Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 10:40

     Dans un des derniers articles de ce blog, le lien entre la lignée des Bordes-Parfondry et celle du lieutenant Don Diego de Parfondri, ne relevait plus uniquement d'une intuition mais bien d'une hypothèse sérieuse1. Cette hypothèse est dorénavant devenue une certitude suite à la transmission de l'arbre généalogique de Joseph Léonard Félix Bordes-Parfondry. Cet arbre m'a été fourni, bien aimablement, par Luis Martin Arriola Merino, qui est le descendant, à la 17ème génération de la famille Arriola, dont la généalogie complète, remontant au XVème siècle, peut être consultée sur le site www.arriola.webs.com. Suite au dépôt d'un commentaire sur le blog, un contact a été établi, permettant d'échanger certaines données pour affiner notre recherche et attester du lien formel entre Bordes-Parfondry et cette lignée de Parfondri en Espagne. 

      Les explications qui vont suivre ne seront pas dans le style de ce qui est habituellement proposé. La généalogie  a été assez rarement utilisée comme fondement des récits, préférant inscrire les articles dans un vécu réel et non cadré par des dates. Il est assez difficile de raconter une histoire quand on ne rassemble que des dates et des noms. La règle a toujours ses exceptions. Les personnages qui vont être énumérés sont intéressants parce qu'ils nous permettent de comprendre finalement la raison principale de ce travail sur ce patronyme. Quelque soit la lignée à laquelle notre patronyme appartient au XXIème siècle, on a un faisceau d'indices qui autorisent d'en attester d'une origine unique. Le milieu militaire, voire la Chevalerie au Moyen-âge, en était une assez bonne indication. C'est la raison pour laquelle, la présentation de cette séquence familiale, basée sur la généalogie, semble s'avérer utile et nécessaire. Elle confirme ce qui était pressenti, à savoir relier une présence en Espagne, en France et dans la Principauté de Liège après plusieurs siècles d'oubli. L'arbre généalogique, fourni par Luis Martin Arriola est le document à avoir sous les yeux pour comprendre cet imbroglio de noms et de dates qui sont repris ci-dessous. Il se trouve en pièce jointe de cet article. Luis Martin Arriola l'a complété par la transcription d'actes de naissance permettant de formaliser les dates et les liens. Merci pour son travail de synthèse que je m'efforce de retranscrire le plus précisément en français, le complétant par quelques informations.

     Prudencia Parfondry y de Badenas, l'épouse du lieutenant Colonel Joseph Raymond Bordes y Pilas2, est la petite-fille du Lieutenant Colonel Diego Joseph de Parfondri et par conséquent l'arrière petite-fille de Juan Baldorinos de Parfondri, né à Liège en 1673 et décédé à Ceuta en 1721 lors de la guerre entre l'Espagne et le sultan du Maroc3. Probablement recruté dans la cadre des Gardes wallonnes venues en appui de Philippe II, nouveau roi d'Espagne, Juan (Jean) Baldorinos (Baudouin) de Parfondri était marié à Marie Françoise de Braibant4, originaire également de Liège. Pour rappel, Juan Baldorinos est le frère cadet de l'arrière-grand-père du Baron Jacques de Parfondry, celui que nous retrouvons, vers 1800, comme bourgmestre de la commune de Yernée, située à proximité du lieu-dit Parfondry, d'ou sont originaires les Chevaliers de Parfondry, attestés à partir de la fin du XIIIème siècle (N.B. : 1261 est la date la plus ancienne témoignant de leur existence).

      Ce couple de Parfondri - de Braibant, eut au moins deux enfants. L’une, Maria Juana (Marie Jeanne) de Parfondri, née à Liège en 1701, décédée à Madrid en 1770, se marie avec Andres René Clairac de Lamamie. Ce  dernier nom a déjà été mentionné dans un précédent article, confirmant par là ce lien. Quand au second, le Lieutenant Colonel Diego Joseph Parfondri, également né à Liège, en 1699, et décédé à Barcelone en 1773, il eut comme seconde épouse Maria Luisa de Arriola y del Frago. Leur fils, Diego Parfondri y de Arriola, lieutenant de cavalerie en 1780, épousera Mariana de Badenas. Et c'est à la génération suivante qu'apparaît donc Prudencia Parfondry y de Badenas, retrouvant dans son nom l' "y" initial des générations anciennes.

     Luis Martin Arriola nous permettra également de résoudre une autre énigme de cette présence du nom en Espagne. Dans différentes lectures, il était apparu celui de Torribio Parfondri Diaz. Convaincu d'un lien avec Don Diego Joseph Parfondri, il restait à le découvrir. De fait, il est le fils de Raymundo Parfondri y Mendoza Carillo, l'un des 3 enfants du premier mariage de Don Diego Joseph Parfondri avec Francisca Mendoza Carillo. Les deux autres enfants sont Rita Parfondri et Gaspar Parfondri. En résumé, on pourrait dire que Torribio Parfondri Diaz est un petit-cousin de Prudencia Parfondry y de Badenas.

N.B. : J'espère que vous avez pu suivre et replacer tous les noms à leur juste place. 

     De ces informations, il est assez clair que cette lignée en Espagne vivait encore dans la région de Liège en 1705. La naissance du Lieutenant Colonel Diego Joseph Parfondri le confirme. On en conclut que son père Juan Baldorinos n'est pas arrivé avec la première vague de mercenaires de cette Garde wallonne, créée en 1703. On apprend, par ailleurs, qu'il a été désigné comme Capitaine commandant du régiment de Cambrai, sans connaître de dates précises. Or, on sait que Cambrai est restée dans le giron de l'Espagne jusqu'au Traité de Nimègue en 1678 (alors que la reprise de la ville par la France remontait déjà à 1667), ce qui attesterait que Jean (Juan) Baudouin (Baldorinos), né en 1676, était bien, à ce moment, un soldat de l'armée de Louis XIV. Ce qui semble normal vu que la Principauté de Liège, entourée de toutes parts dans les Pays-Bas espagnols, voyait son soutien dans la France pour lui conserver un peu d'indépendance. Et la présence en Espagne ne devenait en somme qu'une contrepartie, venant en appui à Philippe II, le nouveau roi et petit-fils de Louis XIV.

 

1 Pour rappel, le lien supposé entre les deux familles provenait de la juxtaposition des recherches généalogiques des familles Mamie de Clairac et Braibant ;

2  La transformation de Bordes Pilas en Bordes Parfondry se fera plus tard avec le fils Joseph-Léonard-Félix Bordes-Parfondry, né le 19 mai 1811 à Madrid. Il juge plus glorieux le nom PARFONDRY, venant de sa mère espagnole, que celui de Pilas, venant de sa grand-mère paternelle, d'origine catalane ;

C'est en grande partie, grâce à cette victoire, que l'Espagne peut se prévaloir, encore de nos jours, de conserver l'autorité territoriale sur la ville de Ceuta, le Maroc n'ayant jamais réussi à la conquérir ;

4 La descendance de cette famille de Braibant existe toujours en Belgique. Marc Braibant est un généalogiste passionné qui est à la base de mes découvertes sur la généalogie du Baron Jacques de Parfondry et par conséquent de ce lien avec les Bordes-Parfondry ;

Arbre Généalogique de Joseph Léonard Félix Bordes-Parfondry

Arbre Généalogique de Joseph Léonard Félix Bordes-Parfondry

Actes authentifiant l'existence de Diego (Jacques) Joseph et Maria Juana Parfondri, les deux enfants de Juan (Jean) Baldorinos (Baudouin) de Parfondri et Maria Francesca de Braibant
Actes authentifiant l'existence de Diego (Jacques) Joseph et Maria Juana Parfondri, les deux enfants de Juan (Jean) Baldorinos (Baudouin) de Parfondri et Maria Francesca de Braibant

Actes authentifiant l'existence de Diego (Jacques) Joseph et Maria Juana Parfondri, les deux enfants de Juan (Jean) Baldorinos (Baudouin) de Parfondri et Maria Francesca de Braibant

Partager cet article
Repost0
13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 18:49

    Les recherches sur notre patronyme nous avaient permis de démontrer une présence à diverses reprises en Espagne. L'une de ces implantations faisaient référence à deux noms, à savoir Maria Juana de PARFONDRY et Juan Baldorinos de PARFONDRY. Ce dernier est décédé à Ceuta en 1721, suite à un conflit entre l'armée espagnole et les troupes du sultan du Maroc Moulay Ismaêl. Un lien avec la famille BORDES-PARFONDRY, apparue au début du XIXème siècle, fut par ailleurs également découvert1

   Une lecture récente de certains sites familiaux de généalogie nous permet désormais de trouver une relation entre ces deux personnes. Le second est en fait le père de la première. De plus, via le site généalogique de la famille BRAIBANT, le lien avec l'arbre d'ascendance et de descendance du Baron Jacques de PARFONDRY a pu être entériné. Par la suite, en recoupant avec le site de la famille La MAMYE de CLAIRAC, de nouvelles générations purent être identifiée. Et assurément, les BORDES-PARFONDRY doivent se relier à l'un des étages de cette généalogie2.

1 La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem. L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme, avril 2017, p. 89  ;

2 et donc, la famille SERVENT, vivant en France de nos jours ;

                                                Généalogie

       (combinaison des sites gérés par José Maria La Mamye de Clairac Delgado et Marc Braibant)

  1. Jacques de Parfondry, né en 1631, décédé en 1694 à Liège ; marié en 1726 à Marie Durbuto3;

   2. Jean Baudouin de Parfondry, né le 20 mars 1676 à Liège; à sa naissance, son parrain est le Révérend Jean de Parfondry, chanoine4, et sa marraine dame Catherine de Parfondry, sa soeur5; il serait donc le frère cadet de Jacques, Arnold, l'arrière-grand-père du Baron Jacques de Parfondry6 et le cadet d'une fratrie composée de 8 enfants7; il est désigné comme capitaine commandant du régiment de Cambrai. Marié à Marie-Françoise de Braibant, originaire du pays liégeois aussi, il est dès lors certain qu'il n'est pas parti très jeune en Espagne, ce qui peut correspondre avec la date de création, en 1703, de cette Garde wallonne au service du roi d'Espagne.

A l’avènement de Philippe V, nouveau roi d'Espagne, petit-fils de Louis XIV, la faiblesse de l'armée espagnole était indéniable. Aussi, pour lutter contre l'axe Angleterre, Provinces-Unies, Autriche, Portugal et Savoie qui s'était réuni pendant la Guerre de succession d'Espagne (1704-1714), Louis XIV décida de créer une Garde wallonne, complémentairement à un appui français. Celle-ci, composée de 3000 hommes en 1706, devint une unité d'élite qui fut rapidement incorporée à la Garde royale d'Espagne en participant à de nombreuses batailles. Et c'est dans cette unité d'élite que devait opérer Jean (Juan) Baudouin (Baldorinos) de Parfondry.

   3.1. Jacques Joseph de Parfondry, né en 1699 à Liège ; à sa naissance, son parrain est Maître Jacques de Parfondry (probablement son grand-père) et sa marraine Dame Anne Marie de Parfondry, épouse de Godefroid Tombeur, Commissaire de Liège8 ;

   3.2.  Marie Jeanne Françoise Joseph Bernardine de Parfondry, née le 20 août 1701 à Liège, décédée en août 1770,  mariée à André René de la Mamye de Clairac, né le 15 juin 1695 à Pinerolo (Piémont) ;

plusieurs enfants : Agustin (né le 20/10/1720, Pamplona), Bernarda, Luisa, Nicolas, Francisco, Petronila, Manuel et Roque ;

 La Mamye de Clairac: Famille originaire de Toulouse, ayant été, depuis le début de XVIème siècle, conseiller du Roi et au Parlement de Toulouse; elle a possédé jusqu'en 1626 un bâtiment, au 31 rue de la Dalbade, vendu à la Congrégation de l'Oratoire ;

Clairac : localité du Lot-et-Garonne, fief huguenot jusqu'au moment de sa reddition sous Louis XIII ; 

    4. Maria Bernarda Isabel Francesca La Mamye de Clairac Parfondry, née le 20 août 1721  à San Sébastien (Pays Basque), décédée en 1773 ; mariée à Juan Bautista de Bussy y Chapelas, né le 23 juin 1715 à Lartigue (Gers);

   5.1 Juan Bussy y Clairac, né le 15 décembre 1752 à Séville ;

   5.2 Antoine Bussy y Clairac, né le 16  avril 1754 à Grenade ;

   5.3 Esteban Bussy y Clairac

   5.4 Maria Bussy y Clairac

   5.5 Nicolasa Bussy y Clairac, décédé à Caracas (Venezuela) en 1816 ;

        marié à Lorenzo de Sata y Subiria, née à Barcelone;

Leur fils José Fermin de Sata y Bussy, est né à Azangaro au Pérou en juillet 1779. Après avoir participé à la guerre d'indépendance du Vénézuela, il a collaboré à la rédaction de la Déclaration d'Indépendance et à l'élaboration du drapeau national en 1811. Devenu Chef d'Etat major, il est décédé en 1815 lors des combats de Carthagène, en Colombie, en s'opposant aux armées de Simon Bolivar. Pas de descendance

  5.6 Barbara Bussy y Clairac

 

      Une descendance de la famille La Mamye de Clairac habite encore de nos jours à Madrid, Barcelone et PuyLaurens (Tarn). L'un d'entre-eux, le Chevalier Louis - André de la Mamye de Clairac fut un ingénieur militaire sous Louis XV. Historien et dessinateur, il a réalisé de nombreux dessins à l'occasion d'une mission en Turquie, de 1724 à 1727.  Une exposition, rassemblant ses dessins et publications, fut organisée en 2010 au Musée d'archéologie d'Antibes, avec la présence de 7 descendants dont le Chevalier actuel. L'un de ceux-ci, Ignacio, posséderait un arbre généalogique de 1400 à nos jours rassemblant 13 000 personnes.  

 

    Permettant de compléter l'arbre généalogique le plus conséquent du patronyme, ces découvertes laissent présager d'autres insertions futures. Elles s'accolent parfaitement avec les données rassemblées par Marc BRAIBANT. Une association entre les deux familles, via l'épouse de Jean Baudouin, découle par ailleurs de l'ensemble des données rassemblées. Sans assurance, il devient cependant indéniable que cette lignée puisse remonter à celle des Chevaliers de PARFONDRY, mentionnés dès le Moyen-âge. Le caractère militaire, la présence concentrée sur la ville de Liège et le lien avec certaines hautes fonctions peuvent en attester. La difficulté sera d'arriver à prouver si nos branches actuelles en sont issues et à partir de quel moment, avant 1700, notre patronyme s'est réduit pour nous faire devenir des roturiers. Cette migration de cette lignée vers Liège a du s'opérer peu après 16309, ce qui s'avère un premier indice.

    Autre découverte intéressante, l'insertion de la famille BORDES-PARFONDRY est désormais avérée dans l'ascendance du baron Jacques de PARFONRY. On dispose également d'informations sérieuses permettant de pouvoir envisager un lien entre le couple formé par Joseph-Raymond BORDES dit BORDES-PILAS et Prudencia-Josephe PARFONDRI de MENDOZ y BADENAS, mariés le 20 mars 1809 dans la Province de Saragosse, et les familles La MAMIE de CLAIRAC et BUSSY de CLAIRAC, localisées en Espagne.

3 référence 1.1c.1a.1e.1c. de l'arbre du Baron Jacques de PARFONDRY (p. 58-60 du livre);

4 ce chanoine serait donc ce Jean de PARFONDRY, cité dans le livre à la page 62 ; le titre et l'année correspondent ;

5 référence 1.1c.1a.1e.1c.1c. de l'arbre du Baron Jacques de PARFONDRY ;

6 Jean Baudoin de PARFONDRY devrait désormais avoir la référence 1.1c.1a.1e.11c.1i. dans l'arbre du Baron Jacques de PARFONDRY ;

7 Jean Baudoin, né en 1676, 7 années après le dernier enfant recensé, ce qui donne la possibilité  qu'il en ait eu d'autres ;

8 référence 1.1c.1a.1e.1c.1b. ; Anne Marie, née en 1656, est la sœur aînée de Jean Baudouin; elle avait déjà 20 ans à sa naissance ;

9 les premières naissances sont enregistrées dans l'église St Adalbert, proche de l' Eglise Notre-Dame-aux Fonts ;

Partager cet article
Repost0
30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 08:30

     Sorti de la mémoire,  le portrait  du tableau, qui avait été conservé depuis plusieurs générations, a finalement pu être identifié, grâce aux recherches menées par sa descendante. L'incertitude a pu être levée. Il s'agit bien de celui de Joseph-Léonard-Félix BORDES-PARFONDRY (1811-1883) dont trois articles de ce blog ont déjà reconstitué l'histoire.

Voir les articles :

1. Un nom curieux, celui de BORDES de PARFONDRY ;

2. La dénomination BORDES-PARFONDRY est expliquée ;

3. Du nouveau sur l'origine de la famille BORDES de PARFONDRY

      Par un jeu de recoupements avec les autres militaires de la famille, son identification a pu être attestée. Son entrée à l'Ecole Spéciale Militaire en 1828 a permis d'éliminer les doutes et de faire le choix définitif au sein de cette famille de militaires. Il ne pouvait s'agir de son père,  Paul-Joseph-Raymond BORDES y PILAS (1770-1847), lieutenant-colonel. Vu que cette Ecole n'existait que depuis 1803, il n'a pu entamer sa formation d'Officier à l'âge avancé de 33 ans. De même, la question ne pouvait se poser pour son fils Paul-Joseph-Raymond BORDES dit PARFONDRY (né en 1859). Portant le grade de sergent en 1883, cela indique qu'il n'a pas suivi cette formation militaire.

      La confirmation est venue d'un Officier supérieur de l'Armée de Terre. L'uniforme porté a été déterminant pour le confondre. Il correspond de fait à la période de 1828, année de son entrée à l'Ecole Spéciale Militaire, qui sera appelée Saint-Cyr plus tard. En particulier, le port des épaulettes à franges a connu des évolutions dans leur couleur et leur attribution. Ainsi, celles à franges amarante de la tenue de grenadier, visionnées sur le portrait, indiquent un classement parmi les élèves d'élite. La description de l'uniforme1, sous la période du règne de Louis XVIII, entre 1814 et 18242, donne une idée de la totalité de l'habit. Voici ce qu'il en est dit :

- un habit en drap bleu de roi, avec parements et revers de même sorte ; le collet également en drap bleu étant relevé d'un passepoil amarante; les boutons en cuivre étaient au chiffre du Roi (deux L entrelacés, qui deviendront deux C à l'avènement de Charles X.);

- une veste également bleue de roi;

- un pantalon en drap de même nuance avec passepoil amarante;

- un shako en feutre noir avec plaque aux armes de France et mentonnière à écailles de cuivre;

- une giberne en cuir noir et d'un porte-baïonnette en buffle blanc

     Agé entre 17 et 19 ans lors de sa formation à l'Ecole Spéciale Militaire, cela correspond au visage du portrait repris ci-dessous. Il n'y a plus aucun doute sur son identité. Cet air mystérieux que lui trouve sa descendante est finalement en phase avec la physionomie mobile et expressive qui est décrit dans le texte de son éloge funébre en 18833. Une autre visite au Service Historique de l'Armée de Terre au Fort de Vincennes devrait permettre de faire ressortir probablement d'autres détails sur cet élève officier que fût Joseph-Léonard-Félix BORDES - PARFONDRY, et sa carrière militaire4.

    Ce  qui est certain c'est que ce portrait fait désormais partie intégrante de la saga de notre patronyme.

 

1 Général DESMAZES (1948) : Sant-Cyr, Son Histoire, Ses Gloires, Ses Leçons ;

2 A l'exception de la période des Cent Jours, marquant le retour de Napoléon jusque la défaite de Waterloo en juin 1815 ;

3 Journal L'Eclair du 17 février 1883 ;

4 L'explication de la  variation de nom entre les générations peut être trouvée en se référant aux articles précédent se rapportant à ce nom.

 

     Portrait de Joseph-Léonard-Félix BORDES-PARFONDRY (entre 1828 et 1830)

Portrait de Joseph-Léonard-Félix BORDES-PARFONDRY (entre 1828 et 1830)

Partager cet article
Repost0
6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 21:43

     Dans la base de données Léonore de la Légion d'Honneur, reprenant les différents documents utilisés par chaque légionnaire pour constituer son dossier, une lettre de Joseph Léonard Félix Bordes - Pilas, qui signait plus volontiers ses écrits littéraires  J.  Bordes de Parfondry, a attiré plus particulièrement notre attention. Cette lettre fait suite à son obtention de la Croix de Commandeur de la Légion d'honneur. Outre des informations sur la transmission de documents antérieurs, il s'efforce également de justifier le fait qu'il est issu d'une famille de militaires ayant donné leurs vies à de nombreuses reprises. On peut trouver curieux qu'il s'en réfère à des faits en rapport avec l'Espagne pour donner du crédit à sa demande. Une façon de rappeler sans aucun doute l'appui que sa famille à apporté à la France dans certaines occasions. Même si l'objectif est de sensibiliser à la transmission officielle du nom Parfondry, provenant de sa mère espagnole, qu'il juge plus glorieux que celui de Pilas, provenant de son père, présentant une certaine consonnance espagnole également.

     L'élément important de cette lettre, et que l'on souhaite plutôt aborder ici, n'est pas directement en rapport avec sa requête. Il nous est en fait dévoilé un indice essentiel pour nous permettre de reculer dans l'histoire de cette famille. Voici l'extrait de cette lettre qui va nous intéresser au plus haut point.

Lettre au Grand Chancelier de l'Ordre National de la Légion d'Honneur (datée du 10 janvier 1882)

...... Le mot Pilas est celui de la mère de mon père, de Parfondry est le nom de ma mère. Je tiens à léguer ce dernier à nos enfants parce qu'il leur rappellera de glorieux souvenirs ; mon grand-père maternel ayant été tué avec ses deux fils à la tête de deux bataillons à la bataille d'Uclis, et mon aïeul ayant été tué à la tête du régiment d'Ainbaris dans une sortie contre les arabes à Ceuta. C'est un bel exemple à laisser à mon fils en ce moment en service. ........

N.B. : Les noms Uclis et Ainbaris ne sont pas attestés du point de vue orthographique ; l'écriture laisse quelques doutes sur la transcription exacte de ces deux noms;

    La référence à la ville de Ceuta, enclave espagnole au Maroc, fait implicitement référence à une autre information (voir article : Maria Juana de Parfondri), mentionnant du décès le 19 janvier 1721 à l'hôpital de Ceuta de Juan Baldorinos de Parfondri, lequel est probablement l'un des cinq mille soldats espagnols tués en luttant contre les troupes du sultan du Maroc, assiégeant Ceuta. Et qui pourrait donc être l'aïeul dont parle Joseph-Léonard-Félix Bordes de Parfondry dans sa lettre au Grand Chancelier.

      Etant né à Madrid le 19 mai 1811, il est probable que le souvenir de cette campagne de Ceuta, remontant à 90 années, ait pu rester vivace dans la mémoire familiale. Les autres décès également mentionnés dans cette lettre,  seraient par conséquent le père de Prudentia Joséphe de Parfondri, la mère de J-L-F Bordes de Parfondry ainsi que deux de ses  frères. (voir article : La dénomination BORDES-PARFONDRY est expliquée)  Au vu du passé hautement militaire de ce nom, cela pourrait expliquer en quelque sorte l'attribution d'un blason1 à cette famille en Espagne, libellé comme suit :

        De plata, una encina de sinople con un oso alzado a su tronco2

         La traduction peut donner quelque chose comme : D'argent, un chêne de sinople avec un ours relevé dans son tronc.

       Le lien de cette famille française Bordes-Parfondry avec la présence en Espagne de plusieurs personnages portant le costume de militaire semble avéré. On peut y adjoindre probablement ce Don Diego Parfondri (voir article : Une recherche plus approfondie sur Don Diego Parfondri), dont l'existence d'enfants a été attestée, pour avoir des indices d'une implantation plus conséquente que prévue en Espagne sur plusieurs générations. L'histoire de cette famille est assez évocateur de ce qui s'est passé en Europe. Originaire très probablement de la région liégeoise, elle s'est déplacée vers l'Espagne avec la guerre de Succession d'Espagne sous Louis XIV, au début du 18ème siècle, avant de remonter vers la France suite aux guerres sous Napoléon, un siècle plus tard..

      Sur le plan généalogique, cette famille Pilas est originaire de la localité de Vinça, située dans les Pyrénées Orientales. Cette région, d'origine catalane, est française depuis le Traité des Pyrénées de 1659. Les Pilas y sont recensés depuis le XVIIème siècle. L'un d'entre eux, Paul Pilas, y était maire et notaire. Anne Pilas, la grand-mère de J L F Bordes-Pilas, a épousé en 1757 un certain Jean Dedieu Shadee Bordes (1718-avant 1783), chirurgien et Capitaine d'Infanterie. Quand aux Bordes (ancienne dénomination Bordas), ils proviennent du Cantal (Cordes Saint Flour) dès le XVIème siècle avant de s'installer à Vinça vers 1620 comme botiguer (signifiant commerçant en catalan) et occuper par la suite également la fonction de maire.

     Le choix préférentiel de J L F Bordes-Pilas de proposer d'adjoindre le nom de Parfondry à son nom semble lié à l'origine catalane des Pilas. La Catalogne, tout au long de son histoire s'est opposée au régime centralisateur de Madrid, en particulier lors de la guerre de Succession d'Espagne (1701-1714) ou elle a pris le parti des Habsbourgs contre les Bourbons. Ce qui me semble contraire aux engagements des Parfondry, volontiers soutien militaire à l'alliance franco-espagnole qui a abouti à l'installation de Philippe V, petit-fils de Louis XIV, sur le trône d'Espagne. Le lien franco-espagnol  penche dans cette direction pour J L F Bordes.

    Manifestement, l'arrière-arrière-petite-fille de ce Joseph-Léonard-Félix Bordes y Pilas, dit de Parfondry qui vient récemment de se manifester sur mon blog, peut espérer retrouver d'autres indices de sa lignée. Même si le nom glorieux de Parfondry n'ait point été perpétué jusqu'à ce jour, au sein de celle-ci, comme l'aurait souhaité son aïeul.

P.S. : des précisions sur l'écriture exacte des deux termes contenus dans l'extrait de la lettre reprise ci-dessus permettraient de faire avancer les recherches. Les commentaires sur cette question seront les bienvenus.

 

1 Site : RIAG.es/armorial 

2 Certifié par El Cronista y Decano Rey de Armas Don Vicente de Cadenas y Vicent “.

 

 

Partager cet article
Repost0
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 10:10

        La découverte d'un personnage en France portant le nom BORDES-PARFONDRY a déjà fait l'objet d'un article précédemment (voir article : Un curieux nom, celui de Bordes de Parfondry). Au sujet de cette apparition, on était arrivé à la circonscrire comme un militaire sans fait d'armes décelables mais plus aisément reconnaissable à travers son activité littéraire et journalistique. Un lien avec l'Espagne, très peu précis par ailleurs, était apparu à la lecture des informations recueillies.

     Ce nom composé faisait en quelque sorte anachronique au sein de l'existence de notre patronyme. Comme pour toute chose, il y avait bien une explication plausible, précise et rationnelle. Que pouvait - il bien se cacher derrière cette forme de coexistence de deux noms propres auquel notre patronyme était associé ?

     La question est restée quelque peu oubliée, écartée des préoccupations récurrentes de ce blog. Le fourmillement des données, des idées d'articles, des brouillons qui n'en finissaient de se battre entre eux pour parvenir à la lumière avait laissé sur le côté ce BORDES-PARFONDRY. Et c'est, après avoir largement puisé dans les réserves, qu'il s'est avéré nécessaire de reconstituer un nouveau catalogue de sujets à éditer. BORDES-PARFONDRY est revenu dans la lumière de la lucarne de notre grenier d'idées. Pour arriver finalement à en expliquer sa provenance.

     Avec la surprise, après avoir édité une première version de ce texte, de recevoir un commentaire d'une descendante directe de cette famille. Le croisement de nos informations a permis de rédiger cette deuxième version, plus complète et certainement moins légère et plus aboutie que la première.

     Ce double nom sans particule est en fait le résultat du mariage le 20 mars 1809 d'un dénommé Paul-Joseph-Raymond BORDES dit BORDES-PILAS et de Prudencia-Josephe PARFONDRI de MENDOZ y BADENAS, née à Longarès (Province de Saragosse, Espagne) le 27 avril 1792. Au décès de son époux le 7 février 1847, alors lieutenant colonel dans l'armée française, et domiciliée à Paris, elle a pu bénéficier d'une pension de veuve, laquelle lui a été accordée par ordonnance du roi Louis-Philippe1. Il restait à découvrir l'explication de cette manne royale.

      L'année de mariage en 1809 allait servir d'indice pour en trouver la solution. La mariée étant espagnole, la traversée des Pyrénées s'avérait primordiale pour en percevoir le contexte historique. L'Espagne était à ce moment sous la coupe de Napoléon, ce despote mal éclairé qui, en imposant son frère Joseph sur le trône en 1808, allait provoquer la Guerre d'Indépendance espagnole jusqu'en 1813. Tout ce que l'Europe comptait comme puissance militaire se mit à taquiner un peu partout les troupes françaises. Tout le monde était déjà, bien avant la débâcle de Waterloo, contre ce trublion de Napoléon qui fut sans doute celui qui a fait perdre le plus de territoires au prorata des guerres engagées2. Tout le monde sauf les élites aristocratiques, intellectuelles, militaires et ecclésiastiques en Espagne qui jurèrent fidélité à l'éphémère roi Joseph Ier. Des collaborateurs qui seront désignés par le terme d' afrancesados, après l'ultime défaite du 21 juin 1813 à Victoria au Pays Basque, et qui durent prendre le chemin de l'exil vers la France. Ferdinand VII remontait sur le trône en Espagne et pour Napoléon, enlisé au même moment dans la campagne de Russie (bataille de la Bérézina de novembre 1812), ce retrait marquait immanquablement le début de la fin.

     Et c'est dans ce contexte historique que notre militaire français au nom de BORDES a du s'amouracher d'une espagnole d'une certaine classe sociale au début de cette guerre. Et emmener sa belle, non de Cadix mais de Longarès, avec lui en France, contrainte de s'expatrier comme plusieurs milliers d'autres espagnols. Il poursuivra pendant quelques vingt années sa carrière militaire, au gré des régimes politiques successifs, avant d'être admis à mettre fin à ses services dans l'armée le 21 juillet 1833.

     Un fils naquit de cette union, le 19 mai 1811 à Madrid, soit avant l'exil probable vers la France. Joseph-Léonard-Félix BORDES-PARFONDRY, après avoir été élève de l'Ecole spéciale militaire en 1828, embrassa comme son père la carrière militaire. Ayant gravi les différents échelons, il atteignit le grade de colonel au 78ème Régiment d'Infanterie, en garnison à Lyon. Il participa à plusieurs campagnes militaires, notamment en Afrique en 1850. Ce qui lui valu de recevoir successivement les différents grades de la Légion d'honneur : Chevalier le 22 avril 1847, Officier le 26 août 1862 et finalement Commandeur le 30 décembre 1881. Il sera blessé, à la tête d'un régiment, à l'occasion de ce qui est mentionné comme une des guerres du dernier empire3. Celui de Napoléon III qui, en se lançant à l'assaut de la Prusse en 1870, allait, une fois de plus, démontrer de l'incurie insolente de cette famille corse.  Comme tout militaire gradé à l'époque devant renoncer à tout service actif, J-L-F intégrera, fin de l'année 1868, l'Hôtel des Invalides au poste de second gouverneur. Il sera mis à la retraite, en raison de ses anciennetés de service, le 18 juin 1877. Entretemps, il s'était marié le 23 juin 1853 à Caroline-Marie Louise de BERTRAND.

      Blessé gravement, après avoir reçu, semble t-il par inadvertance, un coup de poing, sur le perron de la Bourse à Paris3, il décèdera le 6 février 1883, à son domicile au 19 de la rue de Babylone à Paris 7èm.. Son décès est déclaré par son fils, Paul-Joseph-Raymond BORDES dit PARFONDRY, âgé à ce moment de 24 ans, sergent au 2ème de Ligne. Et pour attester du niveau social de cette famille, le décès est également déclaré par Joseph-Louis-Marie, Marquis de KERGARIOU (1812-1894)4, grande famille de la noblesse bretonne, propriétaire du château de Coëtilliau à Ploubezre (Côtes d'Armor). A travers la lecture de son éloge, il est décrit comme un esprit cultivé, avec une nature expansive, communicative et ayant la franchise de ses opinions3. Mais aussi un brin contestataire, car il était considéré comme un officier d'opposition.

      Et c'est son épouse que l'on retrouve à Paris en 1898 dans l'entrefilet d'un journal reprenant la liste des gens affichant ostensiblement leurs déplacements5. Sans sourciller outre mesure, elle se fait appeler Madame BORDES de PARFONDRY, reprenant le nom de littérature de son mari. Elle décèdera l'année suivante en 1890. Dans la descendance de ce couple, on recense la petite-fille Marie Julie BORDES et de nos jours, Michele SERVENT, la petite-fille de cette dernière, qui est l'auteur des commentaires ayant permis de donner une nouvelle approche sur cette lignée.

       On découvre que ce personnage n'était pas seulement un militaire. Sans doute inspiré par l'air frais apporté par la ferveur artistique nouvelle, notre J-L-F s'est mit quelquefois à abandonner le sabre pour prendre plus volontiers la plume, fortement épris de beautés de l'art chrétien qu'il a plus d'une fois exaltée par sa plume vive et imagée3. Sans attendre sa retraite, il signera ainsi, entre 1836 et 1839, différents articles dans des journaux édités à Lyon6 et rédigera à l'occasion des poèmes. Tous ces textes peuvent être retrouvés sur le site de : La Revue du Lyonnais : http://collections.bm-lyon.fr/revueDuLyonnais/search

       On les récapitule de manière à avoir un aperçu de son éclectisme (tous les textes sont issus de " La Revue du Lyonnais ").

Série 1 - n° 4 (1836) p.448 : A Mme DORVAL (sonnet) ;

Série 1 - n° 5 (1837) pp. 417-432 : L'enfant du Rhône ;

Série 1- n° 6 (1837) pp. 368-374 : Du drame et de la Comédie ;

Série 1 - n° 8 (1838) pp. 243-245 : La Grande Chartreuse (Poème);

Série 1 - n° 8 (1838)  pp. 395-400 : Cours d'histoire

Série 1 - n° 8 (1838) pp. 433-471 : Recherches sur l'emplacement où se déroule la bataille entre Albin et Sévère, l'an 193 ;

Série 1 - n° 9 (1839) pp. 290-307 : Applications littéraires. I. George SAND. Spiridion

     Il donne, au travers de ces quelques textes retrouvés, l'impression d'un écrivain, très instruit, ayant une bonne connaissance de l'histoire. D'une écriture parfois un peu ésotérique et à grandes envolées,  utilisant les mots comme un boulier compteur et non comme une syntaxe, il s'autorise également d'écrire des poèmes. Il dut ainsi, être un proche de George SAND et de la comédienne Marie DORVAL.  Sa volubilité dans l'écriture n'est pas toujours en liaison avec la qualité. S'il est reconnu comme ayant réalisé un savant travail historique et technique sur les anciennes fortifications de la ville de Lyon3, cette même publication, utilisée comme référence dans un livre, est considérée par son auteur comme très médiocre7.

    Voici deux exemples de sa prose :

- L'art est le lien unique de la forme et de la pensée, de la matière à l'esprit. Sphère d'action de l'homme, il participe à la fois du néant du corps et de l'éternité de l'intelligence (cité par Emile Prisses d'Avennes dans Histoire de l'art égyptien d'après les monuments, 1879, Ed. Bertrand, Paris)

- Céleste Kitty-Bell à l'âme chaste et pure,

Vierge religieuse au corps harmonieux,

Et dont la voix divine, alors qu'elle murmure,

Rend des sons dérobés à la harpe des cieux.

(Premier couplet d'un sonnet écrit pendant l'entracte, à l'attention de Marie DORVAL8, jouant le rôle de Kitty-Bell dans la pièce Chatterton d'Alfred de Vigny - in Revue du Lyonnais, Vol. 4, Lyon, Imp. L. Boitel,

      L'usage de la particule BORDES de PARFONDRY, utilisée pour signer ses écrits, peut ressembler comme une récupération incongrue mais qui apporte probablement le petit détail qui manquait pour retisser l'origine espagnole de cette famille.

     Un lien avec le personnage de Don Diego PARFONDRI pouvait être envisagé (voir article : Une recherche plus approfondie sur Don Diego Parfondri). Diplômé vers 1730 du Real Cuerpo d'Ingenieros militares, son origine en provenance de la Principauté de Liège est consolidée par différents indices historiques. Il est attesté que ce militaire ingénieur s'incrusta dans l'aristocratie espagnole par son mariage avec Maria Luisa de ARRIOLA y del FRAGO. La présence de ce patronyme en Espagne s'est par ailleurs avérée à d'autres reprises (voir article : Maria Juana de Parfondri). C'est certainement sur base de cet antécédent que la belle-fille de Prudencia-Josephe PARFONDRI s'offrait cette particule pour acquérir une plus grande visibilité dans la vie parisienne, y retrouvant même la voyelle y de ses aïeux belges. Vraisemblablement, on ne peut douter qu'elle soit reliée avec la descendance de ce Don Diego PARFONDRI.

     Quant à l'emploi de la terminologie BORDES y PILAS, comme nom officiel, elle découle du nom de famille de la grand-mère paternelle de J.L.F. Il peut y avoir manifestement une origine espagnole à ce niveau, tout comme pour sa mère.

     Assurément, tous ces éléments attestent que la famille BORDES-PARFONDRY a bien fait partie de l'histoire de notre patronyme. Au regard de ce qui apparait, au travers de ce blog, cet article confirme que les guerres menées sous Louis XIV et Napoléon ont servi de toile de fond pour assurer la diversion géographique de ce patronyme9.

 

1 Ordonnance du Roi du 19/08/1847, Bulletin des lois du Royaume de France, IXè série, Partie suppl., Tome 32, Impr. royale, Paris, Janvier 1848 ;

2 A son apogée, au début de 1812, la France de Napoléon comptait 134 départements, comprenant entr'autre les villes de Rome, Hambourg, Barcelone sans compter les 9 départements des anciens Pays-Bas autrichiens qui deviendront la Belgique et le GD du Luxembourg ;

L'Eclair du 17 février 1883 ;

4  Dont le fils Charles, Marquis de Kergariou (1846-1897) est avocat et député des Côtes-d'Armor ;

 5 Le Figaro du 15 avril 1898

6 Notamment : La Revue du Lyonnais ; Le Réparareur ;

7  Référence bas de page n°48 dans le livre : Camille JULLIAN : Histoire de la Gaule, Tome IV. Le gouvernement de Rome. Chapitre XIII - Les Sévères, Librairie Hachette, Paris ;

  Marie DORVAL (1798-1849): célébre actrice dramatique française ; amie d'Alfred de Vigny et de George Sand ;

9 Le bicentenaire de la bataille de Waterloo doit se dérouler en juin 2015 ; l'organisation et le déroulement des manifestations font cependant l'objet de certains conflits de nos jours quant à sa gestion ;

      Description des services de Joseph-Léonard-Félix Bordes y Pilas, dit Bordes-Parfondry

Description des services de Joseph-Léonard-Félix Bordes y Pilas, dit Bordes-Parfondry

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de PARFONRY
  • : Le cadre directeur de ce blog consiste à réunir ce qui peut être transmis sur un patronyme. La présentation de tous ces personnages n'est finalement qu'une manière de transférer un patronyme. Qu'il soit culturel, social ou historique, ce patronyme ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. L'environnement, le vécu de chacun a probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons. Les gênes se diluent plus vite que le lien avec le mode de vie et les rencontres. Cette vision oblige à élargir le champs d'investigation en déviant de l'aspect purement généalogique. La découverte de nouveaux indices motive et assimile parfois cette recherche à une enquête. L'histoire ne peut être racontée de manière linéaire. Chaque élément, chaque personnage a droit à son histoire dans le récit tout en suivant le dénivelé et les courbes imposés par les aléas de l'Histoire et de la vie. Contrairement au patrimoine, un patronyme se voit contraint de s'adapter aux vicissitudes des évolutions sociales et des guerres. Le contenu des quelques 350 articles de ce blog a été rassemblé dans un livre intitulé "La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem - L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme ".
  • Contact

Recherche

Pages

Liens