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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 10:40

         Pour démontrer de la relative importance de la présence du nom au Moyen - âge, voici la liste des références reprises des oeuvres de Jacques de Hemricourt. Cet écrivain s'est essentiellement consacré à rédiger un traité de généalogie de l'ancienne noblesse liégeoise et des environs, de l'an 1102 jusqu'en 1398 (intitulé : Le Miroir des Nobles de Hesbaye). Un certain C. de Borman, en 1910, a rassemblé en trois volumes tous les documents de cet auteur moyennâgeux.

         En fin du troisième volume, on y découvre une récapitulation de toutes les indications liées à des membres de cette famille de Parfondry. Il est entendu que l'on y inclut les autres appelations, telles que de Parfondriwe, de Parfondrieu, qui ne sont en fait que des transcriptions d'un même nom de famille. On y retrouve notamment les références aux différents Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem (Amel III, Amel IV, Jean IV) ayant officié dans les commanderies de Villers-le-Temple et de Chantraine. Le nom est parfois lié à celui de la commune de Chaumont, preuve du lien avec le lieu-dit de Parfondry, situé à proximité, en bordure de Meuse et dont ils en possédaient le fief comme il a déjà été démontré dans un autre article.

        A chaque  personnage, est joint le numéro du volume (I, II et III)  ainsi que le(s) numéros du ou des paragraphes où apparaissent le nom et prénom. 

        Parmi ces quelques 30 noms, on y recense 11 femmes, 3 chevaliers de Saint-Jean et 1 religieux. Ce qui ne laisserait qu'un nombre de 15 hommes apte à perpétuer la lignée sur une période s'étendant approximativement de 1272 à 1398.

        De l’arbre généalogique reconstitué de cette famille de Chevaliers, on y relève les noms suivants susceptibles d’avoir transmis leurs lignées au delà de 1398 :

 

   -   Thierri, 5 enfants en 1398, prénommés Jacques, Isabeau, Jeanne, Agnès et Clémence ;

-    Jacques, marié à Catherine de Fletenge, 2 enfants : Jacques et une fille ;

-    Walter, marié à Ide de Herstal, 7 enfants : Amel (chevalier de Saint Jean de Jérusalem), Jean (prêtre), un fils, Agnès (mariée à Raskin de Sorinnes), Maroie, Denisette, Idelette ;

-    Albert, 4 enfants en 1398, prénommés Jacques, Agnès, Isabeau (mariée à Gérard d’Anthisnes) et Nicolas (marié à Helyen de Bois);

-    Mais aussi Johan Ameyle qui serait un lointain  petit cousin germain de la lignée principale ;

 

Liste et références mentionnant le nom " de Parfondry" Vol. 3, p. 397 (C. de Borman, 1910) 

Parfondry (Agnès de) dite de Chaumont, 266; II, 327 ;

Parfondry (Ailid de), plusieurs, 264, 266; II, 327, 343, 432; III, 183, 185.

Parfondry (Albert de), 265 266; II, 327.

Parfondry (Amel I de), bailli de Condroz, 264, 266, 268; II, 327, 399; III, 41.

Parfondry (Amel II de), 264; II, 327.

Parfondry (Amel III de), chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, 265; II, 327,432.

Parfondry (Amel IV de), chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, 265; II, 327.

Parfondry (Amel V de), mesureur de sel à Liège, III, 183.

Parfondry (Clémence de), 266; II, 327.

Parfondry (Denisette de), 265; II, 327.

Parfondry (Hanekin de), dit de Chaumont, 266; II, 327.

Parfondry (Hannekinet de), II, 53..

Parfondry (Hugues de), dit aussi de Chaumont, 266; II, 327.

Parfondry (Idelette de), 265; II, 327.

Parfondry (Isabeau 1 de), 264, 266, 440;II, 327, 410.

Parfondry (Isabeau II de), 266; II, 327.

Parfondry (Jacques de), échevin de Huy, II, 432.

Parfondry (Jacques de), plusieurs, 264-266; II, 327; III, 183.

Parfondry (Jean I de), chevalier, 264, 268, 272, 360, 436; II, 327, 350, 385,440; III.

Parfondry (Jean II de), 264; II, 327.

Parfondry (Jean III de), 152, 219, 444; II, 334.

Parfondry (Jean IV de), chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, maître de Chantraine et bailli d'Avalterre, 265; II, 327.

Parfondry (Jean V de), religieux de Saint-Jean de Jérusalem, curé de Flémalle, 265; II, 327. Parfondry (Jeanne de), 265, 266, 268;II, 327.

Parfondry (Julienne de), plusieurs, 265,268; II, 277, 327.

Parfondry (Maroie de), 265; II, 327.

Parfondry (N. N. de), 152, 254, 271; II, 184, 327, 411; III, lu.

Parfondry (Nicole de), 266; II, 327.

Parfondry (Thierri de), 266, 267; II, 327.

Parfondry (Walter de), 265, 266; II, 327.

Parfondry (Watelet de), II, 432.

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 13:53

       A deux reprises, on retrouve une reproduction d'une peinture de Paul PARFONRY dans la revue " La Famille", dont l'édition a débuté à Paris peu avant 1880. Si l'une d'entre elles nous était déjà connue, à savoir " La tasse de thé ", la seconde intitulée " La déclaration " constitue par contre une découverte. Toutes deux confortent le caractère général de la peinture de Paul Parfonry, s'affichant comme " un artiste reproduisant des personnages dans des intérieurs urbains du 18ème siècle ".

       Parue la première en 1890, la gravure reproduisant la toile " La déclaration " se trouve en page intérieure de la revue, contrairement à la seconde en 1899. Pour " La tasse de thé ", Paul Parfonry a eu droit à une reproduction occupant la totalité de la page de couverture, témoignant sans aucun doute d'une reconnaissance plus affirmée de son talent de peintre.

      A chaque fois, le rédacteur y ajoute un commentaire personnel qui s'efforce de transcrire une impression sans vouloir approcher de trop près le sentiment exprimé par l'artiste. Manifestement, le caractère superficiel de l'amour volage, relaté dans la première peinture, a jeté le trouble sur le style de Paul Parfonry. Souhaitant sans doute se défaire de ce qualificatif d' " un être parisien volage et tout en surface ",  Paul a voulu probablement retranscrire dans la seconde peinture des sentiments plus profonds tels que la douceur, l'affection, le respect. Et dont l'objectif serait de donner une autre vision de ces Parisiens superficiels, raillés sans aucun doute par les nouveaux arrivés dans la capitale des Lumières.

      Comme déjà mentionné dans un article précédent, cette peinture " La tasse de thé " aurait été la propriété de la famille GOSSET, originaire de Spy et qui pourrait être le commanditaire de la présence d'une copie de peinture de P.P. RUBENS dans l'église de cette localité, signée par ce même Paul Parfonry.

 

Revue " La Famille " du 6 avril 1890, n° 548

Commentaire de la gravure " La déclaration " d'après le tableau de M. Paul PARFONRY

p. 222 : On vient de prendre le café, l'instant est propice pour hasarder un tendre aveu. La soubrette s'en va tournant un dernier regard malicieux vers la table. Sera t-elle inhumaine la jolie marquise poudrée à qui s'adresse le galant chevalier ? L'avenir le dira.

 

Revue " La Famille " du 26 mars 1899, n° 1016

Commentaire de la gravure " Une tasse de thé " d'après le tableau de M. Paul PARFONRY

p. 202 : En véritable peintre des intimités, M. Paul Parfonry adore les petites scènes d'intérieur. Il vient de la sorte de donner un démenti au proverbe qui représente le Parisien comme un être volage et tout en surface. Le peintre, dont nous reproduisons aujourd'hui le beau tableau " Une tasse de thé " est, en effet, un Parisien de Paris.

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 09:48

       La plus ancienne mention du nom datait jusqu'à présent de l'an 1271. On y faisait référence au Chevalier Jean de Parfondry (Parfonriu) qui, avec un certain Eustache de Seraing, avaient été nommés arbitres pour décider d'une contestation  entre l'abbaye de Val-Saint-Lambert  et Jean de Ramioulle.

       Poursuivant la remontée du temps mais surtout la lecture d'archives numérisées, la trace de la présence attestée de ce patronyme est reportée désormais à l'an 1261. On y découvre, probablement ce même personnage, dans un texte relatant la transmission de terres dans la région liégeoise. Il y est de nouveau mentionné le Val-Saint-Lambert et le seigneur de Clermont, attestant que la relation du fait se situe déjà dans le même secteur que l'acte de 1271. Cette fois, l'écriture du nom est reprise sous la forme de Jean de Parfonrive. Sa position en fin de la liste des personnes attestant de ce transfert de propriétés au nom de l'évêque de Liège vers le monastère de Val-Saint-Lambert, est une preuve que ce personnage n'avait pas encore l'autorité qui lui est reconnue plus tardivement. Il n'est non plus pas fait mention du titre de Chevalier. Par contre, la relation avec la Commune de Nandrin, lieu où se situent les terres transmises, s'avère capitale. Cet indice relate que ce nom devait déjà être présent où à proximité du village de Saint-Séverin qui sera le lieu du domicile de cette famille de Chevaliers plus tard. Parmi les hommes féodaux de l'évêque, on relève une personne de la famille de Ramet (Ramaie), dont une fille deviendra l'épouse d'un Jehan de Parfondry quelques années plus tard.

       Le texte repris ci-dessous retrace une chronologie de transfert de propriétés en plusieurs étapes. Manifestement, la sémantique utilisée encore de nos jours par les hommes de lois n'a rien à envier à celle déjà employée à cette époque. On y découvre par ailleurs des anciens termes faisant référence à des mesures de superficie (bonniers, journaux, verges) mais aussi l'utilisation du mot " lansage" dont la recherche de définition n'est pas sans intérêt pour comprendre la procédure de rétrocession des terres développée dans le document.

        extrait de : Inventaire analytique et chronologique des archives de l'abbaye de Val-Saint-Lambert, Archives de l'Etat à Liège, Ed. J. Desoer, 1875, ( n° 271, p. 97) ;

       Walthère, doyen du Conseil d'Ouffet, fait savoir que Richard de la Neuville qui tenait en fief de l'évêque de Liège des terres situées à Nandrin, savoir : sept journaux et vingt-cinq verges à Gerarvoie, sept journaux et trente-cinq verges à Saint-Jean-Sart (dépendant d'Outrelouxhe) et neuf bonniers, moins septante verges et demies petites à Torteresse, a remis ces biens-fonds aux mains de l'évêque, lequel les a rendus à Henri, fils du susdit Rigald et de feue Christine. Henri, après avoir fait relief des mêmes biens devant les hommes féodaux de l'évêque, ci-après désignés, les a remis aussi en mains à celui-ci qui les a transportés au susdit Rigald, lequel les a donnés en lansage au monastère du Val-Saint-Lambert. Ce lansage, que les présentes renouvellent, a eu lieu le 7 décembre 1261.

Hommes féodaux de l'évêque : Jacques de Clermont et Walthère del Wege, chevaliers, Adam dele Ramaie, bourgeois et échevin de Liège, Jean de Parfondrive  et Conrad de Nandrin.

 

lansage : terme juridique spécifique au pays de Liège qui était une mécanique financière et juridique en relation avec l'économie mendiante des 13ème et 14ème siècles, mise en oeuvre pour lutter contre la déperdition de terres et de revenus ; elle combine deux opérations légales, à savoir l'aliénation d'un bien et sa rétrocession en bail à rente. Le nouveau propriétaire du bien rend au vendeur la jouissance du bien vendu contre le paiement annuel et perpétuel d'une redevance. Une sorte de" bail à rente " au tenancier, ancien propriétaire. 

Val-Saint-Lambert : abbaye cistercienne fondée en 1202, construite à proximité de l'endroit où furent exploités la houille dès la fin du 12ème siècle; détruite lors de la révolution française, elle fut transformée en cristallerie dans les années 1800 ; actuellement la cristallerie la plus importante au monde.

bonnier : surface variable selon le type de sol; avec une moyenne de 1.4 ha ;

verge : le seul chiffre retrouvé donne une valeur de 4 a et 36 ca ;

journel : surface équivalent à 1/3 de bonnier ;

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 22:14

       Sur un agréable et intéressant site consacré aux cimetières www.landrucimetieres.fr (--->Créteil), on y découvre sous la forme d'une visite historique et touristique largement documentée, les principaux personnages qui sont enterrés dans le cimetière de Créteil.

      Et parmi ces derniers, le nom de Paul PARFONRY est mis en évidence, ce qui permet de disposer d'une photo d'ensemble du monument funéraire édifié en 1862 par son père François-Xavier, année du décès de son épouse à l'âge de 28 ans.

     Grâce à l'amabilité du responsable de ce site, j'ai pu entrer en possession de trois photos de ce monument, dont deux sont reprises ci-dessous.

parfonry1.jpg

     

parfonry3 

      L'examen de ces photos justifie l'appelation de " beau et imposant mausolée de famille " qui lui a été attribué en découvrant la description attenante sur le site réservé à la présentation des cimetières. Oeuvre de François-Xavier PARFONRY, qui fut l'un des plus importants marbriers d'art en France de la seconde moitié du XIXème siècle, ce monument sépulcral est inscrit dans la liste des monuments historiques non protégés. Il est rehaussé de sculptures représentant un aigle, deux femmes drapées et une guirlande (source : base Mérimée)

(N.B.: voir autres articles dans les catégories  " François Xavier PARFONRY " et " Paul PARFONRY " dans ce blog )

      En jouant sur le zoom, on y découvre la succession des personnes présentes dans le caveau, toutes liées à la famille PARFONRY. Si l'une des faces a été sculptée au souvenir de Marie Françoise LEDOUX, l'épouse de Francois-Xavier, l'autre face est réservée à Alexis, Joseph PARFONRY, le frère cadet de François-Xavier, décédé à 48 ans. Et avec une taille des lettres de même envergure, un troisième nom apparaît à la lecture aussi aisée. Il s'agit de Georges PARFONRY, le fils cadet de François-Xavier, décédé à l'âge de 18 ans en 1878. Son nom est suivi d'une courte citation " Douloureux souvenir de la fatale journée du 18 février 1878 " , laissant croire que l'idée de l'accident de chasse conservée dans la mémoire de nos jours pourrait bien expliquer la phrase gravée. En souvenir, Paul, le fils aîné de François-Xavier, donnera ce prénom de Georges à la naissance de son premier fils en 1894 (voir autres articles dans la catégorie "PARFONRY France" dans ce blog : Georges, le statisticien; Georges et la vie de château)

      Ces trois décès successifs ont fortement marqué François-Xavier. Son chagrin se retrouve et se ressent en lisant ce qu'il a laissé de visible dans la pierre et le marbre. Il suivra en 1898, en étant la quatrième personne a y être enterrée, à l'âge de 77 ans. Et déjà, on y remarque une diminution de la hauteur des lettres comme si, pour une vie aussi longue et active, on pouvait se permettre de réduire la marque de son passage, même si sa citation de Chevalier de la Légion d'Honneur n'a pas été omise. Et incontestablement, il eut sans doute été préférable de le mentionner dans la liste des personnes connues de ce cimetière avant son fils Paul. Sa biographie et sa présence résiduelle de nos jours sont, sans aucun doute, beaucoup plus étoffées que la petite phrase reprise pour son fils en référence à sa carrière artistique : Le peintre Paul PARFONRY qui représenta souvent des personnages dans des décors intérieurs urbains du XVIIIème siècle.

     En dessous de ces quatre premières personnes décédées de la famille PARFONRY, on y découvre progressivement la grande majorité des membres de la famille, épouses incluses, y compris Paul, décédé en 1920.  Et curieusement, sur une plaque de marbre située au niveau du sol à l'arrière de  l'imposant mausolée, on peut y lire le nom de Charles GOOSSENS. Manifestement  en discordance avec les autres noms,  cette mention est tout autant surprenante que la consonnance flamande de son nom. Qui peut-il être et quelle est la raison de l'inscription de son nom ? Y a t-il un lien avec l'origine belge de François-Xavier ? Cela reste sans réponses pour l'instant. Et selon des sources familiales, d'autres noms seraient également inscrits, non visibles sur les photos ci-dessous.

 

      Une nouvelle piste de recherches s'ouvre à l'éventail déjà étendu de nos découvertes. En commençant, comme pour les bonnes filatures, par une visite au cimetière de Créteil. Et combler de la sorte une lacune au sein de mes propres investigations !!

 

      N.B. : Il existe un autre site www.appl-lachaise.net (--> Créteil) qui reprend des photos presque similaires avec en ajout un texte et des peintures de Paul PARFONRY, repris intrinsèquement d'un article de ce blog.

 

      

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 14:00

      L'histoire des PARFONRY, si dense en évènements historiques, ne serait pas complète si l'on n'y trouvait pas une séquence romantique qui viendrait compléter le cadre habituel des faits qui y sont relatés. Sans ce petit piment des îles, le dossier un peu austère de la généalogie ne pourrait se transformer  en saga familiale.

      L'évènement dont il est question dans cet article, apporte cette touche humaine et émotionnelle qui rend cette histoire temporelle un peu plus vivante.

       En 1947, une fois ses obligations militaires terminées, Jacques PARFONRY tombe amoureux d'une prénommée Michelle. Celle-ci traine malheureusement un passé parental douloureux. Son père, Jean LASNET de LANTY, grand résistant, est décédé début 1945 au camp de travail de Vaihingen en Allemagne. Sa mère, née Henriette BABET, par contre, aura plus de chances. Elle reviendra du camp de concentration de Ravensbrück. Après la victoire et le retour en France, devant nourrir ses cinq enfants, elle se mit à chercher du travail. Elle reprit contact avec la Guadeloupe, là ou son époux avait travaillé avant la guerre. Une promesse d'engagement par la société DARBOUSSIER, entreprise fabricant du sucre et du rhum à partir de la canne à sucre, la décida à partir aussitôt vers la Guadeloupe avec ses cinq enfants dont Michelle.

      Jacques déboussolé par cet amour qui lui échappait, se mit non seulement à rêver mais à chercher une solution pour ne pas perdre sa dulcinée. Il la trouva avec l'aide financière de son oncle et parrain Jean. C'est ainsi qu'il acheta sa place sur un cargo mixte " Ile de Noirmoutier " ( photo ci-dessous) de la Compagnie générale transatlantique, qui partait de Bordeaux à destination des Antilles dans les derniers mois de l'année 1947. Ce bâtiment était en fait un cargo qui avait été construit en masse aux Etats-Unis au cours de la seconde guerre mondiale et que le Président Roosevelt avait dénommé " Liberty ship ". Rapides à construire et à faible coût de production, ces cargos servirent au transport de matériel militaire pendant la guerre puis furent utilisés ensuite dans le cadre du plan Marshall, destiné à aider à la reconstruction de l'Europe après la guerre. Par la suite, la France en acquit 75  pour sa marine marchande.

Cargo Ile de Noirmoutier

  N.B. : Cette photo du cargo mixte " Ile de Noirmoutier " a été extraite du blog du commandant Pierre CAPITAINE, qui fut second capitaine sur ce bateau en 1948. 

       Une avarie du bateau en sortant de la Gironde et une autre au milieu de la mer des Sargasses retarderont le voyage de quelques jours. Cela ne perturba pas trop le moral de Jacques qui s'accrochait à son destin. Le Liberty ship traversa finalement  tout l'Océan Atlantique. Jacques arriva au port de Pointe-à-Pitre où l'attendait Michelle. Des photos (transmises par Patrick Parfonry) témoignent de cette arrivée et des retrouvailles entre les deux jeunes amoureux. Ils se mariérent peu de temps après, le 24 mai 1948, à Baie Mahault en Guadeloupe et selon la formule consacrée, ils vécurent heureux et eurent de nombreux enfants.

Arrivée de l' "Ile de Noirmoutier" à Pointe-à-Pitre avec Michelle à l'avant plan

   On se mettrait volontiers à  fredonner la chanson des Beatles :

          Michelle, ma belle,  

       sont les mots qui vont très bien ensemble, 

       très bien ensemble

    où celle de Gérard Lenormand :

            Un jour tu as eu dix-sept ans

          Tes cheveux volaient dans le vent

          En souriant tu chantais :

          Oh ! Yesterday !

19.02

La passerelle de l' "Ile de Noirmoutier" avec Jacques appuyé dans l'angle du bastingage, tête nue et pantalon clair

 

Michelle et Jacques au pied de la passerelle : le début d'une longue vie ensemble

 

19.03

   

       Le cargo mixte " Ile de Noirmoutier " retourna en France. En préalable, il embarqua à Cayenne en Guyane française les derniers bagnards rapatriés. La décision de fermeture du bagne de Cayenne avait été prise un peu plus tôt.

      Michelle PARFONRY, décédée en 2004, devint une spécialiste de la cuisine de tradition et de terroir et écrira plusieurs livres de cuisine dont certains en compagnie de sa mère.

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 21:44

      Georges PARFONRY(1894-1964), fils d'un artiste peintre et petit-fils d'un marbrier d'art, prit manifestement une voie bien différente que celle de ses ancêtres.

      Son parcours professionnel est associé au développement des machines à calculer et à l'apparition de la statistique, cette nouvelle discipline de mathématique appliquée, découlant du calcul des probabilités. C’est durant les années 30 que se développèrent les cartes perforées qui permirent d’améliorer les calculs statistiques et d’intensifier le nombre des données dans les recensements. Toute sa carrière évoluera dans ce milieu, successivement pour Machines Hollerith puis Compagnie Electro-comptable avant de devenir Directeur Commercial d' IBM France.

      Peu de choses nous sont parvenues sur sa formation et sur ses activités. Il développa notamment celles-ci dans le Nord de la France et dans la Sarre en Allemagne. Georges devait appartenir très certainement au gotha très réduit des personnes spécialisées dans ce nouveau domaine des sciences. Attestant de cela, en 1938, en poste à la Direction de la Compagnie Electro-comptable, il sera nommé Membre titulaire de la Société de Statistique de Paris. Désignation déjà importante en soi, elle prend encore plus de valeur quand on découvre le nom des deux personnes qui l'ont parrainés. (source : Journal de la Société de statistique de Paris, Vol. 79-80, CNRS, 1938, p. 65)

 

      La première est Maurice HALBWACHS (1877-1945). D'origine alsacienne, ce fut l'un des grands sociologues de l'entre deux-guerres. Membre du Conseil Supérieur de la Statistique générale de la France, Professeur au Collège de France, cet élève de BERGSON a été le premier à introduire les aspects statistiques dans ses approches sociologiques. Arrêté par la GESTAPO, il mourra au camp de Buchenwald en 1945.

 

      La seconde est Georges LEMAITRE (1894-1966). Chanoine, astronome et physicien, il est évident que sa rencontre avec Georges PARFONRY ne découle pas de son origine belge mais bien de la reconnaissance internationale dont bénéficiait ce professeur à l'Université Catholique de Louvain (UCL). Georges LEMAITRE, né à Charleroi, ordonné prêtre en 1923, n'est ni plus ni moins que le père de la théorie de l'évolution  de l'Univers, de la théorie de l'atome primitif, en soit le fameux Big bang à l'origine de la vie. Par ses travaux, et découlant de son statut de prêtre, il entrait en conflit avec l'un des préceptes fondamentaux de la religion, à savoir la création divine. Il fut l'une des rares personnes à pouvoir parler d'égal à égal avec Albert EINSTEIN, qu'il rencontra à plusieurs reprises. A partir du début des années 1930, il travaille sur un modèle d'univers non homogène et sur le rayonnement cosmique, l'obligeant de recourir aux machines à calculer. Travaillant sur la première machine mise au point par le M.I.T. aux USA, il est considéré comme l'un des premiers programmateurs européens.

 

     Manifestement, ces deux parrains, par leurs travaux, ont du collaborer sur le plan professionnel avec Georges PARFONRY. Par sa position prédominante dans l'implantation des nouvelles machines à calculer en France, il a contribué à répondre aux besoins de ces deux personnages illustres. Il était normal qu'en retour, ils apportent leur soutien pour le faire nommer à la Société de Statistique de Paris qui réunissait les personnes les plus qualifiées en statistique et calcul des probabilités.

 

     La collaboration entre Georges PARFONRY et Georges LEMAITRE doit dorénavent nous conduire à rechercher des informations dans les archives qui ont été rassemblées à la " Chaire Georges LEMAITRE " à Louvain-la-Neuve. Il est possible que l'on y retrouve des traces de certains échanges entre les deux hommes. Mais de récentes informations transmises par la responsable me signalent que sa maison a été détruite  par un bombardement en 1944 et qu'à son décès beaucoup de documents ont été éliminés par ses proches.

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 10:26

      Deux lettres retrouvées aux Archives générales du Royaume, à Bruxelles, confirment ce que l'on avait déjà extrapolé à partir d'autres documents. Le Prévôt général De L'ESCAILLE s'est manifestement comporté de manière irrévérencieuse vis à vis de notre ancêtre Jean-Pierre PARFONDRIJ.

      C'est le comportement excessif de ce Prévôt à son encontre qui a conduit l'Impératrice d'Autriche Marie-Thérèse à signer un décret spécifique en 1763 pour procéder à une enquête et à une mise en accusation, qui aboutira à sa démission. 

      Dans la première lettre, les personnages au nom de RENQUET et BIERWART font également référence à la commune de Neerheylissem. La famille RENQUET y était installée depuis 1717 avec le mariage de Jean RENQUET avec Anne SWINNEN. Les RENQUET étaient propriétaires en 1796 de nombreux biens dans les rues du Pont Neuf (anc. Rue Carlé) et de la rue de la Station (anc. rue de l'Enfer), ce qui peut difficilement laisser croire que des membres de cette famille pouvaient être considérés comme vagabond quelques années plus tôt en 1758. Il doit probablement s'agir des deux enfants de ce couple, à savoir Jean RENQUET (1720 - ...), époux de Barbe MONTENS, et de Marie (Barbe?) RENQUET (1727 - 1805), épouse de Bartholomé BERWAER. Ils avaient au moment des faits respectivement 38 et 31 ans, ce qui est une indication pour apprécier l'âge de Jean-Pierre.

      Il est intéressant par ailleurs de signaler que tous les documents en relation avec la gestion de notre pays sous domination autrichienne, repris sous le vocable de Conseil Privé autrichien, s'étaient retrouvés à Vienne au moment du passage sous domination française en 1795. Et ce n'est qu'après la reconnaissance de l'indépendance de la Belgique en 1830, qu'un accord permit de faire réintégrer tous ces documents au sein du patrimoine belge.

      Charles de Lorraine, ci - dessous mentionné, était non seulement le Gouverneur général des Pays - Bas, mais aussi le beau-frère de l'Impératrice Marie- Thérèse.

 

Conseil Privé Autrichien, carton 472 ; lettres des Conseillers du Conseil de Brabant  (Baron de Hemptinne et de Tourneppe et Baron De Kurz) à Monseigneur Charles de Lorraine

 

du 20 octobre 1758

…. Sans me le communiquer et sans même en citer la date, le dit prévôt de l’hôtel vient de m’envoyer par une autre lettre du 6 de ce mois encore trois procès criminels respectivement à charge de pierre Parfondrij, Barbe Renquet, femme de Bartholomé Bierwar et de Jean Renquet son frère…..j’ai parcouru les retro actes de l’Office fiscal ou je ne trouve aucun vestiges que le prévôt de l’hôtel auraient requis ci devant.

 

 du 5 mars 1764

 ….Il est certain que la qualité de prévôt général pour autant qu’elle s’étend en Brabant et que le suppléant y a fait des exploits tortionnaires ou commis des excès l’assujettit, comme tout autre officier de la province, au juge Supérieur territorial qui est le Conseil du Brabant et, c’est en conséquence que S.A.R. a été servie de déclarer par son décret du 5 février 1763 adressé au dit Conseil que la connaissance de l’affaire concernant la conduite violente que le prévôt a tenue et les inductions blâmables dont il a usé dans l’instruction de procès contre jean pierre parfondrij, appartenait à ce Conseil et qu’il pourrait y disposer comme en justice il trouverait convenir ainsi qu’à l’égard des autres excès que le même prévôt peut avoir commis au fait de son emploi en brabant...... 

.….quelle sera la punition d’un homme tel que le prévôt de l’hôtel, qui, selon la rumeur constante a continuellement prévariqué*  dans ses fonctions……


* Prévariquer : Trahir les intérêts que l’on est obligé de soutenir ; Ne pas respecter les devoirs de sa charge ;

 

 

 

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 14:10

       Voici, transmises par Fifi, la petite fille de Josef PARFONRY, des photos inédites de cette  famille espagnole, installée à Séville depuis la fin du 19ème siècle. 

                                 Photo 1 : vers 1935

                                Josef PARFONRY, à droite et au milieu  son fils Alfredo PARFONRY - QUESADA

                                             Parfonry-002.jpg

                                   Photo 2 : en 1937

                assis : Marie MALBRENNE, épouse d'Hubert-Narcisse PARFONRY et Josefina  PARFONRY - QUESADA, fille de Josef PARFONRY, tenant dans ses bras ses deux enfants Josefina JIMENEZ - PARFONRY (Fifi) et Manuel JIMENEZ - PARFONRY

                debout : Hubert-Narcisse PARFONRY, Marie Louise PARFONRY, sa fille et Manuel JIMENEZ - GARCIA, le beau-fils de Josef PARFONRY et époux de Josefina

 

Parfonry 1937

                                Photo 3 : vers 1915

                               Josef PARFONRY et son épouse QUESADA avec leurs cinq enfants

                                ( Emilia, Victor, Josefina, Alfredo et Edmundo) 

 

Parfonry Quesada0001

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 23:38

        Un nouveau document nous délivre de nouvelles données sur la vie d'Hubert-Narcisse PARFONRY au Brésil. Manifestement, cette partie de sa vie n'a pas été de tout repos.  Et on comprend, à sa lecture, la raison qui a poussé son collègue Frédéric LIELENS a mentionné, dans son discours, le jour de son inhumation en 1946, la phrase suivante  " De longues années de séjour dans la Pampa du Mato Grosso ont épuisé ton goût de l'aventure " .

      Car Hubert - Narcisse n'a pas eu une vie calme sous les tropiques, comme on peut le lire. Mais au final, il a eu plus de chances que son frère, décédé au Congo.

      Voici l'extrait du document qui donne un aperçu des risques encourus

     Bulletin de la Société belge d’études coloniales, 14ème année, Bruxelles, L’Imprimerie Nouvelle, 1907 ;

 

p. 924 : ….L'établissement belge de Descalvados avait été souvent, dans le principe, inquiété par les attaques de ces flibustiers, attaques qu'il ne serait pas parvenu à réprimer au moyen de son personnel indigène. Il en fut bientôt débarrassé lorsque le poste de chef de police des frontières fut confié à M. Parfonry, ancien sous-directeur du cours central militaire de Bruxelles et, après le part de celui ci, à M. Paul Crabbe, membre de l'une des familles les plus distinguées de Bruxelles, que l'amour des grands espaces avait successivement entraîné déjà en Russie, au Transvaal, dans la République Argentine, etc. Ces messieurs devinrent rapidement des cavaliers et même des gauchos accomplis, maniant le lasso d'une façon parfaite. Leur gt des aventures et leur mépris du danger joints à une grande intrépidité, firent merveille. Aidés de quelques hommes, ils eurent tôt fait d'inculquer aux voisins du Rio Jaurù le respect de la propriété. On en parle encore dans la région ! Le métier, d'ailleurs, n'était pas sans danger, M. Parfonry eut la cuisse traversée par une balle au cours de son séjour au Matto-Grosso et M. P. Crabbe fut blessé d'un coup de fer de lasso au visage, tandis que plusieurs de ses agresseurs et quelques-uns de ses hommes furent tués à ses tés.

 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 17:36

        Le 19ème siècle, dévolu à l'émergence d'un développement industriel intense, reste une période peu connue en matière de techniques d'extraction de matériel noble non transformé. Comme si les outils de transformation, travaillant à partir des énergies fossiles comme le charbon et le bois, avaient occultés les autres formes de travail qui demandaient un savoir-faire se perpétuant depuis des générations.

      Une certaine prise de conscience semble de nouveau voir le jour pour remettre en mémoire ces travaux nécessitant une main d'oeuvre éduquée et disciplinée. L'industrie marbrière est un exemple révélateur de cet oubli. Ce 19ème siècle sera par ailleurs le siècle des Expositions Universelles, lesquelles se succèdent à un rythme important comme vitrine pour promouvoir la production non seulement des pays mais aussi favoriser le développement des échanges internationaux.

     Dans ce contexte de renouveau, un colloque s'est tenu du 14 au 16 juin à Paris au Centre national des arts et métiers (CNAM), avec pour thème " Les Expositions Universelles au 19ème siècle - Techniques, publics, patrimoine" . Et dans ce cadre, une doctorante belge, Joëlle PETIT, y a présenté une communication intitulée " Stratégies et valorisation des métiers et techniques du marbre aux Expositions universelles en France au 19ème siècle ". Elle prépare actuellement une thèse de 3ème cycle au CDHTE (Centre et histoire des techniques et de l'environnement), intitulé " Le rayonnement des marbriers wallons par l'étude de quelques chantiers et réseaux commerciaux en Belgique, en France, du Consulat à la première guerre mondiale "

      Rassemblant toute l'information nécessaire, son sujet fait ressortir particulièrement le rôle prépondérant de François-Xavier PARFONRY. Etalé sur 16 pages, l'exposé n'est pas repris dans son intégralité, me limitant dans l'article de ce blog à faire ressortir deux priorités.

      La première est destinée à rappeler les éléments historiques essentiels permettant de mieux comprendre les changements opérés durant ce siècle. La seconde priorité vise bien entendu à faire apparaître les aspects directement reliés à notre marbrier patrimonial. Tous les éléments mentionnés sont repris de la communication de Joëlle PETIT, et plus spécifiquement " in extenso " pour ce qui se rapporte à François-Xavier. Indéniablement, il a été le marbrier de référence tout au long de la seconde moitié du 19ème siècle.

  

Extraits du document de Joëlle PETIT

       A. Synthèse historique

      Au début du 19ème siècle toutes les carrières de marbre sont complètement laissées à l'abandon en France. Il ne reste pratiquement plus rien de la richesse et de la diversité de ce secteur de production, si intensément exploité depuis l'époque de Louis XIV et plus particulièrement la construction du château de Versailles.

      Une prise de conscience progressive et un nouvel essor vont resurgir cependant dès 1823 suite à la modification du tarif douanier favorisant la protection des exploitations françaises et l'élaboration d'un état des lieux sur la situation des carrières.

       Un autre facteur primordial va également promouvoir ce nouvel engouement, à savoir le programme de construction débutant sous le second Empire sous l'égide de Napoléon III (not. rénovation du Baron HAUSMANN à Paris). Celui-ci donnait une nouvelle impulsion à l'industrie marbrière française, qui se voyait par ailleurs valorisée à l'occasion des différentes expositions nationales et universelles qui fleurissaient durant ce 19ème siècle.

      C'est dès l'année 1844 mais surtout à partir de l'Exposition Universelle de 1855 à Paris que cet essor va être particulièrement marqué.

      Et manifestement François-Xavier a participé à ce dynamisme. Son passage initial par Boulogne-sur-Mer, vers 1840, même s'il n'en reste aucunes preuves tangibles, n'a pu se réaliser qu'au contact du sculpteur-marbrier GAUDY, qui exploitait à cette époque 3 carrières dans la région (Marquise, Rinxent,....). Ce dernier, utilisant 22 ouvriers en atelier et 120 à l'extérieur, exportait par ailleurs sur la Belgique et la Hollande.

(ndrl : La liste de ces 22 ouvriers reste à découvrir pour qu'on puisse attester de la présence effective de François-Xavier. Un peu plus tard, il se retrouvait à Paris comme contremaître dans une marbrerie. Sa carrière débutait) 

       B. François-Xavier PARFONRY

        Premier extrait 

      Lors de l'Exposition universelle de 1867, Parfonry et Lemaire (Paris) reçoivent la médaille d’or pour une grande cheminée de salle à manger en marbre rouge antique des Pyrénées, de composition architecturale avec des moulures ornées à deux tons ; les cariatides, poissons, engins de pêche et autres ornements du même marbre.  Les effets de mat et de poli se combinent dans le cadre, qui renferme un bas-relief en marbre blanc représentant un milan piquant sur un canard, sculpté par Cain, l’un des meilleurs sculpteurs animaliers.  « Harmonie, simplicité des lignes et fini de l’exécution caractérisent cette composition ».  Médaille d’or aussi pour une cheminée Renaissance en marbre noir avec des têtes de lion et une frise de coquilles, où le poli des lignes architecturales est combiné avec les parties mates des sculptures.  Ils exposent pour la première fois, mais sont connus pour les fontaines de la place de la Madeleine, la colonnade et le plafond Renaissance du vestibule de l’hôtel du prince Demidoff à Paris et le grand escalier d’honneur et la rampe de style Louis XIV sculptée à jour, du palais du prince Youssoupoff à Saint-Petersbourg.  Leur publicité, en français et en anglais, figure dans le guide général de Paris pour les visiteurs et exposants : « marbrerie sculpture artistique et commerciale, usine à vapeur, scierie de pierre et de marbre, vastes galeries contenant 6000 cheminées en marbre français et étranger de tous styles – tombeaux, autels, carrelages, éviers, mangeoires etc.  Fabrique spéciale de marbres pour meubles – commission – exportation, succursale ».  

      Deuxième extrait

      L’Exposition universelle de 1878 voit la suprématie du marbrier Parfonry.  Sa carrière est résumée dans le rapport de la classe 18.  Il a dirigé les ateliers Dupuy à Paris en 1856 et repris la société.  Il occupe 150 ouvriers, a une machine à vapeur, des scieries, débiteuses, tours, plaques tournantes, machines à percer et une grue sur rails pour la manutention des blocs.  Médaille d’or, notamment pour un vase en cipolin antique de 1,5m de hauteur, taillé dans un bloc provenant de fouilles à Rome en 1868.  (Médaille du mérite à Vienne en 1873, médaille unique à Philadelphie en 1876).

        Troisième extrait  

      Le décret du 24 décembre 1881 instaure la commission d’enquête sur la situation des ouvriers et des industries d’art.  Le 21.01.1882, Parfonry y témoigne en son nom et pour le président de la chambre syndicale.  L’industrie marbrière est prospère, mais les exportations ont diminué de 3/4, les objets d’art se faisant sur place.  La majorité des travaux sont dans la construction, dont 1/8e de fabrication artistique ; il a peu d’apprentis mais son entreprise occupe 176 ouvriers et 8 à 10 sculpteurs de bâtiment.  Le prix de la journée de 10h est de 8 frs ; seul le polissage est mécanique, la mécanisation restant peu rentable.  La moitié des ouvriers est belge et il estime que le seul moyen d’améliorer l’industrie est de développer le dessin et le modelage ; ce qu’il a tenté de faire, avant la grève des ouvriers marbriers en 1869 et la guerre. 

         Quatrième extrait

      Lors de l'Exposition universelle de 1889, les marbriers de référence sont Parfonry et Huvé frères, à la première place de la marbrerie parisienne.  La production industrielle de marbre en France est de 30 millions de fr, l’exportation, de 5 millions.
Parfonry est membre du jury, hors concours.  Il expose notamment 4 cheminées Louis XIV, une Louis XVI et un dressoir de salle à manger de plusieurs tonalités, en sarrancolin des Pyrénées, composé pour l’exposition, qui comporte des « incrustations de portor, du petit et du grand antique, du vert et du rouge antique, de la fleur de pêcher, des onyx blanc, agatisé et rubané d’Algérie, du gris du Portugal, du bleu flambé de Corse, de la brèche rouge de Corse, du paonazzo, de la brocatelle d’Espagne, de la griotte ronceuse et du vert campan.  Les grains, les frises et les cornes d’abondance du fronton sont sculptés en marbre blanc statuaire ».  Deux jeunes ingénieurs collaborent avec lui.  Sa publicité liste ses titres : médailles d’or à Paris en 1867 et 1878, Vienne 1873, Philadelphie 1876, Havre 1878, Melbourne 1881, diplôme d’honneur et médaille d’or à Bruxelles en 1888, lauréat du congrès des architectes, membre du jury hors concours lors de l’exposition universelle de Paris 1889.
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Présentation

  • : Le blog de PARFONRY
  • : Le cadre directeur de ce blog consiste à réunir ce qui peut être transmis sur un patronyme. La présentation de tous ces personnages n'est finalement qu'une manière de transférer un patronyme. Qu'il soit culturel, social ou historique, ce patronyme ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. L'environnement, le vécu de chacun a probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons. Les gênes se diluent plus vite que le lien avec le mode de vie et les rencontres. Cette vision oblige à élargir le champs d'investigation en déviant de l'aspect purement généalogique. La découverte de nouveaux indices motive et assimile parfois cette recherche à une enquête. L'histoire ne peut être racontée de manière linéaire. Chaque élément, chaque personnage a droit à son histoire dans le récit tout en suivant le dénivelé et les courbes imposés par les aléas de l'Histoire et de la vie. Contrairement au patrimoine, un patronyme se voit contraint de s'adapter aux vicissitudes des évolutions sociales et des guerres. Le contenu des quelques 350 articles de ce blog a été rassemblé dans un livre intitulé "La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem - L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme ".
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