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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 16:42

      Voici quelques photos transmises par  une descendante de la branche des PARFONRY d'Erezée, petite - fille d'Alfred PARFONRY.

Photo 1 : José, Hubert - Narcisse et Alfred, les trois frères à l'esprit industriel de la famille.

Ce sont les enfants de Jean-Joseph PARFONRY, né en 1833 et décédé du choléra en 1866 mais aussi les frères d'Emile PARFONRY, le militaire décédé au Congo en 1883.

     José ( .... - 1938), à gauche, est parti s'installer à Séville en Espagne en y développant la construction de paratonnerres.

    Hubert - Narcisse (1859 - 1946), au milieu, après une incursion dans le Mato Grosso au Brésil comme directeur d'exploitation de plantations, a développé une société de tuyauteries et robinetteries à Bruxelles, en association avec LIELENS.

    Quant à Alfred (1861 - 1923), à droite, il s'est investi dans le secteur HORECA en Belgique.

La photo a été prise vers 1920

 

             numérisation0004

    

 Photo 2 : Les six enfants d'Alfred PARFONRY et de Marie Emilie VAN CAUWENBERG (1865-1947)

de gauche à droite : Ida (1906-1983), Louis (1884-1935), Albertine (1891-1960), Clarisse (1900-1930), Hortense (1887-1955), Emilio (1894-1969) et devant les parents Jacques HELLA (1916-1989) , le fils d'Hortense

Au vu de l'âge du garçon, la photo a été prise vers 1920

 

            numérisation0003

 

 Photo 3 : Hubert - Narcisse PARFONRY

Date : ? , probablement vers 1905)

 

                      numérisation0005

  

 

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 19:12

      Cette famille " de Parfondrieu - de Parfonriwe - de Parfondry " apparaissant au 13ème siècle, et apparentée aux chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, s'est probablement pérennisée au cours des siècles. Rien n'est cependant évident sur le lien généalogique entre les différentes personnes mentionnées dans les extraits recueillis pour différentes époques.

      On peut seulement avancer l'idée que le nom s'est perpétué dans le monde de la noblesse. Et que les différentes formes d'écriture ne constituent pas un élément de divergence. Comme cela a déjà été observé, il s'agit uniquement d'une évolution au niveau de la transcription du nom.

      Les seules mentions prêtant à considération sont celles mentionnées par Jacques de HEMRICOURT, chroniqueur du 14ème siècle :

" Emile de Parfondry, manant à Flémalle, prend en emphytéose, avec consorts, les mines de plomb et d'argent situées des deux côtés de la Meuse, entre Huy et Amay "

(N.B. : le terme " manant " au Moyen âge désigne un riche propriétaire rural)

ainsi que celle effectuée par le Docteur L. THIRY (dans : Histoire ancienne de la Seigneurie et Commune d'Aywaille, 1ère édition, Tome II, 1936), qui indique

" ..... qu' après avoir subi les grands bouleversements dès le 15ème siècle, cette famille aurait été de nouveau à la base de l'industrie dans le courant du 19ème siècle. Leur blason aurait été rendu plus moderne par la suite "

    Ces deux extraits attestent du lien de ce nom avec le développement des matières premières industrielles de la région liégeoise. Si le scénario d'une continuité des lignées entre les deux périodes peut être envisagé, des investigations complémentaires s'avèrent toutefois nécessaires pour conforter ce lien. La comparaison des armoiries existant au 18ème siècle avec celles du Moyen âge serait l'indice le plus évocateur de cette pérennité. Ce qui semble évident, c'est que cette noblesse, très probablement éteinte de nos jours, était encore présente au 18ème et au 19ème siècle comme l'attestent les quelques extraits ci-après. Et tout particulièrement à Hermalle-sous-Huy, avec Anne et Catherine de PARFONDRY, lieu tout proche de la présence avérée dès le 14ème siècle à Saint-Séverin. La persistance du nom  à cet endroit, plus de trois siècles après la lignée des Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, est un témoignage manifestement relevant sur une éventuelle continuité dans ce lieu.

 

dans : Essai de Bibliographie verviétoise, Vol. 2, Imp. Foguenne, Verviers, 1903, par Armand WEBER

Notice généalogique, établie à l'occasion du 100ème anniversaire de la naissance de Mme Elisabeth-Marie-Hyacinthe Parfondry, veuve de M. Hubert-Joseph Cajot, né à Liège le 13 thermidor an X (1er août 1802).

Complétée par un portrait de la centenaire et des armoiries des Parfondry et des Van der Maesen (d'Avionpuits), dressé par J. Peutenan.

 

dans : Tables N, D et M pour la paroisse Notre-Dame aux Fonds

- Mariage du baron Jacques de Parfondry avec Marie Elisabeth Van Der Maesen, née à Liège le 02/10/1767 et décédée à Verviers le 07/05/1851 ; cette famille Vander Maesen possédait un domaine dénommé la Seigneurie d'Avionpuits à Esneux, près de Liège ;

- Hyacinthe, François Vander Maesen, frère de la précédente, est tenu à son baptème (le 02/08/1774 à Notre-Dame-aux Fonds) sur les fonts baptismaux par le baron Hyacinthe de Parfondry et sa femme Marie-Thérèse Henrioul ;

- Catherine de Parfondry, épouse de Léonard MURALLE, avec lequel elle aura un fils né le 22 septembre 1667 à Hermalle-sous-Huy ; 

- Anne de Parfondry est marraine d'Anne-Jeanne, fille du couple Colson-Dheur, baptisée le 23/06/1708, à Notre-Dame aux Fonds (parrain : Hyacinthe Wot de Trixhe) ;

- Anne de Parfondry, décédée le 30 janvier 1710 à Hermalle-sous-Huy, mariée avec Marc Beaumont;

 

dans : Discussion du Congrès National de Belgique. Séance du 15 février 1831, Tome II, Bruxelles, 1844, par le Chevalier E. HUYTTENS

M. André de Parfondrieu, qui se dit descendant de l'ancienne maison du Luxembourg, fait connaître au Congrès comment cette maison a été traitée en Hollande.

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 09:42

      Sur les cartes publiées à l'époque des Pays-Bas autrichiens, par le comte Joseph de FERRARIS en 1777, il y est mentionné un lieu en rive droite de la Meuse, dénommé " PARFONDRY ", à proximité de Saint-Séverin et de la commanderie de Villers-le-Temple, en amont de Liège. Il apparaissait logique de croire que la dénomination de cet endroit ne pouvait  découler que de l'existence d'une présence de cette lignée de chevaliers commandeurs, dénommée dans les anciens textes " Parfondrieu ou Parfonriwe ". Comme déjà démontré, la toponymie du lieu devait avoir servi pour le caractériser.

      On retrouve à plusieurs reprises la trace de ce lieu. Il porte encore la dénomination de Parfonry-en-Condroz en 1662. Et un de ses habitants s’appelle Lamb. MARCHAND. Sur la carte de FERRARIS, cet endroit est occupé par des espaces de culture, en bordure de Meuse. En 1781, il dépendait de la paroisse d’Hermalle-sous-Huy. Et un enseignement limité au catéchisme y était toujours exercé ou le chapelain du lieu faisait des «  instructiones diebus dominicus et festis ». Ce lieu est toujours mentionné comme une dépendance de la commune de Clermont en 1831. Il y est encore recensé trois habitations en 1841.

 

      Une rapide comparaison avec tous les noms de lieux mentionnés à proximité, nous avait conduit à la conclusion qu'ils étaient tous en lien avec le nom d'un chevalier cité dans le livre " Le miroir des nobles de Hesbaye ", écrit entre 1353 et 1398 par Jacques de HEMRICOURT. Il en résultait que tous ces endroits, devenus pour la plupart des noms de villages de nos jours, relevaient d'anciens fiefs féodaux. Malheureusement, ce site " Parfondry " dérivant du Moyen-âge, est le seul à ne plus être repris sur  les cartes d'état-major. Situé à proximité de la Meuse, il est indéniable que l'aménagement du territoire et plus particulièrement la modification du cours de la Meuse entre Hermalle et Chaumont doit en expliquer sa disparition. Seule subsistance de la pérennité de ce nom, le lotissement qui s'est construit à proximité porte l'appellation de " Cité des Ris ". On y trouve une certaine concordance attestant que l'endroit était manifestement occupé par une ou plusieurs rivières. 


      Il nous restait cependant à trouver une preuve que cette lignée avait résidé dans ce lieu. Le texte repris ci - dessous, en apporte la réponse de manière évidente. Les notions de fief, de maison, de terre y sont parfaitement stipulées. Et en faisant le lien avec les renseignements fournis par Jacques de HEMRICOURT, on retrouve les mêmes personnages. Les quatre fils de Jacquemain sont manifestement les frères des deux chevaliers Ameyle et Johan, qui ont été commandeurs de Chantraine.  Leur statut de moine - soldat, ayant fait voeu de pauvreté, explique sans doute pourquoi ils ne sont pas concernés par ces décisions liées à une gestion du patrimoine. Il y avait donc bien un fief en rive droite de la Meuse appartenant à cette famille.

 

dans : Cour féodale de Liège, n°42, fol. 45,116 et 128 ( cité par J. de HEMRICOURT)

      Le 14 octobre 1380, Thierry de Parfondrieu, fils de Jean, relève la maison, cour, jardin, etc.... de Parfondrieu, après le décès de son père. Le 6 juillet 1383, Thierry, Wauthier, Jacquemin et Aulbert de Parfondrieu, fils de feu Jacquemin, relèvent en vertu du testament de feu Thierry, fils de Jehan de Parfondrieu. Le 12 juillet suivant, ils reconnaissent à demoiselle Juette de Waroux, fils de feu Guillaume et veuve de Thierry susdit, une rente de vingt muids d'épeautre sur la terre, maison et dépendance de Parfondrieu. Le 28 janvier 1384, Jacques de Parfondrieu relève pour son compte les parts de ses trois frères dans le fief susdit.

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 14:17

      Une charte en latin, faisant partie des archives retraçant l'histoire de l'église Saint-Pierre de Villers-le-Temple (E papyris pastoris Villari Templi) apporte une preuve indéniable de l'origine toponymique de notre patronyme.

      Cette charte fait référence à ce chevalier Ameil de Parfondrieu de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Datée de février 1370, il n'est pas encore commandeur de Chantraine mais officie en rive droite de la Meuse à Villers-le -Temple.

 

    " Noveritis quod in iure coram nobis propter hoc personaliter constitutis honorabilibus viris fratre Amelo de Profundo Rivo, Preceptore domus de Villari Les Temples Ordinis Sancti Ionnis Ierosolimytani, partem faciente pro Ordine predicto ut procuratore et nomine procuratoris ipsius Ordinis et pro ipso, vigore procuratorii Fratris generalis, sigillo venerabilis viris fratris Henrici de Sancto Trudone domini de Chantraine ...."

 

      Sans vouloir décortiquer l'entiereté du texte latin, la transcription sous la forme d' " Amelo de Profundo Rivo " indique manifestement que la formation de ce nom découle d'une notion topographique liée à la présence d'un cours d'eau situé dans une vallée profonde. Et dans ce contexte, les petites rivières des vallées de l'Amblève et de l'Ourthe inférieure, proches des lieux où la consonnance du nom s'est maintenue dans le paysage concorde avec l'existence d'un certain nombre de lieux-dits gravitant autour de ce toponyme dans cette région. Sans parler du village de Parfondruy, à proximité de Stavelot, qui mérite désormais qu'on y porte une attention particulière.

    Mais il convient aussi de conserver en mémoire ce terroir de Parfondry, en rive droite de la Meuse, en face de l'abbaye de Flône, entre Liège et Huy. Il n'est probablement pas étranger à cette appelation dans le texte ci-dessus.

     Les indices s'accumulent. On ne peut désormais nier de l'origine de notre nom.

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 08:24

      La présence d'une forme assez similaire à notre patronyme (Parfondrieu - Parfonriwe) est apparue en rive gauche de la Meuse dès le 14ème siècle. Ce nom a été porté par des chevaliers de l'Ordre de Saint - Jean de Jérusalem qui officiaient comme Commandeur dans l'une des plus importantes Maisons de cet Ordre, dans le Nord de l'Europe, à savoir la commanderie de Chantraine.

      Cette commanderie était située à Huppaye, un village proche de Neerheylissem. Ce qui nous indique que des lignées de ce nom avaient traversé la Meuse dès cette époque pour s'y installer. Il est indéniable que ces chevaliers n'ont pas été des individus isolés. Issus d'une famille ayant transité précédemment par la commanderie de Villers-le-Temple, située en rive droite de la Meuse, ils ont occupé à trois reprises, le poste de Commandeur dans cet endroit de Chantraine. Ils portaient également la dignité de bailli d'Alvaterre, signifiant qu'ils couvraient une grande partie du territoire de la Basse - Lotharingie. Le titre qui leurs étaient attribués était en fait " Commandeur et maître des maisons et commanderie de Chantraine, assis en Brabant ".

      Voici un texte, retranscrit de " Histoire et géographie des communes belges, canton de Jodoigne ", de TARLIER et WAUTERS qui atteste de la présence de ce patronyme dans la région de la Hesbaye brabançonne au Moyen - âge, en rive gauche de la Meuse. Il explicite également les relations avec les ducs de Brabant qui portaient également le titre de duc de Lothier, comme ultime référence à ce territoire de la Lotharingie, issue du démantèlement de l'empire de Charlemagne.

      Les ducs de Brabant qui se succédèrent à cette époque furent : Jean III (1312-1355), Jeanne de Brabant (1355-1405), épouse du duc de Wenceslas de Luxembourg, Antoine de Bourgogne (1406-1415), Jean IV (1415-1427). Il en découle, à la lecture du document, que la présence des trois chevaliers de Parfondrieu à Chantraine coïncide avec la période de règne de deux ducs de Brabant : Jeanne de Brabant et Antoine de Bourgogne.

      Selon le texte ci-dessous, cette famille occupa la commanderie de Chantraine après 1363, année ou devait officier Henri de Saint Trond, et au moins jusque 1409.

         La Maison ou Commanderie de Chantraine

      En 1175, Gilles, comte de Duras, établit près de l'église Saint Médard de Jodoigne, des frères de l'Ordre de l'hôpital de Jérusalem. Il leur assigna, pour dotation, la dîme de Huppaye et ses droits sur la terre de Reinfroid. C'est très probablement dans ce dernier domaine que s'éleva la Maison de Chantraine.

      L'histoire de cette maison, que l'on qualifie quelquefois de monastère, se borne, pour ainsi dire, à des privilèges ou des chartes de protection accordées par le souverain du pays. ........

      En 1298, par une charte donnée à Louvain, le jeudi après la Toussaint, le duc de Brabant Jean II, à l'initiative de ce qu'avait fait son père, son aïeul et d'autres de ses prédécesseurs, défendit de tourmenter les frères de l'Ordre de l'hôpital et d'exiger d'eux des exactions et des services. Le duc Jean III, en accordant une exception complète de corvées, de services et d'exactions, pendant un terme de 15 années, à toutes les maisons, tant de l'ordre de l'hôpital que de l'ordre des Templiers, supprimées depuis quelques temps, se réserva le droit de taxer les maisons. ........

      Comme ce terme allait expirer le 20 mars 1365, le duc Wenceslas et la duchesse Jeanne le prolongèrent de 16 autres années, le 8 novembre 1364. C'était alors Baudouin de Parfondrieu qui était maître de Chantraine. ............

      Le 16 décembre 1407, sire Amel de Parfondrieu, qui était maître de Chantraine depuis l'année 1386-1387, fut autorisé par la duchesse Jeanne à perdriser ou chasser aux perdrix et à prendre des conins ou lapins dans tous les biens dépendants de sa commanderie mais à la condition d'y réserver le même droit à la princesse précitée. A Amel succéda son frère Jean qui obtint du duc Antoine, le 28 janvier 1409-1410, exemption du paiement de 60 corvées que des biens de la Maison de Chantraine et du restant du bailliage que devaient au domaine ducal du Brabant. Cette faveur lui fut accordée en considération des pertes que l'Ordre avait subies à la journée de Bastweiler en 1371, où la plupart des chevaliers habitant en Brabant furent tués ou pris.

      Lorsque frère Jean mourut, et pendant que ses fonctions étaient remplies par frère Henri de Lummen, commandeur de Binkom, le duc Jean IV prescrivit de saisir, à Chantraine, tous ses biens et meubles.

      A l'époque des ducs de Brabant et de Bourgogne, les commandeurs étaient d'ordinaire bailli d'Alvaterre, c'est à dire chefs de l'ordre en Brabant, en Hainaut, dans le Namurois, le pays de Luxembourg et l'évêché de Liège; ils figurèrent maintes fois dans les conseils des princes, et exerçaient une grande influence.

      Au XVIème siècle, l'usage s'introduit de leur donner pour successeurs des chevaliers français, ce qui mécontenta à la fois ceux de nos compatriotes qui entraient dans l'Ordre, et nos souverains, qui voyaient avec un vif déplaisir de hautes positions occupées par des étrangers.

 

      D'autres documents confirment cette présence non seulement à Chantraine mais également dans d'autres commanderies précédemment. Dans l’ancienne chapelle de la commanderie de Flémalle, on pouvait trouver deux gisants aujourd’hui disparu, qui représentait deux chevaliers hospitaliers portant une armure complète du début du XVème siècle. L'épitaphe de deux frères de Parfondrieu, retrouvée dans l'ancienne chapelle, atteste de cette couverture géographique. Disparus de nos jours, les gisants de ce tombeau représentaient une armure complète du début du XVème siècle.

      Et une autre indication importante viendrait confirmer ce que l'on avait déjà appréhendé comme un passage préalable. Pour devenir commandeur d'un ordre, il fallait pouvoir présenter dans son cursus un lien avec une croisade. C'est ce qui semble vouloir nous apporter la référence à l'île de Rhodes dans l'épitaphe de Jean de Parfondrieu. Son frère prénommé Arnold n'est pas connu. Il faut sans doute comprendre Ameil dont l'existence et le lien de parenté sont attestés depuis 1368, année ou il est présent à Flémalle.

dans : Armes et combats dans l'univers médiéval, Vol. 2, Claude GAIER, Ed. de Boeck, Bruxelles, 2004, p. 189 ;

      " Plastron de cuirasse bombé et fauldes, couvert de surcot orné de la croix de l'ordre, brassards de jambières articulés, colerettes de mailles, éperons à molette. L'épée est de type " à une main et demie " avec quillons droits à bouts renflés et pommeau losangique. La dague et du type "à rognons ".

dans : Mémoire pour servir à l'histoire monastique du pays de Liège, Père J.P.R. STEPHANI, Impr. Grandmont, Liège, 1876 ; 

      " Chi gist frere Iohan de Parfondrieu chevalier maistre de Chantraine ki trespassat an MCCCC et XI.....lyqueis demorat a Rhode sans partir XXIIII ans et VIII mois "

    " Chi gist Arnold de Parfondrieu chevalier commandeur de Flemalle ambedois freres germains et de laditte ordene ki trespassat an MCCC et XIII. XXI ior de ienvier. Anime eorum et fidelium requiescant in pace. Amen "

dans : Dictionnaire géographique de la Province de Liège, Tome 1, Henri J.B. Del Vaux de Fouron, Liège, 1841 ;

      " D'après une charte de Pierre Vigonis, chanoine de Liège et archidiacre du Condroz, en date de 1370, Parfondrieu était cette année, commandeur de Villers-le-Temple "

 

      Et comme pour attester que ce nom n'était pas limité à la sphère des moines-chevaliers, on retrouve différentes mentions de cette présence de chevaliers à d'autres endroits. La confirmation du blason est également importante car il s'agit de la même famille que les chevaliers de Saint-Jean dont la lignée remonte à la localité de Comblain-sur-Ourthe à la fin du XIIIème siècle. On trouve également une référence à un droit de propriété à Liège en 1365 et à Huppaye en 1440. Ce qui sont manifestement des preuves de l'installation d'une lignée familiale à cet endroit.

dans : Bulletin de l'Institut archéologique liégeoise, Tome XXXII, Léon de Thier, Liège, 1902 ;

     .... A cette époque, les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem possédaient également une partie de la terre de Flémalle. Il existait pourtant à Flémalle-Haute un lieu appelé la Heid. Jean de Parfondrieu épousa vers 1330, Marguerite, fille de Jean de Ramet, troisième fils de Guillaume de Flémalle, et apporte en mariage " une court, maison, jardin, viviers, prés et terres "

A un autre endroit, ce Jean de Parfondrieu est mentionné comme  " chevalier, portant d'or et de sable de six pièces.

dans : Miroir des nobles de Hesbaye de Jacques de HEMRICOURT ;

      Gérard, fils de Corbeau d'Anthisnes, eut pour femme Isabeau de Parfondrieu ... Ce Corbeau d'Anthisnes, chevalier, signe la Paix de Fexhe en 1316

dans : Inventaire des archives de l'abbaye de Val Benoit, Joseph CUVELIER, Liège, 1902 ; Journée du 9 mai 1365 ;

      Jean, dit le Borgne, le mercier du Marché de Liège, fait savoir que devant lui comparurent Jean Gorin, dit Kokein, bourgeois de Huy, époux de demoiselle Catherine, veuve de Jean de Herstal, le boulanger, citadin de Liège, d'une part, Jakemar de Parfonriwe, d'autre part, et Wauthelet, fils de Jakemar, comme mari de demoiselle Yde, fille de Catherine et de Jean de Herstal, de troisième part. Jean Gavin transporte à Wathelet une maison, dite la petite Rammée en Souverain-Pont, à Liège, entre la ....... Wauthelet transporte alors à Jakemar, son père, les 23 de la maison de la petite Rammée, moyennant les 23 de 3 mares de bonne monnaie de cens.....;

dans : Compte rendu des séances de la Commission royale d'histoire, vol. 15, par Académie royale de Belgique, 1849 ;

      En 1440, Jean de Parfondrieu, demeurant à Huppaye, tenait en fief du duc de Brabant plusieurs héritages et pièces de terre. Gisant sur le territoire de Huppaye et de Petit Bomal, paroisse de Jodoigne, dont un bonnier nommé le Longue voie gisait sur la voie de Bisut.

 

      Et ce nom s'est non seulement maintenu dans ce territoire mais y a occupé des postes significatifs pendant une longue période. On le retrouve notamment en 1674

dans : Jugement rendu par les Echevins de la Haute Justice de Liège en date du 2 mars 1674 (Recensé dans : Catalogue de livres anciens et modernes. La Sirène, Rue du Pont 14, Liège) ;

      A la demande de M. Parfondry, bailli des bois du prince-évêque, le jugement est rendu contre les coupeurs de bois qui ont dévasté les bois d'Amay où ils ont abattus de grands arbre .... ;

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 15:04

      Intéressons nous un petit peu à la seule rue qui porte notre patronyme dans le Monde. Elle se situe dans la commune de Hotton, le long de l'Ourthe en Belgique. C'est le lieu d'où sont partis ces trois frères PARFONRY pour découvrir à la fin du 19ème siècle d'autres espaces. Édifiée en hommage au militaire parti en 1882 d'Anvers, à destination du Congo, le nom donné à cette rue est comme un témoignage du lien qui a permit à la Belgique de devenir la seconde puissance industrielle mondiale au début du 20ème siècle.

  

       On reprend ci-dessous quatre photos de la rue, prises du pont sur l'Ourthe, à des moments différents. Les trois premières sont des cartes postales qui se retrouvent régulièrement en vente de nos jours. La dernière est une photo personnelle prise lors d'un séjour dans la région.

      Rien ne semble avoir vraiment changé au cours de ces quelques dizaines d'années. Du pont sur l'Ourthe, d'où sont prises les photos, l'entrée de la rue présente toujours le même aspect. Quelques publicités sont venues s'insinuer pour donner un peu plus de couleurs. Et le restaurant, sur la gauche, s'y est installé en 1951, sans aucun doute pour un certain temps encore. Quant aux autres habitations, elles semblent figées dans la pierre qui les soutient. Et rien ne peut nous indiquer si les voitures en stationnement ont bougé dans l' intervalle. De plus le ciel, en cette journée de juin 2009, n'apportait nullement un peu de luminescence pour rendre la vue plus attrayante.

      Cela ne nous a pas empêché de prendre une collation à cet endroit comme pour venir profiter du nom et soutenir la mémoire qui se trouve sur la plaque.

Vue en 1920

        rue-Parfonry-1920.jpg

Vue en 1950

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Vue au début de l'installation de la brasserie Jacquemart (vers 1952)

1653_1_b.JPG

Vue en juin 2009

SUR-LES-TRACES-DES-PARFONRY-010-copie-1.jpg

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 10:39

      Voici un article trouvé dans le journal espagnol ABC de 1910 et se rapportant à ce Joseph (ou José) PARFONRY, l'industriel belge installé à Séville avant 1900. Ce Joseph est le frère d'Emile, le militaire mort au Congo et d'Hubert-Narcisse, parti à la même époque au Brésil dans le Mato Grosso (voir autres articles sur ces deux frères dans les catégories : PARFONRY Erezé, et Emile Parfonry, le militaire explorateur).

      Joseph a développé à Séville une entreprise fabricant des paratonnerres. Il y a acquis une certaine notoriété. Comme particularité, et voulant se donner sans doute une assise plus noble pour contraster avec son origine modeste, il se faisait appeler " Joseph PARFONRY de HOTTON ". Il avait ainsi associé sa commune d'origine à son nom.

      Ci-dessous, une carte postale publicitaire (recto et verso) attestant qu'il utilisait bien ce nom et défendait manifestement son origine belge

 

Rect-ParfSeville-1-.jpg

 

verso-Parf-Sev.jpg

      Une descendance en ligne directe de cette personne habite toujours de nos jours à Séville.

L'article, extrait du journal espagnol ABC, est intitulé :

Retratos de vida andaluza

1910 : Un brindis con cerveza por la colocation del pararrayos en la cruz del campo.

     En cliquant sur le lien ci-dessous, il faut attendre un petit peu avant de voir apparaître complètement la page du journal. Le texte est en espagnol évidemment mais assez compréhensible après l'avoir aggrandit. On y fait référence à une réception, arrosée à la bière, faisant suite à l'installation de paratonnerres dans une propriété. Et manifestement notre Joseph PARFONRY, invité principal, faisait honneur à sa boisson nationale. C'est la personne assise au milieu de la photo avec une moustache. 

 

http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:hFpKxdG1fLMJ:hemeroteca.abcdesevilla.es/nav/Navigate.exe/hemeroteca/sevilla/abc.sevilla/1981/12/06/014.html+"+Jose+Parfonry+"&cd=2&hl=fr&ct=clnk&gl=be

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 10:17

      Après plusieurs mois de recherche, voici le texte du document qui relate l'arrestation de Joannes - Petri PARFONDRY, notre ancêtre de Neerheylissem. On y retrouve les éléments essentiels de cette histoire, à savoir : 

        - l'omnipotence du Prévôt de l'Hôtel De L'Escaille qui agissait jusqu'alors avec toute impunité ;

       - l'indication de la Saint Jean pour déterminer la date de son arrestation peut être interprétée de deux manières. Soit, il s'agit de la référence calendrier à Saint Jean, le 27 décembre, soit il est question des fêtes de la Saint Jean vers le 24 juin, correspondant approximativement au solstice d'été. Vu qu'il a été relaché peu après le décret du 5 janvier 1759, on peut se référer plus volontiers à la première explication. Il n'aurait dès lors passé qu'une dizaine de jours en prison ; 

      - la confirmation qu'il a évité de justesse la pendaison et que son arrestation arbitraire a été le début des procédures contre ce magistrat s'appelant " de L'ESCAILLE " ;

     - le fait que cela s'est déroulé en 1758, soit 6 années plus tard que d'autres documents nous avaient laissés faire croire;

     - la mention de l'existence d'un frère à ce Jean-Pierre et la confirmation qu'il habitait déjà Neerheylissem et qu'il n'était pas un vagabond ;

Annales de l’Académie d’archéologie de Belgique, XXXIII, 3è série, Tome III, Anvers, Typographie J. PLASKY, 1876 ;

 

p. 154 et 155 : .... Cependant, comme nous l'avons fait remarquer plus haut, la conduite de ce magistrat n'était pas toujours à l'abri de tout reproche. Des actes arbitraires entachèrent souvent les poursuites qu'il dirigeait contre les malfaiteurs, mais ils ne furent jamais plus fréquents qu'au XVIIIe siècle. Nous donnons ici un spécimen de sa manière d'agir.

La veille de la St. Jean 1758, il fit saisir, sur le cimetière de l'église de Bas-Heylissem, par son lieutenant, accompagné de plusieurs archers, Jean Pierre Parfondry. Il le représentait comme vagabond, homme sans aveu et complice dans plusieurs vols qualifiés, attribués à un certain Boulois dit Birwar. Parfondry cependant était innocent et, sur la demande de son frère, la cour d'Heylissem avait attesté qu'il était habitant de ce village, et que sa conduite avait toujours été celle d'un homme de probité. Le prévôt général n'en persista pas moins dans son accusation. Il voulut l'envoyer au gibet aussi bien que Birwar, réellement convaincu de vol. Il allait peut-être subir ce supplice infamant, quand sur un rapport de l'assesseur du prévôt et du conseiller fiscal de Brabant, le gouverneur général, par décret du 5 janvier 1759, ordonna son élargissement et lui permit d'agir contre le prévôt général pour récupérer les dommages-intérêts auxquels il avait droit. En présence de cet acte si favorable à l'inculpé, notre justicier, loin d'abandonner son oeuvre de vengeance, poursuivit avec acharnement son accusation. Pour parvenir à son but tous les moyens lui semblaient bons et il alla jusqu'à extorquer de quelques membres de la loi de Heylissem une attestation représentant Parfondry comme un vagabond et un vaurien. A cet effet il s'était rendu à l'abbaye de Heylissem où il manda immédiatement les gens de la loi. Le greffier ayant tardé à venir, il le fit prendre à la chambre échevinale de Libertange et conduire entre deux archers jusqu'à l'abbaye. il leur tint un langage menaçant et leur reprocha d'avoir donné des certificats en faveur de Parfondry. Interdits et troublés, sous l'empire de la crainte que leur inspirait le terrible justicier, ils souscrivirent la déclaration destinée à devenir une arme contre l'accusé et à le perdre. Mais heureusement pour lui, la chose ne tarda pas à s'ébruiter et le conseil de Brabant poursuivit criminellement les gens de la loi de Heylissem, coupables de prévarication. Le conseil privé ordonna aussi à cette cour d'instruire le procès du prévôt général

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 18:08

Georges, le premier petit-fils de François-Xavier, est né le 03 juillet 1894 à Créteil. Il fut mobilisé au début de la première guerre mondiale. Fait prisonnier, il restera en Allemagne durant toute la période du conflit. Après la guerre, à l’occasion d’une partie de chasse en Sologne, «  Aux Aulnettes », appartenant à la famille NIVIERE, il rencontrera l’une des filles de la dynastie de la famille BASTIDE[1], propriétaire du château du Lude, le long du Cosson, à Jouy-le-Potier dans le Loiret[2]. Par ce sang neuf apporté au sang bleu des grandes allées disséminées dans la forêt solognote, les PARFONRY cousinèrent aussi bien avec le monde des châteaux et des hôtels particuliers à Paris que des armées, des arts tout courts et d’un éventail de Légions d’Honneur. Parmi ces familles, on retiendra les PERILLE-LACROIX de BOISCHATEAU, les DESVIGNES de DAVAYE, les HEUDELET de BIERRE, les GILLET de THOREY, les TOURNOUËR, les PANCKOUCKE et les BRUNEL. Toute cette généalogie se retrouve ainsi dans la chapelle du Lude ou certains y sont inhumés en compagnie d’une importante présence de la lignée des BASTIDE. Comme exemples de cette proximité avec l’histoire, Cécile-Marie PANCKOUCKE (1836-1903), la grand-mère de l'épouse de Georges, se retrouve enfant sur un tableau de CHASSERIAU, élève du peintre INGRES. Plusieurs PANCKOUCKE, qui ont constitué par ailleurs une importante famille d’imprimeurs – éditeurs dès  le 18ème siècle, tel que le Mercure de France, ont été immortalisés par le peintre DAVID. Et les MARCOTTE de QUIVIERE, sa belle-famille, se sont avérés des collectionneurs des tableaux d’INGRES et de CHASSEREAU.

 

Quant aux BASTIDE du LUDE, ils s’affichent largement au milieu de cette mémoire. Maurice, le beau-père de Georges, développe sa créativité en perfectionnant la technique de l’eau-forte dans son atelier du château du Lude[3]. Athanase, le grand-père, capitaine des gardes mobiles du Loiret, tué lors de la guerre franco-prussienne de 1870, est Officier de la Légion d’Honneur tout comme Henri PANCKOUCKE, le grand-père de l'épouse de Maurice, née TOURNOUËR. Aristide, l’arrière-grand-père, est chevalier de la Légion d’Honneur.  Un lointain cousin, Antoine, fut pilote de chasse en 1914 et chevalier de la Légion d’Honneur.  Et Guy BRUNEL, son beau-frère, fut capitaine de vaisseau et commandeur de la Légion d'Honneur.  

 

C’est ainsi par ce mariage en 1923 que les PARFONRY de France ont insufflé dans leurs gênes ce souffle du terroir de la Sologne qu’ils continuent à apprivoiser et à transmettre. Ils se partagent ainsi, au gré de leurs séjours, un domaine d’une superficie de 180 ha, autour de la ferme de Briou. Recruté au service commercial de la société américaine « Machines Hollerith », travaillant dans les domaines nouveaux de la mécanographie et des statistiques, Georges évoluera avec cette dernière transformée en « Compagnie Electro – Comptable «  en 1935 et installée à Corbeil dans l’Essonne. Il y gravira les échelons pour terminer comme Directeur commercial de cette société, devenue IBM en 1947. Parlant allemand, suite à son séjour forcé pendant la guerre, il entamera sa carrière en rationalisant l’emploi des fiches de paie des mineurs dans le Nord de la France et dans la Sarre en Allemagne en introduisant le système de traitement par cartes perforées. Georges fut nommé membre titulaire de la Société de statistique de Paris en 1938[4]. Comme loisir, il avait pris l’habitude de développer lui-même les photos qu’il prenait. Récupérées aujourd’hui, elles constituent un témoignage de la vie familiale de cette période. Décédé le 05 février 1964, Georges eut trois fils : Jacques, Pierre et Michel.

 

Comme le démontre l’arbre généalogique récapitulatif de toutes ces familles, tous ces couples sont apparentés à un niveau ou à un autre, insérés à l'intérieur d'une boucle qui les réunit. Et au niveau de ces familles nobiliaires réparties dans les grands espaces de la France profonde, Michelle, la belle-fille de Georges, est également apparentée au couple Bernard GILLET de THOREY et Héliane HEUDELET de BIERRE, apparaissant dans l’arbre généalogique de son beau-père.  Son arrière-grand-père Henri LASNET de LANTY (1836-1910) a en effet épousé Léontine GILLET de THOREY (1835-1920), la fille de ces derniers. Il en ressort qu’elle est reliée aux  BASTIDE du LUDE, via Félicité la sœur d’Héliane. Et pour compléter cet échange, Guy BRUNEL y est également indirectement relié, via son frère René qui a épousé Annick d’HAUTEVILLE, une descendante de ce même couple.

 

La lignée des GILLET de THOREY résulte de l'union des familles BLANCHETON de THOREY et GILLET de GRANDMONT au 18ème siècle. Elle remonte à un certain Pierre RICHARD, avocat général du Duc de Bourgogne qui aurait contribué à la fondation du couvent des Cordeliers à Beaune en 1263. Quant aux HEUDELET de BIERRE, famille plus récente, ils doivent leur titre à Etienne,  Général de Division dans les armées de Napoléon, titré comte en 1808, Grand-Croix de la Légion d'Honneur et qui se distingua également en développant des techniques dans le domaine de l'élevage et de l'agriculture.

 

 Et le point d'ancrage ou de fermeture  de cette boucle, rassemblant tous ces mariages recensés autour de la famille de la BASTIDE du LUDE, est manifestement le couple formé par Jacques PARFONRY, le fils de Georges, et Michelle LASNET de LANTY. Ils rassemblent, dans leurs gênes, toutes les familles présentes à l'intérieur de cette boucle. Celle-ci démarre, dans la première moitié du 19ème siècle et se referme ainsi au niveau des sœurs HEUDELET de BIERRE,  qui sont, comme l'ont été les filles LALLEMAND de Neerheylissem, le point de convergence supérieur de la partie française de cette saga. Mais qui plus rétroactivement remonte, sous la forme d'un spermatozoïde pénétrant vers ses origines, au Seigneur de BASTIDE qui est arrivé en France au 15ème siècle.

 

Désormais, on comprend pourquoi l’emploi du mot « cousin » était devenu comme une sorte de large empreinte non précise dans les conversations de famille de nos jours. Le mot avait bien un sens que la mémoire ne permettait pas totalement de décrypter. 

 

N.B. : C'est Caroline qui, en réalisant une première ébauche de cette généalogie, m'a transmis, lors de notre séjour en septembre 2009 à Briou, la motivation de l'approfondir.

 


[1] Cette famille, originaire d’Italie est arrivée en France au plus tard durant le 15ème siècle, via Lyon et Limoges. Développant la production de soie, elle fut anoblie par Louis XI. Une branche s’est installée en 1834 au château du Lude à Jouy-le-Potier dans le Loiret. Magnifique château sur pilotis entouré de douves au milieu des bois de Sologne. Plusieurs membres sont inhumés dans la chapelle, transformée en crypte, à proximité du château. La survivance d'un culte à Sainte Corneille, dans une petite chapelle, à l'orée de la forêt, est à l'origine de l'ouverture du parc au public. Les deux filles de Maurice BASTIDE du LUDE (1870-1960), ingénieur agronome devenu aquafortiste et sculpteur, se partagèrent le domaine ; la deuxième Odile (1909-2004) reçut le château et la forêt attenante tandis qu’à la première Renée (1902 – 1976), épouse de Georges, fut octroyé une partie des bois et les dépendances autour de la ferme de Briou;

[2] A ne pas confondre avec le château du Lude dans la Sarthe, intégré dans la série des châteaux de la Loire ;

[3] Il aura comme élève Jeanne CHAMPILLOU (1897-1978), célèbre céramiste originaire du Loiret ;

[4] Journal de la Société de statistique de Paris, Vol. 79-80, CNRS, 1938, 325 pages  (p.65) ;

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 09:40

      Les travaux effectuées par le Club de Recherches Historiques et Généalogiques (CRHG) de Neerheylissem sur la famille LALLEMAND, et transcrites dans un imposant document de 130 pages, ne mentionnaient pas de l'existence de Jeanne LALLEMAND, reconnue comme étant la mère de François-Xavier PARFONRY. Or, manifestement l'ancrage de Jeanne à Neerheylissem était prouvé au niveau des actes de mariage.

       En visionnant récemment les actes numérisés aux Archives provinciales de Louvain-la-Neuve, j'ai découvert un acte de baptême, repris sous la forme suivante :

          " Die 28 Oct.  natus baptizatus est Joannes Josephus filius legitimus Joanni Petri Lallemand filii Joannes et Agnes Duchesne et Elisabeth Lefebvre ex Laer  filiale Martin et Aldegundri tuts "

      Cet acte, un peu compliqué au premier abord, avec toute une série de noms, recelait en fait la généalogie de Jeanne. C'est en reprenant un autre document du CRHG " Généalogie des LALMAND de 1687 à 1991 ", rédigé par Jean DELANDE en 1991, que cet acte de baptême a pu être interprété. Celui - ci reprend le nom des parents et des grands-parents de Jeanne. Elle est  ainsi la fille de Jean-Pierre LALMAND (1761-1834) et d'Elisabeth LEFEVRE, cette dernière étant originaire de Laer (inclus dans la commune actuelle de Landen, Prov. Brabant flamand). Jean LALMAND (1731-1781) et Agnès DUCHENE (1735-1820) sont les parents de Jean-Pierre, tandis que Martin LEFEVRE et Aldegonde TUTS sont les parents d'Elisabeth. Et sur l'acte de mariage, il est mentionné que le père de Jeanne avait 60 ans au moment de son mariage en 1821. Ce qui est confirmé par l'année de naissance de Jean - Pierre en 1761. Au niveau du document du CRHG, Jeanne doit donc s'insérer entre deux des nombreux enfants du couple LALMAND - LEFEVRE, soit Jean - Pierre, né le 29 octobre 1796 et Ferdinand, né le 14 avril 1803.

      Des données antérieures, il avait été mis en évidence que les deux lignées belge et française de PARFONRY de Neerheylissem descendaient du côté maternel de cette famille LALLEMAND (ancienne écriture L'ALMAN puis LALMAND). Ainsi, la lignée française descend de Jeanne LALLEMAND (1797-1877), mariée à Neerheylissem le 7 septembre 1821 à Jean PARFONRY (1797- ??), arrière-arrière-grand-père de Jacques. Quant à la lignée belge, elle descend de Julienne LALLEMAND (1824-1855), mariée le 24 avril 1851 à Henri PARFONRY (1826-1885), mon arrière-arrière-grand-père.

      Henri étant le neveu de Jean, on pouvait penser qu’il existait un lien semblable entre Jeanne et Julienne. Toujours en me référent au document du CRHG, on découvre qu'elles sont bien parentes mais plus éloignées certes. Ce sont les petites-filles de deux frères, nés à Neerheylissem (LALMAND Jean - Jacques et LALMAND Jean), issus du couple formé par L’ALMAN Jean (1687-1737), originaire de Grimde (inclus dans la commune actuelle de Tirlemont, Prov. Brabant flamand) et RENOTTE Hélène (1700-1775), originaire de Boelhe (inclus dans la commune actuelle de Geer, Prov. Liège).

       Ce qui semble évident, c’est que le couple formé par Julienne LALLEMAND et Henri PARFONRY, plus jeune de près de 30 ans, n’a pas vécu à proximité du couple formé par Jeanne LALLEMAND et Jean PARFONRY, qui comme on le découvrira avait déjà quitté Neerheylissem avant leur naissance.

      Manifestement, la lignée de Jeanne LALLEMAND se trouvait dans une situation économique plus précaire que celle de Julienne, issue quant à elle d’une lignée travaillant le fer (tonnelier, charron) à Neerheylissem. De plus, Henri LALMAND, le père de Julienne, avait épousé Rosalie LEENAERTS, la fille du censier collecteur. Parmi les frères de Jeanne, on ne mentionne aucun métier si ce n'est celui de plafonneur pour son frère cadet Ferdinand. Cet élément m'incite à croire que ce dernier prénom pourrait être en lien avec celui du peintre Ferdinand PARFONRY (parrain ??), dont l'origine reste à déterminer (voir autres articles sur ce peintre). Mais cela constitue une autre recherche. De plus, le mariage de Jeanne avec Jean PARFONRY, lequel n’avait pu bénéficier de la présence de son père dans son jeune âge, n’a pas du améliorer le niveau de vie. C’est ce qui peut expliquer que le couple, pour raison économique, a quitté, peu après leur mariage, le village de Neerheylissem. Il est reconnu en effet qu’une partie des membres de cette famille LALLEMAND s’est déplacée vers Bruxelles et Anvers. On les retrouve ainsi en 1837 à Anvers, déclarant un enfant mort-né. Et Jeanne, épouse de Jean PARFONRY, décédée en 1877 à Saint-Josse-ten-Noode, l’une des 19 communes actuelles de Bruxelles, en apporte une autre confirmation.

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  • : Le blog de PARFONRY
  • : Le cadre directeur de ce blog consiste à réunir ce qui peut être transmis sur un patronyme. La présentation de tous ces personnages n'est finalement qu'une manière de transférer un patronyme. Qu'il soit culturel, social ou historique, ce patronyme ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. L'environnement, le vécu de chacun a probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons. Les gênes se diluent plus vite que le lien avec le mode de vie et les rencontres. Cette vision oblige à élargir le champs d'investigation en déviant de l'aspect purement généalogique. La découverte de nouveaux indices motive et assimile parfois cette recherche à une enquête. L'histoire ne peut être racontée de manière linéaire. Chaque élément, chaque personnage a droit à son histoire dans le récit tout en suivant le dénivelé et les courbes imposés par les aléas de l'Histoire et de la vie. Contrairement au patrimoine, un patronyme se voit contraint de s'adapter aux vicissitudes des évolutions sociales et des guerres. Le contenu des quelques 350 articles de ce blog a été rassemblé dans un livre intitulé "La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem - L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme ".
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