n’offre plus le cachet que laissait augurer les anciennes cartes postales. DSC_0692.JPGSeul lien avec le passé, M. et Mme LAMBERTY, les propriétaires, ont donné comme nom, à ce gite, celui de Lu Porfonru, voulant attester de la bonne étymologie initiale de ce lieu. En ce qui me concerne, je l'aurais plus volontiers appelé Lu Profondry, au vu de la configuration des graphies anciennes et des nouvelles écritures. Lequel lieu ne fut sans doute jamais un village anciennement mais simplement un hameau tournicotant autour d’une tannerie alimentée par un petit ruisseau très encaissé.

       L’une des questions essentielles qui découlent de ce lieu, est bien de savoir s’il a été à l’origine de ce nom de famille. Comme ce fut le cas pour de nombreux noms dans d'autres lieux. Si la réponse est positive, et personne ne le saura jamais, on aurait découvert l’endroit auquel mes ancêtres de Neerheylissem, toujours imprégnés de religion, se référaient, sans pouvoir le situer. J’ai ainsi le souvenir dans les conversations que mon père, son père et son cousin germain parlaient du lieu ou un enfant fut sauvé de la noyade au bord d’un ruisseau profond. Cet enfant aurait été appelé » Parfondry ». Une métaphore du verset qui raconte le sauvetage de Moïse, sauvé des eaux, sur les bords du Nil. Pour ceux qui veulent y croire, malgré le grand écart dans les proportions tant des personnages que des éléments. D'autant que cette fable devrait remonter au Moyen âge et aurait du se transmettre depuis lors. Magique et mignon, à mon sens, mais manifestement aussi philosophique et épique.

       Les LAMBERTY se sont souvenus qu'un PARFONRY aurait habité dans ce coin de terre. Assez récemment par ailleurs mais sans y avoir jamais eu de liens anciens. Jean-Claude, de la branche d'Erezée, s'en est allé pour résider à Gouvy qui est, depuis la réforme de 1977, la commune la plus grande en superficie dans le pays.

 

NB : Le bureau en bois massif a bien pu entrer dans la voiture et est revenu intact à bon port, mais cette fois en prenant l'autoroute sur tout le trajet de retour.

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  • : Le blog de PARFONRY
  • : Le cadre directeur de ce blog consiste à réunir ce qui peut être transmis sur un patronyme. La présentation de tous ces personnages n'est finalement qu'une manière de transférer un patronyme. Qu'il soit culturel, social ou historique, ce patronyme ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. L'environnement, le vécu de chacun a probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons. Les gênes se diluent plus vite que le lien avec le mode de vie et les rencontres. Cette vision oblige à élargir le champs d'investigation en déviant de l'aspect purement généalogique. La découverte de nouveaux indices motive et assimile parfois cette recherche à une enquête. L'histoire ne peut être racontée de manière linéaire. Chaque élément, chaque personnage a droit à son histoire dans le récit tout en suivant le dénivelé et les courbes imposés par les aléas de l'Histoire et de la vie. Contrairement au patrimoine, un patronyme se voit contraint de s'adapter aux vicissitudes des évolutions sociales et des guerres. Le contenu des quelques 350 articles de ce blog a été rassemblé dans un livre intitulé "La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem - L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme ".
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