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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 18:31

     Comme il l'a été énoncé à de nombreuses reprises, notre patronyme est originaire du territoire dénommé Principauté épiscopale de Liège. Oubliée des préceptes d'histoire moderne, cette Principauté a joué un rôle non négligeable. Pour en connaître un peu plus sur ce lieu, appliquons nous à en faire découvrir ses principales caractéristiques.

     Née en 972, à la suite d'une décision de l'Empereur d'Allemagne OTTON II de lui donner une assise officielle, cette Principauté était une réminiscence de la scission de la Lotharingie, elle-même issue du partage de l'Empire de Charlemagne. Liège devenait un Etat du patchwork que constituait le Saint-Empire romain germanique. A la fois Comte et Prince d'Empire, ces Princes-Évêques, nommés avec l'assentiment de l'Empereur d'Allemagne, étaient aptes à gérer au vu des pouvoirs temporels qui leurs étaient conférés1

    A cette époque, Liège, avant Paris, était devenu un centre culturel important en Europe.  Elle possédait les écoles les plus renommées. Charlemagne est né en 742 à proximité de cette ville. A son apogée, son territoire s'étendait sur 23 villes (dont Huy, Châtelet, Thuin, Dinant, Ciney, Couvin, Verviers, Fosses-la-Ville, Visé, Tongres, Hasselt, Saint-Trond, Maaseik, ....). Ne disposant pas d'une armée de métier, chaque ville devait assurer la sécurité de sa population et avait le droit de s'entourer d'un mur d'enceinte. Ce territoire deviendra très tôt une zone d'exploitation minière, ce qui lui procurera des sources importantes de revenus mais également pas mal de sollicitations. Particulièrement étiré et découpé du Nord au Sud, il couvrait environ 1/5 de la Belgique actuelle, soit 5697 km2. Par sa particularité géographique, il divisait en deux les Pays-Bas espagnols, ce qui occasionna de nombreux déboires et guerres pendant des siècles. De nombreuses enclaves parsèment également son territoire (Française, Duché de Luxembourg, Comté de Namur, Duché de Brabant, ....) mais l'inverse se présentait également (Beauvechain, Hoegaerden, .....). La neutralité liégeoise est souvent mise à mal suite aux passages des belligérants, lui occasionnant des sévices aux populations. En particulier, Charles le Téméraire et Louis XIV se montrèrent assez véhément lors de leurs passages. En surenchère, les querelles entre les Princes-Évêques et les nouvelles classes bourgeoises développèrent tout au long de son existence de nombreux conflits internes.  

    Suite à la Révolution liégeoise de 1789 et la victoire de l'armée républicaine française de DUMOURIEZ sur les autrichiens en 1792 à Jemappes, la Principauté de Liège est incorporée en 1794 à la Première République française. Son territoire sera réparti entre les Départements de l'Ourthe, de Sambre et Meuse et de Meuse inférieure2. Un traité conclu quelques années plus tard entre la France et l'Autriche rendra ce lien officiel. Elle aura existé de fait sur une période de huit siècles. En 1830, la quasi totalité de ce territoire intégrera le Royaume de Belgique. Un habitant de la Principauté de Liège n'aura jamais été bourguignon, espagnol, ni autrichien, contrairement aux autres régions de la Belgique.

    Le lieu-dit PARFONDRY, à consonance latine, apparaît sans doute assez tôt. Il constituera plus tard un hameau pourvu d'une chapelle. Situé en rive droite de la Meuse, à mi-distance entre Huy et Liège, ce toponyme sera accaparé par une famille de Chevaliers, durant la seconde moitié du XIIIème siècle. Ils le porteront pendant plusieurs générations durant le XIVème et au début du XVème siècle. Issue d'une des plus importantes familles de Chevaliers de cette époque, à savoir celle de la famille de LEXHY, apparaissant peu après l'an 1000, la lignée des Chevaliers de PARFONDRY occupera à trois reprises une fonction de Commandeur de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

    Ce patronyme restera confiné au sein de cette Principauté de Liège jusqu'au début du XVIIIème siècle. Les nombreuses guerres menées par Louis XIV seront la source de dispersions qui ne feront que s'accentuer par la suite comme il en a été démontré au travers de différents articles dans ce blog.

      Liège est de nos jours la capitale économique et la première agglomération de la Wallonie. Un sentiment d'indépendance vis à vis d'autres villes wallonnes, l'accent particulier de ses habitants, résultant de la longueur dans la prononciation des voyelles, et la présence de TCHANTCHES, la marionnette folklorique à tringle dialoguant avec Charlemagne, restent ses caractéristiques principales de nos jours. 

1 De nos jours, seule la Principauté d'Andorre dispose approximativement du même statut d'indépendance (avec une gestion partagée entre le Président français et l'évêque d'Urgel) ;

2 Correspondant de nos jours approximativement aux Provinces de Liège, de Namur et du Limbourg ; Napoléon avait supprimé toute référence historique à la période de l'Ancien régime en basant son découpage sur les bassins versants ;

N.B. : Pour parfaire ses connaissances sur l'Histoire de la Principauté de Liège :

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Principaut%C3%A9_de_Li%C3%A8ge

Position de la Principauté de Liège dans la Belgique actuelle

Position de la Principauté de Liège dans la Belgique actuelle

                        Carte de la Principauté de Liège a son apogée (cercle vert : Lieu-dit Parfondry)

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9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 09:42

   Le lien généalogique entre les familles Logé et Parfonry est resté assez flou jusqu'à ce jour. L'expression de cousinage, utilisé par Paul Parfonry, assistant à un mariage en 1911, n'a toujours pas été décryptée (voir article : Paul est invité à un mariage). Le transit par Anvers des deux familles reste le seul liant qui puisse en attester.

    N.B. : Articles en relation avec cette famille Logé : A la recherche de la famille Logé ; Les inconnus de Créteil sont élucidés ; La tombe de Mary-Cécile est découverte ; Du nouveau sur la famille Logé ;

   Traductrice anglais - français, Mary-Cécile Logé prit le nom de plume de Marc Logé (Londres,1887 - Barbizon, 1949). Cette transformation, avec l'usage d'un prénom masculin, est manifestement en relation avec le développement du mouvement des suffragettes dont on vient de fêter le 100ème anniversaire cette semaine. A titre personnel, ce prénom ne serait pas si anodin. Il ne ferait que rappeler le prénom de celle qui est considérée en France comme la représentante la plus significative de cette revendication des droits de la femme. Marie - Amélie Chartroule de Montifaud, dite Marc de Montifaud (1849-1912) fut l'une des pugnaces féministes de son temps1. Ses écrits et ses insolences l'obligèrent de fuir la justice à l'étranger, en Belgique  (tiens, tiens !!) notamment. Son année de décès correspond également aux premières traductions de Mary-Cécile Logé. La similitude d'un prénom (Marc) ne ferait que renforcer la situation. Seule une concordance de faits, et non un hasard hypothétique, ne pourrait que justifier pareille démonstration.

 1 BROGNIEZ Laurence (1996) : Marc de Montifaud, une femme en procès avec son siècle, Revue Sextant n°6, ULB Bruxelles, p. 55-80 ; 

    Ce métier de traducteur-traductrice est, il est vrai, assez peu reconnu et vraisemblablement peu connu. C'est ce qui a motivé la démarche de Vincent Thibault, écrivain et éditeur canadien (voir son site : www.vincentthibault.com). S'activant à faire découvrir les œuvres de l'écrivain Lafcadio Hearn (1850-1904), d'origine gréco - irlandaise, ayant pris la nationalité japonaise, il s'intéressa à découvrir la personnalité de son traducteur.

    Comme première étape de la reconnaissance, une courte biographie, sur un site bien connu, fut rédigée par un auteur anonyme en s'inspirant de quelques éléments glanés sur le blog :   
                              https://www.babelio.com/auteur/Marc-Loge/50548 

     Par ricochet interposé, les différents articles du blog sur cette personne servirent de décor et d'informations à Vincent Thibault. Voici ce qu'il m'écrivit à ce sujet : 

    Je compte publier les œuvres de Lafcadio Hearn, qui sont désormais dans le domaine public. Nombre de ces œuvres, vous le savez, ont été traduites par Mary-Cécile Loge sous le nom de «Marc Logé». Ému par le fait que tant de grands traducteurs risquent de disparaître des mémoires, j’aimerais rendre un bref hommage à cette dame dans la préface que je vais composer pour l’édition prochaine de «Pèlerinages japonais». On ne trouve pas grand-chose sur le Web à son sujet, et je me félicite d’être tombé sur votre site.

     Poursuivant donc sa démarche, Vincent Thibault a eu la gentillesse de me livrer une ébauche de cette préface pour la réédition du livre Pèlerinages japonais de cet écrivain2. Pour m'apercevoir, in fine, que le blog a servi une fois de plus de caisse de résonance pour être utilisé comme source d'informations. Vincent Thibault ne manque pas de m'associer aux découvertes réalisées sur cette traductrice. La page 291 du livre sur notre patronyme peut désormais s'allonger d'une 20ème référence de publication en rapport avec cette recherche.

   En avant-première, avant publication, voici la partie du texte de l'ébauche de la préface, où il est question de Marc Logé et de ..... votre poor lonesome cowboy. Et pourquoi pas pour en assurer la transmission à la commune de Barbizon afin de la sensibiliser au sauvetage de la pierre tombale et à son intégration dans la liste des personnages importants de la commune. La maison de Marc Logé à Barbizon a été peinte par Octavie Paul Séailles (1855, Douai-1944, Barbizon)  en 19383. Une autre information4 la fait séjourner au n°71, Grande rue. Après avoir été l'atelier du peintre Claude Chereau (1883-1974), c'est de nos jours l'atelier et galerie " Au Jardin des Arts ".

2 Le livre a été réédité en avril 2018 aux Editions Carrefours azur (Québec);

3 Cette peinture fut mise en vente sur ebay en décembre 2017 ;

4 Dans le blog : Barbizon, Le guide ;

                           

                        Partie de l'ébauche de la préface s'en référant à Marc Logé

........ Lafcadio Hearn, disions-nous, offre une réflexion sur le Temps. J’aimerais donc clore cette préface en rendant hommage à une artisane oubliée. Je me suis questionné sur ce « Marc Logé », qui avait originellement et admirablement traduit Pèlerinages japonais, de même que de nombreuses autres œuvres de Lafcadio Hearn que nous souhaitons publier chez Carrefours azur. La notice de la Bibliothèque nationale de France n’était pas très éloquente (Naissance : 18…, Mort : 19…), mais j’y ai au moins trouvé le vrai nom de la traductrice, car c’est bien d’une femme dont il s’agit : Mary-Cécile Logé.

Le Mercure de France, où ses traductions de l’écrivain irlandais ont été publiées dans la première moitié du XXe siècle, n’a pas été en mesure de me fournir plus de renseignements. Il n’y a pas non plus d’article Wikipédia sur les traducteurs tombés dans l’oubli, aussi talentueux et dévoués aient-ils pu être. J’ai donc glané quelques pépites ici et là : madame a gagné en 1914 le Prix Langlois pour sa traduction d’un des ouvrages de Hearn, et un Prix d’Académie en 1930 pour l’ensemble de ses traductions.

Mais encore? Ayant poursuivi mes recherches, j’ai découvert, sur le site d’un homme passionné par la généalogie de sa famille élargie, une photographie de sa tombe, retrouvée au cimetière de Barbizon en Île-de-France; je suis moi-même traducteur et la vue de cette pierre tombale dans un état d’abandon m’a ému. On peut difficilement imaginer la quantité d’heures que Mme Logé a mis à traduire de grands auteurs anglo-saxons, et l’on sous-estime facilement l’importance du traducteur dans la diffusion et l’appréciation des œuvres étrangères… Il m’a donc semblé être de mon devoir d’éditeur de contribuer, bien humblement, à sa reconnaissance posthume.

Mary-Cécile Woodruff Logé est la fille du compositeur et pianiste belge Henri Édouard Logé (1854-1912) ......  Parmi ses nombreuses traductions, on compte des récits de Nathaniel Hawthorne et de John Russel, et des ouvrages de May Sinclair : L’affaire Manderson d’E.C. Bentley, adapté plusieurs fois au cinéma et considéré par beaucoup comme l’un des cent meilleurs romans policiers de tous les temps; La mystérieuse affaire de Styles, le premier roman publié d’Agatha Christie et aussi le premier où apparaît Hercule Poirot; Le crime du golf où s’affairent également Poirot et Hastings; Le prophète au manteau vert de John Buchan, qui fait suite à son très fameux roman d’espionnage The Thirty-Nine Steps, adapté trois fois au cinéma, notamment par Hitchcock…

Les traducteurs littéraires œuvrent dans l’ombre, et il y a une humilité inhérente au métier — on peut parfois même parler d’abnégation. Pour tous ces bons moments de lecture, et pour avoir permis aux lecteurs francophones de découvrir l’œuvre riche et abondante du grand écrivain irlandais, nous saluons cette dame — dont nous savons au moins maintenant qu’elle est née à Londres en septembre 1887 et décédée à Barbizon en avril 1949.

Nous remercions chaleureusement M. Roland Parfonry de nous avoir confirmé certains renseignements à son sujet. Et maintenant, place à Lafcadio Hearn, qui vous invite à l’accompagner à Yokohama, pour sa toute première journée en Orient…

VINCENT THIBAULT

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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 17:45

   Le peintre Ferdinand PARFONRY, le frère cadet de François-Xavier, est un membre de la famille qui continue à se manifester de manière récurrente. A plusieurs reprises, son existence s'est révélée au cours de ventes aux enchères. Plusieurs articles de ce blog attestent de son  art (voir articles : Et si Ferdinand était des nôtres - Après Paul, voici une toile de Ferdinand, - On a sans doute retrouvé la mère de Ferdinand PARFONRY - Une visite dans le village de Ciplet s'imposait ). Témoignage probant, sa lettre du 31 janvier 1867, adressée au futur roi Léopold II, découverte dans les Archives du Palais Royal de Bruxelles, reste l'un des éléments matériels le plus significatif sur son parcours (voir article : Et si Ferdinand était des nôtres !!).

    Un dernier de ces tableaux est apparu récemment sur l'un des sites de vente, celui de la Galerie ROPS, installée à Namur (Belgique)1. Intitulé Portrait de dame, cette huile sur panneau était estimée entre 300 et 400€. Sa mise en vente s'est déroulée le 28 janvier 2018 vers 19h 50 (numéro du lot : 1670).   

    Ce tableau est le cinquième de ce peintre a avoir été repéré dans une salle de vente. Quatre autres furent déjà proposés aux enchères au cours de ces dernières années2. Les lieux de ces ventes indiquent que la majorité de ces œuvres sont restées localisées en Belgique et le Nord de la France  :

     - Elégante contemplant la Baie : Galerie Horta, Bruxelles le 20/11/2011 puis Galerie ROPS,   Namur le 04/09/2016;

      - Portrait d'enfant au sabre : Galerie Mercier et Cie, Lille, le 10/03/2002 ;

      - Scène d'intérieur : Hôtel des ventes Mosan, Liège le 20/03/2013 ;

      - La lettre : New Orleans Auction, New-Orleans, le 16/09/2017 ;

   Après avoir activé le réseau de cette famille française reliée à ce peintre, Agnès PARFONRY s'est positionnée rapidement pour acquérir ce tableau. Quoi de plus normal, quand on sait que l'authentification du lien familial avait été attestée grâce à ses qualités de bibliothécaire, à l'occasion de nos recherches dans les locaux des archives de la ville d'Anvers (voir article : Jean se dévoile un peu plus et Ferdinand est bien de la famille). Rassurée sur le fait qu'aucune autre personne de son entourage n'allait essayer de lui dérober ce tableau, Agnès attendit avec impatience le moment de la mise en vente. 

    Installée derrière son ordinateur, en bordure de la Garonne, dans son éden verdoyant de Pilotis, Agnès a suivi, avec un certain stress, la mise aux enchères. Tout s'est déroulé probablement assez vite. Un montant final de 280 € n'a pas subi de contre-proposition. Elle en devenait la nouvelle propriétaire. Après près de 150 années d'un parcours inconnu, le tableau revenait dans la famille du peintre. Contrairement à son neveu, le peintre Paul PARFONRY, ce tableau de Ferdinand est le premier à retourner dans son cadre généalogique.

   Questionnée pour disposer d'informations sur son parcours, la Galerie ROPS3 se limita à dire qu'il provenait d' " une succession du côté de Bomal 4". Respectant en soi un devoir de réserve empêchant de donner un nom précis du vendeur de ce tableau. L'emplacement du lieu s'inscrit dans la localisation actuelle des tableaux de ce peintre. La présence d'une vieille étiquette portant le numéro 3317, sur la partie arrière du cadre, indique que ce tableau ne doit pas se retrouver pour la première fois dans une salle de vente.

    L'année de son décès restant méconnu jusqu'à ce jour, la réponse est probablement donnée sur le site Arcadja Auctions5. Il y est indiqué les années 1823-1886. La première date correspondant à son année de naissance à Anvers, vérifiée par nos soins, il est vraisemblable que la seconde atteste de celle de son décès6. Et de manière assez énigmatique, il est présenté avec la nationalité allemande. Né à l'époque de la présence hollandaise, Ferdinand n'aurait-il pas pris la nationalité belge en 1830 ? Y aurait-il un lien avec la famille PARFONDRY7 qui habite encore de nos jours en Allemagne ? L'existence du prénom Fernand pour un membre actuel de cette famille n'est peut-être pas si anodin !!8

    

1 Cette vente m'a été renseignée par Jacques MIGNON, responsable de la bibliothèque de la Faculté Gembloux Agro - Biotech, que je remercie vivement ;

2 La peinture était inventoriée sous le nom de Ferdinand PARFONY ;

3 La Galerie ROPS a ainsi mis en vente deux tableaux de Ferdinand PARFONRY au cours de ces deux dernières années ;

4 Bomal est une localité faisant partie de la ville de Durbuy depuis 1977 ;

5 Repris sous le nom de Ferdinand Paulus PARFONY ;

6 Il serait intéressant de découvrir dans quel document a été trouvé cette date de 1886 ; on devrait y apprendre le lieu de son décès ;

7 Contactée à plusieurs reprises, cette famille n'a jamais répondu ;

8 Il y a malgré tout la possibilité d'une erreur de traduction : Dutch se traduit par Néerlandais et non Allemand de nos jours ;

Portrait de dame (17 x 14 cm); huile sur panneau

Portrait de dame (17 x 14 cm); huile sur panneau

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 21:40

     Kalimera,

  Quelques sept siècles plus tard, un PARFONRY est retourné sur l'île de Rhodes, là où un de ces Chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, Johan de PARFONDRY en l’occurrence, y a été repéré.

    Attestée par une épitaphe spécifique, dans l'ancienne chapelle de la Commanderie de Flémalle, située près de Liège, on y trouvait le gisant, aujourd'hui disparu, de ce Chevalier. Il y était mentionné qu'il avait passé 23 années et 7 mois à Rhodes, avant de devenir Maître de Chantraine et de décéder en 1411 :

      Chi gist frere Jehan de Parfondrieu chevalier maistre de Chantraine del ordre de S. Johan de Jerusalem ki trepassat an M.CCCC et XI .... lyqueis demorat a Rhode sans partir XXIII ans et VII mois.

     Johan de PARFONDRY est l'arrière-petit-fils du premier de cette lignée de Chevaliers, dont le nom apparaît en 1261. Avec son frère aîné et son neveu, tous deux prénommés Ameil, cette famille occupera, dans le courant du XIVème siècle et au début du XVème siècle,  la fonction de Maître de Chantraine, Commanderie de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, située à Huppaye dans l'Est du Brabant wallon. Devenu un Ordre religieux et militaire riche, après la suppression de l'Ordre des Templiers en 1312 par le Roi de France Philippe IV le Bel, avec l'assentiment du pape Clément V, l'Ordre des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, était devenu le plus important en Europe et au Proche-Orient. Sous la pression des Ottomans et après la défaite de Saint-Jean d'Acre en 1291, ils durent fuir la Palestine. Après quelques années d'errance en Méditerranée, ils débarquèrent sur l'île de Rhodes en 1307. Bastion le plus oriental de l'Empire byzantin en Méditerranée, ils s'y maintinrent jusqu'en 1522, chassés une nouvelle fois par l'armée ottomane de Soliman le Magnifique. Soit plus de deux siècles de présence sur cette île.

     Dès 1325, après la bataille entre les Waroux et les Awans, près de Liège, qui avait vu la participation de son père et de son oncle dans le parti vainqueur des Awans, cette famille prenait manifestement de l'ampleur. Elle profita également quelque peu de cette mainmise sur les biens des Templiers. On retrouve ainsi Ameil de PARFONDRY, le frère aîné, comme Commandeur de Villers-le-Temple en 1370 (ancienne Commanderie des Templiers), avant de devenir celui de Chantraine  (Commanderie des Hospitaliers) en 1386. Quant à Johan, le frère cadet, il s'assura ce titre plus tardivement, peu avant son décès en 1411. Sa présence sur l'île de Rhodes doit se situer entre 1350 et 1409, l'année probable de sa désignation à la Commanderie de Chantraine. Seule référence plausible, la présence en 1364 de Henri de SAINTRON, en tant que trésorier de Rhodes, et futur Commandeur de Chantraine en 1377. Indication qui doit souligner de l'importance de cette Commanderie acquise au sein de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

     Il est assez évident que le Chevalier Johan de PARFONDRY ne connut pas la plupart des châteaux répertoriés sur l'île. Édifiés durant le XVème siècle, ces châteaux apparurent en réaction à l'attitude de plus en plus expansive des Ottomans. Seul celui des Grands Maîtres ainsi que l'Auberge de France, tous deux situés de nos jours dans la veille ville de Rhodes, purent recevoir sa visite.

     Notre périple à Rhodes ne doit pas être perçu comme une reconquête ou comme un parcours intense sur les pas de Johan de PARFONDRY. Le plaisir d'une température très clémente et la découverte d'une île accessible par Ryanair furent au départ le choix privilégié de cette destination. Les traces laissées par l'Histoire de ces Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem se superposèrent progressivement et obligatoirement à ce voyage de détente. La découverte de l'île de Rhodes est liée indéniablement aux visites de leurs châteaux. Contrairement à la Crête, le monde antique grec n'est pas très représentatif, si ce n'est dans le beau Musée archéologique situé non loin du Château des Grands Maîtres.

    Il ne me reste plus, tout en me limitant à quelques photos, qu'à donner un aperçu de cette présence de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem sur l'île de Rhodes. Lesquels, de nos jours, se sont dénommés Ordre de Malte, suite à leur installation sur l'île de Malte, avec l'accord de Charles Quint. Ils y restèrent jusqu'au moment ou Napoléon Bonaparte, en 1798, leur ordonna de déguerpir. L'Ordre de Malte réside désormais à Rome. Son Histoire attestée, ses relations diplomatiques reconnues, son droit d'extraterritorialité, son statut d’observateur permanent auprès des Nations-unies, son droit d'émettre un passeport et une monnaie le poussent à entamer un processus de reconnaissance officielle, en tant qu'Etat. 

    Kalinikhta

   Le périple pour découvrir l'univers de ces Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem passe nécessairement par de la grimpette ou des escaliers. Point question de mener une réflexion sur ce temps perdu et sur la mémoire affective, chère à Marcel Proust. Point d'empathie non plus pour ces personnages. Simplement une succession de lieux qui laissent découvrir l'un des constats de notre civilisation : besoin de se protéger, édifier des murs bien inutilement pour éviter l'ingérence extérieure.

   Suivez- moi pour le découvrir. Partons à l'assaut de ces châteaux.

Une constance dans le décor de ces Châteaux : les escaliers pour y accéder. Le Poor lonesome cowboy s'y est attelé !!

Une constance dans le décor de ces Châteaux : les escaliers pour y accéder. Le Poor lonesome cowboy s'y est attelé !!

  Première station : Le Château d'Asklipeiou

   Ce château est situé à l'intérieur des terres, contrairement aux autres destinés à contrer une invasion par la Mer. Pour cause de court-circuit dans mon smartphone, il n'existe aucune photo de cet assaut. Seule, la plaque touristique atteste de la preuve de notre passage. Il est apparemment assez délabré.

Château d'Asklipeiou

Château d'Asklipeiou

Deuxième station : Le Château de Monolithos

  Situé sur la côte Ouest, la position et le nom donné à ce château reflètent l'ambiance générale. Construit sur un piton rocheux, un monolithe, ce château fut construit en 1476. L'épaisseur des murailles donne une idée de l'ampleur de la construction initiale. Nous n'avons pas résisté à la tentation de poser le livre sur l'une d'entre elles. Rien que pour attester que nous sommes bien montés au sommet du piton.

Château de Monolithos
Château de Monolithos
Château de Monolithos
Château de Monolithos

Château de Monolithos

Troisième station : Le château de Lindos

  Indéniablement, le château, ou plutôt l'acropole, le mieux restauré. Présentant par ailleurs un éventail de vestiges remontant à la période dorique et à une présence romaine. Agrémenté le soir d'un repas féerique sur la terrasse du restaurant Acropole, situé au milieu du dédale des ruelles de la ville de Lindos, le spectacle illuminé de cette forteresse est magnifique. Sans doute le plus beau souvenir de ce parcours (à éviter sans doute en période d'affluence touristique pour apprécier pleinement du cadre). Et de nouveau, le livre atteste de la montée, sans avoir eu besoin d'un âne pour nous mener là-haut. 

Château de Lindos
Château de Lindos
Château de Lindos
Château de Lindos

Château de Lindos

Quatrième station : Le Palais des Grands Maîtres

  Passage incontournable de tout visiteur venant pour la première fois à Rhodes, le Palais des Grands Maîtres transmet, par l'ampleur des pièces, la volonté de grandeur et de richesse de cet Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Situé dans la vieille ville, toujours entourée de sa muraille percée de onze grandes portes, l'ensemble médiéval assez unique mérite de considérer ce lieu comme un témoignage de l'évolution de notre société. 

   On a bien cherché une preuve de la présence de ce Chevalier Johan de PARFONDRY. Même l'Office du Tourisme ne connaissait pas son nom. On a quand même pris la peine de poser le livre à l'entrée. 

Grand Palais des Chevaliers à Rhodes
Grand Palais des Chevaliers à Rhodes

Grand Palais des Chevaliers à Rhodes

   Cinquième station : La rue des Chevaliers

   Divisé en 7 groupes linguistiques distincts, la langue française se trouvait malgré tout majoritaire au sein de cet Ordre. Toutes ces auberges se trouvent dans la typique rue des Chevaliers (Ippoton en grec), laquelle mène directement au Grand Palais. L'Auberge de France, devenue Consulat de France de nos jours, mérite le détour (interdiction de photos à l'intérieur). 

 Rue des Chevaliers et Auberge de France Rue des Chevaliers et Auberge de France

Rue des Chevaliers et Auberge de France

Sixième station : le château de Kritinia

   Situé, tout comme celui de Monolithos, sur la côte ouest, ce château est une preuve supplémentaire de la volonté des Chevaliers de se protéger contre l'envahisseur ottoman. Son intérêt réside sur son état de conservation et sur la vue magnifique d'un espace visible à 360°. Construit en 1472, assez tardivement, on n'y a pas ressenti le besoin de poser le livre. Exceptionnellement, l'auteur a accepté de s'y faire photographier. Comme pour attester que ce temps passé doit rester bien présent dans la réflexion.

Château de Kritinia
Château de Kritinia
Château de Kritinia

Château de Kritinia

Septième station : le retour vers le présent

   Une simple photo pour montrer finalement que toutes ces stations du parcours se sont dissoutes dans le tourisme de masse. Il n'y a rien de ressemblant avec l'armure réelle que devait porter ces chevaliers. Ce n'est qu'une illusion. La civilisation des loisirs a pris le pas sur l'histoire. Même les traces de ce temps risque de se perdre dans les méandres du passé. 

Le Chevalier Roland de PARFONRY dans sa tenue épicurienne de vacancier

Le Chevalier Roland de PARFONRY dans sa tenue épicurienne de vacancier

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 17:04

     La superbe station balnéaire de Berck-sur-Mer, située sur la Côte d'Opale, entre La baie de Somme et Le Touquet, a eu l'honneur de voir débarquer un exemplaire de l'édition du livre.

      Plus connue pour la cueillette des salicornes, la présence permanente de plusieurs dizaines de phoques et par les Rencontres Internationales des Cerfs-Volants, l'immense plage de Berck-s/Mer a servi de cadre à la lecture du livre. 

    Livre qui prospère après toutes ses années de recherche, qui apprécie d'être manipulé, qui diffuse ses connaissances, qui profite de ces plages sans fin. Devenu un personnage connu, il n'est plus l'apanage du poor lonesome cowboy de ses débuts. Il ne lui appartient plus. Il cherche désormais à voyager, à remplir ce temps qui ne cesse de s'oublier. 

     Comme les phoques, je ne suis plus seul pour récolter les salicornes dans la schlick après la marée, pour me retrouver isolé sur ma banquise, pour laisser planer mon cerf-volant dans le ciel. Le livre accompagne désormais mes voyages.

Des salicornes, des phoques et des cerfs-volants, tout le charme de cette station balnéaire
Des salicornes, des phoques et des cerfs-volants, tout le charme de cette station balnéaire
Des salicornes, des phoques et des cerfs-volants, tout le charme de cette station balnéaire

Des salicornes, des phoques et des cerfs-volants, tout le charme de cette station balnéaire

Avec la plage comme décor, le livre se délecte d'un cadre si tranquille
Avec la plage comme décor, le livre se délecte d'un cadre si tranquille

Avec la plage comme décor, le livre se délecte d'un cadre si tranquille

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 15:18

     Pöur quelle raison et par quel chemin le tableau " La femme au miroir " (Donna allo spechio en italien)1 de Paul Parfonry est arrivé à Novara, ville italienne du Piémont, peu d'éléments ne permettent de nous éclairer. La Gallerie Giannoni, ou il a été décelé, est orientée sur la peinture italienne, particulièrement sur la période débutant avec la création de l'Unité italienne.  La liste des peintures recensées sur le site de cette Gallerie va dans ce sens. Notre Paulo a t-il été considéré comme d'origine italienne par le seul fait de la dernière syllabe de son nom ? L'analyse du texte explicatif, accompagnant cette peinture, apporte quelques éléments pour orienter notre appréciation. Le style Empire dans le tableau de Paul Parfonry, avec ses décors et ses vêtements, semble être celui qui fait le lien avec les peintres italiens de la notice.

             Synthèse du texte caractérisant cette peinture (via : Parfonry donna allo spechio artgate)                                            (traduction libre de l'original en italien)

     Ce tableau peint en 1895, qui a été reçu au sein des collections municipales de la ville de Novara en 1938 (archives du musée municipal, 22 avril 1963, page 8), est entré, la même année, dans les deux dernières pièces de la Gallerie Giannoni (Inv. GG210) pour accueillir la troisième et dernière donation d'Alfredo Giannoni. Le sujet répond au répertoire du peintre français Paul Parfonry, spécialisé dans les thèmes de la peinture de genre et dans les reconstitutions de scènes d'intérieur en costumes. Ce peintre est signalé, entre 1889 et 1895, avec une certaine assiduité à l'Exposition des Beaux-Arts, organisée à Paris par la Société des Artistes parisiens.

     On retrouve dans ce tableau les mêmes décors apparaissant dans les expositions milanaises, avec une prévalance des scènes de vêtements du XVIIIème siècle, reprenant les thèmes proposés avec succès, au milieu du XIXème siècle en France, notamment par Mariano Fortuny2 et Jean-Louis Meissonier3.

    Dans ce tableau, Paul Parfonry recrée un environnement de style Empire. Les vêtements de la femme, vétue d'une grande robe avec une veste courte croisée, appelée spencer, en vogue en France au début du XIXème siècle, sont en concordance avec le style de mobilier. Au premier plan, le miroir basculant, appelé psyché, est en usage durant la période du Consulat (1799 à 1804) jusqu'à la Restauration des Bourbons (1815-1830). La référence à cette période historique se rapproche du travail de la peinture de Bartolomeo Giuliano, datée de 18924, et reçue en don en 1935.

 

1  Le véritable titre français du tableau est " Coquetterie "; La femme au Miroir est la traduction du nom en italien du tableau.

2 Mariano Fortuny est un peintre orientaliste, d'origine espagnole, ayant vécu à Venise. Rien ne semble pouvoir lui trouver une similitude d'inspiration avec Paul Parfonry.

3 Le lien avec le peintre français Meissonier peut s'avérer être une piste pour expliquer la présence de ce tableau en Italie. Jean-Louis Meissonnier (1815-1891), aussi prénommé Ernest, a du entrer en relation avec Paul Parfonry, par l'intermédiaire de Lucien Gros, élève d''Ernest, et autre peintre français de cette période. Beau-frère de Charles Meissonier (1848-1917), le fils d'Ernest, il avait accès au Clos de l'Abbaye à Poissy, la propriété de cette famille. Une photo représentant Paul Parfonry et Lucien Gros atteste bien de la relation entre ces deux peintres (voir article : http://parfgeneatoponyme.over-blog.com/article-qui-est-l-artiste-peintre-aux-cotes-de-p-49248308.html). Le lien semble cependant assez ténu, du fait que Jean-Louis, Ernest Meissonier est reconnu comme un spécialiste de la peinture historique militaire, notamment durant le second Empire et non un peintre d'intérieur. Aucune peinture d'un Meissonier ne fait partie de la collection Giannoni.

4 Le tableau de 1892 du peintre Bartolomeo Giuliano (1825-1909) pourrait être celui intitulé La Mignon, représentant une jeune bohémienne, pieds nus dans la rue (voir ci-dessous). Ni ce type de personnage, ni le décor, ne correspondent en rien avec les personnages représentés par Paul.

PS : Le site avec la notice sur ce tableau a été découvert par JPP

La Femme au miroir (102 x 64 cm) de Paul Parfonry

La Femme au miroir (102 x 64 cm) de Paul Parfonry

La Mignon (104.5 x 151.5 cm) de Bartolomeo Giuliano

La Mignon (104.5 x 151.5 cm) de Bartolomeo Giuliano

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 17:44

     L'effet de la publication du livre se répercute désormais dans le domaine public. S'il se met à voyager (voir article : Le livre a commencé son voyage à l'emprise du temps), il favorise également l'émulation de rencontres entre les personnages de cette saga historico-généalo-patronymique.

     Ce mercredi 23 août, dans un de ces recoins du Médoc viticole, une rencontre s'est opérée entre les membres de deux des quatre branches de Parfon(d)ry, encore existantes au XXIème siècle. Une rencontre, qualifiée de trans-estuaire, avec la Gironde comme seul espace de séparation.

    Patrick Parfonry, de la branche française de Neerheylissem, s'est trouvé face à Alain Parfondry, de la branche d'Aywaille, avec comme témoins le Fort Médoc et la localité de Moulis. Nos deux comparses, accompagnés de leurs conjointes, l'un en provenance des Côtes de Blaye, le second installé dans ce Médoc, ont échangé comme s'ils fêtaient des retrouvailles. L'émotion était palpable et la complicité fut immédiate, selon Patrick. 

    Leur arbre à chacun, ayant transité tous deux par Paris, également issu de la même classe 491,  et dans un contexte d'effluves et de saveurs organiques, la rencontre ne pouvait que débuter de la meilleure manière. 

     Comme pour venir confirmer la vision de ce type de recherches et de découvertes, offrant la possibilité de randonnées thématiques alliant l'histoire, la géographie, le tourisme et la gastronomie autour d'un lieu ayant vu passer et vivre des Parfon(d)ry dans les temps anciens ou actuels2. Une sorte d'assurance de plus grande longévité qu'un arbre généalogique impersonnel. Sans compter que, pour la cause, on y a ajouté le côté artistique avec une visite d'exposition des peintures et sculptures de CAPALA3, la femme d'Alain, dans l'ancienne chapelle du Fort Médoc.

    Manifestement, et attestant de ce rendez-vous en bordure de la Gironde, un nouveau courant est en train de se construire.  Le cadre et quelques anecdotes rapportées ont enclenché immédiatement une certaine complicité. On est appelés à se revoir, comme le souligne Alain. Surenchérissant, Patrick espère rapidement partager de nouveaux terrains communs. Peu importe l'absence concrète de liens généalogiques, 

     Comme une preuve que ce type de rencontre offre une assurance de plus grande longévité qu'une cousinade ponctuelle rassemblant de nombreux convives et demandant une organisation pharaonique4. La " bible nouvelle " fut de fait survolée et ne servit finalement que de détonateur à la rencontre. Tout comme ce vin du Médoc, elle ne doit être dégustée qu'avec modération afin d'en apprécier toutes les informations retraçant le parcours de tous ces personnages de ce patronyme, retravaillés au travers d'un oeil de boeuf laissant passer les filtres de l'évolution de notre société. Le plus important, ne serait-il pas, de faire entrer ce temps qui vient dans la photographie de notre mémoire, pour en assurer une transmission. Le moment où je parle est déjà loin de moi (Boileau).

N.B. : Le titre de cet article est repris du titre du mail de Patparf

 

1 Tout comme votre poor lonesome cowboy ; en somme la meilleure année du baby boum ;

2 Extrait du livre : La véritable saga des Parfonry de Neerheylissem, R. PARFONRY , (p. 22) ;

3 CAPALA pour Catherine PARFONDRY-LAFONTAINE ; site officiel : http://www.art-capala.com/

4  Pour explications, lire p. 20 du livre ;

Les deux PARFON(D)RY font connaissanceLes deux PARFON(D)RY font connaissance

Les deux PARFON(D)RY font connaissance

J'ai reçu de la lecture pour plusieurs soirées (dixit Alain)

J'ai reçu de la lecture pour plusieurs soirées (dixit Alain)

Patrick montrant à Alain le livre réalisé précédemment par son épouse : Quelle famille. 2 !, 108 pages

Patrick montrant à Alain le livre réalisé précédemment par son épouse : Quelle famille. 2 !, 108 pages

Visite de l'exposition de CAPALA dans l'ancienne chapelle du Fort Medoc

Visite de l'exposition de CAPALA dans l'ancienne chapelle du Fort Medoc

Patrick Parfonry (à gauche) et Alain Parfondry (à droite) en fin de dégustation d'un Château Guitignan

Patrick Parfonry (à gauche) et Alain Parfondry (à droite) en fin de dégustation d'un Château Guitignan

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 09:01

     Comme les nains d'Amélie Poulain, le livre a entamé ses voyages. Première étape de son parcours terrestre, l'île tunisienne de Djerba.

     Avec l'ordinateur, ils forment un couple associant le passé et le présent. Une image du temps tel que Ronsard le décrivait :

                  Le temps s'en va, le temps s'en va, madame.                                                                                 Las ! le temps  non, mais nous nous en allons

      Pour les férus de lecture, et d'apprentissage sur ce temps qui passe, je recommande de lire le chapitre Le temps extrait du Guide des égarés, l'un des derniers livres de Jean d'Ormesson. Un condensé de réflexions sur ce temps qui n'est en définitive qu' " un avenir caché qui se change au plus vite en un passé logé dans notre cerveau ". Et si l'espace vide existe, le temps vide n'est pas concevable. Il faut donc bien le meubler par des pensées, des lectures, des écritures, des paroles, des photos, ce temps pour qu'il continue à se perpétuer.

 

PS : N'oubliez pas de m'envoyer des photos de ses voyages pour lui permettre d'agrémenter le temps, notre temps.

Le livre a commencé son voyage à l'emprise du temps
Le livre a commencé son voyage à l'emprise du temps
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 09:14

      Au bout de 10 années de recherches, de découvertes, de rencontres, d'attentes, le livre qui rassemble de manière mieux structurée les informations contenues dans les quelques 300 articles de ce blog vient d'être publié.

      Il est édité en format A4 avec une reliure en dos carrés cousu au fil de lin. 

     En cours de diffusion, il est toujours possible de le commander auprès de son auteur, soit par mail, soit en écrivant un commentaire via ce blog. On s'efforcera, autant que possible, de le distribuer en se basant sur un réseau volontaire et gratuit. 

    Son sommaire peut être découvert en lisant l'article précédent de ce blog : Il est enfin terminé mille sabords (http://parfgeneatoponyme.over-blog.com/2016/12/il-est-enfin-termine.html)

      Le livre peut être consulté à la bibliothèque du Cercle d'Histoire, d'Archéologie et de Généalogie du Brabant wallon (CHAW), situé au Château de l'Ermitage, rue de l'Ermitage, 23 - 1300 Wavre. Il y est enregistré sous le numéro 30/374. Il est également mis en vente au Musée communal Armand PELLEGRIN, rue du Moulin 15 - 1357 Hélécine.

Il a eu besoin de 10 années pour naître enfin
Il a eu besoin de 10 années pour naître enfin
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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 00:31

       En confection depuis près de dix années, le document rassemblant toutes les recherches effectuées tout au long de ce périple, est enfin arrivé à bon port. Ce blog n'a servi que de support pour maintenir en haleine les lecteurs désireux d'apprendre progressivement. Par manque de hiérarchisation au niveau des publications des articles, il devenait difficile d'en percevoir une vision sereine et synthétique. Ce document devrait permettre de combler cet handicap. Il est amarré à quai depuis ce jour. Il pourra prochainement être consulté sur un cloud avant qu'une édition sur papier ne soit envisagée. 

       Vu la nature un peu extensible des recherches entamées, son titre a été élargi sur deux niveaux, de manière à en clarifier l'approche. 

                            La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem                          

                                     L'Histoire d'un toponyme devenu un patronyme

        Au final, une Histoire couvrant une partie de l'évolution de notre société occidentale, démarrant avec les Chevaliers de PARFONDRY au Moyen-Âge, pour se terminer aux décès de Jacques PARFONRY et de Henry PAESMANS, les deux moteurs ayant propulsé la fusée de lancement. L'approche généalogique a été volontairement minimisée afin de donner plus de pertinence à la réalité humaine. Ce qui donne parfois des rencontres avec des personnages ou des faits qui continuent de marquer notre histoire à tous. 

      Un livre de 333 pages est développé sur quatre grands chapitres. Les deux principaux sont encadrés par un Avant-Propos, englobant plus volontiers quelques réflexions sur la justification d'une telle démarche, et une Annexes reprenant les extraits trouvés dans la nombreuse bibliographie consultée ainsi que les commentaires reçus tout au long de ce travail. La partie centrale, quant à elle, comporte un premier chapitre retraçant le parcours de ce nom apparaissant dans les écritures en 1261, à travers son étymologie, sa géographie, son histoire pour aboutir à sa répartition actuelle, attestée de descriptions sur quelques uns des personnages. Un second chapitre, se concentre spécifiquement sur le parcours de la branche de Neerheylissem, la mienne, l'une des quatre branches du patronyme encore existantes de nos jours.   

         Le document est illustré par de nombreuses photos inédites pour lui donner un aspect plus ludique mais aussi instructif, en relation avec des éléments du texte. Des tableaux viennent compléter le tout afin d'éclairer la présentation des quelques données généalogiques qui y sont contenues. En résumé, on découvre une histoire vraie, bien réelle, offrant un mélange entre le caractère des gens et le contexte historique. Une façon de s'apercevoir que notre patronyme propre n'est pas lié à un morceau de territoire, ni à des monuments remarquables ayant traversé les siècles. 

          Habiter signifie se fondre charnellement dans la topographie d'un lieu,  l'anfractuosité de l'environnement. Ici rien de tout cela. Je ne fais que passer. ( Gaël FAYE : Petit pays, Ed. Grasset, 2016; Prix Goncourt des lycéens 2016)

      Pour attiser l'attention de tous ceux et celles qui ne manqueront pas de prendre connaissance du document, trois pages en donnent un avant goût pour sa lecture : la présentation du titre avec les reproductions de l'acte de baptême en latin du premier de notre lignée, l'emplacement du hameau à notre patronyme sur une carte du 18ème siècle ainsi que le blason de ces Chevaliers localisés dans ce lieu au 13ème siècle. Tout cela complété par les deux pages du sommaire. 

      Si vous êtes intéressés pour aller visionner le document, faites le moi savoir par un commentaire au bas de cet article ou en m'envoyant un mail à l'adresse suivante : roland.parfonry@gmail.com.           

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Présentation

  • : Le blog de PARFONRY
  • : Le cadre directeur de ce blog consiste à réunir ce qui peut être transmis sur un patronyme. La présentation de tous ces personnages n'est finalement qu'une manière de transférer un patronyme. Qu'il soit culturel, social ou historique, ce patronyme ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. L'environnement, le vécu de chacun a probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons. Les gênes se diluent plus vite que le lien avec le mode de vie et les rencontres. Cette vision oblige à élargir le champs d'investigation en déviant de l'aspect purement généalogique. La découverte de nouveaux indices motive et assimile parfois cette recherche à une enquête. L'histoire ne peut être racontée de manière linéaire. Chaque élément, chaque personnage a droit à son histoire dans le récit tout en suivant le dénivelé et les courbes imposés par les aléas de l'Histoire et de la vie. Contrairement au patrimoine, un patronyme se voit contraint de s'adapter aux vicissitudes des évolutions sociales et des guerres. Le contenu des quelques 350 articles de ce blog a été rassemblé dans un livre intitulé "La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem - L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme ".
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