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30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 12:34

   Parmi les quatre branches principales recensées sur notre patronyme, une seule semblait s'être repliée sur ses terres du Hainaut depuis la début du XVIIIème siècle. Fixée à Forchies-la-Marche depuis la naissance de Mengold PARFONDRY en 1711, elle était restée focalisée sur cette province. Malgré sa nombreuse descendance, la diversité de ses ramifications et la proximité de la frontière française, cette branche n'avait pas été attirée par les attraits de la vie parisienne, comme ce fut le cas pour François-Xavier PARFONRY (1821-1898), devenu marbrier d'art ou Albert PARFONDRY (1881-1935), devenu mécanicien. Bénéficiant d'un bassin minier et sidérurgique conséquent, cette branche s'était insérée naturellement dans cette économie locale en devenant mineurs, cloutiers ou artisans. L'un d'entre eux, Félicien PARFONDRY, périra en 1866, dans la fosse 10 du charbonnage de Monceau-Fontaine1. Seule exception, Rosine PARFONDRY, née en 1857, migrera en 1902, avec son fils Fernand ROVILLARD  vers les Etats-Unis2.

   Cette branche, fortement ramifiée, s'était quelque peu étiolée de nos jours. Willy, fils de Marcel PARFONDRY (1904-1968), et Olivier, fils de Max PARFONDRY (1943-2002), apparaissaient comme les derniers personnages de cette branche. Ce constat doit être revu, à la suite des récentes accréditations établies.

      La lecture d'un avis funéraire, remontant à 2010, a permis de mettre un peu d'ordre dans le dédale des prénoms récents de notre patronyme, associés plus au générations Y et Z qu'aux liens nébuleux de la généalogieDans cet avis, on y apprend que la défunte, Madeleine RAQUET (1930-2010), est la veuve d'un Camille PARFONDRY et la mère de Bruno et d'Anne. A cela s'y ajoute Annie qui serait la sœur de Camille. 

   Les prénoms de Bruno et Anne, deux PARFONDRY, étaient connus mais n'avaient pu être intégrés à l'une des branches recensées. Lié à un environnement géographique extérieur aux lieux de présence connus du patronyme, la région de Ciney en l’occurrence, ils faisaient partie de la page blanche3. Situé dans l'ancien territoire de la Principauté de Liège, il existait une possibilité d'identifier une nouvelle branche de diversification. Comme il n'a jamais été envisagé de remuer le passé récent, et d'importuner ces jeunes générations Y et Z, la solution du rébus n'entrait pas dans les priorités. Avec la mention de ce Camille cela nous permettait de clarifier les veines illisibles du réseau4.

    Camille PARFONDRY, né en 1875, fait partie intégrante de cette branche de Forchies-la-Marche5. Il est le petit-fils de Félicien (1816-1866) et l'arrière-arrière-arrière-petit-fils de Mengold (1711-1771). Son épouse étant née à Namur et décédée à Dinant6, cela donne de la consistance à la migration vers la rive droite de la Meuse. Quant à Bruno et Anne, ils se retrouvent de nos jours sur les réseaux sociaux. 

      Cette dernière découverte apporterait la confirmation du nombre des 4 branches résiduelles de notre patronyme. 

 1 La Société du Charbonnage de Monceau-Fontaine était la plus importante de tout le bassin minier de la région de Charleroi ; le puits 10 était situé sur le territoire de Forchies-la-Marche ;

2 Une descendance y est toujours présente de nos jours ;

3 Claude PARFONDRY, le peintre mosan, m'avait confirmé l'absence de lien avec la branche d'Havelange ;

4 il est recensé un autre Camille PARFONDRY, né en 1974 et décédé à l'âge de 6 jours ;

5 cf arbre généalogique de Francis van RENTERGHEM ; pas de mention de son année de décès ;

6 Camille aurait eu 55 ans à la naissance de son épouse; ce qui laisse planer une incertitude sur le lien; il se pourrait qu'il puisse exister une génération intermédiaire ;

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13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 18:49

    Les recherches sur notre patronyme nous avaient permis de démontrer une présence à diverses reprises en Espagne. L'une de ces implantations faisaient référence à deux noms, à savoir Maria Juana de PARFONDRY et Juan Baldorinos de PARFONDRY. Ce dernier est décédé à Ceuta en 1721, suite à un conflit entre l'armée espagnole et les troupes du sultan du Maroc Moulay Ismaêl. Un lien avec la famille BORDES-PARFONDRY, apparue au début du XIXème siècle, fut par ailleurs également découvert1

   Une lecture récente de certains sites familiaux de généalogie nous permet désormais de trouver une relation entre ces deux personnes. Le second est en fait le père de la première. De plus, via le site généalogique de la famille BRAIBANT, le lien avec l'arbre d'ascendance et de descendance du Baron Jacques de PARFONDRY a pu être entériné. Par la suite, en recoupant avec le site de la famille La MAMYE de CLAIRAC, de nouvelles générations purent être identifiée. Et assurément, les BORDES-PARFONDRY doivent se relier à l'un des étages de cette généalogie2.

1 La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem. L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme, avril 2017, p. 89  ;

2 et donc, la famille SERVENT, vivant en France de nos jours ;

                                                Généalogie

       (combinaison des sites gérés par José Maria La Mamye de Clairac Delgado et Marc Braibant)

  1. Jacques de Parfondry, né en 1631, décédé en 1694 à Liège ; marié en 1726 à Marie Durbuto3;

   2. Jean Baudouin de Parfondry, né le 20 mars 1676 à Liège; à sa naissance, son parrain est le Révérend Jean de Parfondry, chanoine4, et sa marraine dame Catherine de Parfondry, sa soeur5; il serait donc le frère cadet de Jacques, Arnold, l'arrière-grand-père du Baron Jacques de Parfondry6 et le cadet d'une fratrie composée de 8 enfants7; il est désigné comme capitaine commandant du régiment de Cambrai. Marié à Marie-Françoise de Braibant, originaire du pays liégeois aussi, il est dès lors certain qu'il n'est pas parti très jeune en Espagne, ce qui peut correspondre avec la date de création, en 1703, de cette Garde wallonne au service du roi d'Espagne.

A l’avènement de Philippe V, nouveau roi d'Espagne, petit-fils de Louis XIV, la faiblesse de l'armée espagnole était indéniable. Aussi, pour lutter contre l'axe Angleterre, Provinces-Unies, Autriche, Portugal et Savoie qui s'était réuni pendant la Guerre de succession d'Espagne (1704-1714), Louis XIV décida de créer une Garde wallonne, complémentairement à un appui français. Celle-ci, composée de 3000 hommes en 1706, devint une unité d'élite qui fut rapidement incorporée à la Garde royale d'Espagne en participant à de nombreuses batailles. Et c'est dans cette unité d'élite que devait opérer Jean (Juan) Baudouin (Baldorinos) de Parfondry.

   3.1. Jacques Joseph de Parfondry, né en 1699 à Liège ; à sa naissance, son parrain est Maître Jacques de Parfondry (probablement son grand-père) et sa marraine Dame Anne Marie de Parfondry, épouse de Godefroid Tombeur, Commissaire de Liège8 ;

   3.2.  Marie Jeanne Françoise Joseph Bernardine de Parfondry, née le 20 août 1701 à Liège, décédée en août 1770,  mariée à André René de la Mamye de Clairac, né le 15 juin 1695 à Pinerolo (Piémont) ;

plusieurs enfants : Agustin (né le 20/10/1720, Pamplona), Bernarda, Luisa, Nicolas, Francisco, Petronila, Manuel et Roque ;

 La Mamye de Clairac: Famille originaire de Toulouse, ayant été, depuis le début de XVIème siècle, conseiller du Roi et au Parlement de Toulouse; elle a possédé jusqu'en 1626 un bâtiment, au 31 rue de la Dalbade, vendu à la Congrégation de l'Oratoire ;

Clairac : localité du Lot-et-Garonne, fief huguenot jusqu'au moment de sa reddition sous Louis XIII ; 

    4. Maria Bernarda Isabel Francesca La Mamye de Clairac Parfondry, née le 20 août 1721  à San Sébastien (Pays Basque), décédée en 1773 ; mariée à Juan Bautista de Bussy y Chapelas, né le 23 juin 1715 à Lartigue (Gers);

   5.1 Juan Bussy y Clairac, né le 15 décembre 1752 à Séville ;

   5.2 Antoine Bussy y Clairac, né le 16  avril 1754 à Grenade ;

   5.3 Esteban Bussy y Clairac

   5.4 Maria Bussy y Clairac

   5.5 Nicolasa Bussy y Clairac, décédé à Caracas (Venezuela) en 1816 ;

        marié à Lorenzo de Sata y Subiria, née à Barcelone;

Leur fils José Fermin de Sata y Bussy, est né à Azangaro au Pérou en juillet 1779. Après avoir participé à la guerre d'indépendance du Vénézuela, il a collaboré à la rédaction de la Déclaration d'Indépendance et à l'élaboration du drapeau national en 1811. Devenu Chef d'Etat major, il est décédé en 1815 lors des combats de Carthagène, en Colombie, en s'opposant aux armées de Simon Bolivar. Pas de descendance

  5.6 Barbara Bussy y Clairac

 

      Une descendance de la famille La Mamye de Clairac habite encore de nos jours à Madrid, Barcelone et PuyLaurens (Tarn). L'un d'entre-eux, le Chevalier Louis - André de la Mamye de Clairac fut un ingénieur militaire sous Louis XV. Historien et dessinateur, il a réalisé de nombreux dessins à l'occasion d'une mission en Turquie, de 1724 à 1727.  Une exposition, rassemblant ses dessins et publications, fut organisée en 2010 au Musée d'archéologie d'Antibes, avec la présence de 7 descendants dont le Chevalier actuel. L'un de ceux-ci, Ignacio, posséderait un arbre généalogique de 1400 à nos jours rassemblant 13 000 personnes.  

 

    Permettant de compléter l'arbre généalogique le plus conséquent du patronyme, ces découvertes laissent présager d'autres insertions futures. Elles s'accolent parfaitement avec les données rassemblées par Marc BRAIBANT. Une association entre les deux familles, via l'épouse de Jean Baudouin, découle par ailleurs de l'ensemble des données rassemblées. Sans assurance, il devient cependant indéniable que cette lignée puisse remonter à celle des Chevaliers de PARFONDRY, mentionnés dès le Moyen-âge. Le caractère militaire, la présence concentrée sur la ville de Liège et le lien avec certaines hautes fonctions peuvent en attester. La difficulté sera d'arriver à prouver si nos branches actuelles en sont issues et à partir de quel moment, avant 1700, notre patronyme s'est réduit pour nous faire devenir des roturiers. Cette migration de cette lignée vers Liège a du s'opérer peu après 16309, ce qui s'avère un premier indice.

    Autre découverte intéressante, l'insertion de la famille BORDES-PARFONDRY est désormais avérée dans l'ascendance du baron Jacques de PARFONRY. On dispose également d'informations sérieuses permettant de pouvoir envisager un lien entre le couple formé par Joseph-Raymond BORDES dit BORDES-PILAS et Prudencia-Josephe PARFONDRI de MENDOZ y BADENAS, mariés le 20 mars 1809 dans la Province de Saragosse, et les familles La MAMIE de CLAIRAC et BUSSY de CLAIRAC, localisées en Espagne.

3 référence 1.1c.1a.1e.1c. de l'arbre du Baron Jacques de PARFONDRY (p. 58-60 du livre);

4 ce chanoine serait donc ce Jean de PARFONDRY, cité dans le livre à la page 62 ; le titre et l'année correspondent ;

5 référence 1.1c.1a.1e.1c.1c. de l'arbre du Baron Jacques de PARFONDRY ;

6 Jean Baudoin de PARFONDRY devrait désormais avoir la référence 1.1c.1a.1e.11c.1i. dans l'arbre du Baron Jacques de PARFONDRY ;

7 Jean Baudoin, né en 1676, 7 années après le dernier enfant recensé, ce qui donne la possibilité  qu'il en ait eu d'autres ;

8 référence 1.1c.1a.1e.1c.1b. ; Anne Marie, née en 1656, est la sœur aînée de Jean Baudouin; elle avait déjà 20 ans à sa naissance ;

9 les premières naissances sont enregistrées dans l'église St Adalbert, proche de l' Eglise Notre-Dame-aux Fonts ;

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10 janvier 2019 4 10 /01 /janvier /2019 17:00

    Retrouvée récemment, cette photo nous donne l'occasion de parler à nouveau d'Alphonse PARFONDRY. Coureur cycliste, passion de nombreux belges, sa particularité est d'avoir gagné une médaille d'argent aux JO de Paris en 1924. Pour cela, il a du courir un contre la montre sur une distance de 188 km. Il a mis plus de 6 heures pour les avaler. Une distance d'une autre époque quand on pense que la première étape des Grands Tours, de nos jours, se déroule généralement sur un contre la montre de quelques km.

    La particularité d'Alphonse est d'être un coureur wallon au sein de l'équipe cycliste belge. Manifestement, il disposait de sérieuses références pour être incorporé à l'équipe nationale, principalement composée de coureurs flamands.

     On ne dispose d'aucunes informations permettant de le rattacher à l'une des deux branches actuelles identifiées de PARFONDRY. Né à Libin en 1896 dans la Province de Luxembourg, il est peu probable qu'il fasse partie de la branche hennuyère de Forchies-la-Marche. Reste celle d'Aywaille, reconnue pour avoir migré de la Province de Liège vers la Province de Luxembourg, via cette région, sans que l'on ne dispose de données précises. 

    La photo permettra de le faire entrer dans l'histoire de notre patronyme. Sa médaille d'argent peut encore exister dans l'un ou l'autre recoin d'un vieux meuble de famille. Une trace du passé qui pourrait réapparaître pour fêter le centenaire de son exploit !!

     Pour les plus curieux, je vous enjoins de relire l'article de ce blog, daté du 18 janvier 2013, qui se rapporte de manière plus complète à Alphonse PARFONDRY (http://parfgeneatoponyme.over-blog.com/article-une-medaille-olympique-114498047.html).

Alphonse PARFONDRY, notre seul médaillé olympique

Alphonse PARFONDRY, notre seul médaillé olympique

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 13:30

      Décidément, il ne manque pas de peintres qui ont porté notre joli nom. Après Paul et Ferdinand PARFONRY, de la branche de Neerheylissem, l'un français, l'autre né hollandais en 1823 avant de devenir belge en 1830, voici que l'on découvre une peinture signée de Claude PARFONDRY. Ou se situe-t-il dans la relative complexité de l'histoire de ce nom ? 

     Claude PARFONDRY est un peintre actuel, né en 1939, faisant partie d'une école qui se revendique ancrée dans le val mosan, au même titre que de nombreux autres comme Claude GEYSELS, Françoise JADOT, Roger PIRLOT, Anne RICHER et Ewër WANE. Ses Nouveaux Peintres Mosans, autrement dit rassemblant des peintres attachés à la vallée de la Meuse en Belgique, est un ensemble assez hétérogène de diverses expressions incorporant le street-art ou le tag. Pas réellement catalogués sur les sites des galeries d'art, peu connus du public, ils doivent avoir une audience essentiellement locale. Ils ont notamment exposé leurs œuvres sur 2 journées (12 au 14 octobre 2012) au Centre culturel " La Vielle Ferme " à Godinne2 ou à " la Maison des Associations du Hall sportif " à Fernelmont2 en juin 2012.

   Grâce à la perspicacité de l'un de ceux1 faisant partie de la communauté associée au suivi des articles de ce blog, une peinture de Claude PARFONDRY fut remarquée, accrochée à un mur d'une maison particulière de la région namuroise. Ce tableau a été acheté chez Christian DIVOY, antiquaire à Cognelée, dans les années 1980. Claude PARFONDRY est un peintre focalisé sur sa ville de Namur. Il anime d'ailleurs, en étant leur professeur, un groupe dénommé "Les peintres amateurs du namurois ".

    Sur le plan généalogique, Claude fait partie de cette branche d'Havelange qui fut décimée par l'épidémie du choléra en 1866. Il en est probablement le dernier représentant masculin3. L'interaction de cette branche avec celle d'Erezée est attestée, ce qui pourrait en constituer un simple diverticule. Claude me donna une autre interprétation sur l'origine de notre patronyme. Un lien avec la notion de fosses alluviales lui est revenu à l'esprit, sans autre explication. De quoi retrouver une similitude avec celui du latin médiéval fondreda qui signifie fondrière, faisant également un lien avec un lieu humide.

    Cette peinture représente la vue arrière de la Cathédrale Saint-Aubin de Namur. Peinte à partir de la rive droite de la Sambre, peu avant qu'elle ne se jette dans la Meuse, au confluent du Grognon, l'automne sert de cadre temporel au tableau. Construite au XVIIIème siècle, ce monument, orienté Ouest - Est, fait partie du Patrimoine majeur de Wallonie. Il comporte différents styles, combinant le baroque, le rococo et le néo classique.

    Le tableau se concentre essentiellement sur la Coupole de 70 m de hauteur intérieure, accessoirement sur le bâtiment du Chapitre situé dans le prolongement de la Cathédrale.

1 Michel HANIQUE ;

2 Godinne et Fernelmont sont des localités situées à proximité de Namur ;

3 Information confirmée à la suite d'un contact téléphonique avec Claude PARFONDRY ;

La Cathédrale Saint-Aubin de Namur. Peinture de Claude PARFONDRY
La Cathédrale Saint-Aubin de Namur. Peinture de Claude PARFONDRY

La Cathédrale Saint-Aubin de Namur. Peinture de Claude PARFONDRY

    Un repérage, opéré à la fin de ce mois de novembre, a permis de retrouver les murets surmontés de tuiles rouges, repris en avant-plan de la peinture. Il n'a pu être reconstitué, par manque de recul, l’entièreté de la vision que le peintre a voulu reproduire. Celui-ci a du installer son chevalet à l'intérieur d'une des maisons situées à l'arrière de ces murets. Les petites maisons ouvrières semblent avoir complètement disparus du paysage. 

    Plus curieusement, la comparaison des deux périodes permet de montrer une position différente de la Croix de Lorraine. Posée au-dessus de la grande Coupole sur la peinture, cette Croix se trouve, de nos jours, au-dessus de la tour de Chapitre. Ne pouvant résulter d'une erreur du peintre, ce transfert est lié aux récents travaux de consolidation de la Cathédrale, rendu nécessaire par la défectuosité de certains quartiers du bâtiment.

Vue actuelle sur l'arrière de la Cathédrale Saint-AubinVue actuelle sur l'arrière de la Cathédrale Saint-Aubin

Vue actuelle sur l'arrière de la Cathédrale Saint-Aubin

     Durant cet automne 2018, la Cathédrale Saint-Aubin a servi de décor pour un concert de Laurent VOULZY, axé sur une consonance de chansons médiévales. Placé sur l'estrade située sous la Coupole, le chanteur est accompagné d'un jeu de lumières pour agrémenter son spectacle. Pour le plaisir des yeux, nous ajoutons quelques photos de son passage en ce lieu.

Laurent Voulzy en concert à la Cathédrale Saint-Aubin à Namur (20 octobre 2018)Laurent Voulzy en concert à la Cathédrale Saint-Aubin à Namur (20 octobre 2018)
Laurent Voulzy en concert à la Cathédrale Saint-Aubin à Namur (20 octobre 2018)Laurent Voulzy en concert à la Cathédrale Saint-Aubin à Namur (20 octobre 2018)
Laurent Voulzy en concert à la Cathédrale Saint-Aubin à Namur (20 octobre 2018)Laurent Voulzy en concert à la Cathédrale Saint-Aubin à Namur (20 octobre 2018)

Laurent Voulzy en concert à la Cathédrale Saint-Aubin à Namur (20 octobre 2018)

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 18:05

     L'une des conséquences découlant des recherches mises en place dans ce blog autour du patronyme, qu'il soit avec ou sans le "d", réside dans l’opportunité d'avoir développé un sentiment d'appartenance, de lien, de proximité. Les PARFONDRY des branches de Forchies-la-Marche, d'Aywaille où bien d'Havelange, tout comme les PARFONRY de Neerheylissem et d'Erezée se considèrent au final comme la résultante d'un toponyme dont l'origine remonte probablement à la création d'un ou de plusieurs lieux-dits apparus au sein de la Principauté de Liège au XIIIème siècle. 

       De ce constat assez simple, sinon un peu ludique, sans disposer de données sur sa généalogie remontant au-delà du XVIIIème siècle, chaque individu se considère désormais comme un cousin de celui qui porte son patronyme, même si aucune référence ne l'atteste.

       Ce phénomène est d'autant plus intéressant à dévoiler qu'il n'existe le plus souvent, au sein d'une même branche, aucun sentiment, aucune mémoire, aucun témoignage, qui peuvent attester d'un rapprochement sur le plan généalogique. L'observation est assez générale et parfaitement attestée. C'est ainsi que chacune de ces branches se sont dispersées en plusieurs ramifications sans qu'il se soit maintenu un noyau d'appartenance commun.

     L'exemple le plus marquant réside très probablement au sein de la branche d'Erezée. L'arbre généalogique permet d'y distinguer un minimum de trois ramifications secondaires. Que l'on dénommera, par clarification, comme issues de Marche-en Famenne, de Bruxelles (Belgique) et de Séville (Espagne), toutes trois découlant évidemment d'un ancêtre commun né à Clerheid, près d'Erezée vers 1710. Les ramifications dérivant de Bruxelles et de Séville se sont isolées, sur le plan géographique, assez récemment, si l'on s'inscrit dans une généalogie étalée sur plusieurs siècles. Elles sont apparentées à deux frères nés vers 1850/1860, l'un étant parti s'installer à Séville et l'autre ayant officié quelques années au Brésil avant de revenir sur Bruxelles. Une descendance existe toujours dans ces deux lieux. Plus aucun contact n'aurait été réalisé depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Et pourtant Jean, né en 1936 et Josefina, née en 1934, se sont tous deux manifestés dans le cadre des articles de ce blog, comme pour démontrer de l'originalité généalogique somme toute partielle de pareilles recherches. Sans à priori, je suis même devenu le cousin de Jean, bénéficiant de toutes ses attentions. 

    Quant à la ramification de Marche-en-Famenne, son isolement est plus compréhensible. On doit remonter aux arrière-grands-pères pour retrouver deux frères, nés en 1820 et 1833, survivant d'une imposante fratrie de 12 enfants, et ancêtres des trois ramifications identifiées de nos jours. Cette ramification, dont Pierre et André, deux frères, sont les représentants actuels, bien qu'ayant perdu toute relation familiale avec celles de Bruxelles et de Séville, affiche néanmoins un intérêt marqué pour le travail de découvertes mené à travers ce blog. S'autorisant à utiliser le mot cousin dans leurs commentaires.

    L'autre exemple marquant est sans conteste celui de la branche d' Aywaille. Les deux Alain PARFONDRY, nés en 1949 et 1950, seuls représentants actuels de cette génération, doivent remonter à leur arrière-arrière-arrière-grand-père Wéry, né en 1765, pour se connecter. De quoi avoir perdu, sinon oublié, tout sentiment intergénérationnel. Cela n'empêche pas, l'un d'eux, d'utiliser fièrement le mot cousin dans les échanges de mails et parfois même de repas arrosé en bordure de la Garonne1. Quant au fils du second, il m'a honoré de faire partie de son jury d'examen lors de sa défense de thèse à Louvain-la-Neuve en 2009.

    Pour les branches de Forchies-la-Marche et d'Havelange, la situation sur le plan généalogique n'avantage pas les rencontres. Sans doute dernier représentant masculin de leur branche respective, Willy et Claude, constituent le dernier chaînon de transmission de deux lignées qui les font remonter à une présence dans la ville de Huy, étape importante du chemin de diffusion de ce patronyme. Mais toujours, malgré tout, cet intérêt marqué pour le parcours reconstitué.

    Sans oublier l'histoire incroyable de cette branche apparaissant en Espagne au sein de la Garde wallonne au début du XVIIIème siècle, ancêtre du baron Jacques de PARFONDRY. Et qui s'est pérennisée par la lignée maternelle, en maintenant, sur plusieurs générations, l'association de ce nom dans la famille BORDES-PARFONDRY, en reconnaissance de ce glorieux souvenir.

     Et comme dernière injonction, voire preuve irrévocable, comment ne pas aborder les péripéties de cette branche de Neerheylissem, à laquelle j'appartiens. Divisée désormais en deux ramifications, l'une restée belge, l'autre devenue française vers 1840, elle est la véritable démonstration de la double approche de ce cousinage si lointain et toujours bien réel. Chacune des ramifications s'est crue seule rescapée des rigueurs de l'évolution de la société. Isolée de fait récemment depuis 1931, année du décès de l'horloger de Bruxelles, la mémoire s'était refermée rapidement sans photos. Jusqu'à ce jour de janvier 2006 qui dévoila, dans une lettre, le prénom d'un François-Xavier, repris également dans les actes de baptême de Neerheylissem. S'en suivit la rencontre en 2006 à laquelle succédèrent d'autres rencontres qui renforcèrent cette notion de cousinage.

     C'est manifestement cette branche de Neerheylissem qui sert de lien focal de toutes les branches existantes. Mais quelque soit les parcours, les éloignements, les différences sociales, le fait d'avoir identifié notre patronyme à une histoire commune et vieille de plusieurs siècles, a permis de consolider le lien non pas sur un plan généalogique attesté mais plutôt sur une émotion, un sentiment de cohésion et d'appartenance à une histoire marquante de l'évolution de la société, avec ses guerres, ses déplacements et la recherche d'une vie meilleure. 

     L'usage du terme cousin doit être au final ressenti plus volontiers comme un mélange de transmission réelle mais aussi d'appartenance à une identité forgée pendant des siècles le long des rives de la Meuse entre Liège et Huy.

1 Alain PARFONDRY, habitant dans le Médoc, est malheureusement décédé en janvier 2019 ; il a 2 enfants (Emilie et Romain) ;

 

 

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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 09:51

      Henriette LASNET de LANTY, née BABET en 1896, est issue d'une famille, originaire de Champagnac-de-Belair en Dordogne. Avec son mari Jean, ils feront partie de la Résistance dans les réseaux de renseignements franco-belge Delbo/Zero1. Arrêtés par les allemands à Paris en janvier 1944, ils seront envoyés dans en Allemagne. Jean décédera dans le camp de travail de Vaihingen, quelques mois avant la libération. Henriette, après avoir transité par Fresnes, survivra aux conditions de détention du camp de Ravensbrück.

       Jean et Henriette LASNET de LANTY sont les arrière-arrière-grands-parents des plus jeunes PARFONRY, habitant en France de nos jours.

       Henriette relatera son expérience dans un livre Sous la Schlague, dont la préface est rédigée par Geneviève de GAULLE, la nièce de qui vous savez, déportée également au camp de Ravensbrück. Des exemplaires de cette édition sont encore disponibles de nos jours sur des sites (E Bay, Amazon, ...).

     Elle recevra les médailles d' Officier de la Légion d'Honneur, à titre militaire, et de Croix de guerre 1939-45 française et belge avec palmes. Elle sera également homologuée comme sous-lieutenant par l'armée de terre. Jean sera fait, à titre posthume, Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de guerre 1939-45 avec étoile de bronze, Médaille de la résistance française, Croix de guerre et médaille de la résistance belge, Grand - Croix de l'ordre de Léopold II2.

     Se rappelant de ses origines de terroir, et pour faire vivre sa famille, Henriette s’attellera à écrire des livres de cuisine (Fromages frais - Laits fermentés; Conserves familiales; Cuisine périgourdine; La Charcuterie à la campagne; Dictionnaire de la cuisine française; Confits, Confitures et conserves). Passion qu'elle transmettra à sa fille Michelle, épouse de Jacques PARFONRY. Elle décédera en 1989 à l'âge de 92 ans.

1 Le réseau Delbo est au départ un réseau belge de renseignement dont le Q.G. est installé à Paris ; Zéro est créé en 1940 par des services de l'état belge en exil à Londres ;

2 Informations transmises par Patrick LASNET de LANTY, l'un de ses petits-fils ;

Couverture de la Première édition du livre SOUS LA SCHLAGUE (Imprimerie du S-O, 1965, 269 p.)

Couverture de la Première édition du livre SOUS LA SCHLAGUE (Imprimerie du S-O, 1965, 269 p.)

    Une simple demande d'autorisation de réédition, déposée sur ce blog par Stéphane GOULHOT, responsable des Editions Le Félin, a permis de donner au livre Sous la Schlague une seconde vie. Il vient d'être réédité en mai 2018. L'initiative en revient à l'Association Liberté - Mémoire créée en 1996 par quelques grandes figures de la résistance, tels Stéphane HESSEL, Raymond et Lucie AUBRAC, Germaine TILLION. Son but est de " transmettre la connaissance et la leçon de la résistance, notamment en aidant à la réédition ou à l'édition d'ouvrages y ayant attrait ".

Patrick PARFONRY, son petit-fils, a rédigé, à cette occasion, ces commentaires élogieux.

    Le témoignage de cette femme hors du commun entre dans l'histoire grâce à cet éditeur de renom. Depuis plus de 50 ans, cet écrit somnolait dans notre mémoire familiale. Mon émotion n'a d'égal que l'admiration que je lui portais.

    Le livre, édité à compte d'auteur en 1965, sort aujourd'hui de la confidentialité et nous lui souhaitons une large audience. Je prépare une petite affichette à l'attention des libraires pour présenter ce livre.

Plusieurs de ses arrière petites-filles, se manifestèrent par la suite. Il y eut successivement :

 Clémentine CHERONNET, s'est appliquée d'y apporter son commentaire.

    Voici la réédition d'un livre très fort écrit par mon arrière-grand-mère et qui retrace son courage et l'histoire d'une partie de ma famille maternelle pendant la seconde guerre mondiale.

Marie PEIX, a publié, sur sa page Facebook, l’information de cette nouvelle édition

" Pour celles et ceux qui veulent lire le témoignage de mon arrière-grand-mère, déportée pendant la seconde guerre mondiale, son livre est désormais réédité et disponible ".

Louise VERRET, en achetant le livre, ne manqua pas d'y adjoindre son ressenti.

" ...je vais m'y plonger, à mon niveau pour la mémoire .... et celle de la prochaine génération "

         Et parmi les différents commentaires de lecteurs et lectrices, on annotera deux d'entre eux :

        Un des témoignages les plus authentiques sur la résistance et les camps. De plus un témoignage de femme et de mère. Un récit bouleversant (Hildegarde) ;

         Quelle leçon de courage et d'humanité dans ce récit. Elle utilise des mots précis, sans fioriture,.....On partage les pages avec des sentiments mêlés d'admiration, d'horreur, de sympathie, de soulagement tout au long de cet ouvrage palpitant (alissah;

    Le livre a reçu une mention spéciale du jury du Prix littéraire du Comité d'action de la Résistance - Souvenir français 2018. Une réception au Sénat, le 29 novembre 2018, ponctua la remise de ce prix. Plusieurs de ses petits-enfants, dont Patrick, assistèrent à ce moment de rappel de l'histoire tragique de notre Monde.

La nouvelle édition est ajoutée d'un texte présenté et annoté par Philippe MEZZASALMA

N.B. : Conservateur à la Bnf, Ph. Mezzasalma termine actuellement une thèse sur " La déportation des femmes depuis la France (1940-1945) " à l'Université de Paris-I, sous la direction d'Henry Rousso.

Henriette Lasnet de Lanty a 47 ans en 1943. Simple femme au foyer, elle s'occupe de ses cinq enfants dans le XVIème arrondissement de Paris, rue de la Pompe. Personne ne se doute que, sous son apparente tranquillité, elle participe activement à la résistance. Servant de boîtes aux lettres, elle récupère des informations et, sous son insoupçonnable camouflage de parfaite ménagère, distribue les consignes et ordres de mission aux agents parisiens en allant faire ses courses.

Mais quand le réseau tombe, elle est dénoncée, arrêtée : c'est le début d'un véritable calvaire qu'elle va affronter avec un courage hors du commun. Les prisons françaises et leurs sordides interrogatoires, la déportation, les camps, Ravensbrück, Schönfeld ... Sous les coups de schlague de ses gardiennes, elle trouve encore la force de saboter des pièces qu'on lui demande de fabriquer et, sans broncher, résiste toujours, à sa manière, aux humiliations, à l'angoisse de ne pas revoir des enfants, son mari déporté, comme elle, à l'horreur permanente de la mort de ses camarades.

Même une fois libérée, les Américains n'ont que faire de ses femmes qui encombrent les routes, les soldats français eux-mêmes se méfient de celles qu'ils pensent être venues ici travailler de leur plein gré. Henriette Lasnet de Lanty va encore devoir traverser l'Allemagne dévastée par la guerre, seule, à pied. Ceci est son témoignage.

Couverture de la Seconde édition du livre SOUS LA SCHLAGUE (Edition Le Félin, Collection Résistance Liberté - Mémoire, Mai 2018)

Couverture de la Seconde édition du livre SOUS LA SCHLAGUE (Edition Le Félin, Collection Résistance Liberté - Mémoire, Mai 2018)

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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 11:52

      Voici un entrefilet assez intéressant retrouvé récemment dans une revue locale. Il fait référence à un épisode des recherches menées sur la branche française des PARFONRY. Une journée de  juillet 2008, un rendez-vous avait été pris dans l'église de Spy, avec Bernard VANDENBULCKE, responsable de la Fabrique d'Eglise locale.  Un tableau avait été repéré dans ce lieu.

       Bien des années plus tard, il relate cette rencontre en y apportant sa version historique intéressante. Manifestement, le tableau de Paul PARFONRY, celui découvert dans l'église, était vraisemblablement destiné à l'oubli. 

       Son origine, à cet endroit, nous reste inconnue. Même si j'ai pu émettre certaines suggestions, quant à sa présence dans cette église (dons de personnalités locales à la suite de la construction de cette nouvelle église, proximité de la carrière de marbre noir de Mazy ou venait s'approvisionner François-Xavier PARFONRY, le père de Paul), la mémoire, une nouvelle fois, est restée vide.

 Les petits mystères de l’église de Spy

   Un soir de juillet 2008, étant à l’église, je reçu la visite de monsieur Roland PARFONRY. Il était à la recherche d’un tableau peint par son aïeul, Paul PARFONRY. D’après ses recherches, ce tableau devait vraisemblablement se trouver dans notre église.
 
   Effectivement, je me souvins qu’un grand tableau avait été retrouvé en 2000, dans une annexe, sous des gravats, lors des travaux de rénovation entrepris dans le cadre du 100 anniversaire de la consécration de l’église.


   Je me souvins également que l’abbé Jacques JEANMART, le conservateur du musée diocésain de Namur de l’époque, l’avait examiné et préconisé une légère restauration : un nettoyage léger de la toile et de son encadrement.
 
    Aucune information n’était disponible sur l’origine de cette toile et, moins encore, sur sa présence dans notre église. Elle avait cependant été photographie en 1968 dans le cadre du répertoire photographique des sanctuaires de Belgique, un inventaire de l’IRPA (Institut Royal du Patrimoine Artistique).
 
    Quelqu’un connaît-il l’origine de cette peinture ? Comment et depuis quand est-elle arrivée dans notre église ?

 
   PS : Roland PARFONDRY publiera un article très intéressant après sa visite de 2008.
   

     Il s'en suivra, à la suite de cette visite, la rédaction d'un article dans ce blog qui sera édité le 27 février 2009, intitulé : Signature authentifiée à Spy (http://parfgeneatoponyme.over-blog.com/article-28420261.html).

 

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11 août 2018 6 11 /08 /août /2018 23:09

    Le blog fête sa 10ème année de création. Au cours de cette période, il a été vu par 58 000 visiteurs. De quoi se rappeler de toutes les découvertes, rencontres et publications qui ont marqué son développement tout au long de ce parcours. Les trois premiers articles, publiés le 16 août 2008, laissaient déjà entrevoir un cadre de travail varié et insolite. Ils étaient intitulés :

                Patronyme PARFON(DRY) : Synthèse des informations                                                        Emile PARFONRY, l'horloger                                                                                                  Les Chevaliers de PARFONDRY au Moyen-âge

     Avec au départ, comme unique référence, les quelques pages retrouvées en janvier 2006, dans les documents de mon père, le blog a permis de faire connaître le parcours d'un patronyme. De découvertes en rencontres, il a tissé son espace créatif, tant au niveau familial qu'en lien étroit avec son histoire.

      Plusieurs publications de part et d'autre de la frontière franco - belge ont retracé le parcours de personnages tout en faisant ressortir certains aspects  de la société. Quelques moments forts et émouvants, tels ceux marqué par les rencontres avec notre famille française, oubliée des mémoires, et l'appui marqué de nombreux autres, ont démontré de la spécificité de cette démarche. En particulier, Jacques et Jean, deux PARFONRY qui ne se sont jamais rencontrés, ainsi que toutes leurs descendances, ont contribué fortement à rendre ces découvertes plus humaines et plus conviviales.

      Tout cela a conduit dans la publication d'un livre en avril 2017, retraçant l'histoire du patronyme et celle de notre famille. Une véritable saga qui ne se contente pas de passer en revue la liste de ses acteurs, en les enfermant dans une représentation statique des dates de la vie. Mais qui se présente en faisant apparaître une série de personnalités marquantes se trouvant impliquées, encore de nos jours, dans la connaissance transmise. Une sorte de patrimoine qu'il soit social, culturel ou historique, qui ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. Tous ces individus, rassemblés autour d'un même patronyme, ont permis de cerner la société dans sa diversité et son évolution. Le lien généalogique, voire génétique, est au final beaucoup plus ténu. L'environnement et le vécu de chacun ont probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons, exprimons.

     Quoi de plus éloquent que d'apprendre son passé en le découvrant traverser l'histoire au contact d'une Impératrice autrichienne, d'un Empereur des français, d'un Roi des Belges, d'un Prince russe ayant organisé l'assassinat de Raspoutine, d'un Khédive d'Egypte, d'un Conservateur illustre du musée du Louvre, d'un prix Nobel de la Paix, du Père de la théorie du Big Bang, d'un peintre flamand des plus connus, de plusieurs personnes incluses dans la liste des cent wallons du XXème siècle, du Général de la Première Armée française, d'un sculpteur des plus renommés, d'un important fabricant belge de cigarettes, etc .....

   Tout en n'oubliant pas de relever que cette saga n'aurait pu voir le jour si celui qui fut arrêté comme vagabond en 1758 dans le cimetière de Neerheylissem avait du subir les effets de la justice expéditive émanant du Moyen-âge. L'Esprit des Lumières de Jean-Jacques ROUSSEAU tout comme la vision réformatrice de l'Impératrice Marie-Thérèse d'Autriche arrivaient à bon port pour changer une société organisée sur les conflits et la faire évoluer vers un état plus social.

     Pour le futur, laissons nous croire que l'esprit des découvertes et le développement industriel de la fin du XIXème siècle, qui se sont avérés des opportunités pour certains de faire voyager ce patronyme, serviront à en assurer son maintien, voire à poursuivre son extension.

     Après 10 ans de service, le blog continuera d'exister au travers de ces quelques 330 articles. 

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15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 18:22

 

Les articles du blog les plus consultés

    Voici les trois articles les plus consultés du blog parmi les quelques 320 publiés à ce jour. Sans en être le reflet exact, la nature des sujets abordés peut constituer l'explication de ce classement. 

1. Trois mariages et un garçon en culotte courte                              (http://pargeneatoponyme.over-blog.com/article-trois-mariages-et-un-garcon-en-culottes-84466438.html)

                 Publié le 16 septembre 2011, cet article relate le mariage, le 24 mai 1948, des trois enfants de la famille Lasnet de Lanty, installée en Guadeloupe après le retour de leur mère Henriette en 1945, ayant survécu aux conditions du camp de Ravensbrück. Elle écrira un livre poignant intitulé Sous la Schlague qui retrace sa propre histoire. Ce livre vient d'être réédité aux Editions du Félin. Collection Résistance. Liberté-Mémoire (pouvant être consulté sur https://www.decitre.fr/livres/sous-la-schlague-9782866458706.html). Et parmi les trois enfants d'Henriette, il y a Michèle, mariée à Jacques Parfonry. Arrière-arrière-petit-fils de l'illustre marbrier François-Xavier Parfonry, né à Neerheylissem en 1821, il assurera la pérennité de la branche française.

                  Cet article représente plus de la moitié des consultations de ce blog.

2. Un repas de communion bien copieux                                                      (http://parfgeneatoponyme.over-blog.com/2015/07/un-repas-de-communion-bien-copieux.html)   

             Publié le 14 juillet 2015, cet article retrace, à partir d'un menu de communion des années 1930, un certain mode de vie campagnard. Le communiant est Georges Parfonry, mon père. La description de sa vie est le témoignage de la dernière génération ayant connu successivement les affres de la dernière guerre mondiale, mais aussi la croissance durant les trente glorieuses ainsi que l'impact du choc pétrolier de 1973. Un parcours se situant entre la fin de la période de l'art déco, ultime symbole de la révolution industrielle, et le début de l'onde de choc augurant la révolution numérique et les premiers effets du changement climatique.

3. Le Carmel conserve tous ses mystères                                               (http://parfgeneatoponyme.over-blog.com/2015/01/tous-les-mysteres-demeurent-dans-le-carmel-creteil-2.html) 

              Publié le 14 janvier 2015 dans la série des quatre articles retraçant les visites à Paris et Créteil, il relate la découverte de la maison construite par François-Xavier Parfonry suivie de l'entrevue avec la Mère prieure du Carmel Sainte-Thérèse occupant cette maison de nos jours. Témoignage d'une architecture typique de la seconde moitié du XIXème siècle, au style anglo-flamand, une visite plus approfondie de la maison ne put être envisagée vu la nature de ses nouveaux occupants. Prenant le choix de l'aborder sous la forme d'un humour pastiche, l'article abandonne bien volontiers son lien traditionnel avec la généalogie et l'histoire en profitant d'accorder une caisse de résonance a des sujets religieux rencontrés dans la vie actuelle.

 

Les objets les mieux conservés sur les réseaux

     Le patronyme, étant à la base de cette recherche, est le lien avec un certain nombre d'objets qui serviront indéniablement à le perpétuer, indépendamment de sa continuité généalogique. Sur les différents sites de vente, ces objets peuvent se résumer comme suit, classés approximativement selon la fréquence.

1. Les montres à gousset de l'horloger Emile Parfonry

             Intégré au fleuron de l'horlogerie belge de la fin du XIXème et du début du XXème siècle, Emile Parfonry est l'auteur d'une montre dénommée " Boîte du Roi" reproduisant le portrait du roi Léopold II sur le cadran. Des exemplaires de cette montre sont régulièrement présentés à la vente.

2. Les livres de Michèle Parfonry

         Épouse de Jacques Parfonry, née Lasnet de Lanty, Michèle est auteure de plusieurs livres culinaires. Elle est reconnue comme une spécialiste de la cuisine de tradition et du terroir. Plusieurs d'entre eux sont régulièrement proposés à la vente (Comment faire ses charcuteries, .....)

3. Cartes postales de la rue Emile Parfonry à Hotton

         En hommage au militaire, né à Hotton en 1857 et décédé au Congo en mars 1883, la commune de Hotton lui a octroyé, en 1925, une rue à son nom. Des cartes postales de la rue, prises à différentes périodes, se retrouvent régulièrement sur des sites de vente.

4. Photos du studio Emilio Parfonry

           Grand photographe, installé chaussée d'Ixelles à Bruxelles, le studio d'Emilio Parfonry fut l'un des plus convoités de la capitale belge durant la première moitié du XXème siècle. De nombreuses de ses photos sont encore disponibles de nos jours.

5. Entreprise Parfonry - Lielens

        Cette entreprise, spécialisée en robinetterie et tuyauterie, a été créée peu après le retour d'Hubert- Narcisse Parfonry du Brésil. Il avait occupé la fonction de Directeur d'exploitation de la Compagnie des Caoutchoucs du Matto Grosso, initiée par des intérêts belges anversois. L'entreprise Parfonry - Lielens a fonctionné de 1910 à 1993. Différents types de documents (lettres, publicités, factures) sont toujours disponibles et apparaissent sur les sites de vente.

6. Livres de Paul Parfouru

        Travaillant  à partir de 1890 au Département Archéologie  dans le Département d'Ille-et-Vilaine,  ce descendant des Ecuyers de Parfouru a, à son actif, une impressionnante énumération de différentes publications dont certaines réapparaissent de temps en temps. Par son travail, il sauvera de la ruine les archives du Parlement de Bretagne.

7. Cartes postales de Parfouru sur Odon et de Parfouru l'Eclin

          Situés dans le Calvados, ces deux villages sont très probablement à l'origine de la lignée des écuyers de Parfouru qui sont apparus au XIIIème siècle jusqu'à la fin du XVIIIème siècle. Toute référence à l'histoire ancienne de cette famille a du être détruite pendant la Guerre de 100 ans. Les cartes postales représentant les châteaux de ces deux villages, en lien direct avec une occupation liée au nom Parfouru,  ainsi que d'autres lieux (églises, ....) sont régulièrement proposés à la vente.

8. Sérigraphie de la pièce de théâtre "Madame Parfondry est revenue "

           Écrite en 1998 par l'écrivain et auteur Jean Louvet, la pièce fait référence à une certaine Madame Parfondry. La sérigraphie, réalisée par Daniel Pelletti et éditée à 100 exemplaires, est relative à l'affiche de cette pièce. Le nom Parfondry aurait été choisi par l'auteur pour l'harmonie du son. Remarque qui peut faire sourire tous les Parfonry et Parfondry de nos jours, vu la difficulté rencontrée pour le faire comprendre.

9. Enveloppe d'une lettre de Marcel Parfondry à André Breton 

         Écrite en 1938, elle fait partie d'une série de 4 enveloppes adressées à l'écrivain André Breton, habitant rue Fontaine à Paris. Marcel Parfondry est parmi ceux qui lancèrent en 1934 le mouvement surréaliste en Belgique. Cette enveloppe est la preuve qu'il a entretenu un contact avec les surréalistes français et non avec ceux de Bruxelles, pilotés par René Magritte.

10. Publicités de la marbrerie Parfonry à Paris

        Qu'il soit associé à Dupuis, à Lemaire où aux frères Huve, le marbrier d'art François-Xavier Parfonry apparaît de temps en temps, au travers de publicités. 

11. Mention du peintre Paul Parfonry

         Le peintre Paul Parfonry a été repris dans deux publications. Publiées par la Galerie Doyle de New York et par Christies à Londres, on y trouve un inventaire des peintres ayant transité par ces organismes.  Occasionnellement, l'un de ses tableaux se présente à la vente (idem pour Ferdinand Parfonry, frère de François-Xavier et donc oncle de Paul).

12. Carte postale de la fontaine de Parfondry

         L'intitulé de cette carte postale est la preuve que la dénomination actuelle du village sous la forme Parfondruy constitue une erreur de transcription.

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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 21:54

    Parmi toutes les rencontres effectuées au cours des recherches ayant abouti à rédiger tous ces articles sur ce blog, avant qu'il ne soit finalisé dans un livre, la catégorie de ceux que l'on peut qualifier d'historien de village m'a certainement le plus interpellée. 

    Le plus souvent rencontré au détour d'une promenade, ces personnes m'ont indéniablement apporté les souvenirs  les plus anecdotiques. Ils m'ont fait découvrir une passion dont j'étais loin d'en connaître l'ampleur. Dans chaque village, de nos jours, on découvre ce type de personnage. 

    L'article, ci-dessous, a été rédigé par l'un de ses défenseurs du patrimoine villageois. Interpellé par la plaque de rue Emile PARFONRY, située dans la commune de Hotton, il a décidé de se mettre à la recherche d'informations  sur cette personne. Pour immanquablement atterrir sur ce blog dans lequel on détaille à foison son parcours. Y ajoutant son style de journaliste, on y découvre, sous une dialectique assez différente, un nouvel article se rapportant à Emile PARFONRY. Ce qui en ferait la 21ème référence ayant servi pour diffuser cette saga.

      Pour assouvir la curiosité de ceux et celles qui ne se lassent d'approfondir l'itinéraire de ce militaire dans le Congo de Léopold II et de Henry M. Stanley, voici le texte intégral de l'article destiné à la revue de la commune d'Hotton. Une façon d'attester une nouvelle fois de l'impact toujours vivace de ce patronyme. 

          Emile Parfonry, le militaire explorateur

 Comme bon nombre de résidents de la commune de Hotton, vous êtes passés des dizaines de fois dans cette rue, une des principales de la localité, probablement en vous posant régulièrement la question de qui peut bien être ce fameux Emile Parfonry pour recevoir une rue à son nom. Comme vous, je me la suis régulièrement posée, sans forcément trouver de réponse. Il était donc temps de faire quelques recherches pour l’obtenir.

      Comme tout jeune rédacteur, mon travail commence généralement par une recherche sur le net. En ce qui concerne l’histoire locale, il est souvent très difficile de trouver une information de qualité de cette manière, mais qui ne tente rien… Et bien pour une fois, la chance nous sourit ici ! En effet, un riche blog généalogique consacré à la famille Parfonry nous fourni une intarissable mine d’information au sujet de ce « Pionnier bien de chez nous », comme un récent article dans la revue 36 de Mémoires du Congo et du Ruanda-Urundi le nomme si bien.

      Né en 1857, celui qui deviendra un des premiers pionniers belges au Congo, est en effet originaire de la commune de Hotton. Orphelin dès l’âge de 16 ans, son père Jean Joseph Parfonry, cultivateur à Erezée, décédera lors de l’épidémie de choléra de 1866. Sa mère, Marie Josée Robertfroid, sage femme, le suivra seulement cinq ans plus tard, en 1871. De nature visiblement aventureuse, le jeune Emile décidera de s’engager dans l’armée belge, au sein du Régiment des Carabiniers. A 19 ans, notre prometteur soldat acquiert le grade de caporal, suivi les années suivantes d’une constante escalade lui permettant d’atteindre finalement le grade de sous-lieutenant le 14 juillet 1878.

      Mais qu’est-ce qu’à bien pu accomplir ce jeune sous-lieutenant, qui plus est faisant office lors d’une période relativement paisible de l’histoire belge, pour obtenir qu’une des rues principales de sa localité d’origine porte son nom ? Et bien commençons par citer Henry Morton Stanley, célèbre explorateur dont nous vous parlerons plus tard dans cet article :

      « L’un de mes meilleurs hommes était le Lieutenant Parfonry. Il vécu assez pour démontrer qu’il avait en lui tous les éléments d’un homme grandement estimé pour sa valeur intrinsèque, sa force morale et son infatigable esprit d’entreprise ; et cependant, après avoir été légèrement imprudent un jour sous le soleil brûlant, il nous était enlevé juste quand je commençais à me sentir soulagé de voir nombre d’hommes de valeur se joindre aux standards de l’Association en Afrique. »

      Pour comprendre ces quelques phrases, il faut probablement remettre les choses dans leur contexte historique. Stanley est un célèbre journaliste et explorateur d’origine britannique, ensuite naturalisé américain, à qui on doit une des très célèbres phrases de langue anglaise. En effet, parti à la recherche du non moins célèbre explorateur David Livingstone, passé à la postérité pour ses titanesques explorations à la recherche des sources de Nil, Stanley aurait prononcé les quelques mots Dr Livingstone, I presume lors de leur première rencontre. Cette ligne, passée à la postérité de l’autre côté de la manche, nous donne une bonne idée de l’excellente réputation d’Henry Morton Stanley dans les milieux colonialistes de l’époque.

      Ceci explique probablement, en partie, pourquoi il fut ensuite choisi par le roi Léopold II pour partir paver le chemin de ce qui deviendra l’Etat Indépendant du Congo en 1885. A l’époque, cette région d’Afrique n’est encore vraiment colonisée par aucune nation européenne, même si la France et le Portugal nourrissent de sérieuses ambitions pour ces terres pratiquement inexplorées bordant le fleuve Congo. Conscient de l’enjeu, et visiblement attiré par la possibilité d’étendre son influence hors des frontières réduites de la Belgique, notre second monarque envoie plusieurs missions via l’Agence Internationale Africaine (ou AIA), dont les buts étaient de nature principalement philanthropiques. Stanley, sous contrat de l’Association Internationale du Congo, dépendant alors de l’AIA mais ayant des objectifs ouvertement plus commerciaux, sera alors envoyé par Léopold II dans la région dans le but d’y ouvrir une route commerciale reliant les différents bassins du fleuve Congo, tout en la ponctuant de stations capable d’assurer la logistique d’une telle entreprise.

      C’est dans ce contexte que s’inscrit l’épopée de notre jeune Sous-Lieutenant hottonais. Le 15 août 1882, celui-ci embarque en compagnie d’une poignée d’autres jeunes belges à bord du vapeur Falcon, direction Liverpool, d’où ils embarqueront pour l’Afrique le 19 à bord du Benguela. Pour l’époque, il n’y a pas de plus grande aventure à laquelle un jeune homme de 25 ans peut prendre part. Après plus d’un mois de voyage, notre lieutenant belge met enfin pied à terre à Banana, sur l’embouchure du fleuve Congo, accompagné de plusieurs compagnons de route engagés par le Colonel Strauch, président de l’Agence Internationale Africaine, afin de se joindre à la mission de Stanley.

      Très rapidement, le Sous-Lieutenant Parfonry se verra attribuer de sérieuses responsabilités. Un peu moins de deux mois après son arrivée à Banana, il se voit confier la direction de la station d’Ishangila. Il s’y fera remarquer, si on en croit l’interprétation donnée à certains documents, par la signature d’un tout nouveau type de traités. En effet, plus qu’une vision commerciale, les missions de l’Association Internationale du Congo se sont rapidement avérées avoir également des vues bien plus colonialistes, en s’assurant par des traités signés avec les chefs de tribus locales de la souveraineté de l’AIA dans la région. Commençant par la formule type Après mûr examen, ce nouveau type de traité inauguré par Parfonry insiste alors sur la période de réflexion supposément laissée aux chefs indigènes avant signature.

      La mission ne s’arrête pas là. Le 3 mars 1883, Parfonry se voit confier l’importante tâche de construire une route de plusieurs dizaines de kilomètres au travers des monts de Cristal, afin de continuer à relier les différentes stations alors en cours de création dans la région.. Pour se faire, on lui confie une quarantaine de travailleurs indigènes peu formés au métier de cantonnier. Malgré les nombreux défis engendrés par ces travaux de grande ampleur, il semble, si on se fie au discours élogieux de Stanley, que les travaux avancent bien.

      Dans une région sauvage au climat capricieux, une telle entreprise peut être très périlleuse. Emile Parfonry en fera les frais 21 jours seulement après s’être vu confié son ultime mission. Après s’être, si l’on en croit les différents récits à ce propos, imprudemment exposé au soleil pour inspecter les dégâts apportés au chantier par la dernière tempête, l’explorateur hottonais souffrira d’une insolation, qui, muée en fièvre typhoïde, aura raison du jeune explorateur de 26 ans.

      Ce jeune officier, malgré son très court séjour de sept mois sur le sol de ce qui deviendra en 1885 l’Etat Indépendant du Congo, fera partie des seulement 63 premiers pionniers belges partis à l’exploration de ces terres entre 1879 et la création de ce qui deviendra le Congo Belge. Vu les discours élogieux fournis par les explorateurs l’ayant rencontré à l’époque, dont le célèbre Stanley, il y a fort à penser que sans cette fin prématurée, notre explorateur local aurait encore bien plus fortement marqué de son emprunte cette période clé de l’aventure coloniale belge. Vous comprenez maintenant probablement pourquoi, en 1925, la commune de Hotton décidera de donner le nom d’Emile Parfonry à une des rues principales de la localité.

           Sources 

           - Le Blog de Parfonry : http://parfgeneatoponyme.over-blog.com/.

           - « Un pionnier bien de chez nous », Fernand Hessel. Mémoires du Congo et du Ruanda-Urundi,                                                            revue numéro 36, décembre 2015 ;

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Présentation

  • : Le blog de PARFONRY
  • : Le cadre directeur de ce blog consiste à réunir ce qui peut être transmis sur un patronyme. La présentation de tous ces personnages n'est finalement qu'une manière de transférer un patronyme. Qu'il soit culturel, social ou historique, ce patronyme ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. L'environnement, le vécu de chacun a probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons. Les gênes se diluent plus vite que le lien avec le mode de vie et les rencontres. Cette vision oblige à élargir le champs d'investigation en déviant de l'aspect purement généalogique. La découverte de nouveaux indices motive et assimile parfois cette recherche à une enquête. L'histoire ne peut être racontée de manière linéaire. Chaque élément, chaque personnage a droit à son histoire dans le récit tout en suivant le dénivelé et les courbes imposés par les aléas de l'Histoire et de la vie. Contrairement au patrimoine, un patronyme se voit contraint de s'adapter aux vicissitudes des évolutions sociales et des guerres. Le contenu des quelques 350 articles de ce blog a été rassemblé dans un livre intitulé "La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem - L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme ".
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