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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 21:22

      Après avoir visionné un certain nombre de cartes et de documents, une liste des sites a ainsi pu être compulsée, en rapport avec notre toponyme. En croisant ces résultats avec ceux fournis gracieusement par l'Institut Géographique National (IGN), une énumération des endroits portant ou ayant porté ce toponyme qui est le nôtre a ainsi pu être établie

      L'étude de la répartition de ces lieux s'avéra une étape importante pour mettre en place une méthodologie de travail qui aboutit aux principales conclusions avancées dans l'un des premiers articles de ce blog.

     Liste des lieux identifiés
 

  1. PARFONRY ou PARFONDRY, 15ème siècle, site dépendant d’Aywaille ; lieu-dit tirant son nom du ruisseau constituant la limite entre Aywaille et Lorce, en bordure du bois d'Aywaile (Province de Liège) ;
  2. Carrière de PARFONDRY à Comblain-au-Pont ;  site de grand intérêt biologique ; située entre Höyemont et Oneux, rive gauche de l’Amblève (X Lambert : 238530, Y Lambert : 130070) ;
  3. Un toponyme PARFONDRY, orthographié une seule fois PARFOND RI, ruisseau, sous – affluent de la Lesse, à Serinchamps, ancienne commune fusionnée avec Ciney, entre Ciergnon et Rochefort ;
  4. PARFONDRUY, village près de Stavelot (Province de Luxembourg) ; carte IGN;
  5. Ruisseau de PARFONDRUY, à Trois-Ponts, près de Stavelot ;
  6. Un toponyme Fontaine de PARFONNIZ suivi sur une édition suivante de Ruisseau de PARFONRI avant que ce toponyme ne disparaisse au profit d’une nouvelle écriture Ruisseau de Houpe-le-Loup à Comblain – Fairon, ancienne commune fusionnée avec Hamoir ;
  7. PARFONDRY, vallée fortement boisée en face d’Amay le long de la Meuse ; carte Principauté de Liège et Comté de Namur, 18ème siècle ;
  8. PARFOND RY : Le Ruisseau, affluent de La Lomme, coule au fond d'une vallée très encaissée, au sud du village ardennais de Mirwart ; présence de divers groupements forestiers très riches où l'on note la présence d'espèces remarquables : la sanicle (Sanicula europaea), petite ombellifère très rare en Ardenne, la fougère des montagnes (Oreopteris limbosperma), ou le très rare lycopode à feuilles de genévrier (Lycopodium annotinum) mis sur la liste rouge de la flore de Wallonie ;  (Prov. de Lux.) ; carte IGN ;
  9. Le pavillon du PARFONDRY dans le domaine provincial de Mirwart , en lien direct avec le ruisseau mentionné ci-devant;
  10. le Rau de PARFOND Ru : Cours d’eau, affluent en rive gauche de la Semois, rejoignant celle-ci à Cugnon (Prov. de Luxembourg) carte IGN ;
  11. Roches de PARFOND RU : lieu dit surplombant l’endroit ou le Rau de PARFOND RU atteint la Semois, près de Cugnon (Prov. de Luxembourg); carte IGN ;
  12. PARFOND RI, lieu près du  village d’Amonines (Erezée, Province de Lux.) ; carte IGN ;
  13. PARFOND RIEU, résidence d'une ancienne seigneurie entre Silly et Brugelette, située à côté de la seigneurie d'Enghien (Province du Hainaut) ; carte IGN ;
  14. Domaine de chasse de PARFONRY, Bois de Saint - Thibaut, Rendeux près d’Erezée (Province de Lux.);
  15. Ruisseau de parfondrieux, ancienne dénomination (1665) du ruisseau de l’Eau rouge ou ruisseau de Winanplanche à Spa ;
  16. Il existe également une ferme Parfondry située dans le village de Compogne (Bertogne-Prov. du Luxembourg) ;
  17. Une fosse de charbonnage au nom de PARFONDRY aurait  existé, à gauche du chemin reliant Châtelet à Pont-de-Loup en 1791, près de la chapelle de St Clet (Prov. du Hainaut) ;

Et étendant notre recherche à la France, deux régions présentent des constructions sur base de la même étymologie. L’une dans le Calvados avec mention de deux sites proches l’un de l’autre d’une quinzaine de km :

 

  1. PARFOURU-sur-ODON (14310): commune (136 habitants) de Villers-Bocage  avec mention d’un château de Parfouru ;
  2. PARFOURU-l’ECLIN, hameau de la commune de Livry (14240) ;

 L’autre dans le Nord Est ou selon l’IGN France, cette formation est à l'origine de nombreux noms de lieux-dits et de ruisseaux de l'Est de la France.

 

  1. PARFONDRU (02840): commune (302 habitants)  dans le Département de l’Aisne ;
  2. PARFONDRUPT (55400) : commune (48 habitants) dans le Département de la Meuse ; 

           L’adjonction de -Ry est spécifique car on rencontre d’autres constructions de lieux telles que Parfondbois (Jalhay), Parfondva (Houffalize) mais aussi la route de Parfondvaux (Blégny), dernier témoignage du village rattaché en 1821 et sur certaines éditions de la carte topographique, une écriture Ruisseau de Parfondevau à Aywaille. Cette dernière construction est présente à trois reprises sous la forme de Parfondeval en France dans les départements de l’Aisne (02360), de l’Orne (61400) et de l’Oise (60570). On peut également compléter par la gorge de Parfondval, par laquelle passait l’aqueduc  alimentent la ville de Metz à l’époque romaine et la falaise de Parfondval près de Dieppe.

  
        Une première observation sur la dispersion des différents noms laisse entrevoir une différence dans la dénomination de la dernière syllabe. Le suffixe - Ru, utilisé pour les lieux en France, se transforme en "- Ry - Ri " pour les appelations situées en Belgique, à l'exception du site de Cugnon, à proximité de la frontière française.

        Et pour vous aider à rêver à donner une dimension épique de cette histoire, efforcez vous de tracer une route passant par ces différents lieux en partant de Parfouru l'Eclin en Basse Normandie et aboutissant près de Comblain aux abords de la vallée de l'Amblève. Qu'en concluez vous ?  Si vous voulez rêver un petit peu.


       Bien qu’il ne contienne qu’une partie du nom de famille, on ajoutera également, et dans ce même contexte, la dépression karstique du «  Fondri (ou fondry) des chiens » situé à Nismes dans la commune de Viroinval, à proximité de la frontière française. Comme on le découvrira, ce dernier endroit servira utilement à valider la cohérence entre les différents lieux-dits répertoriés.

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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 20:32

      Pensons également à ce que ces patronymes et ces arbres généalogiques n'ont pu se perpétuer sans la collaboration de nos mères. La filiation patriarcale de notre société fait oublier le plus souvent le nom de celles qui nous ont conçues.

      En regardant mon arbre généalogique, je me suis dit que finalement, il y a probablement moins de liens avec mon arrière-arrière-arrière-petit-cousin PARFONRY par rapport à l'arrière-arrière-arrière-petit-cousin se nommant THEUNIS ou STAES qui doit vivre quelque part en Belgique. Comment ne pas considérer aussi que, pour de nombreuses situations, ce soit la mère qui représente la stabilité dans la transmission des liens culturels. Ne dit-on pas que la langue que nous parlons est liée au côté maternel. La rivière de notre enfance qui coule dans nos veines s'identifie évidemment mieux à nos mères.

      Et pour ne pas omettre cela, je me suis rendu dans un petit village de ce Brabant wallon de l'Est : Thorembais-Saint-Trond. Dans les photos de famille, j'avais repéré l'une d'entre elles, prise au début du 20ème siècle. Cette photo représentait le vieux moulin du village et quelques personnages. En la présentant à ma mère, j'en ai eu de suite l'explication. C'était le moulin de la famille du côté maternel. Et on voyait sa maman encore jeune ainsi que d'autres personnages dont son frère et l'instituteur.

      Et c'est ainsi, en me rendant un dimanche en repérage dans le village, que je rencontrai une personne, habitant à proximité de ce qui était le moulin, et avec qui j'entamai une conversation. Après quelques explications, il m'invita dans sa maison et en ouvrant son ordinateur me fit découvrir le site du village avec de nombreuses photos anciennes. J'avais eu la chance de tomber, un peu comme Jules à Gobertange, sur celui qui reconstituait la mémoire du village.

      Et l'une de ces photos étaient précisément celle que je possédais. N'ayant pas pu déterminer le nom des personnes présentes sur la photo, je pus ainsi lui fournir l'information.

      Vous pouvez retrouver cette photo sur le site http://www.thorembais.be . En ouvrant le dossier " moulin ", vous y verrez sur la gauche ce moulin daté de +/- 1905. La première personne, en avant à gauche, est par conséquent ma grand-mère maternelle Maria DELEUSE. A la partie supérieure, on reconnaît son frère Jules DELEUSE et tout au-dessus l'instituteur.

       Il me reste maintenant à noter ce que ma mère m'aura appris sur l'histoire familiale autour de ce moulin. Car, je sais maintenant que la personne qui habite cette maison aujourd'hui est la petite-fille d'un frère de sa maman. Émouvant n'est ce pas de retrouver pareille information ??.

      Il ne me reste qu' à y conduire ma maman pour qu'elle puisse ainsi marcher sur les traces de son enfance. Comme quoi, la rivière de notre enfance ..........

 

      Ce qui fut fait à la fin du mois d'avril 2010. Ma mère rencontra Lydia, la petite-fille de son oncle François DELEUSE. Elles se remémorèrent, dans la pièce qui fut autrefois le local annéexé au moulin, les souvenirs sur des personnes décédées ou parfois encore vivantes. Il fut aussi un peu question de la crise du prix du lait. Un récent investissement exigé par l'Europe devenait en quelque sorte aléatoire pour le futur. Une alternative partielle était trouvée en vendant au DELHAIZE proche des poches de lait cru, en provenance directement de la ferme. Et dire que dans ces conditions difficiles la fille de Lydia a décidé de reprendre la ferme !! Une lignée qui se perpétue malgré tout.

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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 11:11

        Le travail de recherche qui a été élaboré n'aurait sans doute pas démarré sans un déclic au départ.
       Deux personnes avaient déjà entamés le recueil d'un certain nombre de données sur la généalogie des PARFONRY. Sans avoir pu disposer du résultat de leurs recherches, je n'aurais probablement pas eu la curiosité de poursuivre et d'étendre aux aspects historiques et étymologiques. Il me semble donc normal de rendre un petit hommage à ces deux personnes.
      Assez curieusement, mais cela n'est sans doute pas un hasard quand on sait que de nombreuses données restent confinées dans les presbytères, doyennés et autres archives religieuses, ces deux personnes ont exercé dans des paroisses en tant que curé.

       Le premier est Alex PARFONRY, né à Marche-en-Famenne en 1926. Il exerca la fonction de curé à Spontin de 1968 à 1976. Il offficia par la suite à Assesse et Florée. Jean GERMAIN de la Commission royale de Toponymie et de Dialectologie, qui l'avait connu, m'en a rédigé un petit éloge tout simple mais très compréhensible : "C'était un homme cultivé, dynamique et apprécié de tous ".
      Il fut associé, à titre posthume, au gros ouvrage sur Spontin publié en 2004. Cet ouvrage est intitulé : Spontin, d'eau et de pierres. Un village millénaire au coeur de la Wallonie. Alex y avait rédigé les chapitres 9.1 : 10 siècles de paroisse et 9.2 : L'église au gré de ses reconstructions.
       Il avait reconstitué une bonne partie de l'arbre généalogique des PARFONRY de la branche de Clerheid/Erezée. Ce document me fut tranmis dès que l'on eut connaissance de ma démarche. Il est décédé à Spontin en 2000.


      Le second est Henry PAESMANS, né à Beauvechain en 1923. Etant le fils d'Anna PARFONRY, la soeur d'Emile PARFONRY l'instituteur de Beauvechain, mon grand-père, il est le cousin germain de mon père Georges PARFONRY. Devenu prêtre en 1946, il a été vicaire à Neerheylissem avant d'être désigné curé dans le village de Noduwez en 1953 puis à Nil-Saint-Vincent. Il a été promu doyen par la suite pour la région du Brabant wallon de l'Est dont il a décrit avec une certaine exactitude le caractère dans un document en 1998 :

       " Région constituée de gens de bons sens dont la culture, la sensibilité et le mode d'expression étaient très différents des autres régions, parce que leur origine paysanne les faisait entrer dans le changement à un rythme beaucoup plus lent ".

     J'ai eu la chance de retrouver le résultat de ces recherches en triant les dossiers de mon père, décédé en janvier 2006. Ayant exerçé à Neerheylissem, lieu d'origine de notre branche, il a pu, à son aise, dépouiller les registres paroissiaux pour remonter le temps.
       Promu chevalier de l'Ordre de la Couronne le 15/11/2000, il habite toujours à Nil-Saint-Vincent de nos jours.


       Voici les photos de ces deux passionnés

 

            Alex PARFONRY                                                                         Henri PAESMANS avec Roland P.

 

Cure-Alex-Parfonry.jpg           Henry-et-Rol.jpg


                 

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 17:41

        La présence de cette branche de PARFONRY dans la région d'Erezée doit remonter à une époque reculée. Comme rare témoignage de cette période ancienne, il reste un lieu-dit à Amonines, en bordure de l'Aisnes, affluent de l'Ourthe, occupé de nos jours par une villa. Une descendance existe encore de nos jours.

              L' esprit d’aventures et d’entreprises sont à mettre à l’avant de ces fils de Jean- Joseph, né en 1833. On y découvre ainsi, en différents endroits du monde, la présence de trois frères à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle. Originaire de la commune de Hotton, leurs parcours individuels méritent d’être mentionnés succinctement.

 

Le premier, Emile, né en 1857, devenu orphelin à l’âge de seize ans, s’était engagé dans l’armée. Il a accompagné STANLEY en 1882 dans son expédition qui avait pour objectif de créer un passage en remontant l’escalier des Monts de Cristal, le long du fleuve Congo. Elle était financée par le roi LEOPOLD II, via l’Association Internationale du Congo. Parti d’Anvers le 15 août 1882, en compagnie du lieutenant COQUILHAT, il s’embarque pour l’Afrique à Liverpool, à bord du Benguela, steamer de la « British and African navigation Company ». Il fait partie des quelques soixante trois premiers pionniers belges au Congo, arrivés entre 1879 et juillet 1885 durant la période de présence de STANLEY. Décédé peu de temps après son arrivée,  il est enterré au cimetière des pionniers à Manyanga dans le Bas-Congo. Sa bravoure et son infatigable ardeur au travail furent soulignées dans un paragraphe du livre écrit par l’explorateur. Son nom est repris pour indiquer la rue principale de Hotton.

 

Extraits de documents sur Emile – Désiré PARFONRY (1857 – 1883)

 

1. «  Cinq années au Congo 1879 – 1884 » de Henry N. STANLEY  

Un des collaborateurs dont j’ai eu le plus à me louer est le sous-lieutenant PARFONRY. Il vécut assez pour se faire estimer par sa bravoure et son infatigable ardeur au travail. Je commençais à me féliciter de sa présence auprès de moi, quand une imprudence - une seule mit fin à ses jours. Il s’exposa témérairement aux rayons du soleil et mourut peu après.

 

2. «  Aan onze coloniale Helden die stierven voor de beschaving (1876-1908 ) ; 

                              

En septembre (ndrl : 1882), arrivèrent d’autres européens. C’étaient les lieutenants Coquilhat, Avaert, Parfonry ;… Ces agents étaient à Banana le 22, s’en allèrent de ce lieu le 26 et arrivèrent le jour suivant à Vivi. ……….Parfonry resta à Isangala pour remplacer Swinburne, qui retournait en Europe car son terme de service était écoulé. ……Après son départ de cette place (ndrl : Manyanga), Stanley avait chargé le sous-lieutenant Parfonry du travail de voirie qui était interrompu depuis octobre 1882. Avec enthousiasme, Parfonry se mit au travail mais suite à une imprudence, laquelle était due à son inexpérience, il reçut un coup de soleil et on dut le ramener presque sans connaissance en hamac vers Manyanga. ……… Parfonry, ce jeune et brillant officier, succomba le 24 mars des suites de son terrible accident.

 

3. « Biographie coloniale belge » Tome 1

Parfonry s’engagea au Comité d’Etudes du Haut-Congo en 1882. Il partit pour la première fois le 15 août 1882 en compagnie de Coquilhat, Avaert, Brunfaut, Guillaume Vande Velde. ………Parfonry resta à Isanghila……. Stanley annonça à Parfonry qu’il devrait céder son poste d’Isanghila, étant choisi par lui, Stanley, pour continuer le dur travail de la route des caravanes…..il ne disposait que de quarante travailleurs noirs zanzibarites, peu initiés au métier de cantonnier………Néanmoins, Parfonry se mit à l’œuvre et, dès le 6 mars, il dirigeait son escouade de routiers. …….le brave officier n’avait d’autre satisfaction que de recevoir, au passage des caravanes, des nouvelles de ses compatriotes…..Parfonry sortit imprudemment nu-tête de sa tente……Il s’affaissa dans l’eau fangeuse du chemin, frappé d’insolation……..ils trouvèrent le pauvre Parfonry en proie au délire, gesticulant, criant….Le mal se mua en fièvre typhoïde…Le 24, à 9h 30 du soir, Parfonry expirait, sans avoir repris connaissance….Parfonry avait assez vécu pour montrer qu’il y avait en lui des éléments d’une haute valeur morale. Il alliait aux qualités de cœur une bravoure remarquable, une ardeur infatigable au travail.

 

4. Les Belges dans l’Afrique Centrale. Voyages, Aventures et Découvertes par Ch. De Martrin-Donos, 1887

Ces arrivants, débarqués à Banana, peu de temps après le lieutenant Van Gele, faisaient partie d’une phalange d’explorateurs nouveaux, au nombre desquels on comptait : Emile Parfonry, sous-lieutenant au 10ième de ligne ; Emile Brunfaut, voyageur de commerce ; Louis Haneuse, lieutenant au 10ième de ligne ; Alfred Allard, docteur en médecine………

Parfonry et Coquilhat parcoururent cette étape et s’arrêtèrent pour bivouaquer à la nuit tombante ; puis ils reprennent leur marche au petit jour, franchissant les ravins, gravissant les falaises, traversant les villages indigènes amis. Un jour, c’st le soleil brûlant qui les accable ; une soudaine et terrifiante tornada transforme leur route en marais fangeux et glissants. Arrivé à Issanghila, les deux voyageurs se séparent. Parfonry devant séjourner dans cette station en qualité de chef, Coquilhat appelé à Léopoldville, s’embarquait sur le Royal,……

Cette route devait plus tard être établie par les agents de l’Association ; Parfonry, relevé par Avaert dans le commandement de la station d’Issanghila, fut appelé à le commencer dès les premiers jours de mars 1883. ……..Parfonry ne disposait en effet que de quarante travailleurs noirs de Zanzibar, peu initiés ou même étrangers au métier de cantonnier, mais solide…….

Dans l’accomplissement de ses fonctions, le brave sous-lieutenant n’avait d’autres consolations que le travail, et d’autres satisfactions que de recevoir au passage des caravanes des nouvelles de ses compatriotes ……..

Le 12, à sa grande surprise mêlée de contentement, Parfonry voyait s’avancer sur la route de Lutete, Amelot, guidant allègrement, aux doux sons de l’ocarina, une faible caravane de noirs………

Nous serons bons voisins, je l’espère, pendant plusieurs mois, dit Parfonry en prenant congé du marcheur. Ma route avance ; les travaux m’amèneront sous peu aux abords de votre station….Je vous ferai de fréquentes visites, et nous y passerons de douces soirées consacrées aux souvenirs, aux causeries intimes que vous entremêlerez des refrains si chers à la patrie…….Parfonry sortit imprudemment nu-tête de sa tente et courut pour examiner les dégats………

 

Un deuxième, Joseph, émigra à Séville en Espagne pour y installer des paratonnerres sur de nombreux bâtiments et y créer une société. Sa présence est repérée dès 1896. L’appui de la famille royale espagnole lui était accordé car une carte postale publicitaire mentionne explicitement de ce soutien. Une descendance, portant toujours le nom de PARFONRY, existe toujours de nos jours à Séville.

 

Extraits de documents sur Joseph PARFONRY

 

Histoire de l’ Eglise paroissiale de Santiago Apostol (en espagnol)

La torre actual se compone de caña, cuerpo de campanas y capitel…….Sobre una imposta ornamentada con pinjantes, se dispone un banco apilastrado y, encima, el cuer­po de campanas………Entre el cuerpo de campanas y el balconcillo se instaló el reloj en 1889. El primer pararrayos fue instalado por José Parfonry, en 1896.

 

 Quant au troisième, Hubert-Narcisse, né en 1859, on le retrouve comme directeur d’exploitation en 1900 de la Compagnie des Caoutchoucs du Mato Grosso au Brésil. Plusieurs documents attestent de cette présence, au moins jusqu’en 1903, dont une thèse d’économie défendue en juin 2005 par un étudiant brésilien et deux lettres que m’a transmis son petit - fils. On y apprend qu’il s’occupait d’exploitation de concessions louées à l’Etat du Matto Grosso. Revenu en Belgique, il s'associe avec BLANPAIN en 1909 avant de créer un an plus tard, une société PARFONRY – LIELENS, grossiste en tubes et robinetteries. Une descendance directe existe toujours en Belgique.

 

                                Extrait de documents sur Narcisse  (Marcuse) PARFONRY (1859 – 1946)

 

1. P. V. Conseil d’Administration 30/31 janvier 1900, Brésil

…… Il demeure convenu, sauf modifications ultérieures, que Mr Parfonry, qui se trouve actuellement en voyage direct pour Torumba, se rendra à Barra dos Burgres où il s’établira provisoirement au moins .……. Mr. Parfonry devra lier des relations et si possible faire des contrats avec les Seringueros travaillant dans la première zone de la Concession, soit sur le Plateau de Tapirapuam et avec les Seringueros travaillant aux sources des affluents du Juruena sur le Plateau des Parecis ;

 

                                2. Lettre adressée de Cuyaba (Brésil) par Henri LEVY, datée du 06 juin 1903

…….. Je viens de recevoir votre lettre style télégraphique, datée du 1 avril de Sevilla. Je vois que vous faites l’école buissonnière…… ». L’Avante » n’est pas venu une seule fois à Cuyaba. Je sais que …de toute façon vos deux garanties sur la maison et sur la Lancha vous sauvegarde de toute surprise……surtout si Van Dionant à votre procuration…… Quand reviendrez-vous par ici ??? Si vous revenez.

                       

3. Thèse de Domingo Savio da Cunha Garcia, 2005, p. 147-148 (en portugais)

…….. Quanto à Compagnie des Caoutchoucs du Matto-Grosso, sabemos apenas que se utilizava de trabalhadores da região de Diamantino, Rosário e Barra do Bugres, onde operava. ……...Talvez esteja aí uma explicação para os ataques que os depósitos da empresa sofreram durante o movimento armado de 1901. Nesse mesmo ano, Marcuse Parfonry, dirigente da Compagnie des Caoutchoucs du Matto Grosso, havia feito uma petição dirigida ao presidente do Estado, solicitando a liberação do serviço militar obrigatório de 3 funcionários da empresa………Um elemento a mais a ser registrado na questão da mão-de-obra é que alguns dos funcionários belgas da Compagnie des Caoutchoucs du Matto-Grosso e da Compagnie des Produits Cibils trabalhavam ora em uma empresa, ora em outra. Foramos casos de Marcuse Parfonry, Borchgrave d’Altena e Clement Laport.

 

                               4. Discours prononcé par F.  LIELENS lors  de l’inhumation (5 novembre 1946)     

…… Bientôt, tu fus remarqué au régiment par ton assiduité au travail, par ta correction, ton sens de l’honneur, et le Ministre de la Guerre te confie un poste de professeur au Cours Central, Ecole des Cadets de l’époque. Un capitaine d’affaires belge(*) t’y remarque et te nomme à la direction d’une exploitation agricole au Brésil……..Dix longues années de séjour dans les pampas du Matto Grosso ont épuisé ton goût de l’aventure……Tu découvres les beautés farouches de ces terrils du Borinage, de ce beau bois de Colfontaine,…… et en 1910 tu rencontres Lielens.


                      * : Qui est ce capitaine d'industrie ?
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 07:33

      La compulsion des données nous a permis de trouver un nombre de 17 naissances de personnes portant le nom PARFONDRY sur le territoire français. Une répartition par période accompagnée du lieu de naissance est également disponible. Elle se présente de la sorte :

Période 1891 - 1915 : 2 naissances
    Paris 9ème
    Paris 16ème

Période 1916 - 1940 : 3 naissances
     Paris 1ère
     Paris 16ème
     Paris 18ème

Période 1941 - 1960 : 8 naissances
     Roye ( Somme)
     Meharicourt ( Somme)
     Meharicourt ( Somme)
     Rouvroy en Santerre ( Somme)
     Désertines ( Allier)
     Montluçon ( Allier)
     Nouvier en Thiérache ( Aisnes)
     Paris 14ème

Période 1966 - 1990 : 4 naissances
     Corbie ( Somme)
     Meharicourt ( Somme)
     Bordeaux ( Gironde)
     Levallois Perret ( Haut de Seine)


      Si le repérage des PARFONRY de France a pu se faire à ce jour dans la totalité en les reliant tous au même arbre généalogique et donc à la même origine (branche de Neerheylissem), cette approche n'a pas encore été totalement vérifiée pour les PARFONDRY.

      Avec l'aide de certaines personnes, descendant de la branche des PARFONDRY d'Aywaille en Belgique, il a été possible de reconstituer une grande partie de cette branche et d'identifier un certain nombre de ces personnes en France.

      Selon les données en ma possession, 11 à 12 de ces PARFONDRY de France font partie de cette branche d'Aywaille. Il reste par conséquent un certain nombre d'inconnues (5 à 6) plus particulièrement pour la période 1941 - 1965.

      Le but de ma démarche n'est pas nécessairement de réaliser l'arbre généalogique mais plutôt de vérifier l'identification des origines en les associant à l'une des branches repérées à ce jour. Cela me permettrait d'affiner mes recherches sur l'origine du toponyme mais aussi sur l'histoire des migrations.

      J'attends que l'on me confirme le lien pour ces 17 personnes. Il est sans doute possible que la mémoire collective se souvienne. Les personnes ayant déjà collaborés à l'édification de l'arbre d'AYWAILLE peuvent déjà indiquer lesquels de ces lieux de naissance en font partie. Par élimination, on arrivera sans doute progressivement à compléter les origines.
Des précisions pour expliquer les raisons de la migration vers la France sont évidemment les bienvenues.

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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 20:15

      Voici un petit test destiné à vérifier si l'on peut trouver des éléments de ressemblance au niveau d'une lignée de PARFONRY. Y a t-il des traits de physionomie communs permettant de reconnaître, à travers des photos, le grand-père, le père et le fils ? C'est ce que je suis curieux de détecter en fonction des réponses qui y seront apportées ?

      Voici deux photos de classe de primaire prises à Beauvechain à 2 périodes bien distinctes.


       La première, la plus ancienne, remonte vers 1926. L'école se trouvait à ce moment dans l'hospice Nelis, maintenant abattu, situé dans la rue de la Station. Sur la photo, on y voit le grand - père Emile, instituteur de son état, âgé de 31 ans et son fils Georges, âgé de 6 ans. La deuxième photo, prise en 1956, présente la classe d'une institutrice. Elle a été réalisée dans la cour de l'école actuellement occupée par les locaux de la Maison communale, sur la place du village. On y voit le petit - fils d'Emile, c'est à dire moi - même Roland, âgé de 7 ans.

      Il y a peut être certains détails en comparant les deux  photos qui pourraient orienter les recherches. Les personnes plus proches ayant connu de près la famille sont un peu plus favorisées. Mais ce n'est pas une certitude.

A vos observations !!! J'attend vos réponses en utilisant le commentaire.

      Si Emile, l'instituteur est aisément reconnaissable, ou se cache donc Georges (plus difficile) et Roland ( très difficile) ? Bonne recherche anthropométrique !!!

Photo de classe vers 1926 avec Emile, le grand-père instituteur.
Ou est Georges son fils ?

 



Photo de classe de 1956


Ou est Roland, le petit-fils de l'instituteur et le fils de Georges ?















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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 08:29

      Même le théâtre s’est intéressé à notre patronyme.  Une pièce écrite par l’auteur dramatique belge Jean LOUVET, intitulée « Madame PARFONDRY est revenue », a été créée en 1998 à Strépy - Bracquegnies (Province du Hainaut). Jean LOUVET est un écrivain, professeur de français, qui a été désigné wallon de l'année en 2002 par l'Institut Jules DESTREE.

     Ce nom, dans le titre de la pièce,  fait référence à une voisine
que l’on n’a plus vue depuis deux ans, sans que cela n’inquiète réellement.  Jean Louvet reconnaît que cette voisine a bien existé mais sous un autre nom.                    
     Suite à un contact indirect
avec l’auteur en août 2007, j’ai pu en éclaircir l’origine. Ce dernier avait eu connaissance de l’existence d’un artiste surréaliste portant le nom de PARFONDRY. Trouvant que ce nom " sonnait bien ", il l’a introduit dans le titre de sa pièce qui n’est qu’une pure fiction et devant être considérée comme « un peu expérimentale ». Suite à une demande de ma part, il a eu la gentillesse de m’envoyer un exemplaire de la pièce en mai 2008.

NB : On peut trouver une  introduction de la pièce et la couverture du livret sur :
http://studio-theatre.apinc.org/auteurs/Jean_Louvet/Parfondry_intro1.html
;

      L'artiste surréaliste en question est Marcel PARFONDRY (1904-1968). C'est un descendant de la branche de Forchies-la-Marche, installée dans le Hainaut depuis un certain Mengol PARFONDRY, durant la première moitié du 18ème siècle. Instituteur, fils de mineur, il a été l'un des fondateurs en 1934 du premier groupe surréaliste " Rupture" à La Louvière dans le Hainaut avec d'autres personnes tel Achille Chavée. Ce groupe se scindera en 1939 entre trotskisme et stalinisme.

voir : http://www.textyles.be/textyles/pdf/8/8-Aron.pdf. ; Les groupes littéraires en Belgique et le surréalisme entre 1918 et 1940 (p. 15-16-17) ; 
     Et comment ne pas mentionner, toujours en rapport avec le théâtre, Max PARFONDRY (1943-2002), acteur dans la pièce " Rwanda 94" qui mettait en avant une réflexion sur le génocide du Rwanda en avril 1994. Durant toute sa vie, il s'est consacré au développement de la vie théâtrale à Liège et au soutien des jeunes acteurs et actrices s'engageant dans une carrière artistique. Également Professeur au Conservatoire Royal de Liège, sa passion pour le théâtre a abouti à la création d'un Prix Max PARFONDRY, attribué, depuis 2005, au spectacle reflétant au mieux "l'engagement artistique, philosophique, professionnel et politique mis en oeuvre pour contribuer au progrès de l'humanité".

     Comment ne pas voir, dans ces exemples, le fait que ce beau patronyme ne s'inscrive dans l'identité culturelle wallonne.

  

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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 21:13

       Emile l'horloger étant l'un des personnages centraux de mes recherches pour l'instant, il me semble approprié de vous aider à le faire connaître.
      Il était horloger-bijoutier mais surtout, à un moment, fabricant d'une montre à gousset portant l'effigie du Roi, à savoir, Léopold II à l'époque. Ce modèle est appelé " Boîte du Roi ".

      Ci-dessous, vous trouverez un modèle de cette montre ainsi qu'une photo (la seule disponible ) de son frère Alexis. Ce dernier, qui est mon arrière - grand - père, porte ce type de montre comme on peut l'observer en la regardant de près.

      Voici un exemplaire de cette montre en état de fonctionnement, achetée sur E bay.
            
Montre à gousset modèle " Boîte du Roi"                                             Alexis PARFONRY

 

                  Alexis.jpg   

 

 

 

 

         






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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 10:28

      Voici un blason en couleur, réalisé par un spécialiste de cette science héraldique, sur base du modèle noir et blanc trouvé dans un document (Source : Armorial d’Europe, J.B. RIETSTAP). Il  aurait été porté par un seigneur de PARFONDRY au Moyen Age. C'est une des plus anciennes indications de l'existence de ce nom trouvée à ce jour. Il est lié à la commune de Soumagne, ce qui constitue l'un des indices permettant de penser que l'origine de ce toponyme soit localisée aux abords des vallées de la Vesdre et de l'Amblève.
      D'autres aspects, tels l'extraction du fer, la concentration de lieux-dits, le peuplement ancien dans cette région, sans parler de l'hypothétique résultante de l'invasion normande à la fin du 9ème siècle complètent cette analyse.

      Il se définit comme suit :

D’argent, à la fasce, accompagnés en chef de trois roses rangées et en pointe d’un cœur, le tout de gueule, les roses boutonnées d’argent, barbées de sinople



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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 21:46

         Profitant d’un séjour non loin de la vallée de la Loire en juillet 2008, je fus invité à venir débusquer cette famille de PARFONRY français, rassemblée dans leur environnement  familial de Briou du Lude, au milieu des arbres de la forêt de Sologne, non loin du château de Chambord. Ils se retrouvaient tous à l’occasion du mariage proche de Clémentine, l’ arrière- arrière - arrière - petite - fille de François-Xavier. Avec mon épouse, je rencontrai quatre des descendants de ce François - Xavier parti de Neerheylissem aux environs des années 1840 pour y exercer un métier de marbrier d'art.

        Il y avait Jacques le patriarche, revenu de sa retraite de Guadeloupe, ses enfants Patrick et Martine ainsi que le neveu Jean-Pierre qui nous accueillirent dans la convivialité, les joies de la table et la gentillesse.
L’histoire du château du Lude et de la chapelle Sainte Corneille nous fût contée
. Merveilleux lieux de promenade et d’architecture, ces deux endroits font partie désormais de la mémoire familiale. L’idée de la création d’un blog y fut évoquée. Une invitation nous fût adressée pour nous rendre en Guadeloupe. Un vrai séjour champêtre qui laisse augurer d’autres rencontres.

        On renouvelait en quelque sorte un contact qui avait probablement été effacé depuis le décès de l’horloger Emile PARFONRY en 1931. La découverte et la lecture d’une lettre de ce dernier, écrite peu avant en 1930, y démontraient l’existence d’un certain nombre de liens entre tous les PARFONRY de Belgique et de France.

        De quoi rattraper probablement près d'un siècle d'éloignement. Mais tout cela sera vite oublié car, c'est promis, on a décidé d'aller en Guadeloupe retrouver Jacques le patriarche et retraité bienheureux sur son île..

        Voici les photos de la rencontre entre Roland et les PARFONRY français en juillet 2008. Une rencontre qui faisait suite à celle du mois d'août 2006 en Belgique avec Jean-Pierre et Agnès.

        

Roland et Jacques


Patrick, Jean-Pierre, Roland et Jacques

                                                                       
Patrick, Jacques, Roland, Martine, Martine (la mienne) et Jean-Pierre

Jean-Pierre, Roland et Patrick au travail


Les trois cousins PARFONRY : Patrick, Jean-Pierre et Martine

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Présentation

  • : Le blog de PARFONRY
  • : Le cadre directeur de ce blog consiste à réunir ce qui peut être transmis sur un patronyme. La présentation de tous ces personnages n'est finalement qu'une manière de transférer un patronyme. Qu'il soit culturel, social ou historique, ce patronyme ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. L'environnement, le vécu de chacun a probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons. Les gênes se diluent plus vite que le lien avec le mode de vie et les rencontres. Cette vision oblige à élargir le champs d'investigation en déviant de l'aspect purement généalogique. La découverte de nouveaux indices motive et assimile parfois cette recherche à une enquête. L'histoire ne peut être racontée de manière linéaire. Chaque élément, chaque personnage a droit à son histoire dans le récit tout en suivant le dénivelé et les courbes imposés par les aléas de l'Histoire et de la vie. Contrairement au patrimoine, un patronyme se voit contraint de s'adapter aux vicissitudes des évolutions sociales et des guerres. Le contenu des quelques 350 articles de ce blog a été rassemblé dans un livre intitulé "La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem - L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme ".
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