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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 21:45

      Toute cette histoire aurait commencé peu après le décès de mon père en janvier 2006. En lisant les informations contenues dans un dossier retrouvé au fond d’un tiroir, j’en ai conclus qu’il existait de réelles possibilités de prolonger les pistes qui y apparaissaient.

      Parmi celles-ci, une lettre de février 1999, entre un PARFONRY, installé en Guadeloupe, à un PARFONRY de Belgique1, avait attiré particulièrement mon attention. Outre le fait que je ne connaissais ni l’auteur ni le récipiendaire, certains éléments de phrases avançaient certaines pistes.

 …. Mon neveu Jean Pierre m’a transmis, à l’époque, copies des correspondances qu’il avait eues avec vous. Venant de mon père ou de mon oncle Jean, nous n’avons quasiment rien de substantiel sur nos générations précédentes. Nous savions que nous étions issus d’une branche de Parfonry venant de Flandres il y a longtemps. De mémoire, je ne peux citer que mon arrière - grand - père François Xavier Parfonry, marbrier de métier …..

      Cette lettre fut l’une des pièces maîtresses de ce travail. Elle contenait suffisamment d’éléments pour attiser la curiosité d’obtenir une réponse à la question qui en découlait : Quels liens pouvaient bien exister entre cette origine flamande, la Guadeloupe française et cette commune flamande à proximité de Bruxelles ? Et en quoi tout cela pouvait me concerner ? C’est à quoi, je me suis efforcé d’y répondre.

      L’un des autres indices essentiels dans cette lettre mentionnait que ce François-Xavier avait reçu la Légion d’honneur. Utilisant cette piste, j’abouti a retrouver son lieu de naissance. Et c’est ainsi qu’en un tour de main, je résolus ce que d’autres s’étaient évertués de chercher. La fameuse commune flamande d’origine, restée comme seul lieu de mémoire, portait le nom de Neerheylissem2. Celle qui avait été le lieu de naissance non seulement de mon grand-père mais de plus lointains personnages du même nom. Un arbre généalogique venait de s’épanouir à partir d’une simple éteule de paille que le vent du prochain printemps risquait à tout jamais d’enfouir.

       Jacques, l’auteur de la lettre, était en fait un lointain cousin, isolé sur son île de Guadeloupe. Suite à des contacts sur le plan professionnel, il écrivait à Jean, un autre PARFONRY. L’un et l’autre étaient à la recherche d’un lien éventuel.

       Cette découverte fut le catalyseur idéal. Averti de ce lien tant recherché, Jean-Pierre et Agnès, frère et sœur dans la vie, neveu et nièce de Jacques, décidèrent de remonter de France vers le Nord, avides de concrétiser un espoir et de combler une lacune. Et c’est ainsi qu’une  rencontre se réalisa le 9 août 2006, le jour de la Saint Amour cela ne s’invente pas, entre les lignées belge et française de la branche de Neerheylissem. Trois PARFONRY (Roland, Jean - Pierre et Agnès), accompagnés de leurs conjoints, se rendirent dans le village ancestral. Ils s’arrêtèrent en premier lieu, comme témoin privilégié de l’histoire de leur nom, devant l’église du 12ième siècle qui a validé le lien sur plusieurs générations. Ensuite, organisés comme un peloton de policiers à la recherche d’indices de culpabilité au milieu d’une forêt de pierres tombales, ils repérèrent le caveau familial au cimetière. Et pour terminer, ils illuminèrent le mur de la maison mère, rue des Charrons, qui n’avait pas du recevoir un tel accueil depuis sa construction. Après avoir été assailli pendant plusieurs minutes, le frémissement de ses briques se transmis à l’intérieur. C’est ainsi que sur le pas d’une porte faite de pierres bleues qui avaient écouté les murmures et les sentiments de plusieurs générations de PARFONRY, ils rencontrèrent Jules PARFONRY, le cousin germain de mon père et sa belle - sœur Martha, habitant toujours dans la maison. Sentant le besoin d’hâter ce moment, je me présentai : «  Je suis le fils de Georges ». Martha suivit aussitôt la courbure de son menton pour faire comprendre qu’elle avait reconnu les traits de mon père non seulement en me regardant mais surtout dans le visage de Jean - Pierre.

      Tout heureux d’avoir retrouvé leurs origines, les différents membres de cette lignée ont démontré, par d’autres témoignages, qu’ils se réjouissaient de ce lien retrouvé. Leur mémoire n’avait conservé comme seule indication qu’il provenait d’un village portant un nom flamand.  Ce bout de phrase, dans une lettre de 1999, a permis in extremis de harponner le lien tenu qui se trouvait en possession de Jacques. 

      Après plus d’un siècle de séparation, du moins c’est ce que chacun était persuadé à ce moment,  la rencontre s’est concrétisée de manière chaleureuse, touristique et ludique sans oublier la partie liée à la bonne chair. Ils s’en sont retournés en France pour rapporter à la fratrie les faits, paroles et gestes de cette rencontre.

      Cette première rencontre fut le départ pour d’autres mais aussi le second déclic ayant conduit à étendre cette recherche vers d’autres aspects plus scientifiques. Nous avions un nom que personne ne semblait avoir pressenti comme témoin d’une histoire de notre identité et de notre société wallonne. Il nous restait à le découvrir.

Quelques photos de cette journée du 9 août 2006


Première rencontre et premiers documents à découvrir. Agnès, Roland et Jean-Pierre se sentent inspirés d'en savoir plus dès le premier contact.


 



Bigre !! Se pourrait-il qu'il y ait une ressemblance avec Emile, l'instituteur, le grand-père de Roland, se demande sans aucun doute Jean-Pierre ?

 

 

 

 

Voila ou se trouve Neerheylissem sur une carte de Belgique. Cela vous dit d'y aller ?

 


 



Voici cette rue des Charrons à Neerheylissem, où l'on habite très probablement depuis qu'un certain Jean PARFONDRIJ, maître-charron de son état, né en 1762, s'y est installé.
Une huitième et une neuvième génération de PARFONRY habite dans cette maison de la rue des Charrons
.





Ah, ce fameux arbre généalogique !! Jules, tu y es repris quelque part par là !! On y est mentionné tous et toutes, je n'ai oublié personne. Aucune inquiétude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Il sera démontré plus tard que la lettre s'adressait à Jean PARFONRY de la branche d'Erezée ;

2  En définitive, il sera déterminé plus tard que cette commune flamande était Anvers, lieu où François-Xavier PARFONRY avait habité avant de migrer vers la France ;

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 18:33

Voici ci - dessous la première partie des descendants du couple PARFONDRIJ - LAMBRECHTS qui s'est installé à Neerheylissem au 18ème siècle (avant 1762). Certaines lignées, en particulier celles des DUCHAINE et THEUNIS, restent à compléter.
Nous sommes actuellement à la 10ème génération de cette descendance. Génération qui est encore très jeune mais sur laquelle repose le futur. Votre serviteur s'est représenté en Jaune  afin d'avoir une référence au niveau de la lecture.
Toutes erreurs ou ommissions sont à communiquer.  Elles seront appréciées.


      Une seconde liste sera éditée dans un article séparé, vu la longueur limitée impartie à ceux-ci. Cette seconde liste doit être mise immédiatement à la suite de celle-ci et se réfère plus spécifiquement à la descendance française.

 

Descendants du couple PARFONDRIJ – LAMBRECHTS ( branche de Neerheylissem)

                                            PS : Neerh. = Neerheylissem

1. PARFONDRIJ Jean-Pierre (?? - ??)

    x LAMBRECHTS Elisabeth (?? - ??)

       2. PARFONRIJ Jean (16/04/1762, Neerh. – 19/17/1803)

           x VANDERLINDEN Marie Joséphine (13/12/1767, Lincent – 21/11/1817, Neerh.)

              3. PARFONRY Marie Catherine (25/07/1793, Neerh. - ??)

              3. PARFONRY Emmanuel (02/08/1795, Neerh. – 28/05/1879, Neerh.)

                    x SMEESTERS Jeanne (24/04/1799, Neerh. – 28/01/1871, Neerh.)

       4. PARFONRY Henri (18/01/1826 – 04/11/1885, Racour)

           x LALLEMAND Julienne (30/10/1824, Neerh. – 07/04/1855, Neerh.)

               5. PARFONRY Emile (27/01/1851, Neerh. - ??)

               5. PARFONRY Emile (27/02/1852, Neerh. – 19/09/1931, Gobertange)

                   x DEVOS Clémentine (1860 - 20/07/1932)

               5. PARFONRY Théophile, Alexis (16/06/1853, Neerh. – 02/07/1924, Neerh.)

                   x DESTAT Joséphine (11/12/1855, Opheylissem - 20/01/1942, Neerh.)

                        6. PARFONRY Anna (05/07/1884, Neerh. – 20/0/1973, Nil-St-Vincent)

                            x PAESMANS Basile (24/07/1885,Kortenbosch – 31/01/1956, Tirlemont)

                                7. PAESMANS Marguerite (28/02/1918, Neerh., mort-né)

                                7. PAESMANS Edgard (23/04/1919, Beauvechain – 22/01/2000, Ottignies)

                                     x VERMEERSH Lily ( ?? - ??)

                                7. PAESMANS Gilberte (13/09/1920, Beauvechain - ………..)

                                    x DELEUSE Max (18/02/1924, Charleroi – 20/10/2002, Namur)

                                        8. DELEUSE Maryse (16/08/1949, Marcinelle - …….)

                                            x BOULET Philippe (02/08/1946 - ……..)

                                                 9. BOULET Caroline (25/06/1974 - ………)

                                                     x MOUFFE Sébastien (?? - ??)

                                                        10. MOUFFE Céleste (18/04/2000 - ………)

                                                        10. MOUFFE Lilas (18/06/2003 - ……..)

                                                        10. MOUFFE Agathe (12/05/2005 - ……..)

                                                 9. BOULET Barbara (23/02/1976 - ……..)

                                                 9. BOULET Geoffroy (20/06/1978 - …….)

                                                 9. BOULET Elodie (28/04/1980 - ………)

                                                    x BENOIST Jérome (02/10/1977, Chatellerault- ......)

                                                       10. BENOIST Zoé (11/07/2010, Lausanne - ......)

                                 7. PAESMANS Henri (01/06/1923, Beauvechain - ……....)

                         6. PARFONRY Emile (13/06/1885, Neerh. – 07/02/1889, Neerh.)

                         6. PARFONRY Henri, Emmanuel (12/08/1886, Neerh. – 05/08/1965, Neerh.)

                             x  MONETTE Marie-Julie (03/09/1893, Neerh. – 18/01/1967, Neerh.)

                                  7. PARFONRY Jules (24/12/1927, Neerh. - ……..)

                                  7. PARFONRY Emile (23/06/1930, Neerh. - …….)

                                      x LECOQ Martha (03/11/1937, Neerh - 14/10/2010)

                                         8. PARFONRY Alex (28/11/1957, Tirlemont - …….)

                                               x RICHELLE Myriam ( ?? - ??)

                                                   9. PARFONRY Benoît (07/05/1985 - ……..)

                                               x DANNEAUX  Catherine (?? - ??)

                                                   9. PARFONRY Charlotte (23/10/1995 - ……..)

                                         8. PARFONRY Bernard (12/06/1959, Tirlemont - ……..)

                                         8. PARFONRY Claude (16/01/1975, Tirlemont - ……..)

                         6. PARFONRY François, Emile (16/03/1895, Neerh. – 26/11/1987, Auvelais)

                               x LANCELLE Julienne (26/08/1892, Tirlemont – 23/07/1984, Auvelais)

                                   7. PARFONRY Georges (09/11/1920, Beauvechain – 27/01/2006, Auvelais)

                                       x BERGER Solange (19/05/1924, Incourt - ……..)

                                          8. PARFONRY Roland (30/03/1949, Tirlemont - ……..)

                                               x FERNEMONT Claudine (27/02/1951, Tamines – 25/12/1992, Aiseau)

                                                   9. PARFONRY Catherine (26/01/1976, Auvelais - ……..)

                                                      x KLEINERMANS Yves (29/03/1968  Etterbeek - ……)

                                                         10. KLEINERMANS Louis (13/01/2008, Uccle - ……)

                                                   9. PARFONRY François (25/04/1982, Auvelais - ……..)

                                                      x TRIBOUT Aurélie (31/08/1981, Maubeuge - ……..)

                                                         10. PARFONRY Martin (08/10/2008, Maubeuge - ….…)

                                                         10. PARFONRY Hugo (04/08/2011, Maubeuge - ....)

                                               x LEMAIRE Martine (07/05/1952, Agimont - ……..)

       4. PARFONRY Marie-Thérèse (19/05/1829, Neerh. – 05/03/1833, Neerh.)

       4. PARFONRY Joséphine (05/12/1834, Neerh. – 17/04/1894, Neerh.)

           x DUCHAINE Ferdinand (28/08/1830, Neerh. – 02/01/1886, Neerh.)

               5. DUCHAINE Ferdinand, Joseph (03/04/1865 - ??)

                ………………………..

               5. DUCHAINE Marie Hortense (30/05/1867 - ??)

                ………………………..

               5. DUCHAINE Léandre (28/11/1869 - ??)

                ………………………….

               5. DUCHAINE Marie Angélique (15/12/1871 – 14/04/1873)

               5. DUCHAINE Emile, Gaëtan (13/09/1874 - ??)

                …………………………

       4. PARFONRY Florentine (11/04/1837, Neerh; - ??)

           x THEUNIS Victor (?? - ??)

               5. THEUNIS Charles, Joseph (22/04/1873 – 23/11/1945)

                   x ??

                      6. THEUNIS Jean (?? – ??)


                               5. THEUNIS Emile, Auguste (28/04/1874 - ??)

    x Ludmilla d’ARENBERG (1870 - 1953)

                    x LEHUEDE Yvonne

                        …………………..

               5. THEUNIS Adèle (17/10/1876 - ??)

                ………………….

               5. THEUNIS Marie Désirée (08/06/1879 - ??)

                    x SERESSIA Gustave (1880 - ??)

                       6. SERESSIA Solange (05/09/1909, Neerh. - 14/02/2007, Jambes)

                     x PROCES Charles

                           7. PROCES Michel

                            x SIMON Odette

 

                       6. SERESSIA Fernande

 

       4. PARFONRY Julie (19/11/1839 - ??)

           x STAES Victor (31/08/1872, St Jean Geest – 10/01/1946, St Remy Geest)

               5. STAES Marie (03/03/1866 - 1948, Louvain St Pierre)

                   x LACOURT Remy (28/01/1907 St Jean Geest - 27/08/1974, St Rémy Geest)

                   6. LACOURT René (29/04/1932, St Rémy Geest - ...)

                       x CHERPION Denise (03/02/1932, Mélin, .....)

                          7. LACOURT Luc (04/12/1959, Louvain St Quentin - ....)

                              x MEHAIGNOUL Isabelle ( .... - ....)

               5. STAES Marie Sophie (25/09/1868 - ??

                   x EVRARD Henri (?? - ??)

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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 16:55

           Et voici la partie complémentaire de cette descendance. En rouge, j'ai représenté la référence connue de cette lignée française pour disposer d'un repère.
Toutes erreurs ou ommissions sont attendues et bienvenues.

               3. PARFONRIJ Jean (07/12/1797, Neerh. - ??)

                    x LALLMAND Jeanne (17/03/1797, Neerh. - ??)

                       4. PARFONRY François-Xavier (03/12/1821, Neerh. – 16/07/1898, Créteil)

                           x LEDOUX Marie Françoise (17/06/1833, Paris – 18/01/1862, Créteil)

                               5. PARFONRY Paul  (07/04/1857, Paris – 07/10/1920, Paris)

                                   x BARBAULT Gabrielle (1870 – 1958)

                                      6. PARFONRY Georges  (03/07/1894, Créteil – 05/02/1964, Paris)

                                          x BASTIDE du Lude Renée (06/04/1902, Jouy-le-Potier – 16/01/1976, Paris)

                                             7. PARFONRY Jacques (20/01/1924, Paris - 23/05/2012, Beaugency)

                                                 x LASNET de LANTY Michelle (31/10/1922, Fleurs/s/Loire – 20/06/2004, Ste Anne Guadeloupe)

                                                      8. PARFONRY Patrick (29/04/1949, Pointe à Pitre - …….)

                                                          x DELCROIX Jocelyne (13/10/1952, Lomme - …….)

                                                             9. PARFONRY Marie (02/10/1974, Bordeaux - ……..)

                                                                  x PEIX Emmanuel (04/10/1972, Toulon - ……..)

                                                                      10. PEIX Paloma (04/11/2002-  …….)

                                                                      10. PEIX Aubin (18/09/2007 - ……..)

                                                             9. PARFONRY François (04/12/1976, Bordeaux - …….)

                                                                 x EDARD Emmanuelle (01/01/1977 - ……..)

                                                                      10. PARFONRY Antoine (14/02/2001, Bordeaux - ……..)

                                                                      10. PARFONRY Juliette (01/12/2002, St Claude - ……..)

                                                                      10. PARFONRY Lucien (27/11/2004, St Claude - ……..)     

                                                      8. PARFONRY Martine (24/07/1950, Champagnac de Bel Air - ……..)

                                                          x CHERONNET Philippe (?? - ……..)

                                                             9. CHERONNET Clémentine (31/03/1983 - ……..)

                                                                  X GIRARD Fabrice (?? - ??)

                                                                      10. GIRARD Charlotte (12/07/2009, Mulhouze - ....)
                                              
            x JAMAIN Alain (10/02/1948 - …….)

                                                      8. PARFONRY Jean-Luc (14/05/1958, Paris - …….)

                                                          x THOREL Béatrice ( 13/06/1964 - …….)

                                                              9. PARFONRY Mathieu (04/08/1989 - …….)

                                                              9. PARFONRY BenoÎt (07/11/1991 - ……..)

                                             7. PARFONRY Pierre (13/09/1926, Jouy-le-Potier – 23/11/1983, Suresnes)

                                                 x BUDIN Jeanne (07/12/1923, St Jean de Vignes – 04/02/1982, Paris)

                                                      8. PARFONRY Jean-Pierre (16/03/1949, Dakar - …….)

                                                      8. PARFONRY Agnès (23/11/1960, Saint Mandé - …….)

                                                          x VERRET Jean-Pierre (?? - ??)

                                                             9. VERRET Louise (07/07/1989, Bordeaux - ………)

                                                             9. VERRET Marguerite (25/03/1991, Bordeaux - ………)

                                                          x DEYMIER Michel (…/09/1952 - ……..)

                                             7. PARFONRY Michel (21/02/1933 - …….)           

                                    6. PARFONRY Jean, Paul (09/08/1895 – 08/04/1953)

                                        x FIVAZ Suzanne (29/01/1900 – 26/09/1979)

                                           7. PARFONRY Françoise (19/04/1938, Paris - ……..)

                                                 x MOUGIN Michel (23/06/1924 - ../03/2004)

                                                    8. MOUGIN Florence (17/01/1958 – 23/08/1985)

                                                 x BERTRAND Jacques (1921 - 2003)
                              
5. PARFONRY Georges (06/12/1859, Paris – 18/02/1878, Créteil)           

                       4. PARFONRY Alexis Joseph (1823 – 1876, Paris)

                       4. PARFONRY Sine Nomen (1833, Anvers, mort-né)

                       4. PARFONRY Sine Nomen (1837, Anvers, mort-né) 

                3. PARFONRY Gabriel (14/05/1800, Neerh. – 25/09/1800, Neerh.)
                3. PARFONRY Constance (18/12/1801, Neerh. - ??)
                   x BROWNE Thomas, Georgius (1803, Spott Ecosse -18/10/1851, Courtrai)

                      4. BROWNE Thomas ( ../01/1833, Ostende -23/03/1833, Ostende)
          2. PARFONDRIJ Marie Anne (22/01/1766, Neerh. - ??)

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 10:33

      Paul PARFONRY est né à Paris en 1857. Il est le fils de François-Xavier, le marbrier d'art, qui a déjà été mentionné dans des articles antérieurs.

      Artiste peintre d'une certaine renommée, il est reconnu comme " Petit Maître du 19ème siècle ", représentant souvent des personnages dans des décors intérieurs urbains du 18ème siècle, notamment de l'hôtel particulier de la rue Jouffroy à Paris, acheté par son père.

      Trois de ses tableaux, intitulé " Intérieur d'une chambre ", " L'interruption " et " Rencontre devant un hôtel particulier " ont été mis en vente ces dernières années, respectivement au Danemark (1997), aux Etats-Unis (2007) et en France (2008). Plusieurs pièces de mobilier apparaissant sur les tableaux (tabourets, pendules,..) appartiennent toujours à la famille.

      Sur une simple feuille, retrouvée chez Jean-Pierre P., en France en juillet 2008, on fait mention d'une autre toile intitulée " Une tasse de thé ". Selon le texte écrit sur ce papier, elle aurait été la propriété des usines Gosset.
Avec cette information, j'ai quelque peu approfondi l'histoire de cette famille GOSSET, pour m'apercevoir qu'il sera finalement assez difficile de retrouver la trace de ce dernier tableau. Voici, ce que j'ai pu rassembler.

" Les usines GOSSET, installées en Belgique, ont été fondées en 1885 par Félicien GOSSET. Dès 1930, elles devinrent l' une des plus grandes unités de production de cigarettes belges. Installées rue Gabrielle PETIT à Molenbeek-Saint-Jean (Bruxelles), elles fabriquaient des cigarettes de marques très connues en Belgique (Saint Michel et Zéphir). En 1980, elles ont été reprises par la marque REYNOLDS. La villa Gosset, construite en 1928/29, Avenue de l'Horizon,21 à Woluwe-Saint-Lambert (Bruxelles) est l'oeuvre, tout comme l'usine, de l'architecte belge Adrien BLOMME (1878-1940). De style "Art déco", elle a été classée en 1994, suivi d'une restauration de grande ampleur par le nouveau propriétaire. Cette maison est utilisée à des fins de réception officielle, notamment en présence de la famille royale.
Après avoir pensé aux descendants de Napoléon (ndrl : la famille de Napoléon III s'est installée à Bruxelles après leur destitution), l'héritier de cette famille, Roger GOSSET, a transmis son héritage, évalué à plus de 60 Mio €, à sa mort en 1991 à une certaine Rita VERSTRAETEN. Celle-ci a dilapidé assez rapidement ce pactole et selon les dernières informations, les deux dernières propriétés situées sur le site du golf du Bercuit à Grez Doiceau ont été laissées à l'abandon et vandalisées."

      Cette peinture a été présentée dans un article de la revue "Le Monde illustré, n° 1218 du 21/11/1899 ". Elle porte à cette occasion l'appellation "A la ville, une tasse de thé".

      Dans le " Bulletin de la Société des Amis des Monuments parisiens, vol. 12, 1900, p.321 ", il est mentionné que Paul PARFONRY a fait partie des collaborateurs du Conservateur du Musée Carnavalet, M. Georges CAIN pour organiser l'exposition rétrospective de la ville de Paris, réalisée en parallèle de l'Exposition Universelle de Paris en 1900. Et dans " Le Bulletin de l'Art ancien et moderne, 1911, Paris, p. 70 " son nom est également repris, dans un article de Raymond BOUYER, pour avoir participé à l'exposition du " Cercle de l'Union artistique ", en tant que représentant " du goût français pour détailler le portrait des intérieurs opulents comme des musées".

      Et dans les informations transmises par l'Institut Royal du Patrimoine Artistique de Belgique (IRPA), un des tableaux de ce peintre est recensé dans le " Répertoire photographique du Mobilier des Sanctuaires de Belgique". Il s'agit d'une copie d'un tableau de P.P. Rubens, intitulé " Saint Roch intercédant auprès du Christ en faveur des pestiférés". Il se trouve dans l'Eglise Saint - Amand à Spy, en Belgique. Selon les informations obtenues auprès du responsable de la Fabrique d'Eglise, auquel j'ai rendu visite en juillet 2007, ce tableau devrait provenir de l'ancienne église abattue en 1898. Il a été retrouvé, pratiquement abandonné, dans un local annexe de l'église. C'est assez curieusement la seule peinture à l'intérieur de l'église. Restaurée à l'occasion du Centenaire de l'église actuelle en 2001, cette toile, d'assez grand format, est installée en surplomb au fond de l'église.
      Etant donné que cette peinture ne cadre pas précisément avec le style des autres toiles mentionnées, une vérification de la signature s'est imposée. Possédant, un exemplaire de celle-ci, photographiée à partir d''un autre tableau encore en possession de la famille, la confirmation de cette découverte en Belgique s'ajoute à celle du lien avec la famille GOSSET. On peut sans doute affirmer que Paul PARFONRY aurait conservé certains liens avec la Belgique. De quelle nature étaient ceux-ci, c'est ce qui reste à découvrir ?

      En complément de la représentation de 3 tableaux de Paul, il a été possible de retrouver une photo de cet artiste. Elle constitue la représentation la plus ancienne d'un membre de cette branche des PARFONRY de Neerheylissem.

      Paul PARFONRY est décédé en 1920. Marié à Gabrielle BARBAULT, il a eu deux enfants. Georges devenu Directeur Commercial chez IBM et Jean qui fut un médecin ophtalmologue réputé pour ses recherches sur le strabisme. Paul est également le grand - père de Jacques, le retraité de la Guadeloupe.

             L'interruption                                                                            Intérieur d'une chambre
             (Credit : Artnet.com)                                                                                                  (Credit : Artnet.com)


















 

 

 

                      

 

Rencontre devant un hôtel particulier
                      (Credit :Mes LAVOISSIERE et GUEILHERS, La Rochelle)


















 

 

 

 

 

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 14:10

        Antoine, dit Edmond PARFONRY est le troisième frère d'Hubert-Narcisse. C'est celui qui, dans le discours prononçé à l'inhumation de ce dernier, est mentionné comme étant "entré dans l'Administration". Avec un cinquième frère Alfred, ce sont les deux seuls à ne pas avoir été tenté par l'expatriation, contrairement aux trois autres que nous avons retrouvé au Congo, au Brésil et en Espagne.

        Edmond est né à Erezée le 05/10/1863. Il est devenu, grâce à l'appui de son frère Hubert-Narcisse, Commis des Accises. On retrouve sa trace dans un article publié en mars 2006 par le Bulletin du cercle historique " Le Souvenir Perwezien". Il y est question de la ferme de Brabant au XXème siècle, située dans la commune de Perwez dans le Brabant wallon de l'Est.

        Cet article m' a été transmis par Henri PAESMANS, l'une des deux personnes qui sont à l'origine de ce travail de recherche et dont il est fait mention dans l'un des articles précédents, intitulé : Hommage à ceux qui ont démarrés.

La ferme de Braibant au XXème siècle (Article écrit par Gautier MANIQUET de Perwez)

A partir de mai 1910, une partie de la ferme est louée à Antoine, dit Edmond PARFONRY, commis des accises, habitant auparavant Jauche, et à son épouse Marie-Clarisse BORGNIET. Trois ans plus tard, en décembre 1913, Joseph DELFORGE et sa famille déménagent à Châtelet. De brasseur, il devient employé. Il fait scinder son bien perwézien en deux par le géomètre Balza. A partir de ce moment, l'unité de lieu est à tout jamais rompue. Le 29 mars 1914, devant le notaire E. Brabant, Joseph DELFORGE vend les deux parties de la ferme :

 - Lot A acquis par les PARFONRY : maison d'habitation (l'ancien corps de logis de la ferme), remise accolée à la brasserie, fournil, converti en remise en 1915, cour et pré, d'une contenance de 15 a 04, pour 2000 francs.
 -  Lot B acquis par Jules et Léon DELFORGE, brasseurs, frères du vendeur : maison d'habitation, bâtiment ayant servi de brasserie, écurie, toits à porcs, jardin et cour, d'une contenance de 18 a 56, pour le prix de 5000 francs payé comptant.

De nombreuses dispositions, certaines étant toujours d'application aujourd'hui, datent de cette scission : puits du lot A utilisé par les voisins, vice-versa pour la citerne à eau de pluie, mur mitoyen, servitude de passage et écoulement des eaux contournant le lot B au profit du lot A,....

Edmond PARFONRY décède le 29 juillet 1915. Son épouse reste deux ans à Perwez, avant de retourner vers son lieu de naissance, Monceau-sur-Sambre, en avril 1917. Elle loue alors la maison à Philippe LEGROS, un facteur bien connu à Perwez, avant de la vendre le 2 avril 1918 pour 3500 francs à Dieudonné Joseph DELLOYE, mécanicien, originaire du Mont mais habitant Saint-Denis au moment de la vente.

         Sur le faire-part de décès d'Edmond, joint à l'article, il est mentionné qu'il était Commis des Accises de 1ère classe, décoré de la médaille commémorative du règne de Léopold II et de la médaille civique de 2de classe. Il est inhumé dans le caveau de la famille Clément Borgniet-Masquelier à Monceau-sur-Sambre.

         De ces informations, on peut relever le lien qui se crée également avec le Brabant wallon de l'Est, fief des PARFONRY de l'autre branche de Neerheylissem. Les communes de Jauche et Perwez, ou ont habité Edmond et son épouse, sont également situées dans ce territoire. Le lieu du travail d'Edmond devrait nous aider à conclure que ce n'est qu'un concours de circonstances.

        Quant au cinquième frère Alfred, mentionné dans le discours lors de l'inhumation, comme s'étant lancé dans les affaires de brasserie, on le retrouve sur une carte postale de 1908, intitulée : Le Trianon du Bois de la Cambre. On y découvre une photo d'un restaurant - laiterie - chambre et pensions, avec mention du nom du propriétaire : A PARFONRY.

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 11:07

       Voici, transmis par Jean, le petit-fils d'Hubert- Narcisse, le texte d'une carte de voeux écrite par Joséphine, la fille aînée de Joseph PARFONRY qui est parti s'installer en Espagne à la fin du 19ème siècle. Elle est adressée à Hubert-Narcisse, l'oncle. Le texte, mettant au pluriel le mot " tante " laisse entendre que cette carte de voeux pouvait être destinée à une autre personne que l'épouse de ce dernier, probablement une soeur d'Hubert-Narcisse.
        Cette carte, écrite de Séville le 1er janvier 1914, ne laisse rien présager de la Grande Guerre qui allait endeuiller l'Europe quelques mois plus tard.

        A sa lecture, on s'aperçoit que cette première génération de PARFONRY, née en Espagne, maîtrise encore assez bien la langue française malgré certaines imperfections. En outre, elle adresse ses voeux à l'ensemble de la fratrie PARFONRY de Belgique, à savoir les enfants de Hubert-Narcisse et de son épouse, prénommés Marie - Louise et Edmond, soulignant de ce fait l'existence d'un lien encore marqué. Un autre témoignage de conservation de la mémoire.
        Au niveau de la généalogie, il reste toutefois, à mon niveau,  de nombreuses imperfections et manques d'informations sur cette descendance de Joseph PARFONRY, installée en Espagne..

       Voici le texte intégral de la carte de voeux. 

      Cher oncle, tantes, cousin et cousine,


      Cette année, comme toujours nous sommes trop éloignés les uns des autres pour que nous puissions vous présenter de vive voix l'expression de notre tendresse et notre affection. Comme papa est en voyage, la plus grande est obligé de s'en servir de l'écriture pour lui faire savoir à ses chers oncle, tantes, cousin et cousine, les voeux que tous forment pour leur bonheur et prospérité.

      Que l'année 1914 porte avec les plus belles joies pour vous la satisfaction de pouvoir vous embrasser quelques fois.

      Je vous prie à tous de ne pas regarder les fautes d'ortographe et composition, car je n'ai personne pour me corriger et je suis espagnole.

      Une bien forte embrassade de maman, et mes frères, avec une grande tappe de baisers de votre nièce qui vous aime bien tendrement

                                                                                       Signé : Joséphine

Séville, 1er janvier 1914.

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 09:54

      Hubert-Narcisse  est le troisième des frères PARFONRY qui ont été pris par  le goût de l'aventure à la fin du 19ème siècle.
      Avec ses frères Emile, parti en compagnie de Stanley au Congo ou il est décédé, et Joseph qui s'est installé à Séville, il fait partie de cette génération de gens désireuse de participer à l'ouverture des frontières. Des éléments plus complets peuvent être trouvés en lisant l' article précédent sur les PARFONRY de Cleirheid/Erezée.

      Hubert-Narcisse, après s'être installé quelques années au Brésil comme directeur d'exploitation de la Compagnie des Caoutchoucs du Mato Grosso, est revenu en Belgique. Il y créa une société de tubes et robinetterie avec un associé Frédéric LIELENS à Bruxelles.

      Ci-dessous, vous trouverez le discours prononçé par son associé lors de son inhumation. Dans ce texte, on relate non seulement les différentes étapes de son parcours mais aussi quelques informations sur celui de ses frères. Ce document m'a été transmis par son petit-fils Jean. Pareil témoignage représente ce que la mémoire peut aider à conserver. 

      Discours proncé par M. Frédéric Lielens  devant la tombe de M. Hubert - Narcisse Parfonry

           Mon grand ami Parfonry vient de m'être ravi; un brave et honnête homme vient de disparaître.


           Depuis bientôt quarante ans que nous nous connaissions, toujours nous avons marché la main dans la main. Non seulement, nous avions à défendre un patrimoine commun, mais devaient être maintenues intactes aussi cette grande et confiance sympathie, cette amitié profonde qui, si fragile parfois dans l'âpre lutte quotidienne, nous liaient l'un à l'autre. Nous y sommes parvenus, et ce grâce à toi, mon cher Parfonry.

           Ta patience infinie, tes conseils mûrement réfléchis, ton expérience des hommes et des choses, ont toujours fait ton grand mérite et ton influence si utile dans notre collaboration.

            Né sur les rives de cette riante Ourthe, tu avais de cette Wallonie luxembourgeoise toute la ténacité de ses fils, toute l'âpreté de son sol, mais également tous les changeants aspects de ses paysages. Infatigable et têtu même au travail, savoir ce que l'on veut, d'un abord sévère, même un tantinet rude, d'autre part révélant à ses seuls intimes une supérieure beauté d'âme, voilà, mon cher Narcisse, comment je t'ai vu, comment je t'ai jugé, pendant ces quarante ans si vite écoulé.

           Orphelin à l'âge où l'enfant, en passe de devenir homme, a tant besoin de tout l'amour de sa maman, du soutien de chaque jour de son père, tu fus laissé à toi-même, en ayant quatre frères plus jeunes à diriger, à soutenir. Résolument, tu te mis à la tâche, en te jetant à corps perdu dans l'âpre mêlée du " struggle for live". Ici, tu t'engages en qualité d'aide ouvrier agricole; là, dans les usines de la région de Liège, tu loues tes bras en travaillant comme manoeuvre. Tu réussis à faire entrer ton frère puiné à l'Ecole des Pupilles, tandis que toi, désigné par le sort, tu te rends à Bruxelles, à ce Petit Château que tu devais revoir quotidiennement quelques décades plus tard, et où le fameux régiment des Carabiniers était caserné à l'époque. De tes deux autres frères, l'un, grâce à toi, entre à l'Administration, le cadet s'expatrie et se fixe définitivement en Espagne, le dernier se lance dans les affaires de brasserie. 

             Bientôt, tu fus remarqué au régiment par ton assiduité au travail, par ta correction, ton sens de l'honneur, et le Ministre de la Guerre te confie un poste de professeur au Cours Central, Ecole des Cadets de l'époque. Un capitaine d'affaires belge t'y remarque et te nomme à la direction d'une exploitation agricole au Brésil. Tu pus y donner toute ta mesure, pendant que ton frère, sorti de l'Ecole des Pupilles et devenu officier, suivant ton exemple, s'expatrie au Congo, pour suivre la mission Hodister  et subir le sort malheureux de ces vaillants pionniers belges.

            Dix longues années de séjour dans les pampas du Matto-Grosso, au Brésil, ont épuisé ton goût de l'aventure, et tu songes à rentrer dans ta patrie. Tu rencontres Mademoiselle Marie Malbrenne et tu fondes un foyer. Tes fatiques accumulées au Brésil s'estompent et disparaissent aux douceurs de cette nouvelle vie. Tu découvres les beautés farouches de ces terrils du Borinage, de ce beau bois de Colfontaine, mais cette inactivité te pèse. Une ardoisière, après un laminoir, sollicitèrent tes capitaux et tes connaissances, mais cela ne convient pas, et l'on te propose de t'occuper de tubes, et te voilà associé à Blampain.

           Entretemps tu as, heureux père, fêté la naissance de ta fille Marie-Louise et de ton fils Edmond après.

           La guerre 1914 - 1918, ne pas fléchir, sauver ce qui peut être sauvé, ne jamais transiger sur l'honneur, sont les mots d'ordre du patriote Parfonry. Enfin, la paix; les affaires progressent rue Locquenghien, la famille Parfonry quitte Eugies, vient s'installer à Bruxelles.

           En 1929, tu estimais que tes épaules commençaient à fléchir sous les coups des ans, la pérennité de l'affaire Parfonry § Lielens devait être assurée et la société anonyme fut fondée. Ton fils Edmond commence son éducation à cette école modelée à tes façons d'agir, de voir, et petit à petit, reprend de tes mains le flambeau du devoir. Edmond s'est marié, ta chère Marie-Louise à son tour fonde une famille, et te voilà heureux et confiant; ton oeuvre continuera. Enfin, de charmants petits-enfants, et c'est l'art d'être grand-père, qui t'accable de bonheur. Les jours heureux continuent, continuent; mais hélas tout à une fin, et les belles années passées sous l'Equateur, les dures années de travail et les félicités de la famille ont grignoté chaque jour de cette longue et belle vie. Ce jour, entouré de tes proches, de tes amis, de ce personnel que tu estimais, je te pleure pour toute cette belle amitié perdue.

          Notre seule consolation est que ta vie restera, pour ta chère femme, pour tes enfants aimés, pour les tiens, pour nous tous, ton personnel et ton ami sincère, un exemple de réconfort dans les moments difficiles.

          Au nom de tous ceux que tu as approchés dans ta longue vie, ceux qui t'affectionnent, et enfin en mon nom personnel, je crie adieu à tes restes mortels, mais non à ta belle âme, à ta mémoire.

          Tout cela restera vivace parmi nous.


                                                                                               Le 5 novembre 1946



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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 18:25

       Dans un livre, écrit par Pierre NOTHOMB ( Ed. Perrin et C, Paris, 1915) et intitulé «  Les barbares en Belgique » qui retrace les atrocités réalisées par l’armée allemande pendant la traversée de la Belgique en août 1914, on retrouve la mention d’un fantassin PARFONRY. La description des faits mentionne que l’on se trouve dans les environs de Namur.

p.24….Pendant la retraite de Namur, le fantassin Parfonry est tombé entre leurs mains avec un groupe d’hommes. Ils leur joignent les poignets derrière le dos, ils les attachent quatre par quatre, ils les font marcher tout le jour, à coup de plat de sabre et de crosse, pour les jeter enfin dans les caves du château de Saint-Gérard……


        Qui peut bien être ce fantassin PARFONRY dont personne n'a mentionné à ce jour l'existence ? A t-il finalement survécu à cette barbarie ?
     En tenant compte des informations disponibles, il doit s'agir très vraisemblablement de Louis PARFONRY, fils de Jacques, Alfred PARFONRY et neveu de Hubert-Narcisse PARFONRY, l'industriel déjà présenté dans d'autres articles.
       Sur son faire-part de décès, on y lit qu'il a été distingué à de nombreuses reprises :

                - Ancien combattant décoré de la médaille militaire ;
                - Croix de guerre avec palmes ;
                - Croix de feu ;
                - Croix de l'Yser ;
                - Médaille interalliée ;
                - Médaille commémorative avec huit chevrons ;


     Louis est né le 25 février 1884. Il avait par conséquent 30 ans au moment du déclenchement de la première guerre mondiale. On imagine, en regard avec le document retrouvé et la liste de ses décorations, qu'il en a " bâvé " au cours de cette guerre. On suppose, au vu de sa décoration de la Croix de l'Yser qu'il a effectué une bonne partie de la guerre dans les tranchées de l'Yser et qu'il a donc survécu aux épreuves mentionnées dans le paragraphe du livre, près de Namur en août 1914.
      Il est décédé le 2 juin 1936. Il a eu 3 filles : Pauline, Emilie et Simonne. Son épouse s'appelait Emilie GOUX.


         Des informations complémentaires de membres et descendants de cette branche des PARFONRY d'Erezée pourraient permettre de mieux connaître la vie de Louis.

 

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 12:30

Dans un article publié sur l'exposition universelle de Philadelphie en 1876, organisée à l'occasion du centenaire de l'indépendance des Etats Unis, on y apprend que pour cette manifestation, la France avait déplacé ce qu'elle comptait de mieux comme industriels pour l'époque. Et parmi ceux-ci, on relève dans la liste l'entreprise de marbrerie PARFONRY et LEMAIRE. C'est déjà avec ce même LEMAIRE qu'il avait obtenu sa première médaille d'or lors de l'Exposition Universelle de Paris de 1867.
A l'occasion de cette exposition, François-Xavier obtint une "Prize Medal" qui cumulée à d'autres prix, lui permit, d'être couronné de la dignité de Chevalier de la Légion  d'honneur en 1881.
Une particularité de ce document est de relever que François-Xavier s'associait dans son entreprise. Le cas mentionné ici avec LEMAIRE n'est pas isolé. On a retrouvé ainsi qu'il avait probablement obtenu en 1891, en compagnie d'un certain HUVE,  le lot  1M4 "marbrerie et sculpture" des travaux de rénovation d'une nouvelle mairie, située Avenue Longueil à Maison Lafitte.

Voici l'extrait du paragraphe faisant référence à François-Xavier PARFONRY

Extrait de « La revue des deux Mondes, 15 oct.1876 : Les EU célébraient leur premier siècle d’existence »

 


….Dans les branches que l’on vient de citer, quelques-uns de nos plus grands industriels étaient accourus. Faut-il nommer des maisons que chacun connaît et qui n’ont pas eu besoin qu’on les vante : Bréguet dans l’horlogerie, Boucheron dans la joaillerie, Hielard pour les fleurs artificielles, Hachette et Gauthier- Villars dans la librairie, Koenig et Deleuil dans les instruments de précision, Pottier, Soyer, Mansuy pour leurs émaux, Million et Guiet, Binder, Muhlbacher dans la carrosserie et la sellerie, Hache et Pepin-Lehalleur et Haviland dans les porcelaines, Parfonry et Lemaire dans la marbrerie, Mazaroz dans l’ameublement de luxe, Chatel dans les soieries ?



                              En complément de cet article publié à l'occasion de l'exposition universelle de Philadelphie, on peut retrouver une photo du pavillon français sur le site : http://libwww.library.phila.gov/CenCol/Details.cfm?ItemNo=c021357&sourceURL=adv-subjcapsrch5.cfm&subject=axle&oper=AND&subject1=&CaptionTitle=Main%20Building-France
                                  
                           
Et en me référant à l'information que m'a transmise Agnès PARFONRY, on devrait apercevoir, au fond de cette pièce, le marbre présenté à cette manifestation par François -Xavier.

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 10:38

Chers et chères PARFONRY et apparentés,

Comme prévu dans mon courriel de fin 2007, je suis entré dans ma nouvelle vie de retraité depuis Noël. J'ai passé le cap avec l'aide de nombreux amis et collègues de travail. Les différents aspects de ces festivités peuvent être trouvés en lisant les quelques articles qui précédent sur ce blog.

Pour récapituler les résultats des activités entreprises durant l'année 2008, il convient de mentionner avant tout les retrouvailles de l'été en juillet avec plusieurs membres de cette fratrie des PARFONRY de France. Profitant d'un séjour à proximité, nous avons été les débusquer avec mon épouse dans leur retraite du Loiret, à proximité du château de Briou de Lude. Par chance, ils se ressemblaient à l'occasion du mariage de Clémentine, une de leurs filles. Et nous avons eu le plaisir de rencontrer le patriarche Jacques, revenu pour la circonstance, de sa retraite de Guadeloupe. Un plaisir qui fut partagé à la française autour de bons plats préparés par Jean-Pierre, Martine et Patrick.

Parmi les autres rencontres de cette année, on peut mentionner celle avec Emile et Jules, les PARFONRY de Neerheylissem, ou, autour d'un bon morceau de tartes on a pu échanger quelques informations sur l'origine et la situation de la ferme actuelle. Je suis retourné également chez mon petit - cousin germain Henry PAESMANS pour lui faire part, une nouvelle fois, de l'état d'avancement de mes recherches et en lui laissant un exemplaire de mon document provisoire. Par la même occasion, je lui ai demandé de me rédiger une petite synthèse sur sa maman Anna, soeur de mon grand-père, afin de conserver la mémoire familiale..
Du côté maternel, j'ai eu l'occasion de me rendre, pour repérage, près du moulin familial ou a vécu ma grand-mère maternelle à Thorembais-Saint-Trond. A cette occasion, je rencontrai celui qui se dévoue pour transmettre la mémoire du village, en rassemblant des cartes postales et des photos sur un site.

Une dernière rencontre se réalisa à l'occasion de la réception organisée pour mon départ en retraite. J'ai eu le grand plaisir de saluer pour la première fois mon confrère André PARFONRY, de la branche d'Erezée, venu prendre des nouvelles et encourager son homonyme pour la circonstance.

Je me suis également intéressé aux PARFONDRY, particulièrement ceux installés en France. Et c'est ainsi, grâce à un échange avec Patrick, et avec l'aide d'Alain PARFONDRY le bordelais, que l'arbre généalogique de la branche d'Aywaille put être pratiquement finalisé, au grand bonheur des descendants en Belgique que sont Paul LAURENT, Oscar LAMBERT et Camille BOURG.
J'eus le plaisir également d'accueillir à mon bureau à Bruxelles Marc PARFONDRY,  un étudiant désireux de réaliser un mémoire de fin d'études en se focalisant sur d'anciens projets de la FAO en Asie dont j'avais assuré à une époque la supervision. Un hasard qui constitue un pas de plus pour rechercher une certaine convergence dans la connaissance sur ce patronyme.

Au niveau de documents répertoriés, ceux - ci ont permis de renforcer les informations sur ce Chevalier de la Légion d'honneur que fut François Xavier PARFONRY, parti en France et à l'origine de cette branche. Sur le terrain local, un début d'initiatives a été entrepris pour s'efforcer de parfaire les connaissances sur cet Emile PARFONRY, horloger de son état, qui est selon moi, l'un des maillons importants de cette saga des PARFONRY, mais dont le souvenir et la mémoire ont été peu conservés. La découverte de sa maison ou il a passé sa retraite et l'aide d'un passionné de l'histoire villageoise pourraient éclairer quelque peu la vie de ce personnage.

Une copie d'une lettre de ce dernier, datant de 1930, retrouvée chez les PARFONRY de France, constitue le document le plus important découvert au cours de cette année 2008. Malgré sa faible longueur, on décèle suffisamment d'éléments pour affirmer que des liens plus intenses existaient encore à cette époque entre tous les PARFONRY de Belgique et de France.

Et en dernier lieu, les informations transmises par Henry PAESMANS et moi-même ont permis de finaliser des articles sur les instituteurs de Beauvechain dont Emile l'instituteur, mon grand-père, publié en 2008 dans une revue locale.

En ce qui concerne les recherches entreprises sur l'origine de notre nom, il semble de plus en plus certain que le lien déjà énoncé précédemment avec l'évolution de l'extraction du fer depuis des temps reculés constitue une piste très sérieuse. Celle-ci devrait nous permettre de faire modifier la description toujours mentionnée dans les dictionnaires sur l'origine des noms, à savoir " Ruisseau profond, relié à un lieu-dit à Aywaille datant du 15ème siècle", Reste probablement à convaincre, ne disposant pas suffisamment d'éléments matériels mais seulement d'une série d'indices convergents. La découverte antérieure d'une lignée de chevaliers de Parfondry, originaire de Comblain, à la fin du 13ème siècle est une preuve manifeste que ce nom est plus ancien. Pouvoir relier ce nom à la même étymologie que le mot "Fonderie", serait évidemment très appréciable, vu le contexte de l'évolution et de l'importance acquise par la sidérurgie dans l'histoire de la Wallonie. Ce toponyme pourrait constituer l'un des maillons de cette Histoire.

En ce qui concerne l'origine précise de la formation de ce toponyme, on peut maintenir l'idée d'une création aux abords des vallées de l'Amblève et de la Vesdre si l'on s'en tient à une origine unique. Il est assez judicieux de parler d'une certaine cohérence avec la région géologique de la Calestienne, et particulièrement les terres médiévales relevant du fief d'Aywalle et de la Terre de Durbuy. Ceci reste bien sur une hypothèse mais pouvant être considérée au vu des éléments dont on dispose. Tout reste cependant à relier avec une présence abondante de ce nom à partir du 18ème siècle en rive gauche de la Meuse, soit en Hesbaye liégeoise.

Ma nouvelle situation va désormais me permettre d'approfondir cette recherche entamée depuis près de trois ans. Mais avant tout cela, nous irons avec mon épouse quelques semaines en Guadeloupe chez notre aïeul Jacques. Plaisir des îles et retrouvailles ancestrales qui ne se refusent pas, en espérant peut-être pouvoir faire resurgir des éléments de mémoire encore emprisonnés dans le dédale des cellules.

Tout cela m'a permis de sortir définitivement de ma position du "poor lonesome cowboy". Je suis désormais entré en contact avec de nombreuses personnes, et désireux de prendre appui sur d'autres sources et contacts. Les chemins de la ville me semblent plus accessibles. L'intérêt semble s'accroître et le réseau s'étendre.

En espérant vous avoir intéressé, je vous souhaite à tous et à toutes de bonnes fêtes de fin d'année et une joyeuse année 2009.


Roland, your fieldmouse.

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Présentation

  • : Le blog de PARFONRY
  • : Le cadre directeur de ce blog consiste à réunir ce qui peut être transmis sur un patronyme. La présentation de tous ces personnages n'est finalement qu'une manière de transférer un patronyme. Qu'il soit culturel, social ou historique, ce patronyme ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. L'environnement, le vécu de chacun a probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons. Les gênes se diluent plus vite que le lien avec le mode de vie et les rencontres. Cette vision oblige à élargir le champs d'investigation en déviant de l'aspect purement généalogique. La découverte de nouveaux indices motive et assimile parfois cette recherche à une enquête. L'histoire ne peut être racontée de manière linéaire. Chaque élément, chaque personnage a droit à son histoire dans le récit tout en suivant le dénivelé et les courbes imposés par les aléas de l'Histoire et de la vie. Contrairement au patrimoine, un patronyme se voit contraint de s'adapter aux vicissitudes des évolutions sociales et des guerres. Le contenu des quelques 350 articles de ce blog a été rassemblé dans un livre intitulé "La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem - L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme ".
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