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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 17:49

        Dans le dossier des lettres retrouvées aux Archives Nationales à Paris, l'une d'entre elles faisait référence à celle envoyée par le Procureur Général Impérial au Garde des Sceaux, en date du 9 juillet 1864. Relative à son dossier d'admission à domicile, préalable à sa naturalisation, il y était notamment signalé que François-Xavier PARFONRY avait travaillé au début de son arrivée à Paris comme contremaître chez un certain GARDION, marbreur.

        Cette information n'avait pas encore été utilisée jusqu'à présent, n'ayant pas retrouvé de traces de cette personne dans les livres. Mais les récentes annotations qui m'ont été transmises mettent en évidence l'importance du mouvement de migration de marbriers wallons vers la France d'une part et la constitution de réseaux commerciaux et/ou familiaux d'autre part.

        Remettant un peu d'ordre dans les pièces du puzzle qui se constituait, j'ai ainsi approfondi les données en ma possession, me disant que tout cela pouvait avoir un certain lien. GARDION n'étant pas connu en France,  peut-être était - il plus facile de le retrouver en Belgique. Le fait de l'existence de cette notion de réseaux pouvait le faire apparaître dans un autre lieu.

        Une première vérification de  la répartition du nom en France arrive à la conclusion que ce nom de GARDION n'existait pas depuis 1891. Aucune naissance n'a été enregistrée depuis cette date pour une personne portant ce nom. Effectuant le même travail pour la Belgique, la même conclusion est apparue. Le recensement de 1998 ne mentionnait aucune personne portant ce nom. Effectuant le même travail pour des écritures similaires, j'en arrivais à envisager l'éventualité d'une erreur d'écriture.

        Reprenant le listing des naissances  des habitants de Neerheylissem dès le 17ème siècle, on retrouve trace d'un nom de famille proche. La famille GARNON était présente à Neerheylissem  à la fin de ce 17ème siècle. Libert GARNON, l'ancêtre de cette lignée, est décédé en 1740, dans un autre lieu que Neerheylissem. Marié une première fois avec Marie HOEBROECKX le 01/09/1686 et une seconde fois avec Elisabeth MALCORPS, le 13/02/1725, il lui est reconnu plusieurs enfants avec sa première épouse entre 1687 et 1700. Et curieusement, l'une des enfants, Anne GARNON (15/09/1697-11/04/1765) s'est mariée en seconde noces avec Daniel LAMBRECHTS en 1719. Or, ce dernier n'est autre que le frère de l'arrière-grand-mère paternelle de François-Xavier. Par contre, aucun enfant avec sa seconde épouse n'est recensé dans les actes de Neerheylissem.

        Il est reconnu que le lien avec la famille LAMBRECHTS a du se perpétuer. Philippine LAMBRECHTS, la fille de Daniel, née en 1736, est mentionnée comme témoin (ou marraine) à la naissance de Jean PARFONDRIJ, le futur maître-charron, en 1762. Et son époux, Lambert PAQUOT est le témoin de Marie-Christine en 1793 et d'Emmanuel en 1795, les deux premiers enfants de Jean PARFONDRIJ et par conséquent la tante et l'oncle de François-Xavier.

      Ne croyant peu ou pas au hasard, la juxtaposition du nom et du lien familial me fait croire que François-Xavier se serait déplacé vers Paris, non pas sans assurance sur son point de chute, mais en sachant pertinemment qu'il retrouverait un réseau déjà en place. Comme autre élément, on ne retrouve aucun décès et aucun mariage à Neerheylissem de tous les enfants mâles de Libert GARNON,  de quoi en arriver à la conclusion qu'ils se sont dilués dans la nature. Le recensement de 1796 à Neerheylissem ne fait ainsi déjà plus mention de cette famille dans la localité.

       Autre indice, ce nom de GARNON est recensé de manière assez conséquente en France. Ainsi 552 naissances y ont été retrouvées entre 1891 et 1990. Surtout dans le Loir et Cher et dans le Loiret, et assez peu dans la région parisienne par contre. Ce nombre est manifestement supérieur au taux de procréation des PARFONRY de France qui atteint à peine la vingtaine pour la même période. Il doit sans doute exister une autre explication de la présence de ce nom. Tout en sachant que ce nom est d'origine germanique, dérivant de " warinvald  ". 

       Reste à retrouver des indices sur le parcours parisien de François-Xavier et sur ce marbrier GARDION pour en authentifier la relation de manière certaine.

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 10:23

        Voici, extrait d'un document trouvé à la Bibliothèque de la Faculté de Philo et Lettres de l'Université de Louvain-la-Neuve, le récit d'un évènement qui s'est déroulé dans la région de Neerheylissem, à la même époque que l'arrestation de notre ancêtre Joannes Petri PARFONDRIJ. Cela reflète bien la situation judiciaire et ce à quoi il a probablement été  écarté du moins pour l'épilogue meurtrier.

       A l'époque du procès d'Orp, dont la séquence des actes est reprise ci-après, d'autres affaires sont apparues dans la région, comme à Grand Hallet, à Heylissem, à Perwez.  Les écrits plus précis  relatifs à l'affaire d'Orp permettent d'établir des comparaisons et de comprendre ce à quoi Joannes Petri a finalement évité.  

       Différents points apparaissent similaires à ceux qui ont été décrits précédemment pour notre ancêtre : dates similaires, vol dans les églises, emprisonnement à la Steenpoort à Bruxelles, intervention du Prévôt de l'Hôtel, conflit avec les justices seigneuriales, villages de la région de la Hesbaye brabançonne (Jodoigne, Orp, Noduwez), lien avec la période d'occupation française dès 1746,

        Le texte qui suit est extrait du livre : La Belgique rurale du moyen-âge à nos jours. Article : Juridictions particulières chargées des poursuites contre les vagabonds dans les Pays-Bas autrichiens au 18ème siècle, par Armand DEROISY, Ed. de l'Université de Bruxelles, 1985 ;

         " En 1750, lors d'une traque organisée par la Compagnie du Prévôt de l'Hôtel, un certain nombre de personnes sont arrêtées dans les villages de Wamont, Orp et Noduwez. Parmi eux, cinq malfaiteurs des plus redoutables, habitant du village d'Orp-le-Grand en ce Duché de Brabant, nommés Jacques, Pierre, Jean-Philippe et Barbe VINQUART, frères et soeur, et le cinquième Philippe MINSART, mari de la dite Barbe.


        A l'instar de nombreux seigneurs, s'il possède un pilori, le seigneur d'Orp ne dispose pas de prison. Le groupe est conduit à la Steenpoort de Bruxelles pour y être emprisonné, au nom du Prévôt de l'Hôtel. Du 10 au 25 février 1752, les enquêtes sont effectuées à la requête du Prévôt de l'Hôtel. Informations préparatoires et dépositions de témoin, procès-verbaux de mise à torture, et sentences précisent les charges. Les cinq brigands sont précisément soupçonnés du vol des effets des habitants d'Orp, effets réfugiés dans l'église du village pendant la guerre avec la France de 1746. On les accuse aussi de larcins pendant les foires à Orp, Jodoigne et Tirlemont ou chez divers particuliers de la région.

        Le déroulement de l'instruction fut interrompu vers la fin de 1752. Le seigneur d'Orp était en curatelle et dépourvu de moyens pour payer les droits des échevins jurisconsultes qui doivent vaquer à l'instruction du procès. Par vente forcée de la Seigneurie d'Orp, le 17 août 1753, le Sieur Isidore-Marie de LADOS, avocat au Conseil de Brabant, se porte acquéreur de la seigneurie pour la somme de 1502 florins.

        Le chef présumé du groupe, Jacques VINQUART, subit le 26 janvier 1754 la torture pendant 7 heures. Il y est répliqué le lendemain pendant 6 heures, puis le 28, pendant 12  heures. Sur la base des aveux de Jacques, les commissaires rédigent un avis le 3 février. Le lendemain, le mayeur d'Orp dépose ses conclusions. Entretemps, les prisonniers ont introduit une conclusion contraire, rejetant celle de l'acteur. Cependant, le même jour, la Cour acquiesçant à la demande de l'acteur, ordonne la mise en question des autres malfaiteurs. L'après -midi même, Pierre VINQUART est soumis à la question, de 4 heures de l'après-midi à 8 heures du soir. Le 5 février, c'est au tour de Philippe MINSART et le 11 de Barbe VINQUART. Seul Jean-Philippe échappe au supplice. L'instruction est close par inventaire et les premier et deux mars, les commissaires rédigent leur avis définitif. La Cour d'Orp peut rendre son verdict définitif le 6 mars 1754. Quatre sentences de mort sont prononcées contre Jacques, Pierre, Barbe et Philippe. Le dernier sera ultérieurement banni à perpétuité.

         Le nouveau Seigneur d'Orp, l'avocat au Conseil de Brabant, LADOS, qui " pour mieux inspirer de la terreur à tous les environs d'Orp, de concert avec le Prévôt de l'Hôtel les a fait exécuter sur le lieu, et a fait les dépenses des fourches patibulaires ".

        Et de conclure en ces termes pour montrer que les agissements du Prévôt de l'Hôtel se faisaient en contradiction avec la règle.  

        "Au 18ème siècle, la peine la plus couramment appliquée contre les vagabonds est le bannissement qui comporte bien des gradations puisqu'il peut être accompagné de mesures de mort en cas de rupture, de fouet et de la marque (sorte de casier judiciaire ambulant !!!) et être prononcé à perpétuité ou à temps, hors des Pays-Bas ou du Brabant.

        Le Prévôt Louis de L'ESCAILLE, en plus d'une sévérité trop grande, se voyait convaincu d'avoir arrêté et condamné des individus domiciliés en Brabant, de connivence avec des seigneurs hauts-justiciers afin de mettre les frais de procédure à charge des finances de l'Empereur, d'avoir libérés des condamnés pour les livrer à des recruteurs ".

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 14:15

        Un déclic, une nouvelle piste vient de nous être dévoilée depuis quelques jours. On croyait que notre ancêtre français était un individu isolé, ayant par sa perspicacité, son amour du travail, sa volonté d'intégration, réussi à s'incruster dans la société française du 19ème siècle.

        Une émission innovante sur notre première chaîne francophone belge, la RTBF, nous a donné d'autres clefs d'analyses pour comprendre le parcours de François-Xavier. Le premier numéro de l''émission " Ma Terre " , début janvier, s'est ainsi intéressé à présenter ce qui est pratiquement une véritable épopée de marbriers wallons vers la France, et cela dès la construction du Château de Versailles au 17ème siècle.

        On connaissait précédemment la migration des hommes de forge wallons, protestants de surcroît, vers la Suède, pilotée à partir de 1620 par Louis de Geer. On avait déjà entendu parler de la machine de Marly, chargée d'alimenter en eau le château de Versailles et dont le premier modèle fut construit en Belgique au château de Modave. On se remémorait la migration conséquente de wallons dans le Wisconsin, ayant conduit à la création de localités aux noms bien de chez nous,  mais aucun écrit ne nous avait jusqu'à ce jour parlé de ces marbriers wallons en France. Découverte importante qui permettra, on l'espère, de replacer le déplacement de notre ancêtre dans un cadre plus large. 

        Il est reconnu que la Belgique était une terre de carrières et pourvoyeuse de marbres de qualité de différentes couleurs. Le sous-sol du pays est gorgé de ce type de pierre. Ces roches calcaires avaient constitués l'un des plus importants et des plus denses réseaux mondiaux de grottes. Une région géologique, très étroite, s'étendant sur 130 km et sur une largeur maximale de 10 km, avait ainsi été appelée spécifiquement pour la caractériser : La Calestienne. Et comme un  hasard, mâtiné désormais d'un peu de fierté et de savoir, notre si joli nom a trouvé son origine dans ses petites vallées de ce paysage formé sur ce type de roches calcaires. Mais, à côté de ce réseau souterrain, mélangeant l'eau et la pierre, le pays est couvert également de nombreuses carrières disséminées en différents lieux. Un vrai gruyère qui a été exploité, tout comme le fer, bien avant l'extraction de la houille.

        Dans ce contexte, notre François-Xavier, en 1841, est parti rejoindre probablement d'autres marbriers wallons. Et la piste non vérifiable de Boulogne-sur-Mer, ressortie des neurones tenaces de son arrière-petit-fils, devient cette fois un peu plus crédible. Une explication précise nous a été " tournée " à sa façon par le consultant Francis TOURNEUR, recruté pour cette émission télé : " le boulonnais est une émergence unique dans tout le Nord de la France des terrains anciens, d'âge Primaire, assez équivalents à ceux qu'on trouve en Belgique "

        Voici donc que l'on se met à appréhender pourquoi François - Xavier est arrivé à Boulogne dans le Pas-de-Calais.  Ce n'était pas pour prendre au départ un bateau pour l'Angleterre comme on aurait pu l'imaginer. Non, il avait choisi cette destination pour utiliser ses connaissances et transmettre un savoir acquis dans son pays de naissance. L'hypothèse, déjà émise, du lien géographique entre les carrières de tuffeau située près de Neerheylissem et les carrières de marbre du boulonnais semble bien réelle. Le fait qu'il serait parti en 1841, la même année que la mise en place de la " Colonne de Napoléon, dite de la Grande Armée " à Wimille, à 3 km de Boulogne-sur-Mer, prend ainsi toute sa valeur. Cette construction fut à l'origine de l'essor des marbres du boulonnais en faisant connaître leur existence à la France.
        Et ce déplacement ne se faisait apparemment pas de manière isolée. L'une des caractéristiques principales en serait la participation à des réseaux familiaux et/ou commerciaux vers Boulogne et Paris. On savait que François-Xavier était accompagné de son frère cadet Alexis. Mais cette nouvelle information permettrait d'expliquer les noms à consonnances bien belges, gravés sur la sépulture familiale à Créteil, qui n'ont aucun lien avec sa famille. 

      De tous les éléments connus sur la vie de François-Xavier, l'un reste cependant incohérent par rapport à la clarté sur sa carrière professionnelle. Pourquoi a t-il intégré la Garde Nationale à un moment donné ? Une volonté manifeste de recevoir la naturalisation française, après avoir subi une longue période de refus de la part de la Justice nous semble l'explication la plus plausible. Il a pu également monnayer son droit à la naturalisation en échange d'un enrôlement dans la Garde Nationale.

        L'histoire de cette marbrerie wallonne au 19ème siècle serait par ailleurs largement méconnue, contrairement à celle des deux siècles précédents. Un petit malheur pour un généalogiste qui ne peut agrémenter la case de son arbre par des résultats de données transcrites dans des livres. Mais une certaine chance pour l'amateur d'histoire de pouvoir suivre un créneau que des chercheurs semblent vouloir découvrir de nos jours. Ainsi l'une d'entre elle souhaite se spécialiser sur cette matière figée dans le marbre jusqu'à présent.
        Comme première étape de son travail, elle a participé à un colloque organisé du 14 au 16 juin 2010 à Paris. Intitulé " Les expositions universelles à Paris au 19ème siècle. Techniques - Public - Patrimoine ",  ce colloque s'est efforçé de redonner de la brillance à ce siècle qui a encadré les grandes rénovations urbaines liées à la révolution industrielle. Notre " petite " chercheuse  Joëlle PETIT y a présenté  le lundi 14 juin dans l'après-midi, au Conservatoire national des Arts et Métiers - CNAM, une communication axée sur le travail de notre digne représentant. Portant le titre de " Stratégies et valorisation des métiers et technique du marbre aux expositions universelles en France au 19ème siècle ", on est tout spécialement en harmonie avec cette présence marquée de François-Xavier, détenteur de plusieurs médailles internationales, devenu Président de la chambre syndicale de marbrerie de Paris, et nommé Chevalier de la Légion d'Honneur.

        Cette même personne prépare par ailleurs une thèse dénommée " Un métier d'art dans un espace historique en mouvement : le rayonnement des marbriers wallons par l'étude de quelques chantiers et réseaux commerciaux, en Belgique et en France, du Consulat à la première guerre mondiale ",  soit de 1799 à 1914. 

        Quelle veine d'avoir pu regarder cette émission TV. Et comme pour compléter ce que m'a envoyé Agnès P., les " Archives départementales " qui rassemblent de nombreuses informations sur ces syndicats  et " Les Archives des Expositions Universelles " au Grand Palais doivent ouvrir leur galeries de ..... rayonnage. Depuis l'antiquité, le belge est devenu un grand spécialiste pour creuser des galeries.

 

      On ne devrait pas rester figé dans le marbre !!!! On devra gratter, tel un rat des champs, comme me le suggère Patrick P., dans ces quartiers de fromage en papier !!! Une nouvelle piste qui fait plaisir à JPP !!!! Martine P. a envoyé un cadre en marbre de Martinique et Clémentine trouve cette histoire de marbres très animée.

        Avec tout cela, on ne peut pas rester ..... de marbre tout de même !!!

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 23:25

        Complétant l'information relatée précédemment sur la statue de Joséphine de Beauharnais, voici deux photos effectuées en ce mois de janvier 2010 par Martine PARFONRY, arrière-arrière-petite-fille de François-Xavier,  lors de son passage en Martinique. 
 
        Le socle est toujours dans l'attente de recevoir le corps de sa dulcinée étêtée. La photo rend compte de son imposante masse en marbre de Carrare. Et un agrandissement sur la partie inférieure permet de mettre en lumière le nom de ceux qui en sont les auteurs.

DSC01139.jpg



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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 13:53

      En complément de l'article précédent sur la statue de Joséphine de Beauharnais en Martinique, voici une ancienne carte postale montrant plus précisément ce que devait être l'environnement de cette statue au moment de son installation en 1856. L'endroit est manifestement plus dégagé, avec une végétation moins luxuriante, par rapport aux photos plus récentes. Et une petite grille en fer forgé, inexistante de nos jours, entourait au début le socle.

      En installant cette statue, Napoléon III, fils d'Hortense de Beauharnais, a voulu en quelque sorte rendre un hommage à sa grand-mère. Par un concours heureux de circonstances, non encore élucidé, François-Xavier en a bénéficié. Ce fut probablement la première oeuvre marquante de sa carrière de marbrier d'art. Tout au long de la première partie de celle-ci, elle a coïncidé avec la période de pouvoir de Napoléon III entre 1848 et 1870. Et qui s'est encore poursuivie après les évènements de 1870 avec cette société dite de la " Belle Époque ", tout le moins jusqu'en 1895, à l'âge de 74 ans, sa dernière année en tant que fournisseur de marbres pour la Manufacture de Sèvres. 

                                       Photo ancienne de la Statue de Joséphine de Beauharnais

                                               Josephine-copie-1.jpg 

      Et pour poursuivre en matière de pièce insolite, une boîte contenant des instruments médicaux ayant appartenu au Baron Heurteloup a été mise en vente. Ce médecin urologue a porté remède aux souffrances d'Alexis, le frère cadet de François-Xavier. Il se peut que certains des objets aient été utilisés pour lui résorber et guérir son mal que, dans les excès de sa jeunesse, il avait du supporter pendant 6 ans.

     Cette Boîte (dénommée : Mechanical leech !!) mise en vente ne peut intéresser que des amateurs versés dans l'histoire de la médecine et non des passionnés d'histoire familiale.
 L'élément le plus important concerne ce personnage.

                                                                                                                                                                               
       Charles, Louis, Stanislas HEURTELOUP (1793-1864) n'est rien d'autre que le fils du Baron Nicolas HEURTELOUP (1750-1812), Premier chirurgien des armées de l'Empire. Il est considéré comme le précurseur du développement des connaissances et de la législation en matière de lithotripsie1. Ceci lie une nouvelle fois la famille PARFONRY avec le sérail des personnes gravitant autour de Napoléon III.

    
    Le lien avec la famille impériale semble ainsi s'avérer, pour les Parfonry, réel et bien efficace. Ceci n'est pas sans rappeler que son petit-cousin, en Belgique, Emile PARFONRY, horloger de son état, a été fabricant d'un modèle dénommé " Boîte du Roi " avec l'effigie du Roi Léopold II. Et qu'un membre de la branche d'Erezée, un autre Emile PARFONRY, a fait partie d'un des premiers contingents de militaires, envoyés en 1882 par Léopold II pour appuyer la mission d'exploration de STANLEY au Congo belge. Et que le frère de ce dernier, Hubert - Narcisse, a été impliqué dans l'acquisition de territoires dans la région du Mato Grosso au Brésil entre 1895 et 1904, soutenu également par Léopold II. Sans omettre qu'une peinture de Paul PARFONRY se retrouve dans la famille GOSSET en Belgique, dont le dernier héritier pense léguer sa fortune à sa mort en 1991 à la famille Napoléon, résidant à Bruxelles, avant de se raviser de bien curieuse manière.

      On ne peut dès lors ne pas négliger le fait qu’un lien ait pu subsister durant le 19ème siècle et au début du 20ème siècle entre les deux lignées belge et française via les dynasties implantées. L'autorité de Napoléon III a perduré de 1848 à 1870 et se confond pour une partie avec les règnes de Léopold 1er (1831-1865) et de Léopold II (1865-1909). Ainsi, le premier Roi en Belgique, Léopold 1er, épousa la princesse Marie-Louise d’Orléans
(1812-1850), la fille du dernier Roi de France Louis Philippe 1er. Et Napoléon III, ce n’est probablement pas sans importance, est le fils de Louis Bonaparte (1778-1846), frère aîné de Napoléon 1er, et d’Hortense de Beauharnais, la fille d’un premier mariage de Joséphine de Beauharnais. Par cette union, on découvre l’une des explications quant à l’installation de la statue de celle qui était sa grand-mère.

      A un niveau plus stratégique et politique, Napoléon III s’intéressait particulièrement, tout comme la Belgique, à cette région voisine des Etats-Unis. Il soutint ainsi l’archiduc d’Autriche Maximilien, marié à la Princesse Charlotte (1840-1927), sœur de Léopold II, le deuxième Roi en Belgique, à devenir Empereur du Mexique de 1863 à 1867. Un peu plus tard, Léopold II s’efforcera de s’installer au Brésil et au Guatemala via des sociétés privées. Tout cela se termina cependant par des échecs. Et en Belgique, on ne peut omettre les aspects familiaux entre les deux régimes. Ainsi, la fille de Léopold II, la princesse Clémentine
(1872-1955), a épousé en 1910 à Bruxelles Victor Napoléon (1862-1926), le petit-fils de Jérôme Bonaparte (1784-1860), frère cadet de Napoléon 1er. Ce couple s’est installé à Bruxelles. De cette union, naquit Louis Bonaparte (1914-1997), né à Bruxelles et décédé en Suisse. Ce Louis Bonaparte, prince Napoléon, est donc à la fois par sa mère la princesse Clémentine (1872-1955), le petit-fils de Léopold II et par son père Victor Bonaparte (1862-1926), l'arrière- petit-fils de Jérôme Napoléon, le frère de Napoléon 1er. Tant Victor que son fils Louis porteront le titre de Chef de la Maison impériale, en raison de l’absence d’héritiers au niveau de Napoléon III. L' unique fils de ce dernier, Louis Bonaparte (1856-1879), engagé dans l’armée anglaise, est tué en Afrique du Sud peu avant le début de la guerre des Boers.

 
       Décidément, par le biais de photos insolites, on fait avancer la petite histoire de notre saga familiale. Des pièces de puzzle, qui lorsqu'elles seront mises dans un certain ordre logique, à la manière d'Hercule POIROT, permettront de faire parler la mémoire perdue. 

 

 
1 Lithotripsie : est un terme désignant l'ensemble des techniques utilisées pour éliminer des calculs (rénaux, vésicaux ou biliaires) ;
 



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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 15:34

      Voici quelques photos, agencées par Caroline, de la rencontre de ce mois de septembre à Briou entre des PARFONRY de Belgique, de France et de Navarre.

      Une joyeuse retrouvaille au milieu des bois de la Sologne, orchestrée autour de Jacques, heureux d'avoir participé à ces agapes  gauloises. Les Bituriges vivisques de Burdigliona, remontant le courant, ont ainsi rencontré les Nerviens hesbignons de Boduognat au milieu de la Gaule des Carnutes peuplée de birettes et cocadrilles mythiques. (ndrl : phrase inspirée par Agnès et complétée d'un apport personnel)

      Plénitude de pouvoir se balader au milieu de ces 180 ha de forêts de chênes, de frênes et de bouleaux tout en écoutant et observant au coucher et au réveil le brame du cerf. Seuls, les champignons, par manque flagrant d'eau, manquaient à l'appel. Le chemin  longeant le Cosson, la promenade autour du château du Lude entouré de ses douves, la rencontre avec Olivier de T.. de Charsonville, le petit-fils de la belle - soeur de Jacques (si j'ai bien compris l'arbre généalogique de la belle-famille), le repas de chasse chez Jean-Pierre, la découverte de l'ancienne glacière au milieu des bois, le réveil à l'aurore piloté par Mathieu, le brame à partir des miradors du domaine de Chambord, l'égrenage du maïs sur les sentiers forestiers, les promenades avec Résine, la recette de "sanciaux" de la grand-mère, la dégustation des boissons entre l'une au raisin fermenté et l'autre à l'orge maltée, le maraudage des pommes, les enchères de la montre à gousset de l'horloger sur E bay, la journée au " Festival de La Loire " à Orléans, les paysages de la Loire en étiage me rappelant ceux des fleuves d'Afrique de l'Ouest, le petit déjeuner au Caramiel à l'hôtel de Ligny-le-Ribaud en revenant de Chambord, les visites de la Maison du cerf et puis de la Maison des étangs, la vision des peintures et des " Honneurs " de Paulo, la bonne humeur de chacun, le temps clément, tout cela complétait l'essentiel de ce séjour, repris dans les pages ci-dessous.


      Et comme à son habitude,  Jacques nous a gratifiés d'une de ses phrases cathartiques, en rappelant l'arrivée de son aïeul François-Xavier de Belgique vers la France.  Il en conclut tout simplement, comme leitmotiv de philosophie à nous souvenir : IL A BIEN FERAILLE TOUTE SA VIE AUSSI !!!! Ce que je pouvais personnellement retranscrire sous la forme plus conventionnelle qui m'avait été dictée par mon grand-père durant ma jeunesse : LE TRAVAIL C'EST LA SANTE ; FAIRE ET DEFAIRE, C'EST TOUJOURS TRAVAILLER

      Et dire que pendant ce temps là, Martine et Alain prenaient des vacances !!!! Et que Michel se reposait à Paris de son séjour touristique en Hongrie !!!

      On aurait bien voulu les rencontrer tous et toutes ces Parf français qui apprivoisent et continuent à transmettre ce souffle du terroir de la Sologne désormais insufflé dans leurs gênes.

 


Sologne 1


Sologne2.jpg

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 12:49

      Récemment, sur le site du "Journal France-Antilles, Martinique" , un article a été publié, décrivant les derniers avatars de la statue de Joséphine de Beauharnais, épouse de Napoléon 1er, née Marie-Josèphe-Rose TASCHER de la PAGERIE en Martinique en 1763, et installée Place de la Savane à Fort-de-France en Martinique.

      Cette statue, inaugurée le 29 août 1856, d'une hauteur approximative de 5 mètres, repose sur un socle en marbre de Carrare réalisé par François-Xavier PARFONRY, le marbrier d'art domicilié à Paris. Pour réaliser cette statue, on avait pris référence sur un modèle de François-Joseph BOSIO (1768-1845), le sculpteur officiel de la famille BONAPARTE.
      La statue de Joséphine trôna ainsi plus d'un siècle au centre du parc de la Savane, avant d'être reléguée dans un de ses recoins sur ordre du maire de Fort-de-France Aimé Césaire en 1974.

      Il est manifeste que François-Xavier a vu sa carrière valorisée durant la période de pouvoir de Napoléon III entre 1848 et 1871. Ce dernier, et ce n’est probablement pas sans importance, est le fils de Louis Bonaparte (1778-1846), frère aîné de Napoléon 1er, et d’Hortense de Beauharnais, la fille d’un premier mariage de Joséphine de Beauharnais. Par cette union, on découvre l’une des explications de l’installation de la statue de celle qui était sa grand-mère. 
      La tête de la " chère " Joséphine a été décapitée, il y a déjà plusieurs années. Combiné aux dégradations dues à l'âge de cette statue, il a été décidé de procéder à sa rénovation. Il ne reste donc plus pour l'instant sur le lieu que le socle de cet aïeul, attendant patiemment que Joséphine lui soit restituée.

      Une série de 4 photos restituent le cadre de l'histoire de cette statue, de la plus récente à la plus ancienne.  La première photo est reprise de l'article du journal, montrant l'enlèvement de la statue avec un socle, un peu gêné d'être là, tout seul. La deuxième photo, assez expressive, est antérieure et fait partie de nos archives répertoriées. Quant à la troisième,  une carte postale envoyée par Michel PARFONRY en 1998, et certainement la plus rare, elle est un témoignage de la statue complète que l'on n'est pas prête de revoir de sitôt. Et la dernière, très ancienne relate l'inauguration de son installation en 1856.

       Selon les dernières infos, la statue serait restituée mais toujours sans tête, comme pour s'inscrire dans son Histoire. Outre toutes les turpitudes résultant de l'origine martiniquaise de Joséphine, cette dernière avait évité de justesse la guillotine en 1794, ce qui n'avait pas été le cas de son premier mari.
        Il existerait un double de cette statue à Versailles (où plutôt de nos jours au château de Malmaison, là ou se retira Joséphine) qui aurait longtemps été exposé avenue MARCEAU ( ex avenue Joséphine) à Paris  jusqu'en 1870.

        Dans la carrière de François-Xavier, l'installation de cette statue en 1856 correspond à une période charnière. C'est à cette date qu'il quitte la rue Saint - Pierre Amelot pour déménager dans la rue Saint - Sabin, près de ses ateliers. Et ce n'est pas sans y voir un lien que quelques années plus tard en 1864, on constatera l'intervention du Procureur Général Impérial pour s'opposer au Ministère de la Justice dans le cadre de son dossier de naturalisation. Manifestement, la réalisation du socle de cette statue lui aura permis d'acquérir une plus grande aisance financière, une reconnaissance de la famille BONAPARTE et une sorte de blanc-seing pour son intégration en France.    

NB : Merci à Patrick P. pour la transmission de l'information parue dans le Journal France-Antilles 

Photo 1. Enlèvement de la statue de Joséphine de Beauharnais (sans sa tête)

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Photo 2. Etat de la Statue de Joséphine peu après sa décapitation

Josephine-7-.jpg

Photo 3. La statue de Joséphine avec sa tête
(NB : le nom PARFONRY, inscrit en bas à droite du socle, est lisible après agrandissement)

josephine_FdF001.jpg
 
Photo 4. Inauguration de la statue de Joséphine en 1856

(question : François-Xavier avait - il été invité à l'inauguration ?)

 

Inauguration-statue-Josephine.jpg

 

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 12:18

 

  Parmi les petits-enfants de François-Xavier PARFONRY, il y a Jean, né en 1895. Son parcours est également un témoignage qui vient confirmer l'importance de la connaissance et du développement de l'individu au cours de l'évolution et des péripéties de l'histoire. Au même titre que d'autres personnages de cette saga, il mérite une mention spéciale dans ce blog. Voici, dans l'attente de compléments d'informations, quelques éléments de sa carrière et de sa vie.

Jean, est né le 09 août 1895. Dès 1913, il est adhérent de l’Alliance Nationale pour l’accroissement de la population française. Sans être diplômé, il sera recruté en tant que médecin à la fin de la première guerre. Diplômé de la promotion de 1924 des Internes en Médecine des Hôpitaux de Paris, il sera nommé, après concours, ophtalmologue des hôpitaux en 1933. Des photos attestent qu’il a débuté sa carrière en s’occupant d’ophtalmologie infantile, très probablement au service des enfants malades de l’hôpital Lariboisière. On découvre aussi qu’il collabore très rapidement à des Conférences d’ophtalmologie, en tant qu’assistant de cet hôpital. En 1939, il est de nouveau  réquisitionné, avant de devenir médecin de réserve en 1940. Installé à Paris, son parcours professionnel, en tant que chef du service ophtalmologique, débutera à l’hôpital Saint-Louis, puis à partir de 1943 à l’hôpital Laennec ou il viendra remplacer le Dr BOURDIER, ancien interne des hôpitaux de Paris, atteint par la limite d’âge.

Jean PARFONRY a également collaboré avec la SNCF pour le traitement des lésions des yeux des conducteurs de locomotive, victimes d’escarbilles. Un hommage lui a été rendu, à l’occasion d’une rencontre entre spécialistes, par son collègue, le docteur Louis POLLIOT, sous la forme sibylline suivante.

 

« Le docteur Polliot rend hommage à son maître le docteur Parfonry trop tôt disparu pour mener à bien l’achèvement de son rapport ».

 

Comme l’indiquent certains extraits, il a collaboré de nombreuses années avec POLLIOT. Ils ont été les auteurs du rapport qui sonne le glas d'une tradition strabologique directement héritée des auteurs du XIXème siècle.

 

En 1948, à la Société de Paris, Parfonry et Polliot rapportent deux observations où l'hypertonie aiguë est apparue après des irido-sclérectomies d'EUiot, mais il semble s'être agi de cas plus bénins, qui ont cédé à des injections .....

C’était revenir à ce rapport de Parfonry et Polliot de 1953 sur le » traitement chirurgical du strabisme concomitant » où étaient reprises les idées de Poulard : l’amblyopie strabique est toujours organique, l’amblyopie ex anopsia n’existe pas, le traitement des troubles de la vision binoculaire est inutile.

 

 Brillant professionnel reconnu, il publia plusieurs articles sur ce sujet. L’un de ceux - ci concerne l’un de ses confrères, l’ophtalmologue Albert POULARD qui a du être l’un de ses mentors. Médecin ophtalmologue, réputé pour ses travaux de recherche sur le strabisme, Jean PARFONRY a jeté les bases en France de la chirurgie millimétrée. Certains extraits de phrases, dont le sens complet reste encore à compléter, font référence au fait qu’il a été une référence incontestable

 

Bulletins et mémoires de la Société française d’ophtalmologie, Vol. 96, Masson, 1984 (p. 41 à 43)

 

….d’ophtalmologie de Paris a été confié à notre regretté maître, Jean Parfonry, pour traiter de la ….. Parfonry rappelait que le strabisme n’était pas vraiment mesurable……. Cependant, les succès de la méthode furent tels qu’ils rendirent Parfonry……..

 

Il collabora aussi avec le professeur Edward HARTMANN, celui qui créa à l’hôpital Lariboisière le premier centre français de traitements orthoptiques.  Leurs travaux sont mentionnés dans différents congrès et revues. Nommé Officier de la Légion d’Honneur, il est décédé d’un infarctus en 1953, l’empêchant de finaliser son dernier rapport " Le traitement chirurgical du strabisme concomittant ", écrit en collaboration avec POLLIOT, et qui ne laissa pas indifférent le monde médical, l’accueillant même « avec stupeur, sauf pour ceux qui y voyaient la justification de leur paresse ».

Différentes interventions dénotent que ce rapport fut analysé avec beaucoup d’intérêt mais surtout avec pas mal de critiques. Ces dernières soulignent, tout en restant très diplomatiques, que la technique est jugée non adaptée au contexte de la France. Il est indéniable que la nouveauté du traitement préconisé, influencée sans aucun doute par les résultats des recherches menées aux Etats-Unis, devait constituer une fracture par rapport aux pratiques utilisées.
  
         Commentaires formulés sur le rapport PARFONRY – POLLIOT
                        (Annales d'ophtalmologie, new series, vol. 14, 1954)

M. VAILLERE-VIALEX évoque la mémoire de Parfonry, et insiste sur la nécessité de proportionner la méthode aux possibilités psychologiques, physiologiques et économiques du strabisme. Il critique ensuite quelques points de technique.

             
 M. J. SOURDILLE, après avoir rendu hommage à Poulard et à Parfonry, critique certaines conclusions  des rapporteurs.

MALBRAN J. , estime que les auteurs ont une conception plus esthétique que physiologique du strabisme.

 

Passionné de pêche, il pratiquait celle à la mouche dans la Charentonne, un affluent de l’Eure. Par l’intermédiaire de ce même HARTMANN, il est entré en possession d’une des premières cannes à pêche en fibre de verre, ramenée des Etats-Unis. Il s’est marié avec Suzanne FIVAZ en 1923. Comme lieu de détente, il a fait construire en 1938 une maison à Grandcamp - Maizy, dans le Cotentin, qu’il a dénommée «Villa Françoise » du prénom de sa fille, née la même année. Selon une information transmise par la mairie de Grandcamp-Maisy, cette maison n'aurait pas subi les destructions de la guerre et est située de nos jours au 187, Quai Crampon, en bordure de l'Océan.

 

Quelques informations complémentaires

Edward HARTMANN (1893-1975) : américain d’origine alsacienne, né à Maison-Lafitte, ophtalmologue, élève de POULARD ; travailla à l’hôpital Lariboisière ou il a créé le premier centre français de traitements orthoptiques ;

              Jorge MALBRAN :  Ophtalmologiste argentin, ambidextre, ayant développé cette spécialité à partir de 1929; réputé sur la plan international, en raison de son intense activité de chirurgien, de la publication de 7 livres qui servent de référence et de 166 publications scientifiques. Il a été membre honorifique de 22 sociétés d'ophtalmologie en Amérique et en Europe. Il est à l'origine d'une dynastie car sa passion à été transmise à ses fils et petits-fils. De nos jours, il existe toujours une " Fundacion Oftalmologica Argentina Jorge Malbran ".
             Albert Victor POULARD (1874 - 1950) : est un membre de la famille du restaurant " La mère POULARD " au Mont-St-Michel ;

               Quelques références trouvées sur Jean PARFONRY

POULARD A. et PARFONRY J.(1927): Revue analytique des travaux d’ophtalmologie infantile, Revue française de pédiatrie, Bd. 3, Nr 2, p. 219-244;

PARFONRY Jean(1928) : Traitement chirurgical du strabisme paralytique, Clinique ophtal., Vol. 32 (p. 602); :

GUILLAIN, PIERRE MATHIEU et PARFONRY (1932) : Un cas de tumeur de la région hypophysaire avec troubles de la vision améliorée par la radiothérapie ; Revue neurologique, N°2, Soc. de neurologie de Paris ;

HARTMANN E. et PARFONRY J. (1934) : Cécité par perte de sang améliorée par l’acétylcholine mais conservant un rétrécissement binasal du champ visuel, Bulletin Soc. Ophtalmologique (Paris), 56-61;

PARFONRY Jean  (1952) : Albert POULARD (1874-1950), Archives d’ophtalmologie et revue générale d’ophtalmologie ;

 

 

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 15:55

      Avec une certaine curiosité saupoudrée d'un brin de surprise, je viens de trouver le nom d'un autre artiste peintre PARFONRY. Notre cher Paul ne serait pas l'unique peintre portant ce nom
 

      Son existence la plus ancienne est mentionnée en mars 1856 dans le « Verzeichnis der gemälde der zehnten grossen Ausstellung des Kunstvereins in Bremen « (traduction : Liste des peintures de la dixième grande exposition de l'Association artistique de Brême).


      Se prénommant Ferdinand, sa présence est également repérée lors du " Dublin International Exhibition of Arts and Manufactures " en 1865. Mentionné dans la catégorie " Belgian school ",  il y a présenté quatre oeuvres, intitulées :

           - The lecture of a young page ;
           - The carpenter ;
           - The young gardener ;
           - The musical party ;

      Et l'année suivante, en 1866, on le retrouve à l'occasion de deux expositions. La première, lors de l'Exposition des Beaux-Arts de Lille, organisée sous le patronage de Napoléon III, il présente l'un de ses mêmes tableaux dont le titre est naturellement francisé " La jeune jardinière ". L'ajout de son lieu de naissance, Bruxelles, nous donne une information encore plus capitale. Et à la seconde, l'Exposition générale des Beaux-Arts, organisée à Bruxelles sous le patronage du roi Léopold II, on y trouve une autre toile intitulée " Une orpheline ".

      Il ne peut y avoir manifestement une quelconque similitude avec Paul PARFONRY. Ce dernier est né à Paris en 1857. Paul avait seulement 8 ans au moment de cette exposition en Irlande. La nationalité belge de Ferdinand PARFONRY paraît également indéniable.

      Et pour démontrer de son ancrage bruxellois, il fait partie des quelques trente à quarante signataires d'une pétition des habitants de la ville de Bruxelles de mai 1850, adressée aux présidents et membres du Sénat, appuyant la protestation lancée par les évêques contre le loi d'enseignement moyen, votée à une très grande majorité par la chambre des représentants (Annales parlementaires de Belgique/Session législative de 1849-1850 - Sénat).
 
      Une nouvelle piste qui ne devrait sans doute pas rester sans suite  !!

 

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 12:34

       Jean PARFONRY, le père de François-Xavier, était considéré comme le premier de la lignée à avoir quitté Neerheylissem. Le fait que son deuxième fils Alexis, né en 1828, n'y soit pas mentionné dans les actes de naissance constituait une preuve significative.
Mais vers où est donc parti ce Jean, après la naissance de son premier fils François-Xavier à Neerheylissem en 1821 ?

      Un indice vient d'être découvert dans les actes de naissance de la ville d'Antwerpen (Anvers). Un enfant PARFONRY, mort le lendemain, est déclaré sans prénom (SN : Sine Nomen), le 27 février 1837, avec la mention du père (Joannes PARFONRY) et de la mère (Joanna LALLEMAND). Il s'agit bel et bien de Jean et de Jeanne, les parents de François-Xavier. Et manifestement, on peut envisager, entre les naissances d'Alexis et cet enfant, soit sur 9 années, que le couple ne soit pas resté inactif. Il reste peut être certaines découvertes à faire pour combler cette lacune possible dans la généalogie

      La question de savoir si ce fut Jean qui fut le premier membre de cette famille à s'aventurer vers d'autres lieux évolue également. Un acte de décès du 23 mars 1833 d'un enfant dénommé Thomas BROWNE, à l'âge de 2 mois et 12 jours, à Ostende, est un nouvel indice. Son père, portant le même prénom, né à Scott en Ecosse, avait 30 ans à cette époque. Il avait épousé une certaine Constance PARFONRY, exerçait le métier d' " handelsbediende " et habitait Kerkstraat, 23 à Ostende. Or, le registre de naissance de Neerheylissem nous avait déjà révélé l'existence d'une personne portant ce prénom de Constance et née le 18 décembre 1801. Les dates de naissance de Constance, de décès de l'enfant ainsi que l'âge du père correspondent pour nous permettre de faire le rapprochement. Constance PARFONRY est en fait la soeur cadette d'Emmanuel et de Jean et par conséquent la tante de François-Xavier.

      On ne peut dès lors affirmer que ce soit Jean qui fut le premier à s'aventurer vers d'autres terres. Manifestement, Jean et Constance ont participé à ce flux de migrations de gens de Neerheylissem et d'autres communes qui se sont notamment retrouvés en grand nombre dans le Wisconsin aux Etats-Unis. Le fait de les repérer dans des villes portuaires en Flandre est significatif. Mais rien ne prouve qu'ils ont traversé l'Atlantique. En retrouvant un jour la date et le lieu de décès de Jean et de Constance, on pourra en être assuré.

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  • : Le blog de PARFONRY
  • : Le cadre directeur de ce blog consiste à réunir ce qui peut être transmis sur un patronyme. La présentation de tous ces personnages n'est finalement qu'une manière de transférer un patronyme. Qu'il soit culturel, social ou historique, ce patronyme ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. L'environnement, le vécu de chacun a probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons. Les gênes se diluent plus vite que le lien avec le mode de vie et les rencontres. Cette vision oblige à élargir le champs d'investigation en déviant de l'aspect purement généalogique. La découverte de nouveaux indices motive et assimile parfois cette recherche à une enquête. L'histoire ne peut être racontée de manière linéaire. Chaque élément, chaque personnage a droit à son histoire dans le récit tout en suivant le dénivelé et les courbes imposés par les aléas de l'Histoire et de la vie. Contrairement au patrimoine, un patronyme se voit contraint de s'adapter aux vicissitudes des évolutions sociales et des guerres. Le contenu des quelques 350 articles de ce blog a été rassemblé dans un livre intitulé "La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem - L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme ".
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