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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 12:47

      Beaucoup d'aspects ont déjà été abordés, à travers la perception toponymique de ce blog. Il y manquait encore une approche mythologique. C'est ce qui a pu arriver lorsqu'il a fallu donner un prénom à un troisième enfant de cette famille de la branche d'Erezée.

      Qu'est ce qui a bien pu motiver Jean PARFONRY, cultivateur à Erezée puis boucher à Hotton, et Joséphine ROBERTFROID, sage femme, à donner le prénom de Narcisse à l'un de leurs nombreux enfants ? Prénom qui ne semble pas suivre la même logique que ceux attribués aux autres frères, à savoir Emile (le militaire explorateur, mort au Congo), Joseph (installé à Séville), Edmond et Jacques, voire Irma et Berthe pour les filles.

    En recherchant des écrits sur l'utilisation de l'adjectif " parfond " dans la littérature, je suis tombé sur un extrait d'un des longs récits poétiques de François VILLON, datant du 15ème siècle. Intitulé Le Grand Testament, ce récit est composé de nombreuses ballades. Et dans l'une d'entre elles, Ballade de la belle Heaulmière aux filles de joie - Double ballade sur le même propos, on trouve justement une association entre ce prénom Narcissus et l'emploi de l'adjectif parfond

                                    Orpheüs le doux ménétrier,
                                    Jouant de flûtes et musettes,
                                    En fut en danger du meurtrier
                                    Chien Cerbérus à quatre têtes ;
                                    Et Narcissus, le bel honnêtes ,
                                    En un parfond puits se noya
                                    Pour l'amour de ses amourettes.
                                    Bien heureux est qui rien n'y a !

     Narcissus est un  héros mythologique grec d'une grande beauté qui devait éviter de regarder son reflet dans l'eau. Malheureusement, tombant amoureux de la nymphe ECHO, il ne put s'empêcher de regarder son visage dans un lac. Il fut de suite transformé en plante, qui porte de nos jours ce nom, en raison de l'inclinaison de ses fleurs vers le sol. Dans le style de VILLON, qui employait toujours des façons détournées pour retranscrire les écrits anciens, il est manifestement fait référence à cette histoire.

     Narcisse, Hubert  PARFONRY est né à Hotton en 1859. Peut-on penser que les parents avaient connaissance de ce poême de VILLON ? Et pourquoi auraient-ils donné seulement à l'un de leurs enfants un prénom mythologique ? Deux questions assez peu susceptibles de donner une réponse de nos jours. Mais le hasard des détails en généalogie est tout sauf une coïncidence pour ne pas être un fait acquis. Le lien est trop palpable, trop évident, pour que l'on ne puisse ne pas croire à une volonté affichée des parents de donner un sens à la naissance de cet enfant.

     Narcisse a eu une carrière brillante. Un peu aventureuse au départ dans la Pampa du Matto Grosso, il a brlllé par la suite comme industriel en Belgique. Son destin n'est en rien comparable avec le héros mythologique. Mais lui - même, avait-il pris connaissance de ce destin et de l'histoire de sa naissance ?

     La découverte de ce poème permet à tout le moins de s'assurer que l'adjectif parfond était utilisé dans la littérature à la fin du Moyen âge. Le plus ancien texte faisant état de sa présence est le Roman de la Rose, écrit par Guillaume de LORRIS au 13ème siècle : Trop avoit son cueur courroucie Et son deul parfond  commencie.

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 18:59

         Habitué à collectionner les médailles aux Expositions internationales, François-Xavier PARFONRY est l'un des rares marbriers à pouvoir être identifié au niveau de ses créations. Artisan, doublé d'un sens du commerce et du travail bien fait, il a ainsi accumulé les réussites tout au long de sa carrière. 

        On le croyait invincible, réalisant sans difficultés les travaux les plus diversifiés. Obtenant sans discontinuité toutes les commandes qu'il sollicitait. Ce long parcours de travailleur n'a pas eu que des succès. Dans une lettre du 2 octobre 1869, adressée indirectement d'Egypte, on lui renvoie tout simplement les deux ébauches de dessin de cheminées qu'il avait proposées. Lui signalant de ce fait le refus de lui octroyer cette commande. Une contrariété dans toute la carrière que l'on se propose de mentionner et d'interpréter.

        Le texte de la lettre est très sommaire. Emanant du Service technique - Division des travaux, son intérêt réside manifestement dans les quelques indications essentielles qui y sont détaillées. Celles-ci permettent de remettre la proposition de François-Xavier dans le contexte de l'époque.

                                                  Lettre adressée à Parfonry et Lemaire 1

 

Palais du Khédive                                                       2 octobre 1869 

à Ismaïlia

Objet : Cheminées en marbre   

                                                                  Msieurs Parfonry et Lemaire

                                                                  Rue St Sabin, 62 à Paris

 

                        Msieurs,

                       J'ai l'honneur de vous adresser ci-contre les deux dessins 

 de cheminées que vous avez bien voulu me remettre par votre lettre

 du 8 septembre dernier.

                        Ces deux dessins viennent de m'être renvoyés d'Egypte 

ce matin, et comme ils ne répondent pas complètement au style qu'on

 désire, je n'ai plus qu'à vous remercier de votre obligeante communication.

                        Agréez, Messieurs, l'assurance de ma considération distinguée.

                                                                                                      V. Lavial

 

            Il est indéniable que le lien avec l'Egypte s'interprète en fonction  de la date de la lettre. L'année 1869, et particulièrement son dernier trimestre, correspond avec l'inauguration du Canal de Suez le 18 novembre 1869, et la présence de l'Impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III. Cette dernière y avait déjà séjourné peu avant le 16 octobre. La construction de ce  canal a été financée notamment par la France et l'Angleterre. Les festivités qui s'y sont déroulées, ont eu lieu à Ismaïlia, ville d'où a été envoyée la décision de ne pas donner suite aux propositions de François-Xavier.

            Ismaïlia, fondée en 1863, et située sur la rive Ouest du canal de Suez, était le lieu de résidence du Khédive Ismaël Pacha mais de fait le quartier général de l'administration du projet de construction du Canal de Suez. Ce n'est pas un hasard si cette ville fut le lieu de naissance du chanteur Claude François et de la famille Cheddid. Cet Ismaël Pacha occupa ce poste de Khédive (en français: Vice-roi) de 1863 à 1879, après avoir suivi des études supérieures à Paris.

           On peut donc penser que l'échange de lettres concernait la fourniture de cheminées en marbre pour le Palais du Khédive Ismaël Pacha à Ismaïlia.

           Et il n'est pas impossible que l'intervention du marbrier Parfonry, s'est opérée après que celui-ci ait été mis en contact avec un habitant originaire de la même région de Belgique que François-Xavier. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le Khédive Ismaël Pacha était conseillé par un certain Hector Defoër, natif de Jodoigne en 1832, ville située à quelques km seulement du village de Neerheylissem, lieu de naissance de François-Xavier, dans cette même région de la Hesbaye brabançonne. Hector Defoër travailla, à partir de 1863, comme administrateur des domaines privés du Vice-roi d'Egypte, en y recevant même le titre de Bey. Entre 1865 et 1873, il fut envoyé à Paris pour s'occuper personnellement des avoirs financiers de son patron égyptien, période au cours de laquelle il aurait participé entr'autre à la création du Crédit Lyonnais.

           La date de la lettre de François Xavier coïncide précisément avec la présence d'Hector Defoër à Paris. On ne peut conclure simplement à une coïncidence. Manifestement les deux personnages se sont rencontrés et il n'est pas impossible que la lettre écrite de France, renvoyant les deux dessins du marbrier, ait été rédigée par un collaborateur de ce même Hector Defoër. Mais, malgré ce rapprochement géographique, cet appui n'aura pas permis à François-Xavier d'obtenir l'autorisation de livraison de cheminées pour le palais du Khédive à Ismaïlia. Il est indéniable, au vu de la lettre de réponse du 2 octobre,  que la décision a été prise avant le premier séjour de l'impératrice Eugénie, daté du 16 octobre. Et on trouve, à cette même date du 2 octobre, une autre lettre similaire de réponse négative, adressée à l'attention de Loichemolle, un autre marbrier, installé dans la même rue Saint-Sabin à Paris. Quant à la décision d'octroi, elle avait été transmise peu de temps auparavant. Par lettre du 28 septembre 1869, contenant la copie de la commande, adressée au Directeur général des Travaux, un certain Voisin Bey, il y est mentionné le bénéficiaire. C'est finalement Seguin, un autre marbrier parisien, qui obtint la commande pour la fourniture de 4 cheminées destinées au 1er étage du Palais du Khédive.

          Manifestement, la concurrence était rude entre les marbriers français. François-Xavier n'avait pas encore atteint la suprématie qu'on lui reconnaitra au moment de l'Exposition internationale de Paris en 1878. Il  fera mention de ce marbrier Seguin lors de son audition en 1882 devant la Commission d'enquête sur la situation des ouvriers et des industries d'art. Située dans la rue de Rennes, cette marbrerie Seguin avait périclité entretemps en raison du manque de rentabilité suite à son passage à la mécanisation.

         Hector Defoër, fortune faite, retourna à Jodoigne en 1876. Il fit construire peu après l'imposant Château des Cailloux, dont le hall d'entrée ne manque pas d'audaces architecturales pour l'époque.  Il l'habillera notamment d'une Pandore en marbre, de type impudique, sculptée par John Pradier. Il y décèdera en 1905.

          Simple hasard ou coïncidence troublante, la principale héritière de Hector Defoër, Elvire Sakakini (1875-1938)2 , sa fille adultérine supposée, habitait encore en 1906 au 72 de la rue Jouffroy à Paris, soit à proximité de l’hôtel particulier de François-Xavier3.

 

1  Source : Bibliothèca Alexandrina, International School of Information Science (ISIS) - Mémoire du Canal de Suez ;
2 Descendante d’un important négociant franco-grec, Augustin SAKAKINI, établi à Alexandrie, ayant fait fortune dans le commerce des graines de coton utilisé dans le savon de Marseille ;

3  La plupart des informations contenues dans cet article sont reprises des deux livres suivants :

           TORDOIR Joseph (2005) : Hector DEFOËR, la vie d’un nabab, Cultura  Nostra, Incourt ;

           GILLES Fernand (1986) : La Pisselotte, Imprimerie Gilles, Jodoigne ;

                                       

                  

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 22:25

     Tant de fois énoncé dans ce blog, attesté par l'existence d'un certain nombre de documents, le fief de PARFONDRY a bel et bien existé. Situé en rive droite de la Meuse entre Huy et Liège, il n'avait pas encore fait l'objet d'une localisation précise. Pour combler cette lacune, en se référant à la carte reproduisant le territoire de la Principauté de Liège (source : Carte de la Principauté de Liège et de ses environs, P. MAIRE, Bibliothèque Gallica), on visionne l'emplacement  de ce lieu. 

Princ Liège2     Situé entre Hermael (de nos jours Hermalle-sous-Huy) et Chaumont (de nos jours Clermont), ce lieu, portant encore le nom de Parfondry sur cette carte du 18ème siècle, a disparu de nos jours. Seule, la construction d'un nouveau lotissement dénommé Cité des Rys fait référence à la présence ancienne de ce nom. Et contrairement aux autres noms situés à proximité, aucun château n'a été édifié sur ce lieu de Parfondry. L'installation à cet endroit ou plutôt l'exploitation, arrivait bien après l'époque d'édification de ces ouvrages, développées en raison de la faiblesse des successeurs de Charlemagne, et qui avait provoqué le découpage de l'ancien Empire en de nombreux fiefs seigneuriaux entre le 10ème et le 12ème siècle.  L'impact de celui qui est considéré comme le premier vrai roi de France, Philippe Auguste, combiné aux désastres des nombreuses guerres fratricides locales, allaient modifier la physionomie du pouvoir. Le site de Parfondry sera plus volontiers une terre dévouée à la production et à l'extraction de ressources minières qu'un fief féodal.

      Non loin de cet endroit, on trouve le site de Jernée, correspondant au village actuel de Yernée. Dans celui-ci, un certain Baron Jacques de Parfondry y fut bourgmestre au 19ème siècle. Un peu plus bas, se situent les communes de Saint-Séverin et de Villers-le-Temple qui furent des lieux de prédilection pour les Chevaliers de Parfondry au 14ème siècle.

     Manifestement, ce lieu Parfondry qui fut probablement un ancien domaine de la famille, dès la fin du 13ème siècle, se trouve  à proximité de centres ayant attestés par la suite du passage de personnages portant ce nom. Ce dernier se répandra dans plusieurs directions, d'une part vers le Nord en traversant la Meuse, donnant naissance à la lignée des PARFONRY de Neerheylissem vers 1750, et d'autre part en amont de la Meuse vers Huy et en aval vers Liège.

       Et c'est de Huy que, très certainement, les parents de Mengold PARFONDRY sont partis, au début du 18ème siècle,  pour chercher un peu de sérénité, étant confrontés aux turpitudes des guerres durant le règne de Louis XIV. Ils sont ainsi à l'origine de la branche de Forchies-la-Marche.

     Il doit certainement y avoir un autre centre géographique d'origine autour duquel ce toponyme s'est créé. La résurgence d'un certain nombre de lieux-dits, de nos jours, et l'identification d'une branche de PARFONDRY, originaire d'Aywaille, conduit à soutenir l'hypothèse d'un plus ancien cercle de dispersion à partir des rives de l'Amblève, sous-affluent de la Meuse.

    En ce qui concerne la branche d'Erezée, la question de son origine reste encore un peu imprécise. Elle peut s'être développée à partir d'une migration en provenance de Huy, ou être originaire de cette terre féodale de Durbuy, où l'on extrayait intensément le fer, et dont faisait partie Erezée.

 

Hermael : cette localité est l'une des plus anciennes seigneuries de la vallée de la Meuse, existant dès le Moyen âge et jusqu'au 18ème siècle

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 18:33

      Encore une petite surprise que vient de nous réserver notre ami Paulo. L'une de ses peintures se retrouve sous forme d'une carte postale dans un Musée espagnol.

    En approfondissant les pistes se rapportant à l'écriture Parfoury, je suis ainsi tombé sur la présence de cette carte postale de 14 x 9 cm au Museo de Historia  de Madrid. A part la curiosité de trouver tel objet dans un Musée espagnol, cette trouvaille nous ouvre certainement la piste qui visait à déterminer laquelle des toiles de Paul PARFONRY avaient servi comme modèle pour la Poste française à la fin du 19ème siècle. En voyant pareille découverte, on peut escompter avoir trouvé la solution. Le texte imprimé sur la carte est bel et bien en français ce qui laisse à penser que ce modèle a été imprimé et édité en France, et était vendu au guichet des postiers.

     Maintenant, comment vous donner une explication sur la présence d'une telle carte postale dans un Musée espagnol retraçant l'Histoire de la ville de Madrid. No lo se!!

     Mais avouer que Paulo s'est quand même bien débrouillé pour rester présent parmi nous. Il apparait ainsi, selon une fréquence régulière, pour nous alimenter en articles.

      Mais attention, la piste de La Poste n'est pas totalement affirmée. La preuve matérielle que Paulo touchait des Royalties à partir de cette peinture n'est pas concrètement affichée. Et cela est essentiel pour un " gé(néan)o trouve-tout ".

 

imagen2.jpg

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 19:45

           Peu de documents existent sur le grand ophtalmologiste que fut Jean PARFONRY. C'est pourquoi la découverte d'une photo le représentant est à mettre en évidence.

   Celle ci-dessous le situe en 1927, où jeune médecin à l'Hôpital Lariboisière de Paris, il travaillait comme ophtalmologue au Service des enfants malades.

 

Lariboisière

    Jean PARFONRY est entouré d'un cadre jaune au troisième rang.

   Situé rue Ambroise Paré 75475 Paris, cet hôpital, ouvert en 1854 selon une typologie pavillonnaire, est toujours de nos jours spécialisé dans les maladies et la chirurgie de la rétine.

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 11:52

       Voici la photo de celui, et grâce à qui, nous avons une rue portant ce nom dans le Monde. C'est la seule photo du lieutenant Emile PARFONRY, le militaire qui fut parmi les premiers à accompagner STANLEY dans sa remontée du fleuve Congo, à partir de son embouchure dans l'Océan Atlantique.

     La rue est située dans la commune d'Hotton-sur-Ourthe, son lieu de naissance. Enterré au Congo, d'autres articles sur ce blog délivrent une quantité d'informations sur ce personnage qui fut mis en valeur par STANLEY, dans son livre retraçant son épopée africaine (voir catégorie : Emile PARFONRY, le militaire au Congo).

      Une simple erreur d'écriture n'avait pas permis de retrouver jusqu'à ce jour cette photo, extraite du livre " STANLEY founding of Congo free state ".

 

Lieutenant_Parfoury.jpg

      Voici ce que H.N. Stanley écrivait à propos de ce militaire - explorateur :

p. 269 : One of the most excellent men was the Lieut. Parfonry. He lived long enough to show that in him were contained all the elements that make men greatly esteemed for intrinsic worth, moral bravery, and the indefatigable spirit of capacity; and yet, being a little indiscreet one day under a burning sun, he was gone from us, just as I was beginning to feel conforted at the number of worthy men flocking to the standard of the Association in Africa.

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 09:20

       On avait déjà mentionné sur ce blog l'émigration de Rosine PARFONDRY, avec son fils, vers les Etats-Unis en 1902. Une autre attestation de la présence de ce patronyme a été décelée.

      Sur le site Ellisisland.org, on découvre, parmi le grand nombre de fiches de ceux qui sont partis vers les Etats-Unis, celle d'un dénommé PARFOURY Alfred. Il est arrivé à New York le 9 août 1919 en provenance d'Antwerp (Anvers) sur le navire Eglantier. Agé de 20 ans, il est l'un des plus jeunes parmi la liste des 52 passagers.  Et dernier point, il est mentionné assez curieusement à la fois comme français et belge (France, Belgian).

     Ce dernier élément peut sans doute être interprété différemment quand on s'aperçoit que la grande majorité des passagers sont déclarés belges et flamands (Belgium, Flemish). Ce qui pourrait indiquer tout aussi bien qu'Alfred est belge et francophone.

      Sur le plan de l'écriture du nom, il y a manifestement une erreur de transcription. On doit comprendre PARFONRY et non PARFOURY. Toute la question est de déterminer qui est cette personne et à quelle branche on peut la relier.

    Dans tous nos inventaires de personnages, il n'y a, à priori, aucun qui corresponde à cette personne. Aucun Alfred PARFONRY ou PARFONDRY qui serait né vers 1900. Par ailleurs, la branche de Forchies-la-Marche, dont est issue Rosine PARFONDRY, ne comporterait aucune personne portant le prénom d'Alfred, si l'on s'en tient aux nombreuses énumérations et liens généalogiques recensés sur le site Geneanet.

    Seule information pertinente, concerne le fait que dans la branche des PARFONDRY originaires d'Aywaille, on conserve dans la mémoire que " plusieurs grands oncles/ cousins ont apparemment émigré aux USA vers 1910 " (source : lettre d'Alain PARFONDRY du 24/12/1996 à son cousin français Alain PARFONDRY). On a ainsi un PARFONDRY Joseph, né en 1873 et son frère Louis, né en 1879, ce dernier parti aux USA en 1911. 

     Cet élément pourrait être corroboré par le travail de mémoire effectué en 2007 par Jeannine PARFONDRY, épouse Marcel BOURG. Celle-ci s'est remémorée le prénom de tous les frères et soeurs de sa mère, né entre 1897 et 1916. Et parmi ceux-ci, elle mentionne le fait qu'il existe " un autre frère au sujet duquel nous n'avons aucun renseignement ". Se peut-il, sans connaître le prénom de ce frère, que l'on ait retrouvé sa trace ?

     En dernier ressort, la dernière possibilité serait d'envisager que ce passager corresponde à Alfredo PARFONRY, né à Séville en 1900, de la branche des PARFONRY d'Erezée. Décédé en 1967 dans cette même localité, marié à une espagnole, on peut difficilement imaginer un aller-retour Europe-USA, à partir d'Anvers.

 

     Si quelqu'un peut apporter son aide afin de nous permettre de résoudre l'origine de ce migrant, il peut nous laisser un commentaire

      Cette découverte nous amène par ailleurs à devoir tenir compte avec plus d'acuité des erreurs de transcription du nom pour poursuivre nos découvertes.

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 09:37

      Découvert par hasard entre deux feuilles d'un livre qui devait être là depuis plusieurs décennies dans le grenier de la maison familiale à Tamines, un petit mot écrit sur un bout de papier a retrouvé le souvenir de la lumière.

       Contraint pour vente de la maison de devoir effectuer le tri de toutes les choses conservées sur plusieurs générations, c'est en ouvrant de manière inopinée l'un des nombreux livres, qui se soutenaient toujours l'un contre l'autre sur les étagères en bois, qu'une sorte d'aile de papillon blanc crémeux se mit à virevolter dans la lumière traversant la tabatière du grenier.

 

             02

      En le ramassant, je vis avec surprise que ce chiffon de papier était destiné à l'instituteur PARFONRY. Un papa d'élève excusait l'absence de son fils. Il y était écrit, stricto senso, sans en altérer l'orthographe ni la grammaire, le petit mémo suivant :

                 Monsieur Parfonry

                Georges s'est absenter de l'école hier

                à cause qu'il a eu une indigestion

                                     Bien à vous

                         (signé ) Joseph Huens

 

      D'une écriture assez bien assurée, suivant la ligne, comportant une faute de participe, et l'emploi mal approprié d'une locution conjonctive, on se met à penser que ce petit mot aurait pu être compilé dans un livre que s'amusent parfois à publier des enseignants, au terme de leur carrière. L'une de ces dernières trouvailles a pour titre : Quand les parents écrivent aux enseignants. C'est, dans notre cas, probablement, la seule résurgence sur toute la carrière de 37 ans de l'instituteur, entre 1914 et 1950. Les autres livres du grenier n'ont plus délivré d'autres secrets.

       Il restait, afin de pouvoir dater ce morceau de papier, à déterminer à quelle période ce Georges HUENS a été élève à l'école primaire de Beauvechain, au niveau des trois années inférieures, classes de prédilection d'Emile PARFONRY.

      La visite à Beauvechain du 14 juin 2013 allait me permettre de clarifier cette énigme. Etant né en 1913, le papier devait remonter vers 1920. Pendant tout ce temps, soit quelques 80 années, il était resté enfoui entre deux pages d'un livre, ayant résisté à plusieurs déménagements.

 

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 11:46

       Que de souvenirs, de rencontres, nous reviennent à la surface en revoyant cette photo. L'une de ces photos qui fait partie des moments les plus marquants d'une vie. Outre l'instant, il y a surtout le moment. Réalisée le 24 mai 1947, soit peu après l'armistice de 39 - 45, elle est comme une délivrance. Le sourire des convives n'est pas que d'apparence mais laisse transparaître la joie d'une rencontre qui était encore inespérée quelques mois plus tôt. Un premier mariage dans la famille après plusieurs années de contraintes et d'incertitudes.                  

     S'étant rencontrés quelques temps plus tôt dans un bal à Tirlemont, Georges PARFONRY et Solange BERGER offraient en quelque sorte l'un des premiers moments de fête à deux familles. Mes parents, car ce sont bien d'eux qu'il s'agit, se mariaient dans le village d'Incourt, lieu de naissance et d'habitation de la future mariée, comme pour respecter les coutumes. Le fils unique d'Emile, l'instituteur de Beauvechain, épousait l'une des trois filles de Jean, un important négociant en grains d'Incourt.

     Avec l'aide de la mariée (ma mère), de sa soeur cadette Andrée et d'Henri PAESMANS, le cousin germain du marié (mon père), j'ai pu retrouver le nom des participants à ce mariage. Avec au final, une sorte de physionomie de ce milieu rural de la Hesbaye brabançonne de l'après-guerre.

       Au premier plan, les enfants d'honneur sont :

                  Jean LACROIX, Claudine LACROIX, Madeleine FRIX et Annie LACROIX, soit les 3 neveux de la mariée, fils et filles de sa soeur Marie-Louise, ainsi qu'une amie de la famille PARFONRY.

      Au premier rang, assis, de gauche à droite, on reconnait ( N.B. : en couleur, les couples formés par les mariés et leurs parents respectifs; en bleu, les convives de la famille PARFONRY):

        1. Ernest DELEUSE, oncle, frère cadet de la mère de la mariée, père de Max DELEUSE (35) ;

            2. Mathilde LEDENT, épouse d'Ernest DELEUSE, mère de Max DELEUSE (35) ;

            3. Arthur RAVET, oncle, époux de Marie BERGER, la soeur de Jean BERGER ;

            4. Rosa HENNE (Tante Rosa d'Orbais), épse de Georges BERGER, le frère de Jean BERGER ;

            5. Emile PARFONRY, l'instituteur de Beauvechain, père du marié ;

            6. Maria DELEUSE, mère de la mariée ;

           7. Georges PARFONRY, le marié ;

           8. Solange BERGER, la mariée ;

           9. Jean BERGER, père de la mariée ;

        10. Julienne LANCELLE, mère du marié ;

         11. Henri PAESMANS, vicaire de Neerheylissem, cousin germain du marié, officiant à la messe de mariage ;

         12. Marie MARCHAL (Tante Marie de Jodoigne), épse de Fernand BERGER, frère de Jean BERGER ;

         13. Fernand BERGER, oncle, frère de Jean BERGER ;

         14. Marie-Louise BERGER, soeur ainée de la mariée ;

DSC_0230.JPG

      Au second rang, debout, de gauche à droite, on découvre :

         15. Adolphe BERGER, frère ainé de la mariée ;

           16. Gustave FRIX, père de Madeleine FRIX, l'une des demoiselles d'honneur, ami de la famille PARFONRY ;

           17. Marthe HUYNEN, épouse d'Adolphe BERGER (15) ;

           18. Jean PAQUAY, fils de Marie-Elisabeth DESTAT (tante Lisa), belle-soeur d'Alexis PARFONRY, le grand-père du marié ;

          19. Marie-Louise QUENTIN, épouse d'Adolphe RAVET (20) ;

          20. Adolphe RAVET, cousin germain de la mariée, fils d'Arthur RAVET (3);

          21. Hélène ..., épouse de Gustave FRIX (16), mère d'une des demoiselles d'honneur ;

           --     les mariés

          22. Marcel GOEMANS, cousin germain du marié, fils de la soeur de la mère du marié ;

          23. Alice (Lily) BERGER, cousine germaine, soeur de Robert (39) et de Gaby (27), fille de Jules, le frère de Jean BERGER;

         24. Edgard PAESMANS, cousin germain du marié , fils de la soeur du père du marié, frère d'Henri (11) et de Gibby (32);

         25. Lily VERMEERSCH, épouse d'Edgard PAESMANS (24) ;

         26. Nestor RAVET, cousin germain, fils d'Arthur RAVET (3);

         27. Gaby BERGER, cousine germaine, soeur de Robert (39) et d'Alice (23), fille de Jules, le frère de Jean BERGER ;

         28. René LACROIX, beau-frère de la mariée, époux de Marie-Louise BERGER (14);

    Et au dernier rang, debout, de gauche à droite, on visualise :

         29. Sylvain THIRION, cousin, époux de Marthe  BERGER, fille de Fernand, le frère de Jean BERGER ; 

         30. Fernand CLAES, fils de Marie-Rosalie DESTAT (tante Rosa), belle-soeur d'Alexis PARFONRY, le grand-père du marié ;

         31. Léon BERGER, frère ainé de la mariée ;

        32. Gilberte (dite Gibby) PAESMANS, cousine germaine du marié, soeur d'Henri (11) et d'Edgard (24);

        33. Georges BERGER, frère ainé de la mariée ;

        34. Yvonne DENYS, amie d'Andrée (38) et de Solange BERGER ;

        35. Max DELEUSE, cousin germain, fils d'Ernest DELEUSE (1);

        36. Probablement une cousine (une amie ?) d'Yvonne DENYS (34);

        37. Norbert LACROIX, un ami du marié ;

        38. Andrée BERGER, soeur cadette de la mariée ;

        39. Robert BERGER, cousin germain, frère de Gaby (27) et d'Alice (23), fils de Jules, le frère de Jean BERGER ;

        40. Mya LIBOUTON, amie de Bruxelles d'Andrée BERGER (38);

        41. Henri CLAES , frère de Fernand CLAES (30);

        42. Henri PARFONRY, oncle du marié, le fermier de la rue des Charrons à Neerheylissem ;

 

         La famille PARFONRY s'était efforcée de rassembler le maximum de ses gênes pour venir converser avec la grande famille des BERGER, dont chacun des parents est issu d'une fratrie de 6 enfants. Non vacciné, ces derniers ont maintenu le rythme. C'est ainsi que Solange, la mariée, avait 3 frères et 2 soeurs. Contre cela, on ne peut faire grand chose et constater de fait le déséquilibre. Sur les 40 convives, il n'était que 14 (5-10-11-16-18-21-22-24-25-30-32-37-41-42) pour entourer Georges, le marié. On ne fait pas de grandes familles chez les PARFONRY. Néanmoins, cela ne nous a pas empêché de perpétuer la lignée sur 10 générations. On peut regretter tout simplement que le lien avec la lignée française n'ait pas été maintenu. Sur la photo, on aurait ainsi pu apercevoir son homonyme Georges, accompagné par ses trois fils, Jacques, Pierre et Michel, ainsi que Jean, l'ophtalmologue, et sa fille Françoise.  Rien de tout cela, les deux lignées belge et française des PARFONRY de Neerheylissem s'étaient perdues de vue, probablement depuis le décès d'Emile, l'horloger de Bruxelles, en 1931. Elles ne se retrouveront qu'en 2006, soit après une coexistence ignorée de 75 ans.    

     Ce mariage aura été l'occasion d'une nouvelle rencontre entre les 4 amis ayant évacués ensemble en mai 1940 vers la France à la suite de l'invasion de l'armée allemande. Georges, le marié, aura ainsi retrouvé Henri PAESMANS (11) et Edgard PAESMANS (24), ses deux cousins germains, ainsi que Norbert LACROIX (37).

     Il aura en outre permis la formation d'un autre couple. Celui de Max DELEUSE (35) avec Gilberte PAESMANS (32) qui se marieront quelques mois plus tard en 1948. Et à voir la photo de mariage, il semble certain qu'une petite concurrence a du exister autour de Gilberte (32) et d'Yvonne (34).

      Et coïncidence assez étonnante, on observe, jour pour jour, mais une année plus tard, le 24 mai 1948, le mariage en Guadeloupe de Jacques PARFONRY, le lointain cousin ignoré de la branche française. Comme si un lien imperceptible voulait encore se manifester pour faire revivre l'une des branches de l'arbre qui s'était rompue en 1931. Il faudra attendre cependant 2006 pour que l'on puisse y faire une greffe.

     De toutes ces personnes, hormis les 4 enfants d'honneur, à notre connaissance, seuls Solange BERGER, la mariée (8), sa soeur cadette Andrée (38), Gilberte PAESMANS (32), son frère Henri PAESMANS (11) ainsi que les deux soeurs Gaby (27) et Alice (Lily) BERGER (23) étaient encore en vie à ce jour (depuis la rédaction de cet article, Gilberte PAESMANS, Henri PAESMANS en 2014 ainsi que Alice BERGER, le 30 avril 2020 sont décédés).

    

     

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 10:46

       Comme pour retrouver les traces de ces chevaliers de PARFONDRY (écriture ancienne PARFONDRIEU ou PARFONRIWE) dont l'existence nous a été décrite dans plusieurs documents anciens, nous sommes retournés sur les lieux où ont officiés, comme Commandeur de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, trois membres de cette famille durant la seconde moitié du XIVème et au début du XVème siècle.

     Voici quelques photos actuelles de l'endroit. La Commanderie de Chantraine était à l'époque l'un des plus importants centres de cet Ordre religieux dans le Nord de l'Europe. Localisé dans le village d'Huppaye, ce lieu est actuellement transformé en une ferme carrée, typique du style de cette région de la Hesbaye brabançonne.

     Les restaurations entamées vers 1995 par les nouveaux propriétaires sont bien terminées. La ferme a retrouvé tout son éclat. Quelques rares vestiges d'époque subsistent.

      Approchons nous progressivement de ce lieu qui, très certainement, a été à l'origine de la migration de notre nom de la rive droite vers la rive gauche de la Meuse, et dont l'une des dernières traces est attestée par notre branche de Neerheylissem, toujours présente de nos jours, à quelques encablures de cette ancienne Commanderie.

( voir autres articles sur ce sujet dans Catégorie : Commanderie et chevalier)

Photo 1. Vue générale du site

Au beau milieu de la campagne brabançonne, apparaît la ferme carrée de Chantraine

DSC_0020.JPG

Photo 2. Rue de Chantraine

Le nom de la Commanderie est resté présent à travers le nom de la rue qui nous y mène

 DSC_0021.JPG

Photo 3. Entrée du porche de la ferme de Chantraine

Comme à l'accoutumée, on retrouve la forme imposante des entrées qui permettaient le passage des charettes chargées des récoltes. Avec à la partie supérieure, un local qui devait anciennement être très probablement un colombier.

DSC_0014.JPG

Photo 4. Armoiries aux armes des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem

DSC_0015.JPG

Photo 5. La Chapelle

Dernier vestige existant de l'ancienne Commanderie de Chantraine.

DSC_0007.JPG

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  • : Le blog de PARFONRY
  • : Le cadre directeur de ce blog consiste à réunir ce qui peut être transmis sur un patronyme. La présentation de tous ces personnages n'est finalement qu'une manière de transférer un patronyme. Qu'il soit culturel, social ou historique, ce patronyme ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. L'environnement, le vécu de chacun a probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons. Les gênes se diluent plus vite que le lien avec le mode de vie et les rencontres. Cette vision oblige à élargir le champs d'investigation en déviant de l'aspect purement généalogique. La découverte de nouveaux indices motive et assimile parfois cette recherche à une enquête. L'histoire ne peut être racontée de manière linéaire. Chaque élément, chaque personnage a droit à son histoire dans le récit tout en suivant le dénivelé et les courbes imposés par les aléas de l'Histoire et de la vie. Contrairement au patrimoine, un patronyme se voit contraint de s'adapter aux vicissitudes des évolutions sociales et des guerres. Le contenu des quelques 350 articles de ce blog a été rassemblé dans un livre intitulé "La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem - L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme ".
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