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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 11:17

     Après celles de Neerheylissem (voir article : Le magasin Delhaize de la rue des Charrons à Neerheylissem) et de Créteil (voir article : La villa flamande de Créteil), voici dans la lignée, une autre de ces maisons qui ont été les témoins du passage de notre famille. Faisant suite à la relation de mon retour récent à Beauvechain,  (voir article : Une visite à Beauvechain, y inclus les fonts baptismaux), il était normal de faire découvrir la maison de ce lieu.

     Celle dont nous allons parler est la plus récente des trois. Mes grands-parents y ont vécus, mes parents s'y sont installés après leur mariage en mai 1947 et elle a été mon lieu de vie durant toute mon enfance. Trois générations de PARFONRY y ont habité et s'y sont même côtoyées pendant quelques années. De ce fait, l'histoire de cette maison est plus aisément relatée, au travers des récits et des quelques documents administratifs qui en ont été retrouvés. En voici les quelques dates marquantes qui la font revivre.

     Elle a été construite par mon grand-père, Emile, l'instituteur. Arrivé à Beauvechain en 1914 pour y exercer son métier, il a bénéficié durant ses premières années de logements de fonction, annexés à son lieu de travail, que ce soit dans l'école libre adoptée de la rue de l'Eglise au début de sa carrière puis dans les nouveaux locaux de l'Hospice NELIS dans la rue de la Station, vers 1924/1925 (voir articles : Emile Parfonry, l'instituteur ; Les photos de classe d'Emile Parfonry, l'instituteur)  .

     En mars 1926, Emile a acheté pour 13 500 francs un terrain à un certain Louis VANCASTER, carreleur de son état, situé dans cette même rue de la Station. Sur ce terrain, d'une superficie de 30a 20ca, il a fait construire la maison, portant le numéro 2, que l'on aperçoit sur les photos jointes à cet article. De cet achat en 1926, il faut donc en déduire que le terrain de 22a 50ca, situé également à Beauvechain et hérité par son épouse en 1915 au décès de sa mère, avait déjà été vendu par cette dernière, avant leur mariage en 1919. Complétée par un verger de pommes, reines-claudes et mirabelles, un petit bois, une pelouse avec des parterres de fleurs, un jardin potager, une bergerie, un poulailler et l'incontournable pigeonnier avec ses volières de reproduction attenantes, cette belle propriété a, hélas, été vendue en novembre 1960.

     Pour faire revivre cette maison, voici deux photos prises à quelques 60 ans d'intervalle. La première datée de 1953, un peu floue malheureusement, montre la façade, telle qu'elle devait être à l'origine. En avant-plan, vous reconnaitrez avec un peu d'imagination, votre fieldmouse en tenue d'époque et chevelure pré-sixties. La seconde, prise en juin 2013, montre une façade complètement rénovée tout particulièrement au niveau de la porte d'entrée et des fenêtres. A remarquer également, la superposition des fenêtres qui apporte une élégance à l'ensemble de la façade. Le soubassement en pierres calcaires a heureusement été dégagé sur la largeur complète de l'édifice. Quelques similitudes peuvent être mentionnées. Autour des fenêtres, les pierres bleues restent identiques ainsi que les briques de couleurs claires évitant la monotonie de la façade comme une référence à l'Art Nouveau qui était apparu au début du siècle. A remarquer, la finition parfaite dans la régularité, l'alternance des rangées et la jointure des briques rouges de la façade, remise en valeur par les travaux récents. Et dernier petit détail, très intéressant et assez émouvant, on souligne la partie supérieure se terminant par un pignon triangulaire en style flamand avec quelques échelons si caractéristiques de ce style. Une similitude manifeste d'inspiration avec la villa de Créteil.

    Sans n'avoir jamais eu de contacts, Emile, l'instituteur belge, et François-Xavier, le marbrier devenu français, ont eu la même envie de donner à leur maison ce cachet semblable. Inspiration commune, transmission d'une tradition, ou tout simplement influence d'un goût architectural prédominant, on peut se poser la question aujourd'hui.

    La dernière photo, la plus ancienne, prise en 1949, n'est, à vrai dire, pas centrée sur la façade. Moins floue que celle de 1953, elle permet cependant d'avoir une meilleure idée sur ce qu'était la réalité de cette façade. Avec en filigrane, comme un petit hommage à ma maman qui va fêter en 2014 ses 90 ans.

La façade en 1953

La façade en 1953

La façade en juin 2013 avec le garage de construction plus récente (credit : Roland PARFONRY)

La façade en juin 2013 avec le garage de construction plus récente (credit : Roland PARFONRY)

Un souvenir du 12 juin 1949

Un souvenir du 12 juin 1949

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 22:08

      La matière est bien réelle. Le personnage est probablement le plus approfondi parmi tous les membres de cette saga. Les indices et matériaux sur son travail sont parmi les mieux conservés de nos jours. Les pages qui le décrivent sont assurément les plus nombreuses. En définitive, il méritait amplement d'avoir un quiz spécial qui le concerne. Un quiz non pas de 20 questions mais bien de 25 questions.

     En le faisant, vous découvrirez tout ce qu'il y a à connaitre sur François-Xavier PARFONRY.

1. En quelle année est né François-Xavier PARFONRY, le futur marbrier parisien ?

a. 1791           b. 1815          c. 1821         d. 1825

2. A quelle date, François-Xavier PARFONRY a t-il été condamné au Conseil de Prud'homme à Paris ?

a. février 1843

b. avril 1846

c. décembre 1848

3. Quel Préfet de la Seine s'est opposé à autoriser son admission à domicile en France en 1864 ?

a. Eugène POUBELLE

b. Georges HAUSSMANN

c. Jean BAIN-MARIE

4. Quel fut le premier associé de François-Xavier PARFONRY ?

a. DUPUIS

b. LEMAIRE

c. HUVE

5. Quel fut la première adresse de son entreprise de marbrerie à Paris ?

a. Rue Petite-Saint-Pierre Amelot

b. rue Saint-Sabin

c. rue Traversière-Saint-Antoine

6. Sous quelle régime politique développa t-il au départ son entreprise de marbrerie ?

a. Monarchie de Juillet

b. Premier Empire

c. Second Empire

7. De quelle statue  a t-il réalisé le socle en marbre de Carrare ?

a. Jeanne HACHETTE à Beauvais

b. Josèphine de BEAUHARNAIS à Fort-de-France

c. Jeanne d'ARC à Orléans

8. Ou sont situées les deux fontaines réalisées dans ses ateliers ?

a. Place Salvadore ALLENDE et Place de la MADELEINE

b. Place François 1er et Place du TROCADERO

c. Place Salvadore ALLENDE et Place François 1er

9.  Pour quel endroit étaient destinées les pièces en marbre de Carrare se trouvant le long du canal Saint-Martin à Paris en août 1859 ?

a. Palais du Prince Youssoupoff, Saint-Petersbourg en Russie

b. Palais du Khédive Ismaël PACHA, Ismaïlia en Egypte

c. Le Marble House de la famille VANDERBILT, Newport (Rhode Island) USA

10. A l'occasion de quelle Exposition Universelle obtiendra t-il sa première Médaille d'Or ?

a. Paris 1867       b. Vienne 1873       c. Paris 1878          d. Melbourne 1881

11. En quelle année sera t-il fait Chevalier de la Légion d'honneur ?

a. 1861         b. 1871         c. 1881        d. 1891

12. A quel sculpteur a t-il été comparé au travers de l'expression "Le marbre tremble devant moi " ?

a. GOUJON

b. PUGET

c. RODIN

13. Dans quelle salle du Musée Carnavalet trouve t-on la cheminée offerte en 1897 ?

a. salle LIESVILLE

b. salle VASARI

c. salle SEVIGNE

14. Quelle pièce fut achetée par le comte de Flandre, frère cadet  du futur roi Léopold II de Belgique lors de l'Exposition universelle de Paris de 1878 ?

a. une baignoire en marbre onyx

b. un vase en marbre Cipolin antique

c. une cheminée provenant de la galerie de l'hôtel de Toulouse

15. Pour répondre aux grèves des marbriers de 1869, quelle amélioration préconisa François-Xavier PARFONRY à ses ouvriers ?

a. la réduction des heures de travail

b. une plus grande flexibilité dans le travail

c. la notion de participation aux bénéfices

16. Dans quelles séries de pays exportait-il surtout des pièces d'art en marbre ?

a. Suède, Norvège et Turquie

b. Pérou, Russie et Italie

c. Grèce, Portugal et Hongrie

17. Contre quels animaux de basse-cour, intenta t-il des recours en justice ?

a. des pintades

b. des paons

c. des oies

18. A quelle date fut signée le décret l'autorisant à jouir des drois de citoyen français ?

a. 18 juillet 1869

b. 25 septembre 1871

c. 12 mars 1873

19. Quels sujets sculptés sont repris sur le monument sépucral familial au cimetière de Créteil ?

a. un lion et une figure de Vénus souriante

b. un cerf et une figure de Diane chasseresse

c. un aigle et une figure de femme drapée

20. Dans quel Hôtel de Préfecture a t-il effectué des travaux de marbrerie ?

a. Loir-et-Cher

b. Corrèze

c. Loire Atlantique

21. A partir de quelle année ne fait-il plus partie des fournisseurs de la Manufacture de Sèvres ?

a. 1894       b. 1895         c. 1896        d. 1897

22. Dans quelle carrière de marbre en Belgique s'est - il approvisionné ?

a. carrière de marbre rouge BRIQUOSER à Rance

b. carrière de tuffeau STEENWINCKEL à Neerheylissem (Linsmeau)

c. carrière de marbre noir DEJAIFFE à Mazy

23. En quelle année démissionne t-il et pour quelle raison de la Garde Nationale ?

a. en mars 1871 lors des premières émeutes de la Commune de Paris

b. en septembre 1870 après la défaite de Sedan et l'abdication de Napoléon III

c. en mai 1871  lors de la semaine sanglante mettant fin à la Commune de Paris

24. De quel style s'est -il inspiré pour construire sa villa à Créteil ?

a. style normand

b. style Art Déco

c. style flamand

25. Dans quelle gare de Paris a t-il réalisé un escalier double en marbre ?

a. gare Saint - Lazare

b. gare d'Austerlitz

c. gare du Nord

 

Réponses :

1 : c                  11 : c              21 : b

2 : c                  12 : b              22 : c

3 : b                  13 : a              23 : a

4 : a                  14 : b              24 : c

5 : c                  15 : c              25 : a

6 : c                  16 : b

7 : b                  17 : b

8 : c                  18 : b

9 : a                  19 : c

10 : a                20 : b

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 22:40

     Après avoir retrouvé une ancienne photo de la maison de nos ancêtres (voir article : La maison Delhaize dans la rue des Charrons à Neerheylissem), comme par mimétisme, voilà redécouvert une autre de ces maisons qui font partie de notre patrimoine familial. Grâce à la collaboration du gestionnaire du blog : Quartier Buttes-Halage Créteil, venant en réponse à une question précédente (voir article : Les paons à Créteil ont posé quelques problèmes), une photo récente de la villa du marbrier François-Xavier PARFONRY, construite à Créteil vers 1860, a été retrouvée. Et ce qu'il y a de plus extraordinaire, c'est qu'elle existe toujours de nos jours.

     Tout cela a démarré avec un article inséré dans le blog sus-mentionné, reprenant en quelques lignes l'histoire de l'Avenue de Ceinture à Créteil. Voilà ce qu'il en était dit :

Avenue de Ceinture

Cette avenue, formant boucle, est tracée en 1859 lors du lotissement des terres dépendant du château des Buttes. Elle sépare la partie de parc voisine de la maison de celle qui, découpée en parcelles sur le pourtour, est destinée à être lotie. Propriété privée, l'avenue ne sera reconnue qu'en 1963.
A l'Est, au numéro 69, s'est installé, après la seconde Guerre Mondiale, le carmel Sainte-Thérèse qui occupe
l'ancienne propriété Parfonry. Dans ses dépendances se trouve l'entrée des anciennes carrières de pierres de liais et moellon.
A l'Ouest, face au grand portail du parc, s'est élevée, en 1970, la résidence des Tilleuls dont une partie a annexé les champs voisins appartenant à l'Assistance Publique.

     La référence à l'ancienne propriété PARFONRY permettait d'apporter quelques éléments sur l'histoire de cette maison. Construite dans la suite du lotissement du château des Buttes, la villa intègre de nos jours l'espace acquis par le Carmel Sainte-Thérèse. François-Xavier l'a fait construire au moment de son plein essor économique1. Tout comme le Château des Buttes qui lui est attenant, cette maison est reprise dans la liste de l'Inventaire général du Patrimoine culturel de la ville de Créteil2.

      Mais le plus intéressant probablement réside dans le caractère architectural extérieur de cette villa. Manifestement, et comme une preuve irrévocable de son origine, François-Xavier a tenu à maintenir un style flamand dans la construction. Le plus éloquent est sans conteste la façade triangulaire, en briques rouges et jaunes, élancée vers le haut, avec un léger rappel sur le côté droit d'un pignon en échelons (ou en gradins ou en pas-de-moineaux), cachant en partie le toit, si caractéristique de ce style. La présence d'une tourelle en façade complète l'ensemble pour en authentifier l'inspiration.

     Par ce type d'architecture, preuve est faite que François-Xavier a été influencé dans son jeune âge par le style des maisons flamandes. Attestant qu'il a résidé probablement à Anvers avec son père dans sa jeunesse. C'est peu avant d'atteindre sa vingtième année, qu'il décide de migrer vers la France, très certainement à la même période (fin 1839) où son père quitte la ville d'Anvers pour s'installer à Bruxelles (voir article : Parfonry contre Laruelle en 1839)A Neerheylissem, son lieu de naissance, il n'a pas du y garder des liens très intenses. Son oncle Emmanuel  n'ayant déjà pas été relevé comme témoin le jour du mariage de ses parents en 1821 (voir article : L'acte de mariage de Jean et de Jeanne ). Son prénom avait disparu de la mémoire locale à partir de ce moment. Ce qui explique que mon grand-père, l'instituteur, n'en ait jamais fait mention.

    Le style si particulier de cette villa dans une localité en bordure de Marne apporte une certaine consistance dans la connaissance du personnage du marbrier François-Xavier. On y voit l'explication d'un attachement à son installation en pays flamand, et une reconnaissance, au travers du style de cette villa, à la qualité de sa formation. Son cadre de vie en Flandre et probablement une conception assez esthétique dans le travail, découlant d'études artistiques approfondies, sont désormais relevant.

     Voici retrouvée une mémoire perdue et réinsérée dans la connaissance de ce patrimoine familial. Oubliée des regards et des souvenirs, elle nous réapparait grâce à l'existence de réseaux locaux à vocation d'amélioration, de promotion, de concertation, d'information quant à la qualité du cadre de vie des quartiers.

      Reste à envisager une intrusion dans le monde cloitré d'un Carmel pour visiter l'intérieur de cette villa qui doit probablement renfermer quelques belles réalisations architecturales3.

N.B. : Merci à Maurice DUPREZ du Comité de quartier Buttes-Halage Créteil pour l'envoi des photos de la villa de François-Xavier PARFONRY

1  L'acte d'achat du terrain en 1860 avec la signature de François-Xavier est disponible dans la revue Cahier du Petit Massueux, n°1, octobre 1983 "Les Buttes" ;

2 Au même titre que le monument sépucral de la famille PARFONRY au cimetière de Créteil ;

3 La villa a été vendue après le décès de son fils Paul, probablement vers 1930 ;

La villa de Créteil retrouvée (credit : Maurice DUPREZ)

La villa de Créteil retrouvée (credit : Maurice DUPREZ)

Vue de la villa avec le pignon en gradins caractéristique du style flamand

Vue de la villa avec le pignon en gradins caractéristique du style flamand

Arrière de la villa (credit : Maurice DUPREZ)

Arrière de la villa (credit : Maurice DUPREZ)

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 21:28

     A la suite du quiz précédent (voir article : Un petit quiz pour les vacances) qui avait intéressé pas mal d'entre vous, j'en ai élaboré un autre, spécifiquement centré sur la lignée belge des PARFONRY de Neerheylissem. D'autres suivront en suivant bien entendu les mêmes thématiques spécifiques. Voici les quelques vingt questions qui s'efforcent de relever quelques faits importants de cette saga. De quoi créer un matelas de connaissances nécessairement pas trop épais mais néanmoins suffisamment consistant pour celui qui est avide de découvrir. Les réponses, insérées dans un contexte plus élargi de documentations, peuvent être trouvées au travers des nombreux articles du blog, regroupés dans la catégorie : PARFONRY Neerheylissem.  Quelques mots clefs insérés dans le rectangle blanc Recherche permet également de retrouver plus facilement les anciens articles. Par facilité, les réponses sont données sans explications après le quiz.

 

1. A quel endroit à Neerheylissem fut arrêté, comme prétendu vagabond, Jean PARFONDRY en 1756 ou 1758, par les gardes du prévôt de L'ESCAILLE ?

a. dans une taverne

b. dans le cimetière

c. dans une exploitation de tuffeau proche

2. Que risquait Jean PARFONDRY, une fois aux mains du Prévôt de L'ESCAILLE ?

a. L'envoi aux galères

b. L'emprisonnement à vie

c. La peine de mort

3. Quels furent les deux effets directs prisent par les autorités autrichiennes suite à l'arrestation arbitraire de Jean PARFONDRY ?

a. modification de l'organisation  de la justice criminelle et enquête ouverte à l'encontre du Prévôt

b. enquête ouverte à l'encontre du Prévôt et versement d'indemmnités à Jean PARFONDRY

c. modification de l'organisation  de la justice criminelle et versement d'indemnités à Jean PARFONDRY

4. Pour quelle raison le métier de maître charron de Jean PARFONRY  n'a t-il pu être transmis à sa descendance au début du XIXème siècle ?

a. pas d'hommes parmi les enfants du maître charron

b. les enfants du maître charron étaient encore trop jeunes à son décès

c. la forge avait été rachetée par une autre famille de charron

5. A quelle année fait-on référence pour attester de la présence la plus ancienne connue  dans la rue des Charrons ?

a. 1770              b. 1800               c. 1807              d. 1825

6. Quel était l'épisode rocambolesque qui était relaté régulièrement par l'instituteur Emile PARFONRY ?

a. Le mariage en France d'un petit-cousin avec une princesse belge

b. L'arrivée tardive au port d'Anvers d'un neveu pour prendre un bateau pour le Congo

c. La conduite en état d'ivresse d'un petit-cousin exerçant le métier de cocher

7. Quelle est la particularité de Jean sur l'acte de baptême du 16 avril 1762

a. Il est déclaré comme enfant illégitime

b. On oublie de mentionner son prénom

c. Il est déclaré orphelin de père et de mère

8.Que fabriquait l'horloger Emile PARFONRY pour le roi Léopold II ?

a. une montre à gousset sertie de pierres précieuses en provenance du Congo

b. une montre en or portée par le souverain à son poignet

c. une montre à gousset avec l'effigie du Roi

9. Comment était appelé le concours pour lequel le Roi Léopold II remettait des montres à gousset fabriquée par l'horloger Emile PARFONRY ?

a. Prix du Tir du Gouvernement

b. Prix du Tir aux pigeons

c. Prix du Tir à l'arbalète

10. Comment se qualifie l'horloger Emile PARFONRY dans une lettre de 1930 ?

a. Le plus connu de la famille des Parfonry de Neerheylissem

b. Le plus riche de la famille des Parfonry de Neerheylissem

c. Le plus âgé de la famille des Parfonry de Neerheylissem

11. Avec qui l'horloger Emile PARFONRY a t-il discuté dans une cantine du bois de la Cambre à Bruxelles en 1930 ?

a. Emile PARFONRY, le futur militaire explorateur au Congo

b. Georges PARFONRY, le futur directeur commercial à la Compagnie électro comptable à Paris

c. Paul PARFONRY, l'artiste peintre parisien

12. Quel est l'objet retrouvé et conservé d'Alexis PARFONRY ?

a. Une pipe incurvée

b. Un greffoir avec une spatule en os

c. Une chope en faïence

13. De quelle superficie agricole totale disposait Alexis PARFONRY au décès de son épouse en 1942 ?

a. 2 ha 13 a et 10 ca

b. 5 ha 13 a et 10 ca

c. 15 ha 13 a et 10 ca

14. Entre quelles années, Emile PARFONRY a t-il exercé comme instituteur à l'école de Beauvechain ?

a. de 1910 à 1945

b. de 1914 à 1950

c. de 1920 à 1955

15. De quel diplôme complémentaire disposait l'instituteur Emile PARFONRY ?

a. géomètre

b. conducteur de trams

c. cartographe

16. De quelles passions l'instituteur Emile PARFONRY était-il animé ?

a. le jeu de boules et la belote

b. la colombophilie et le whist

c. la collection d'insectes et la manille

17. Quelle est l'orientation suivie par Georges PARFONRY lors de ses études secondaires  et dans quelle école ?

a. section latin-mathématiques au Collège Saint-Bertuin à Malonnes

b. section latin-grec à l'Athénée à Jodoigne

c. section  économie au Collège Saint-Albert à Jodoigne

18. Avec quel statut Georges PARFONRY quitta t-il la Belgique vers la France en mai 1940 après l'invasion allemande ?

a. réfugié civil

b. migrant en situation irrégulière

c. militaire déserteur

19. Combien de PARFONRY de la lignée française étaient présent à son mariage le 24 mai 1947 en Belgique ?

a. deux

b. quatre

c. aucun

20. Quel fut le cadeau offert par sa famille à l'occasion des Noces d'Or de Georges PARFONRY en 1997 ?

a. un album photos rassemblant tous les moments de la vie

b. un abonnement permanent aux activités du Centre culturel local

c. un séjour dans la région du Pont du Gard où il avait évacué en 1940

 

Voici les bonnes réponses :

1 : b        11 : a

2 : c        12 : c

3 : a        13 : a

4 : b        14 : b

5 : b        15 : a

6 : a        16 : b

7 : a        17 : b

8 : c        18 : a

9 : a        19 : c

10 : c      20 : c

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 22:21

       La photo ci-dessous, fait partie des quelques dizaines reprises dans un numéro spécial  de 1978 de la revue Les Cahiers d'HELECINE, intitulé HELECINE images du passé, Commentaire de Robert VANORLE, Editions Goyens, Neerheylissem.

        On y voit deux maisons attenantes de la rue des Charrons à Neerheylissem, deux personnages en avant-plan, un homme et une femme, ainsi qu'une autre femme en arrière-plan. Avec au centre de l'image une enseigne d'épicerie, bien connue en Belgique. Efforçons nous d'analyser ce que nous dit cette photo, à partir des informations qu'elle contient.

      1. Le titre de la photo Lès mâjones mon Prau èt mon Tchitchi (Traduction : Les maisons de chez Lamproye et de chez Alexis)

      Cette photo explicite d'une certaine manière l'importance de la présence des charrons dans cette rue, à l'origine de son appelation définitive dans le courant de la seconde moitié du XVIIIème siècle. On y voit en enfilade, les deux maisons de la famille LAMPROYE (la plus éloignée) et de la famille PARFONRY (la plus proche). A l'origine, elles faisaient partie du patrimoine de la famille LALLEMAND, l'une des premières familles de charron. Amélie et Julienne, deux soeurs de cette famille, lointaines descendantes, ont épousé pour l'une Nicolas LAMPROYE en 1850, premier charron de cette autre dynastie. Quant à la seconde, elle a épousé Henri PARFONRY en 1851, petit-fils de Jean, notre maitre-charron et père d'Alexis. Voici ainsi expliquée l'origine des noms apparaissant au bas de la photo. De nos jours, la première a été rachetée par la famille PARFONRY et démolie afin de disposer d'espaces d'entreposage de matériel agricole.

      2. L'année de la prise de vue

      Le personnage est Emile PARFONRY, le futur instituteur de Beauvechain. Le fait qu'il soit impeccablement habillé, avec un chapeau de paille, dénote que cette photo ait été prise en été. Vu la maturité d'âge du modèle, une première idée serait de la dater en lien avec l'obtention de son diplôme à l'Ecole Normale de Malonne, début août 1914, à l'âge de 19 ans. Le cadre limitatif des personnages ne semble pas vraiment correspondre à cette éventualité. Le nom de la personne à côté d'Emile n'a pu être déterminé. Il n'y a non plus aucune manifestation de liesse. En revanche, cette période est assez cruciale. Nous sommes quelques jours avant le début de l'invasion de la Belgique par l'armée prussienne à partir du 4 août. Il est difficile également d'envisager qu'elle ait été prise durant ce mois d'août 1914 alors que l'armée belge, aux abords de Liège, située à quelques dizaines de km, s'efforçait de résister et de contenir l'armée allemande. L'instituteur prendra sa fonction à Beauvechain en septembre 1914. Dernier détail, le magasin AD. DELHAIZE serait resté en activité jusqu'au moment du mariage d'Anna, la soeur de l'instituteur, en mai 1917. On peut donc, sans certitude, penser que cette photo a été prise durant l'été 1915 ou 1916, à l'occasion d'un retour occasionnel d'Emile PARFONRY dans sa famille, conjuguée au passage d'un photographe. Pour rappel, Emile ne se mariera qu'en 1919.

Comme seule référence possible pour dater cette photo, on se limitera à utiliser l'annotation : vers 1915

     3. L'enseigne AD DELHAIZE § Cie

     La famille DELHAIZE, originaire de la banlieue de Charleroi, fut à l'origine de la création en Europe du premier réseau de magasins et d'épiceries, vins et spiritueux et denrées coloniales, approvisionné à partir d'un entrepôt central. Plusieurs frères (Jules, Edouard et Adolphe auquel se joint Jules Vieujant, un beau-frère) s'associèrent en 1871 pour développer ce concept  qui fait partie prenante de notre environnement de nos jours. Les Etablissements Delhaize Frères Le Lion n'ont fait que de s'étendre depuis lors aussi bien en Belgique qu'à l'étranger.

     L'un des membres de cette famille avait manifestement un caractère plus indépendant. Il s'agissait d'Adolphe Delhaize (1840-1899). S'étant déjà fait remarquer dès 1866 en lançant son propre commerce à Charleroi, sous l'appelation de Bon Marché, il quittera le giron familial dès 1874. Son but est d'attirer une clientèle plus aisée dans des magasins de village. Cette période correspond à une croissance économique en Belgique, et particulièrement en Wallonie,  suite au développement des charbonnages et de la sidérurgie. Son aventure individuelle se poursuivra jusqu'en 1950, date à laquelle l'enseigne AD DELHAIZE sera absorbée par la société créée par ses frères.

    Anna PARFONRY, bénéficiera du coup de pouce de son oncle, l'horloger Emile PARFONRY, installé à Bruxelles, pour démarrer cette nouvelle épicerie de village, installée dans une partie du logis de la ferme. Assez curieusement, elle n'apparait pas sur la photo, contrairement à son frère.

    4. L'habitation de la rue des Charrons

    Par un acte de décès, il est certifié que les PARFONRY de Neerheylissem habitent dans cette rue des Charrons depuis l'année 1800. Mais manifestement à un autre endroit que la maison de la photo. Comme expliqué ci-dessus, c'est par un mariage en 1851 avec une fille LALLEMAND que la maison s'est transmise à la lignée PARFONRY. Depuis lors, le nom s'y perpétue toujours.

       Une simple photo ancienne permet de reconstruire une partie de l'histoire de notre lignée. C'est toute la signification voulue de la description présentée. Pour attirer de l'importance à conserver ces anciennes photos et si possible de les annoter.

" Lès mâjones mon Prau èt mon Tchitchi " dans la rue des Charrons à Neerheylissem

" Lès mâjones mon Prau èt mon Tchitchi " dans la rue des Charrons à Neerheylissem

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 00:12

     Notre célèbre marbrier a certes un beau prénom mais on ne s'était pas encore demandé de qui il le tenait. L'époque n'était pas à l'imagination débordante que l'on trouve de nos jours. Ce choix se faisait toujours en relation avec une personne proche, le plus généralement un des grands-parents, le parrain ou la marraine.

     A y regarder de plus près, le choix de François-Xavier ne semble correspondre à aucun lien familial. Suivant ce principe, il aurait du s'appeler tout simplement Jean ou Jean-Pierre. En outre, quand on analyse l'inventaire des naissances à Neerheylissem durant cette période, ce prénom de François-Xavier est franchement anecdotique. Rares sont les gens qui se le sont vus attribués. Quelle autre explication pouvait-on donc donner quant à cette attribution comme prénom ?

     Cette question ne faisait pas beaucoup débat au niveau de mes recherches. La curiosité ne me poussait pas à investiguer puisque le problème ne me semblait pas posé. Probablement une erreur en tant que généalogiste. Mais comme je me défends d'en être un, je n'entrouvrais pas ce paragraphe. Jusqu'au jour où, sans doute à force d'éloigner la question, il m'est revenu subitement à la face comme un boomerang en apportant la solution. Indice après indice, ceux-ci s'étaient finalement accumulés. Il ne restait plus, comme Hercule POIROT, qu'à les assembler en bon ordre. Tout simple et évident dans le contexte de la naissance de François-Xavier.

     Jean PARFONRY et Jeanne LALLEMAND se sont mariés  à Neerheylissem le 7 septembre 1821 tout en étant déjà domiciliés à Anvers (voir article : L'acte de mariage de Jean et de Jeanne). Et la publication des bans à la maison communale s'est effectuée en juillet à Neerheylissem et en août à Anvers. François-Xavier est né à Neerheylissem le 3 décembre de la même année, soit moins de trois mois après le mariage et moins de 6 mois après la publication. Manifestement, il y a eu une certaine précipitation pour que cette naissance se soit effectuée dans des conditions quasi normales.   Déjà que le grand-père, futur maître-charron, avait été déclaré illégitime à sa naissance, il n'était pas adéquat de renouveler cette situation. Cela commençait à faire un peu désordre !! Et s'y on y ajoute qu'on doute d'un quelconque soutien d'un membre de la famille PARFONRY, vu qu'aucun d'entre eux n'est mentionné dans la liste des témoins, allant même rechercher le cabaretier du village, on se dit que cette naissance n'était pas des mieux accueillies.

     Il a bien fallu trouver, malgré tout, un prénom à ce garçon, futur Chevalier de la Légion d'Honneur. Quelqu'un a du souffler l'idée dans l'oreille des parents. Et si on prenait tout simplement le saint du calendrier du jour. L'idée fut sans doute acceptée de facto. Voilà tout simplement l'explication du prénom de François-Xavier.

     Notre futur marbrier d'art porte ainsi celui d'un missionnaire jésuite basque cofondateur avec Ignace de Loyola de la Compagnie de Jésus, et surnommé l' " Apôtre des Indes " en raison de sa propension à avoir évangélisé dans cette région. Dernier petit détail, tout aussi anecdotique, dans l'église Saint-Sulpice de Paris, l'une des chapelles est dédiée à Saint-François-Xavier. Déjà qu'on trouvait que ce Saint Sulpice nous avait déjà donné l'impression de nous poursuivre, voir de nous précéder dans nos lieux de vie (voir article : Saint Sulpice nous rassemble),  voilà qu'un autre saint semble s'y mettre aussi !!

     Connaissez-vous la raison du choix de votre propre prénom. Peut être qu'un jour, je vous expliquerais bien l'histoire du choix du mien. Pourquoi pas !!

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 14:25

     Rappelez-vous l'article intitulé : A l'origine, il y a la particule élémentaire,  publié sur ce blog, il y a de cela quelques semaines. J'y faisais  une réflexion philosophique hasardeuse, y introduisant, à la manière d'un Jean d'Ormesson,  une comparaison avec la particule affectant le patronyme à l'origine de nombreux noms de famille de nos jours. Une particule si importante qui méritait d'être mise à l'honneur tant dans son domaine scientifique que dans l'histoire de l'homme. Une résultante intégrale de deux particules qui arrivent à se confondre de nos jours dans le vécu de chacun. Voilà comme je concluais l'article :

Les deux particules du début, l'élémentaire et la seigneuriale, sont toujours bien là. Dans la solitude des êtres d'exception. Conscientes qu'elles ont construit la matière physique et génomique ayant permit l'association de la vie et de l'intelligence.

     Prémonitoire, ce jour, l'un des découvreurs de cette particule élémentaire, le belge François ENGLERT vient de recevoir le Prix Nobel de Physique. Il est le premier belge a obtenir ce Prix Nobel dans cette discipline.

     Quant à l'origine de notre propre particule, nous l'avions déjà retrouvée. Elle remonte à 1272. Pas besoin de reconnaissance officielle à ce niveau ou de collisions dans l'accélérateur de particules du CERN. Nous savons qu'elle a eu l'intelligence de se transférer à l'intérieur de notre patronyme et de nombreux autres aussi. En symbiose avec ce Boson de Higgs, qui aurait du s'appeler Boson de Brout - Englert, du nom des deux chercheurs belges, puisque les premiers à en avoir mentionnés de l'existence, les deux particules, l'élémentaire et la seigneuriale,  se mélangent désormais pour donner de la consistance à la vie .... !

       Mais en somme, n'y a t-il pas un signe pour notre patronyme d'origine belge que ce soit un belge qui reçoive ce Prix Nobel pour la découverte de cette particule élémentaire !! Oufti !! Fallait oser faire l'association. A réfléchir !!

       Cela méritait néanmoins de rédiger pour le coup un article.

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 08:12

     Les paons, ses superbes oiseaux au plumage métallique (du moins pour le mâle), sont l'objet central de notre histoire. Chacun a en mémoire l'image d'un paon qui tout en se promenant, étale ses plumes comme un éventail coloré sur lequel apparait des ocelles. Le paon fait la roue. Rien de plus beau à tel point que son image a inspiré certains dessins de l'Art Nouveau. Animal courant dans nos fermes jadis, il a disparu notamment en raison de son cri. Car le paon criaille, braille. C'est son gros défaut. On l'entend à la ronde, quand il est contrarié, ce cri caractéristique : Léon. Le dernier qui m'ait abordé réellement, et aussi curieusement, c'était à Niamey au Niger. Il se promenait librement dans la parcelle de la famille MARCHAL. Plusieurs autres, moins volubiles, se promènent de nos jours dans le parc animalier de Pairi-Daiza. A croire que c'est cet animal qui a inspiré la chanson de la publicité Léo !!

      Autre contrariété du paon, c'est DARWIN, l'auteur de la théorie de l'évolution qui a du l'assumer. Son cri ostensible, ses couleurs attirantes et sa lenteur dans son déplacement étaient en incohérence avec sa théorie, basée sur l'adaptation aux conditions de l'environnement. Un tel animal n'aurait pas du survivre, selon lui. Mais aller demander à un tricératops de s'en approcher avec de tels braillements qui lui perforent les tympans. C'était aussi, il est vrai, ne pas savoir que cette bestiole était un plat recherché des Palais et des Princes et donc protégée d'une certaine façon dans les élevages et les basses-cours des fermes d'antan.

     Mais pourquoi ce paon intègre t-il notre histoire liée à notre patronyme ? Tout simplement, par le fait, qu'on le retrouve à la base d'un combat juridique mené par notre célèbre marbrier François-Xavier. Encore lui me direz-vous. Homme de combat, riche, entrepreneur reconnu, il faisait partie, comme on dit de nos jours des People. Tous ses faits et gestes étaient observés, disséqués. La rançon du succès !

    Pour rappel, François-Xavier, fortune déjà bien établie, avait fait bâtir une villa à Créteil en 1860 dans l'ancien domaine du château des Buttes. Il y vivait paisiblement à côté de son voisin RENAUT. Jusqu'à un certain jour qui nous est relaté dans Le XIXème Siècle. Journal républicain du 24/01/1892. Fichtre, voilà que notre célèbre aïeul était aux prises avec ces oiseaux qui ne l'inspiraient pas vraiment

..... Renaut avait sur la lisière des deux propriétés une basse-cour dans laquelle il nourrissait des paons. Pour lui jouer un tour, Parfonry imagina de faire construire une petite maison sur la partie de son terrain confinant à la volière de son ennemi. Les maçons reçurent l'ordre de ne pas ménager la poussière du plâtre. Les malheureux volatiles, aveuglés, ahuris, faillirent périr. Renaut séchait de colère; Parfonry se frottait les mains......

Ce qu'il y a de certain, c'est qu'aux relations les plus cordiales, succéda une terrible inimitié, qui se marqua par d'incessantes tracasseries renouvelées tous les jours. Tous deux se firent une guerre de Mohicans......

Le noir complot tramé par Parfonry contre les paons de Renaut avait échoué. Les paons, remis de leur alerte, se portaient comme des charmes et criaient, c'est le cas de le dire, comme des paons. L'implacable Parfonry s'avisa d'un autre stratagème. Il paraît qu'il était grand ami du maire. Il fit prendre par ce digne magistrat municipal un arrêté en vertu duquel défense était faite aux habitants de Créteil de garder chez eux des paons, le cri de ces bêtes étant de nature à troubler le sommeil des gens paisibles. Les paons étaient donc, par cet ukase, proscrits de tout le territoire de la commune de Créteil .........

      François-Xavier, tout comme Renaut se défendirent bec et ongles,  comme il en est relaté dans un autre journal.  Cris de paons, dans la rubrique Tribunaux, tel est le titre d'un article retrouvé dans La Lanterne du 23/01/1892 (voir ci-dessous). Ils se retrouvèrent successivement devant le juge de paix de Charenton qui déclara illégal l'arrêté du maire, puis devant la troisième chambre, pour demander dix mille francs de dommages-intérêts. A chaque fois, François-Xavier fut débouté, le ministère public ayant conclu à la liberté pour chacun d'avoir des paons chez soi.

      Que s'est-il passé ensuite ? Parfonry a t-il procédé à sa propre justice ? A t-il fait Pan Pan sur les paons ? On espère que non !! Leeeeeo le eeo.  On vient au galot à l'appel de Léo !!, c'est vrai que cela faisait quand même beaucoup de bruit cette publicité. Soyons quand même un peu compatissant vis à vis de notre aïeul !! Un paon, avouez que c'est aussi fondant qu'une gaufrette de Léo sur les doigts !!  Mais plusieurs, cela devient aussi indigeste qu'une tablette de chocolat Côte d'Or. En conclusion, si vous y tenez réellement à ces bêtes, n'en prenez qu'une seule. Elle sera moins contrariée et braillera moins.

     Et qui est ce Monsieur RENAUT qui vivait à côté, avec ses paons ? Sans doute, une autre de ses personnalités qui s'étaient rabattues sur l'ancien domaine du Château des Buttes, loti dès 1859. Il ne fait pas partie de la liste des bienfaiteurs qui est affichée à la mairie de Créteil, contrairement à François-Xavier PARFONRY. On reviendra sur ce point dans un prochain article. 

     Les informations sur ce personnage, qui s'écrirait plutôt RENAULT, m'ont été transmises par Maurice DUPREZ, le gestionnaire du blog : Buttes-Halage Créteil. Ce RENAULT était carossier et propriétaire de ce château des Buttes. Il avait entrepris une importante rénovation de sa demeure en 1889, soit trois années avant ses déboires avec son voisin. A celle-ci était attenant un parc boisé de 40 000 m2 disposant d'un kiosque, d'une pièce d'eau, de grandes serres servant de protection hivernale aux camélias et plantes vertes diverses. L'intérieur de celle-ci présentait un ensemble de pièces disposant d'un luxe apparent avec des balustres et colonnes corinthiennes, un piano "bois de rose" signé Pleyel, de nombreux objets en bronze, etc....Au milieu de cet ensemble, se promenaient donc trois paons, à l'origine de cet article2.

      La relation de ce petit fait divers local démontre que le principe de la séparation des pouvoirs, base fondamentale de notre système démocratique, a parfaitement fonctionné. L'affinité avec le maire n'a pu jouer en sa faveur, ce dernier ayant pris manifestement un arrêté non réglementaire.

1 Maurice DUPREZ  n'a cependant pas retrouvé cet arrêté dans les archives de la ville de Créteil ;

Cet article peut être retrouvé sur le site : http://quartier-buttes-halage.blogspot.fr/2013/12/nuisances-cris-de-paons.html  ;

 

Journal La Lanterne du 23/01/1892. Rubrique Tribunaux : Cris de Paons

Journal La Lanterne du 23/01/1892. Rubrique Tribunaux : Cris de Paons

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 06:19

     Pour terminer le reportage de ce périple de quatre jours à Paris, le reporter de l'expédition s'est efforcé de rassembler les derniers lieux et faits en rapport avec la présence de François-Xavier. Abondance manifeste de cette présence retrouvée au travers de nombreux documents (voir article : Dans les rues de Paris avec François-Xavier) Impossible de les découvrir tous. C'est donc un peu en fonction du parcours effectué pour rencontrer les objectifs essentiels assignés à la mission que l'on a abordé certains de ces témoignages encore présent de nos jours.

     Sur le retour de la visite aux Réserves des Arts et Métiers à Saint-Denis, un arrêt à la gare Saint-Lazare s'imposait. Le tracé du Métro s'y prêtait à descendre. Sans qu'elle soit parmi les plus connues, cette gare est un point stratégique du trafic entre l'Est et l'Ouest de la France. Non seulement la deuxième gare parisienne en terme de flux de voyageurs, elle est également la deuxième d'Europe après la gare du Nord. Rénovée et agrandie à plusieurs reprises, elle nous intéresse tout particulièrement par l'existence du bel escalier double côté Cour de Rome, l'une des extensions réalisées entre 1885 et 1888, en vue de l'Exposition universelle de 1889. François-Xavier y a apporté sa connaissance du marbre, la finition de son travail pour réaliser un imposant escalier, emprunté chaque jour par quelques milliers de voyageurs. Qui sont bien sur excusés de ne pas connaitre son constructeur. Ce qui ne sera plus le cas pour tout individu de notre confrérie qui gravira ou descendra ces marches. Du bel ouvrage qui mérite un arrêt sur pose pour prendre conscience de cet héritage, de ce travail méticuleux et aussi de la beauté de l'oeuvre.

    Le 8ème Arndt. a été assurément le quartier de prédilection de notre marbrier. Au coeur des travaux d'aménagement menés par le Baron HAUSSMANN, il était évidemment le plus recherché par les grandes fortunes. C'est ainsi que de part et d'autre des Champs-Elysées, on le retrouve immanquablement. Il a fourni les marbres, en 1885, de l'hôtel particulier d'Eugène RITT, le nouveau Directeur de l'Opéra de 1884 à 1891, situé dans l'angle des rues Balzac et Lord Byron. De nos jours, ce lieu est occupé par le prestigieux Hôtel 5* Balzac. Nous y sommes entrés, nous limitant au périmètre de la Réception. Manifestement, la personne recrutée pour gérer la clientèle, n'avait aucune notion sur le vécu historique de son lieu de travail. Il faudra donc revenir avec une autre opportunité.

    Retraversant les Champs-Elysées, dépassant l'Avenue Georges V, après quelques longueurs d'enjambées, on arrive à l'angle avec la rue Pierre Charron. Là s'y trouve l'immeuble à loyers édifié en 1888 par ROMAGUERA de ALISAL. Ce dernier, sujet argentin, décédé en 1915 à Madrid, possédait plusieurs habitations dans différents pays. Après la mort de son épouse en 1919, l'immeuble resta en litige pendant de nombreuses années, à la suite de contestations sur le testament, suite à l'apparition d'héritiers ab intestat, à savoir de personnes non mentionnées sur le testament mais se déclarant avoir un lien généalogique direct. Cette procédure s'est prolongée jusqu'en 1937 pour finalement être attribuée aux Soeurs de la Charité, comme le prévoyait le testament initialement. L'immeuble actuel, qui doit toujours resplendir, en son for intérieur, des marbres de François-Xavier, est occupé par une agence bancaire LCL. N'ayant pas de compte dans cette banque, je ne pouvais trouver l'excuse d'aller dans la salle des coffres, pour jeter un regard fouineur sur les alcôves. Il faudra envisager de demander à quelqu'un de la confrérie d'y rapatrier son argent planqué en Suisse !!!

      Et in fine, dernière rencontre, du moins pour la durée de cette mission exploratoire, la prospection des Grands Magasins du Printemps sur le Boulevard Haussmann. Nous savions, en y entrant, n'avoir que peu d'espoir de découvrir les marbres qui supportaient le pont-galerie et les paliers d'arrivée des deux grands escaliers extrêmes, installés après un premier incendie en 1881. Et probablement endommagés ou détruits à la suite du deuxième incendie important de 1921. Dans cet espace dédié à la consommation depuis des décennies, nous nous sommes laissés quelque peu mis à flâner, même si l'architecture des lieux avait perdu de sa grandeur. Des panneaux en contreplaqués uniformes font désormais rempart afin d'éviter que les yeux ne se perdent et conservent leurs regards sur les objets à haute valeur ajoutée. D'étage en étage, dans cette atmosphère luminescente qui endort votre agilité et vos réflexes, on arrive devant ce qui reste l'un des spectacles les plus aboutis de notre périple. Devant nous, tel un dôme de cathédrale, se dresse la fameuse coupole Art Déco bleue des Grands Magasins. Ouah !! Enfin quelque chose d'aussi beau que les marbres de François-Xavier, se dit-on !!  Ne deviendrait-on pas un peu parano, sur le coup ?

     Et évidemment pas d'escalier en marbre à ce niveau. Mais la beauté esthétique des nouvelles matières de ce XIXème siècle est restée présente en ce lieu. Cette verrière, c'est la quasi complémentarité de cette Tour Eiffel. Avec le ciel pour unique attraction, comme pour contrecarrer la force d'attraction de Newton. Des réalisations qui ne servent à rien si ce n'est d'avoir démontré du savoir-faire industriel, de la plasticité, de la maniabilité de ces nouveaux matériaux que sont le verre et le fer. Hélas, le marbre n'a pas ces qualités pour suivre le mouvement. Si l'escalier n'est plus là, on tombe malgré tout sur la photo grand format N/B de la partie supérieure de ces Grands Magasins, prise avant l'incendie. Affichée non comme un substitut mais tout comme la publicité Ripolin vue au marché de Saint-Denis (voir article : A Saint-Denis, dans les Réserves des Arts et Métiers. Paris 5). Grandes agitations au sein de l'équipe, considérant d'avoir atteint son objectif, vu la configuration inattendue de l'espace. Ce qui finalement attire l'attention du Chef de rang du restaurant installé sous cette coupole. Nous lui expliquons les raisons de notre fièvre photographique, avant de le suivre pour  prendre place à l'une des tables et profiter de l'architecture de l'endroit.

      La fin de la mission semble proche. L'incendie aurait tout fait disparaître. Contrariés, on descend en prenant une autre issue, celle qui nous fait sortir par une autre porte. Et Eureka !  nous tombons sur deux escaliers en marbre jaune, apparemment non utilisés, qui semblent avoir pour seule vocation de donner ce sentiment du grandiose, du chic, du sur mesure aux visiteurs qui y entrent. Probablement ce qui reste des deux escaliers extrêmes de François-Xavier.

      La mission exploratoire s'est achevée. Les résultats atteints sont indéniables. L'équipe a pu allier son esprit de découverte avec celui de découvertes plus classiques. Il reste bien évidemment de nombreuses portes à ouvrir pour rechercher, inventorier tout le travail réalisé à Paris par François-Xavier. Là n'est sans doute pas le plus important. L'essentiel est d'avoir assuré de l'existence toujours actuelle de son travail. Un nouveau pas pour une reconnaissance de son  oeuvre et de son rôle didactique dans cette société de la seconde moitié du XIXème siècle. Et surtout pour le faire mieux connaitre à tous ceux et celles qui l'introduiront dans leur circuit parisien.

      Et pour terminer le tout, comme dans toute aventure gauloise, la belle équipe se retrouva pour un bon repas à la brasserie le Franc-Tireur, face à l'église Saint-Ferdinand, dans le 17ème, recommandée par Françoise, la PARFONRY parisienne, notre  ainée, qui s'était jointe in extrémis, revenant juste d'un séjour de vacances. Bonne assiette et bonne ambiance pour clôturer ces quatre jours. Nous étions aux environs de 14 heures, ce jeudi 22 août 2013. Les quatre membres de la mission, Agnès, Michel, Martine et votre Fieldmouse, reprenaient la route pour rejoindre Briou du Lude.

Double escalier de la Cour de Rome à la Gare Saint-Lazare

Double escalier de la Cour de Rome à la Gare Saint-Lazare

Photo de l'étage supérieur des galeries du Printemps avant l'incendie de 1921

Photo de l'étage supérieur des galeries du Printemps avant l'incendie de 1921

Escalier à l'une des entrées des Grands magasins Le Printemps. On peut penser au marbre jaune de Chimtou !!

Escalier à l'une des entrées des Grands magasins Le Printemps. On peut penser au marbre jaune de Chimtou !!

Partie de la coupole Art Déco des Grands Magasins du Printemps

Partie de la coupole Art Déco des Grands Magasins du Printemps

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 07:00

      Au travers des quatre articles rédigés à ce jour, le circuit, emprunté par notre mission exploratoire, dénote un parcours se limitant à quelques arrondissements en bordure de la Seine. Il convenait de s'écarter des promenades trop classiques afin de retrouver d'autres témoignages du passé de marbrier de François-Xavier.

      Le moment semblait venu de partir à la rencontre des échantillons de marbre laissés comme témoignage de l'importance acquise par ce métier. L'existence de ceux-ci nous avait été révélée au travers de la communication effectuée par Joëlle PETIT, à l'occasion d'un colloque international, organisé à Paris du 14 au 16 juin 2010, et intitulé : Stratégies et valorisation des marbres et techniques du marbre dans les expositions universelles. Ce colloque était organisé entre autre par le Musée des Arts et Métiers (voir article : François-Xavier devient un moteur de recherche).

     Agnès, par des échanges de mails préalables, avait réussi à obtenir un rendez-vous avec le Musée des Arts et Métiers. Non pas le bâtiment principal dans le 3ème Arndt., mais bien celui des Réserves du Musée, situées à Saint-Denis, à l'extérieur du Paris intra-muros. Réserves qui sont d'ailleurs plus importantes que le Musée principal. Sur 80.000 objets répertoriés, l'exposition permanente dans la rue Réaumur n'en présente que 4.000. Pour y aller, nous prenons successivement le RER A puis le B à partir du Châtelet jusque La Plaine/Stade de France, une façon de nous familiariser avec les transports parisiens. Ensuite une petite marche à pied jusque l'Avenue du Président Wilson. Simple jusqu'alors, le trajet se corse. Car,  comme pour rester à l'abri de la convoitise, l'entrée de cette Réserve est très discrète. Le numéro 218 correspond en fait à un terrain vague et il faudra le regard averti de notre logisticien dans l'équipe pour découvrir l'astuce pour y entrer. Qu'on ne dévoilera pas bien sur.

       Imaginez-vous la surprise, en entrant dans les locaux de cette Réserve. On se croirait un peu, en fin de parcours chez IKEA, quand on se met à vouloir trouver le modèle de la chaise se trouvant dans la partie supérieure d'une de ces immenses étagères. Et bien, les Réserves à Saint-Denis y ressemblent. Selon le rôle demandé à ce Musée, on y trouve un amoncellement de machines, modèles et dessins, récapitulant ce qui a été utilisé au long des XIXème et XXème siècles. Malgré le nombre des objets, rien à voir avec la caverne d'Ali Baba ou les souterrains du château de Moulinsart. Tout est parfaitement rangé et répertorié. On a l'impression, en première vision, que l'on est dans le stock de pièces de rechange d'un magasin de pièces détachées.

      A l'entrée, on retrouve nos agents de sureté au tee-shirt rouge, déjà repérés au Musée Carnavalet, qui veille pour éviter tout prélèvement. Vérification des noms de chacun pris, il est fait appel à celui qui est chargé de nous guider dans ces lieux, ni plus ni moins que Tony BASSET, le responsable des Collections des Réserves des Arts et Métiers. Qui arrive aussitôt, respectant l'heure de rendez-vous établi préalablement. Comme pour la visite du Musée Carnavalet (voir article : La cheminée du Musée Carnavalet. Paris 2), nous voilà arpenter, non pas les salles successives, mais les couloirs entre les étagères sur lesquelles se trouvent les milliers d'objets de la Réserve. Nous sommes abasourdis, ébahis  par l'immensité des lieux et la multitude des rayonnages. A croire que toutes les inventions présentées au concours Lépine se retrouvent ici. Et Michel, qui en connait un bon bout sur le matériel roulant, s'efforce de faire fonctionner ses cinq sens pour en happer le maximum. Insuffisant toutefois pour le contenter, prenant bien note de l'existence de visites thématiques régulières en ce lieu.

       Pour aboutir in fine à ces fameux échantillons de marbre envoyés par François-Xavier. Manifestement pour laisser une mémoire des différents types utilisés par son atelier de la rue Saint-Sabin (voir article : Ce qui reste de l'atelier  du marbrier. Paris 3). Il y en a de toutes les couleurs. Des échantillons qui doivent ravir celui où celle qui veulent se plonger dans l'histoire du marbre. On découvre ainsi la collection de différentes espèces de marbre les plus répandus dans le bâtiment (Inv. 10237) ainsi que les panneaux d'échantillons de marbres d'Algérie et de Corse (Inv. 10864). Nous retrouverons ensuite Anne-Laure CARRE, la responsable des Collections Matériaux, qui nous sortira de son tiroir les lettres adressées par François-Xavier au Musée des Arts et Métiers. On visionnait directement l'écriture de cet aïeul, l'instant où il avait saisi de la nécessité de transmettre.

      A la lecture, on y découvre la mention des marbres numidiques d'Algérie, probablement des carrières de Filfila, situées à l'est du pays. Exploités avant l'occupation romaine, ces marbres furent très prisés dans les demeures patriciennes et pour les monuments à l'époque de l'apogée de Rome. Dans les échantillons, on relève cependant la couleur jaune pour deux d'entre eux, ce qui pourrait laisser croire qu'ils proviennent des carrières des collines de Chimtou, l'antique ville numide, située de l'autre côté de la frontière, en Tunisie. Celles de Filfila sont plus caractérisées par des marbres blancs, à grains fins. Petit détail géographique à vérifier par un expert car si Chimtou disposait bien d’un lieu d’extraction dénommé montagne jaune, l’exploitation aurait été arrêtée assez tôt. Les premières fouilles du site remontent en effet à 1882. Quant au site de Filfila, il est toujours exploité de nos jours. Il est probable que François-Xavier n'avait pas connaissance de cette diversification des sites d'extraction localisés tous les deux dans l'ancien royaume de Numidie.

      Sortant de ce lieu, une fois de plus satisfait de l'objectif atteint, l'idée est venue de s'imprégner de l'environnement de ce département en périphérie de Paris. On ne vient pas tous les jours à Saint-Denis. Avec comme priorité la Basilique Saint-Denis, l'endroit où sont exposés la plupart des gisants des rois et reines de France. Ce n'est pas peu dire. Il y en a en pagaille, dans tous les coins et recoins. Un vrai labyrinthe dans une église, au milieu de marbres encore plus anciens que ceux de notre aïeul, cela reste comme une façon très ludique de se remémorer l'Histoire des siècles.

     Et pour contrebalancer ce lieu hautement symbolique mais façonné dans le passé, rien de tel que d'aller se confondre dans la foule du Marché de Saint-Denis. Avec la réalité de ce Département, attesté comme le plus métissé de France. Contrastant avec la froideur et l'uniformité blanchâtre du marbre brut, nous déambulons au milieu d'une foule colorée, gloussant au cri des marchands de toutes sortes, joyeuse de trouver les étalages à des prix attrayant, pour ne pas dire normaux. Une sorte de mélange entre le marché Kermel de Dakar, le Souk el Had d'Agadir et le Marché aux épices de Pointe-à-Pitre. Un vrai régal de dynamisme, de réalités de la vie et d'ambiance conviviale. On y retrouvait un peu la même sensation de chaleur humaine, ressentie le jour précédent aux abords du canal Saint-Martin, les couleurs en moins. Et pour surveiller le tout, un énorme panneau publicitaire de la marque Ripolin est placé en surplomb dans ce Marché comme pour créer une sorte de cohésion et de pérennité. Créée en 1898, année du décès de François-Xavier, cette publicité nous rappelle que c'est aussi un témoignage vintage du temps qui s'écoule. Les couleurs des différents marbres vus ce matin ne dépareilleraient pas dans cet endroit.

L'intérieur des Réserves des Arts et Métiers à Saint-Denis

L'intérieur des Réserves des Arts et Métiers à Saint-Denis

Panneau des échantillons de marbres d'Algérie et de Corse (Inv. 10864), remis en 1886

Panneau des échantillons de marbres d'Algérie et de Corse (Inv. 10864), remis en 1886

Tiroir contenant les échantillons remis en 1889 (Inv. 10237 : Noir fin de Dinant, Rouge de Flandre, Pierre bleue de Belgique,....)

Tiroir contenant les échantillons remis en 1889 (Inv. 10237 : Noir fin de Dinant, Rouge de Flandre, Pierre bleue de Belgique,....)

Lettre à en-tête de la Marbrerie-Sculpture PARFONRY, adressée aux Arts et Métiers le 6 Août 1886

Lettre à en-tête de la Marbrerie-Sculpture PARFONRY, adressée aux Arts et Métiers le 6 Août 1886

Liste des échantillons de marbres d'Algérie et de Corse transmis au Musée des Arts et Métiers

Liste des échantillons de marbres d'Algérie et de Corse transmis au Musée des Arts et Métiers

Lettre avec l'en-tête et l'écriture du marbrier FX Parfonry de1889

Lettre avec l'en-tête et l'écriture du marbrier FX Parfonry de1889

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