Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 14:03

         Dans un article précédent, intitulé " Le gisant des chevaliers de Parfondrieu", on y découvrait l'existence ancienne d'une sépulture pour deux membres de cette lignée, situé dans l'Eglise de la Grande Flémalle. Cette photo pouvait laisser croire que cette présence découlait implicitement de l'importance acquise par ces deux chevaliers, Ameil et Jean, deux frères ayant occupés des fonctions dans l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ce gisant devait rester la seule trace matérielle.

       Le fait que le document de Jacques de HEMRICOURT intitulé " Le miroir des Nobles de Hesbaye" ne cesse de dévoiler d'autres découvertes permet de reformuler notre première appréciation. Contrairement à ce qui pouvait constituer une analyse simple et primaire, ce gisant des deux frères n'a pas été la seule représentation funéraire au sein de cette lignée.

      Le texte, dévoilé par Mr. Charles, François JALHEAU en 1791, et reprenant de manière très approfondie et très précise la généalogie des différentes familles de chevaliers énoncées dans le document de HEMRICOURT, donne un aperçu beaucoup plus large des lieux de sépulture de tous ces personnages.On peut le visionner sur le site :

http://books.google.be/books?id=ZtREAAAAcAAJ&pg=PA22&lpg=PA22&dq=%22+Jacques+de+Parfondrieu+%22&source=bl&ots=u_rgUVh4xA&sig=4gE-uBCJDQA0dyVXlRx5BrWBlLg&hl=fr&sa=X&ei=jOPxTprxOcKCOs_VxKcB&ved=0CB0Q6AEwAA#v=onepage&q=%22%20Jacques%20de%20Parfondrieu%20%22&f=false

      Après en avoir fait une lecture compulsive, on peut affirmer que trois autres membres de cette lignée des chevaliers de Parfondrieu ont eu droit à une sépulture.

       Et en premier lieu, comme pour en attester une nouvelle fois l'un des centres d'origine, le premier de la lignée, le Chevalier Jean de Parfondrieu, mort probablement au début du 14ème siècle, a été effectivement enterré dans la chapelle de Parfonry, qu'on mentionne dans le comté de Clermont. Ce qui ne laisse aucune équivoque de sa situation. On en déduit que ce lieu, qui a bel et bien été un fief dévolu à cette famille, existait déjà à ce moment et disposait déjà d'une chapelle. 

     Son fils, Jacques de Parfondrieu, y a été également enterré, mais cette fois en y apportant une autre précision. Il gît dans le choeur, devant l'autel, ce qui confère sans aucun doute une plus grande importance au lien que cette famille pouvait avoir avec ce lieu.

     Rien ne permet d'affirmer de l'importance du nombre d'habitants de ce lieu, ni de dire s'il s'agissait déjà d'un hameau comme on le découvrira quelques siècles plus tard. Mais manifestement, on peut y voir une certaine similitude avec l'endroit Parfondruy, près de Stavelot, qui s'est développé autour d'une chapelle et d'un petit ruisseau escarpé du même nom. La proximité avec des terres de l'abbaye de Flône (ferme de Hottine) reste une piste pour expliquer l'implantation à cet endroit. Il est reconnu que les moines de cette abbaye ont extrait le fer, la houille et la calamine sur les deux côtés de la Meuse.

    Un troisième gisant se retrouve cette fois dans l'église des Dominicains à Liège. Il s'agit cette fois de Jean de Parfondrieu, le petit-fils du premier de la lignée, mort sans héritiers en 1377. Ce qui atteste que cette lignée avait quitté son territoire d'origine, suivant en cela l'évolution de la société qui s'adaptait aux nouvelles situations qui annonçaient la fin de la période moyennageuse.

   De toutes ces sépultures, il n'en reste plus rien. Aucunes traces matérielles de cette aventure épique et chevaleresque qui fut sans aucun doute les prémices de la saga dévoilée de nos jours.

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 18:23

      Avec l'aide des généalogistes assidus (en particulier Marc BRAIBANT) que l'on parvient à dénicher sur GENEANET, on arrive à reconstituer un éventuel lien plus affirmé entre cette famille des chevaliers de PARFONDRIEU (PARFONDRY) qui nous sont apparus au Moyen âge et le Baron Jacques de PARFONDRY, ultime personnage à porter ce nom avec la particule. On  fait remonter l'ascendance de ce dernier aux environs de 1600.

     Voici ce qui en est résulté, après avoir rassemblé les dernières informations trouvées sur GENEANET.

1. Jacques de PARFONDRIEU, dit de «  Moge « (av 1600 - ??)

x Anne NICOLAY (av 1600 - ??)

1.1a. Bernardine de PARFONDRIEU

x Bertrand Del REYD, dit delle Porte

1.1a.1. Gaspard Del REYD (>1644 – 1680)

Céarier de Clermont et Nandrin ; Secrétaire du Chapitre de St Lambert ;

Greffier des Etats et des Monts de Piété du pays de Liège et Comté de Looz ;

Notaire apostolique

1.1b. Jacques de PARFONDRY, bouvier de Moge de 1671 à 1693 ;

x Anne de LONCIN (circa 1600 - >1670)

1.1c. Mélotte de PARFONDRIEU

x Catherine Del REYD

1.1c.1. Marie (Maroye) de PARFONDRIEU

x Noël Le MARISCAL, dit FABRI (?? – 1635) ; marié le 20/01/1619 à Hermalle-sous-Huy

1.1c.1.1. Jean FABRI

x Marie de PARFONDRY

1.1c.1.1.1 Barthélemy FABRY (1666-1743)

1.1b.1. Jacques de PARFONDRY (?? - ??)

x Marie DURBUTO (1626 - ??) ;

1.1b.1.1a. Jacques, Arnold de PARFONDRY (16/03/1655, Liège - 15/03/1742, Liège)

x Françoise, Thérèse de ROUVROY (?? - 06/07/1740), mariés en 1726

1.1b.1.1b. Anne, Marie de PARFONDRY (11/07/1656 - 20/08/1745)

x Godefroid TOMBEUR (1642-1709), Seigneur, Maître et Commissaire de Liège en 1684 ;

mariés en 1674, leur fils Jacques, François de TOMBEUR (1676 - 1723) sera bourgmestre de Liège;

N.B. : la lignée de cette famille, portant le même nom, s'est perpétuée jusqu'à nos jours

1.1b.1.1c. Catherine de PARFONDRY (1657, Liège - ??)

1.1b.1.1d. Marguerite de PARFONDRY (1659, Liège - ??)

1.1b.1.1e. Elisabeth de PARFONDRY (1660, Liège - ??)

1.1b.1.1f. Jacques de PARFONDRY (1662, Liège - ??)

1.1b.1.1g. Agnès de PARFONDRY (1665, Liège - ??)

1.1b.1.1h. Marie de PARFONDRY (1669, Liège  - ??)

1.1b.1.1a.1. Walter, Martin de PARFONDRY (1686, Liège - ??)

1.1b.1.1a.2. André, Albert de PARFONDRY (06/06/1688, Liège - 12/03/1762, Liège)

x Jeanne, Lambertine CHRISTIANE (14/07/1706, Liège - 12/08/1768, Liège)

1.1b.1.1a.3. Jean Guillaume de PARFONDRY (1693, Liège - ??)

1.1b.1.1a.4. Nicolas Walther de PARFONDRY (1695, Liège - ??)

1.1b.1.1a.2.1a. Marie Françoise de PARFONDRY (1728, Liège - ??)

1.1b.1.1a.2.1b. Jacques Philippe de PARFONDRY (1729, Liège - ??)

1.1b.1.1a.2.1c. François, Marie, Hyacinthe de PARFONDRY (16/08/1732, Liège - 26/02/1791, Liège)

x Marie - Thérèse HENRIOUL (26/03/1741, Liège - ??)

1.1b.1.1a.2.1c.1. Jacques, Lambert, Martin de PARFONDRY (15/05/1767, Liège - 03/07/1824, Namur),

Baron, Bourgmestre de Yernée

x Elisabeth, Marie, Joseph Van der MAESEN (08/10/1767 - 07/05/1851, Verviers), laquelle est l'une des 14 enfants de Jean-Christophe, Joseph Van der MAESEN, chevalier du Saint Empire Romain, Seigneur d'Avionpuits (09/09/1720, Liège - 03/02/1791, Esneux) et de Marthe, Marie, Joséphine, Françoise CURIONE (11/09/1741, Leipzig - 28/10/1791, Liège)1 ; Le couple de PARFONDRY - Van der MAESEN eurent trois filles (les deux premières étant jumelles) ;

1.1b.1.1a.2.1c.1a. Marie - Thérèse, Hyacinthe, Philippines PARFONDRY (1792 - ??), Ménagère

x Henri, J., DEBATTY (1788, Ougrée - 1833, Ougrée), journalier, cultivateur, mariés en 1814

1.1b.1.1a.2.1c.1a.1. Henri, Joseph, Victoire DEBATTY (19/12/1816, Ougrée - ??)

1.1b.1.1a.2.1c.1a.2. Jean, Joseph DEBATTY (28/06/1820, Ougrée - 21/05/1901, Ougrée)

chaudronnier, industriel

x Marie Jeanne de LANDSHEER (17/06/1832, Anvers - 17/08/1905, Ougrée)

1.1b.1.1a.2.1c.1a.2.1. Joseph DEBATTY (19/06/1861, Reciczabanya, Autr.-Hongrie - ??)

Industriel

x Julienne, Marie, Emerene DOYEN (1862, Xhoris - ??), demoiselle de magasin

1.1b.1.1a.2.1c.1a.3. François, Joseph DEBATTY (22/12/1826, Ougrée - ??),

Maître chaudronnier à Couillet

x Joséphine BONTEMPS (1824 - ??), mariés le 17/08/1858 à Couillet

N.B. : Une descendance, via l'une des filles de ce couple, existe de nos jours au niveau de la famille BRAIBANT

1.1b.1.1a.2.1c.1b. Marie, Hyacinthe, Victoire PARFONDRY (1792 - ??)

x Nicolas, J. GURNADE, mariés le 31/12/1817 à Yernée

1.1b.1.1a.2.1c.1b.1. Jacques, Joseph, Victor GURNADE (22/09/1818, Yernée - ??)

1.1b.1.1a.2.1c.1c. Elisabeth, Marie, Hyacinthe PARFONDRY (01/08/1802 - ??)

x Hubert, Joseph CAJOT, mariés en 1833

1.1b.1.1a.2.1c.2. François, Marie, Hyacinthe de PARFONDRY (…..- 1833, Herstal), chanoine

1.1b.1.1a.2.1c.3. Léon, Hyacinthe de PARFONDRY

1.1b.1.1a.2.1c.4. Marie, Charlotte, Joséphine de PARFONDRY

 

     De ce qui ressort de cette lignée généalogique, on en retient les points suivants

        - Les trois filles du Baron Jacques de PARFONDRY perdent la particule dans leur nom, ceci résultant du fait que le titre n'aurait pu être attribué qu'à un enfant mâle.

          - On ne peut dire à quel moment le titre de Baron a été octroyé à la famille de PARFONDRY. Selon certaines sources, le père de Jacques portait également le titre.

       - Les métiers mentionnés pour l'une des filles laissent à penser que la fortune des parents n'a pas été transmise.

        - Les familles de PARFONDRY et Van der MAESEN auraient été assez proches car Hyacinthe, François, Van der MAESEN, le frère d' Elisabeth Van der MAESEN, est tenu à son baptème, le 02/08/1774 à Notre-Dame - aux Fonds, Liège, sur les fonds baptismaux par le baron Hyacinthe de PARFONDRY et sa femme Marie-Thérèse HENRIOUL, soit les parents du couple de PARFONDRY - Van der MAESEN.

       - Le prénom de Jacques est très fréquent dans la descendance et remonte aux environs de 1600. Ce qui autorise d'envisager un lien avec la famille des Chevaliers de PARFONDRIEU, vu la présence de plusieurs Jacques (ou Jakemar) dans cette lignée dont un enfant en 1398, fils d'un autre Jacques et de Catherine de FLETENGE.

       - Des différentes dates répertoriées, on en déduit que le couple de PARFONDRY - Van der MAESEN résida à Yernée au moins jusqu'en 1817, date du mariage de l'une des deux jumelles;

       - Le fait d'être bourgmestre de Yernée, localité proche de Saint-Séverin, lieu d'habitation des chevaliers au Moyen âge, n'apparait pas comme une preuve formelle d'un lien car l'ascendance directe du Baron résidait à Liège. Ce qui pourrait toutefois s'expliquer par le fait qu'il est reconnu que certains membres de cette famille de Chevaliers se sont déplacés vers Liège, après 1325 (Johan devenu Secrétaire de la ville de Liège et des XII juges) ou en résidant dans ses environs (présence de gisants à Flémalle, résidences attestées à Flémalle).

      Malgré cette série d'indices, rien n'autorise d'affirmer d'un lien récurrent entre la descendance du Chevalier Johan de PARFONDRIEU, existante en 1398, et le Baron Jacques de PARFONDRY, né en 1767. Il ne reste que deux siècles à reconstituer, entre Jacques, mentionné comme enfant en 1398 par J. de HEMRICOURT (dans "Le Miroir des nobles de Hesbaye") et un autre Jacques apparaissant aux environs de 1600. Bien peu de choses finalement. On maintient l'espoir que des généalogistes affamés continuent à  arpenter les archives et à se délecter de l'odeur des manuscrits.

      De notre côté, on s'efforcera de pister l'histoire de ce Baron Jacques de PARFONDRY, qui selon le Docteur L. THIRY2, aurait été à la base de l'industrie dans le courant du 19ème siècle. A moins de considérer que ce renouveau industriel ait été l'apanage de sa descendance, au sein de la famille DEBATTY, laquelle est cataloguée comme industriel sur deux générations.

       Dernier indice sur ce personnage, la mention qu'il aurait acheté en 1812 un terrain à Saint-Séverin d'une superficie assez importante , environ  20 ha,  si l'on s'en tient aux quelques données de référence rassemblées (1 bonnier = 1.4 ha; 1 verge = 4a 36 ca). Selon l'acte retrouvé, repris ci-dessous, la particule a curieusement disparu.

             Par acte passé devant le notaire Lambinon, le 2 mars 1812, le Sr Renoz vendit à Jacques-Martin-Albert Parfondry, 14 bonniers, 13 verges grandes de terre, situées dans la  commune de St-Séverin en Condroz, pour le prix de 7000 francs, payables en son domicile dans le délai de deux années de la date de l’acte ;

 

1 Originaire de Zonhoven, près d'Hasselt, les Van der MAESEN sont installés à Liège depuis Christophe Van der MAESEN (1635-1672), arrière-grand-père de Jean-Christophe, et avocat à la cour de Liège. Ce dernier reçut sa fortune de son oncle Jean Joseph JADOUL, installé à Leipzig, ce qui lui permit d'acheter la Seigneurie d'Avionpuits à Esneux (157 ha), près de Liège, en 1756. En 1791, le château d'Avionpuits échut à son fils François, Marie, Hyacinthe Van der MAESEN, avocat, frère cadet d'Elisabeth, dénommé « le philosophe d’Avionpuits ». Afin d’équilibrer cet héritage, il donna à chacun de ses frères et sœurs 85 000 florins de Brabant. Décédé en 1846, le château ne restera dans cette famille que jusqu'en 1854 ;

2 source : L. THIRY (1938) : Histoire ancienne de la Seigneurie et Commune d'Aywaille, 1ère édition, T II ;

Partager cet article
Repost0
14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 19:02

Le texte qui suit s'efforce de repositionner l'origine de la famille des PARFONRY de Neerheylissem vis à vis de certaines croyances qui voudraient s'en référer à l'existence d'une particule et d'un titre, à l'origine de la lignée. Il se veut aussi explicatif que possible en atténuant le mythe et en accentuant la réalité                                                                                                                                                                  La présence d’une ordonnance de Charles D’HOZIER1 en 1703, mentionnant le nom d’un écuyer de PARFONDRY dans la région de Caen en Basse-Normandie, a pu laisser croire à une origine ancienne et locale de la lignée. L’écriture comportait cependant plusieurs erreurs, résultant d’une transcription approximative d’un nom existant depuis le Moyen-âge dans cette même région. Pour une raison non élucidée, le document fait bel et bien référence à un écuyer de PARFOURU, dont l’origine est en lien direct avec une commune du même nom. Le Grand Armorial de France, qui reprend l'ensemble des travaux de D'HOZIER, atteste avec certitude de ce dernier nom.  Si l’erreur est avérée réelle dans l’écriture, il n’en reste qu’elle ne doit pas être nécessairement le fruit du hasard. Le préposé aux écritures des ordonnances avait déjà du entendre parler de ce nom de PARFONDRY, sans pouvoir dire aujourd’hui si la référence était de nature généalogique, historique ou géographique.                                                                                                                                                                                                               Cette simple transformation de l’écriture laissait planer le doute quant à la nature réelle de l’origine de cette famille. Le désir sous-jacent de ce souhait de remonter le temps pour arriver à une certitude d’un épiderme coloré de veines bleues quant à la naissance se trouvait face à un destin devenu incertain. La peur d’une alternative moins glorieuse, moins noble, plus enveloppée d’un doute quant à une origine inacceptable, pouvait développer une sensation d’abandon de redécouvrir le véritable chemin de cette saga. Et comme une sécurité vis à vis de l'extérieur, cette particule pouvait offrir une sorte de protection à l'encontre du besoin de recourir au travail comme sources de sociabilité et de curiosité.                                                                                                                                                             Mais, quel snobisme peut pousser la conscience à ne pas reconnaître qu’une médaille de Chevalier de la Légion d’honneur ne peut  remplacer n’importe quel blason accordé généreusement par la grâce d’un roi. Etre reconnu comme simple ouvrier, et arrivé au premier rang dans la marbrerie, par le travail, l’économie et l’intelligence, n'est ce pas se prévaloir d'être un descendant d’un titre de reconnaissance obtenu sur des critères encore plus larges que celui de meilleur ouvrier de France. N’est-il pas plus valorisant que de porter la particule d’un titre acquise en obéissant aux frustrations de grandeur passagère et de pouvoir ?                                                                                                                                                                                                                      Et de façon similaire, le point de greffe, rassemblant les différentes branches de l’arbre, s’était investi comme maître - charron, un des métiers qui façonnaient la nouvelle société de la fin du 18ème siècle, en l’écrivant à jamais dans le nom d’une rue du village ou il l’exerçait. Une pérennité que jamais une particule ne peut garantir avec autant d’assurances                                                                                                                                                            Que dire alors de ce premier habitant de notre arbre qui se trouve confronté, au milieu de ce 18ème siècle, aux vindictes d’un homme de justice affublé d’une particule. Il aurait pu ne pas résister à ce curieux sens du pouvoir corrompu et de déni de démocratie.                                                                                                                                                                                          Si le mythe de la particule est quelque peu écorné, il nous reste malgré tout la réalité pour en rassurer quelques uns d'entre nous. Celle qui nous raconte que de nombreux chevaliers ont participé en 1325 à ce qui fut l’apothéose en miniature d’une seconde guerre de Troie dans le territoire de la Principauté de Liège. La bataille de Dommartin entre les Awans et les Waroux2 rassemblait la fine fleur de la chevalerie hesbignonne. Et parmi ces chevaliers, on parvient à dénicher, dans les multiples noms énoncés par Jacques de HEMRICOURT, le chroniqueur du Moyen âge, celui des seigneurs de PARFONDRIEU, engagés du côté des Awans, les gagnants de ce conflit. Ces seigneurs sont identifiés comme les enfants d’Amel, le bailli3 du Condroz et les petits-enfants de Johan, un vrai chevalier atttesté en 1272, lequel descendrait en droite ligne, via la famille de LEXHY l'une des plus importantes et des plus puissantes de cette époque, du couple Raes de DAMMARTIN et Alix de WARFUSEE, mariés en 1115 et reconnu par tout généalogiste confirmé4 comme à l’origine de tous les chevaliers de Hesbaye. Ce même Johan qui, par les mêmes généalogistes, serait lié, à la suite de nombreuses alliances successives, à la famille actuelle des POTESTA de WALEFFE, l’une des plus anciennes familles de la noblesse belge.                                                                                                                                                                                    Et c’est manifestement, à partir de cette victoire de 1325 que le nom se perpétua. La descendance de ces seigneurs devint, dans cette région de vaillante et nombreuse noblesse féodale, à plusieurs reprises Chevalier de Saint-Jean de Jérusalem à la Commanderie de Chantraine. Mais ils s’activèrent aussi, dans cette fin de Moyen âge, à sortir de leurs armures pour s’immiscer dans le nouveau pouvoir des villes et des métiers. Ayant fait le vide autour de leurs fiefs, après la mort de nombreux chevaliers au cours du conflit, ce nom se répandit dès lors dans les vastes plaines nues et légèrement inclinées de la Hesbaye. Des terres qui furent aussi favorables, tout au long des siècles qui se succédèrent, tant à la production agricole et au développement économique qu’aux stratégies guerrières des rois et des empereurs.                                                                                                                                                                                                                                                 Tout ce qui a été découvert sur ce nom ressemble à une véritable tranche de vie sur des personnages traversant les siècles. Sans avoir à faire référence à la flagornance des titres de noblesse ou à des rallonges de cadastre peu justifiées, cette saga se confond simplement à la vie d'une lignée de gens issus du terroir, confrontés aux nécessités de répondre aux aléas de l'évolution de la société, avec ses difficultés et ses besoins. Même s'il a frayé tout un temps avec le monde des particules, ce nom est resté lui-même, attachant et humaniste. Tout en restant limité à un nombre peu important d'individus, notre généalogie, exsangue de sa particule, a réussi à se maintenir à travers les époques.                                                                                                                                                                                                              Que la branche de Neerheylissem ne soit finalement la résultante de cette présence multiple dans cette partie du territoire jusqu'au milieu du 19ème siècle, n'en est que bien réelle. Avec le mérite et les avantages qu'elle s'étale aujourd'hui sur une période de 260 années, autorisant d'en faire un témoignage sur la réalité de cette existence sur le plan sociétal. Sans particules et sans snobisme, à travers les différents articles de ce blog, c'est une partie de cette histoire que l'on s'efforce de faire ressortir de l'oubli. On permet de faire revivre une histoire réelle et de donner corps à notre besoin de conserver le principal capital de nos civilisations qu'on peut associer à la connaissance et au développement de l'individu.                                                                                                                                                                           N.B. : Article rédigé suite à une discussion, animée et arrosée, autour de la table d'hôte de Briou en août 2011, en présence de Michel, Gérard, Patrick, Martine, Jean-Pierre et Alain ;


 

1 Charles d’HOZIER (1640-1732) : généalogiste, ayant publié, suite à  la demande de Louis XIV en 1696, le Grand Armorial de France, comprenant 120 000 blasons ;

2 A l’origine, cette guerre aurait démarré à la suite de l’enlèvement d’une jeune vassale du seigneur d’Awans par un parent du seigneur de Waroux. La querelle se généralisa en une lutte entre les diverses familles alliées aux combattants. Les mœurs de l'époque obligeaient tout noble à venger ceux de ses parents qui succombaient dans une attaque de ce genre ;

3 Bailli : il peut s’agir d’un représentant d’une autorité chargé de faire appliquer la justice ou d’un chevalier dans l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, et dont la dignité était au- dessus de celle d’un commandeur ;

4 GENEANET : Généalogie TERLINDEN - de POTESTA ;

Partager cet article
Repost0
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 14:15

     A  travers les ressources de GENEANET, on vient de retrouver une charte de 1348  qui atteste une nouvelle fois de l'existence d'une terre au lieu-dit Parfondry, appartenant à cette famille.

      On y fait référence à un conflit avec l'abbaye de Flône, preuve, s'il en est, que le domaine de Parfondry est bien celui situé à cet endroit de l'autre côté de la Meuse et apparaissant sur les cartes au XVIIIème siècle. La terminologie " sous Clermont " ne laisse par ailleurs sur ce point aucun doute.

 

Sentence arbitrale touchant la dime de Parfondry, sous Clermont

1 juillet 1348

Jean de Coir, abbé de Flône, revendiquait la dime sur le manoir, courte, assise et appendices, que Johan de Parfondrieu possédait à Parfondry (Parfonriwe). Les parties ne parvenant pas à s'entendre choisirent deux arbitres : William de Coir de Liège, chevalier, et Johan dit de Chantremel, écuyer. Les arbitres décidérent que Johan de Parfondrieu devait la demi-dîme, dans  son domaine de Parfondry, de tous biens, fruits et autres choses dont on a usage de payer la dîme au pays de Liège; mais l'abbé de Flône, pour noirir amour entre eux, le dispensa de cette obligation, sa vie durant.

Fait en le hosteil le dit abbeit à Flône, en la presenche de Lowit, vesti de Betencour, Thomas, vesti de Noveville en Condros, prestres; Piron de Seraing, Albetin d'Amain, Henri de Okirs, clercs; Wilhemotte de Crypey Ie cois.

Source : Analectes pour servir à l'histoire écclésiastique de la Belgique, publiés par les chanoines Beusens et Barbier, 2ème série, Tome VIII, Louvain, Ch Peeters, 1893;



Quelques explications

Noirir:   terme encore présent dans le dictionnaire du langage ardennais qui pourrait se traduire par " duper - tromper - assombrir ". Ce qui signifierait que la position de l'abbé de Flône relève de quelqu'un qui ne reconnaît pas la décision des arbitres. Il préfère ne rien recevoir comme dîme plutôt que d'accepter un compromis ;

William de Coir : il doit s'agir probablement de Guillaume de Coir, chevalier, décédé en 1375, et qui devint bourgmestre de Liège en 1360 et en 1365; fils de John de Coir dit de Saint Martin; et par conséquent frère de Jean de Coir, dit Jean de Flône, l'abbé de Flône, le plaignant ;

Johan de Chantremelson nom complet est Jean de Dammartin, de Warfusée, de Hermalle, dit de Chantemerle ; cette lignée possédait l'un des plus importants terrritoires en Hesbaye liégeoise aux 12ème et 13ème siècles; il est l'un des descendants de la branche d'Hermalle, l'une des plus importantes lignées de Chevaliers à cette époque; il est un lointain cousin de Johan de Parfondrieu descendant de la famille de Lexhy et Waroux, l'autre branche importante de la descendance du couple Raes de Dammartin et Alix de Warfusée, mariés en 1115. Au vu de la relation familiale qui unissait Jean et William de Coir, cet écuyer avait très certainement été choisi par Johan de Parfondry pour défendre ses intérêts; il fit partie de la Commission des 12 qui avait été mise en place en 1334 pour traiter de la paix au terme de la guerre entre les Waroux et les Awans;

Partager cet article
Repost0
12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 11:06

                En réponse à une question qui m'a été envoyée par un des lecteurs les plus assidus de ce blog, Paul LAURANT, qui est non seulement un des descendants de Mathieu PARFONDRY, né à Aywaille en 1732,  mais également le fervent défenseur du cheval ardennais, je vais m'efforcer d'expliquer l'origine de cette petite variante dans l'écriture de notre si joli toponyme.

 

Pour bien comprendre ce qui suit, il faut se remémorer la signification du nom que nous portons. L'interprétation la plus généralement admise de nos jours est tout simplement " Par le fond du ry ". Même si je défends avec ferveur un lien plus ancien avec le mot " fonderie ", il n'y a aucune objection à considérer cette signification comme réelle. Il a du y avoir une évolution progressive, ayant démarré durant la période gallo-romaine, et s'étant généralisée entre le IXème et le XIIème siècle à une situation résultant essentiellement de la géographie.

On constate dans les registres de baptême, ceux retrouvés pour les XVIIème et XVIIIème siècles, des écritures mentionnant selon le cas PARFONRY où PARFONDRY. On a ainsi observé que des enfants d'une même famille étaient inscrits des deux façons. Il en découle que la terminaison en ry et en dry ne résulte pas nécessairement d'une différence d'origine dans les lignages. L'explication repose essentiellement sur la transcription du nom. Tant PARFONRY que PARFONDRY dans les temps anciens devaient se prononcer de la même façon. Ceci tout simplement par le fait que le "d" du terme "Fond" ne se prononce pas non plus. Confirmée en son temps par la Commission Royale de Toponymie et de Dialectologie, chargée d'authentifier notamment les écritures sur les cartes IGN, il n'y a aucune objection à considérer cette hypothèse comme valable. Au cours des générations, l'écriture du nom a pu ainsi évoluer dans les familles en fonction de la transcription du nom.

En conséquence, c’est bien le niveau d’instruction de l'Officier d'Etat civil enregistrant l’acte de naissance ou du prêtre retranscrivant l'acte de baptême qui est à l'origine de cette différence d’écriture. Selon leurs compréhensions, ils reprenaient le "d" dans l'écriture du registre car cette consonne n'était pas dictée lors de l'énoncé du nom. Et comme les déclarants, que ce soit le père ou le parrain, étaient dans la plus grande majorité des cas des analphabètes, on n'y apportait aucune correction.

Avec le temps la signification du nom s’est perdue et la différence d'écriture et de prononciation est apparue de manière plus stricte. Certains ont voulu absolument, pour se diversifier d'un voisin, que l'on prononce la lettre "d". C'est ce qui est probablement arrivé avec l'ancêtre de l'auteur de cette question. Qui me mentionne que, selon sa mère, son aïeule, Anne Elizabeth PARFONDRY (1834-1933) " mettait une insistance toute spéciale à la prononciation correcte du DRY ". Une preuve que la prononciation actuelle n'était pas encore actée au début du XXème siècle. Pour information, cette personne n'est rien d'autre que la soeur ainée d'Alfred Joseph PARFONDRY, né en 1850, l'arrière-grand-père d'Alain PARFONDRY habitant de nos jours dans le Médoc.

On en conclut donc que les branches de PARFONRY et de PARFONDRY, existant de nos jours, peuvent être de fait de lointains cousins, à l'échelle généalogique du temps. Ce qui est déjà acquis, c'est qu'ils ont probablement évolué sur un territoire assez restreint jusqu'au XIVème - XVème  siècle, en rive droite de la Meuse, dans un triangle incluant les vallées de l'Amblève, de l'Ourthe inférieure et de l'Aisnes.

  

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 16:08

      Voici un Arrêté Royal, publié au Moniteur belge du 30 mars 1849, qui relate l'autorisation de perception de barrières sur la route de Huy à Stavelot. Ces barrières étaient de fait des lieux de péage autorisé, se faisant quand on passait d'une zone à une autre. La plupart de temps, elles étaient la résultante de la situation qui prévalait avant 1795. Du temps de l'existence de la Principauté de Liège, pays neutre fortement découpé, divisant les Pays-Bas méridionaux (qui furent successivement espagnols, autrichiens, français, hollandais), elles permettaient de taxer le passage de biens et de personnes. 

       Cette notion de barrière a été assez spécifique pendant une certaine période à la Belgique. On retrouve cette dénomination un peu partout, particulièrement dans les provinces de Liège et de Luxembourg. Certains lieux dans cette région se dénomment encore de la sorte (Barrière de Champion, Barrière de Transinne).

       La route, dont il est question dans l' A.R., est certainement devenue de nos jours la RN 68 (dénommée rue de Huy sur les cartes IGN), se poursuivant par la RN 66 après Trois-Ponts.

      Il est question ici d'une barrière dans le village de Parfondry, ce qui constitue la raison de la publication de cet article. Situé non loin de Stavelot, en surplomb de la vallée de l'Amblève, ce village de Parfondry est manifestement une résultante de la présence nombreuse de ce nom dans cette région à partir du Moyen-âge. Il constitue l'un des indices géographiques attestant de l'origine de la création du nom plus que probablement le long de la vallée de l'Amblève.

     Curieusement, l'appelation officielle de ce village de nos jours s'écrit sous la forme "Parfondruy ", ce qui est manifestement en contradiction avec les écritures anciennes et les autres appelations en rapport avec ce toponyme.

in Pasinomie. Collection des lois, décrets, arrêtés et règlements généraux,                                      

Tome XXX, 1849, Bruxelles, Administration Centrale de la Pasierisie, 1860

A.R. du 30/03/1849 qui autorise la perception de barrières sur la route de Huy à Stavelot

      ...Considérant que, par suite de l'achèvement de la section de route

précitée, il y a lieu de fixer l'emplacement de deux nouvelles barrières a

y établir, et de modifier le mode de perception des barrières n°1 et 2, dites

 de Parfondry et du pont sur la Lienne, placés sur la même section de route.

      A partir du 1er avril prochain, la taxe entière sera perçue aux barrières

de Parfondry et du pont sur la Lienne, respectivement dans la direction

de Werbomont et de Stavelot.

 

Lienne : rivière qui se jette dans l'Amblève en aval de Parfondry, près de Stoumont .

Le pont dont il est question ne doit pas nécessairement être celui sur la RN 66 lorsqu'elle enjambe cette rivière.  Il existe près de la localité de Trois-Ponts, plus en amont, un petit ruisseau, dénommé également Lienne. Par ailleurs, une maison, située près de Basse-Bodeux, encore plus en aval, à l'entrée d'un camping, le long de cette RN 66, est dénommée " L'ancienne barrière ".

 

       Même si le positionnement ancien de ces barrières reste à préciser, et ne nous semble nullement une priorité, rien que de parcourir cette mythique " road sixty six ", est une invitation au voyage et à la découverte de cette région. On ne peut croire que la similitude avec la version américaine ne soit un pur hasard de dénomination.

      Le village de Parfondruy a été affecté en décembre 1944 par le meurtre de 24 civils par les SS lors de l'offensive des Ardennes. Dans ce village, on y trouve de nos jours un gîte rural, dénommé " Lu Porfond'ru ", très vraisemblablement en lien avec l'étymologie du lieu. Curieusement, on utilise dans ce cas l'adjectif "Profond " et non l'ancienne dénomination du Moyen-âge de " Parfond ". Il est manifeste que l'on n'a pas, une nouvelle fois, respecté l'écriture initiale.  Ce lieu serait en fait un ancien moulin qui servait pour les tanneries à écorce.

      Les propriétaires de ce gîte sont avertis de l'existence de mes recherches et seront dès lors très agréablement satisfaits de recevoir des personnes  portant avec fierté notre beau toponyme.

 

        Voici deux sites où l'on peut retrouver des données sur ce gîte rural.

http://luporfonru.skynetblogs.be/ ;

http://tourisme.wallonie.be/informations/logements_belsud_stavelot__gite_rural__lu_parfonru____stavelot___10_12_p/fr/HM/26339.html ;

 

 

Partager cet article
Repost0
30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 10:40

         Pour démontrer de la relative importance de la présence du nom au Moyen - âge, voici la liste des références reprises des oeuvres de Jacques de Hemricourt. Cet écrivain s'est essentiellement consacré à rédiger un traité de généalogie de l'ancienne noblesse liégeoise et des environs, de l'an 1102 jusqu'en 1398 (intitulé : Le Miroir des Nobles de Hesbaye). Un certain C. de Borman, en 1910, a rassemblé en trois volumes tous les documents de cet auteur moyennâgeux.

         En fin du troisième volume, on y découvre une récapitulation de toutes les indications liées à des membres de cette famille de Parfondry. Il est entendu que l'on y inclut les autres appelations, telles que de Parfondriwe, de Parfondrieu, qui ne sont en fait que des transcriptions d'un même nom de famille. On y retrouve notamment les références aux différents Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem (Amel III, Amel IV, Jean IV) ayant officié dans les commanderies de Villers-le-Temple et de Chantraine. Le nom est parfois lié à celui de la commune de Chaumont, preuve du lien avec le lieu-dit de Parfondry, situé à proximité, en bordure de Meuse et dont ils en possédaient le fief comme il a déjà été démontré dans un autre article.

        A chaque  personnage, est joint le numéro du volume (I, II et III)  ainsi que le(s) numéros du ou des paragraphes où apparaissent le nom et prénom. 

        Parmi ces quelques 30 noms, on y recense 11 femmes, 3 chevaliers de Saint-Jean et 1 religieux. Ce qui ne laisserait qu'un nombre de 15 hommes apte à perpétuer la lignée sur une période s'étendant approximativement de 1272 à 1398.

        De l’arbre généalogique reconstitué de cette famille de Chevaliers, on y relève les noms suivants susceptibles d’avoir transmis leurs lignées au delà de 1398 :

 

   -   Thierri, 5 enfants en 1398, prénommés Jacques, Isabeau, Jeanne, Agnès et Clémence ;

-    Jacques, marié à Catherine de Fletenge, 2 enfants : Jacques et une fille ;

-    Walter, marié à Ide de Herstal, 7 enfants : Amel (chevalier de Saint Jean de Jérusalem), Jean (prêtre), un fils, Agnès (mariée à Raskin de Sorinnes), Maroie, Denisette, Idelette ;

-    Albert, 4 enfants en 1398, prénommés Jacques, Agnès, Isabeau (mariée à Gérard d’Anthisnes) et Nicolas (marié à Helyen de Bois);

-    Mais aussi Johan Ameyle qui serait un lointain  petit cousin germain de la lignée principale ;

 

Liste et références mentionnant le nom " de Parfondry" Vol. 3, p. 397 (C. de Borman, 1910) 

Parfondry (Agnès de) dite de Chaumont, 266; II, 327 ;

Parfondry (Ailid de), plusieurs, 264, 266; II, 327, 343, 432; III, 183, 185.

Parfondry (Albert de), 265 266; II, 327.

Parfondry (Amel I de), bailli de Condroz, 264, 266, 268; II, 327, 399; III, 41.

Parfondry (Amel II de), 264; II, 327.

Parfondry (Amel III de), chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, 265; II, 327,432.

Parfondry (Amel IV de), chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, 265; II, 327.

Parfondry (Amel V de), mesureur de sel à Liège, III, 183.

Parfondry (Clémence de), 266; II, 327.

Parfondry (Denisette de), 265; II, 327.

Parfondry (Hanekin de), dit de Chaumont, 266; II, 327.

Parfondry (Hannekinet de), II, 53..

Parfondry (Hugues de), dit aussi de Chaumont, 266; II, 327.

Parfondry (Idelette de), 265; II, 327.

Parfondry (Isabeau 1 de), 264, 266, 440;II, 327, 410.

Parfondry (Isabeau II de), 266; II, 327.

Parfondry (Jacques de), échevin de Huy, II, 432.

Parfondry (Jacques de), plusieurs, 264-266; II, 327; III, 183.

Parfondry (Jean I de), chevalier, 264, 268, 272, 360, 436; II, 327, 350, 385,440; III.

Parfondry (Jean II de), 264; II, 327.

Parfondry (Jean III de), 152, 219, 444; II, 334.

Parfondry (Jean IV de), chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, maître de Chantraine et bailli d'Avalterre, 265; II, 327.

Parfondry (Jean V de), religieux de Saint-Jean de Jérusalem, curé de Flémalle, 265; II, 327. Parfondry (Jeanne de), 265, 266, 268;II, 327.

Parfondry (Julienne de), plusieurs, 265,268; II, 277, 327.

Parfondry (Maroie de), 265; II, 327.

Parfondry (N. N. de), 152, 254, 271; II, 184, 327, 411; III, lu.

Parfondry (Nicole de), 266; II, 327.

Parfondry (Thierri de), 266, 267; II, 327.

Parfondry (Walter de), 265, 266; II, 327.

Parfondry (Watelet de), II, 432.

Partager cet article
Repost0
27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 09:48

       La plus ancienne mention du nom datait jusqu'à présent de l'an 1271. On y faisait référence au Chevalier Jean de Parfondry (Parfonriu) qui, avec un certain Eustache de Seraing, avaient été nommés arbitres pour décider d'une contestation  entre l'abbaye de Val-Saint-Lambert  et Jean de Ramioulle.

       Poursuivant la remontée du temps mais surtout la lecture d'archives numérisées, la trace de la présence attestée de ce patronyme est reportée désormais à l'an 1261. On y découvre, probablement ce même personnage, dans un texte relatant la transmission de terres dans la région liégeoise. Il y est de nouveau mentionné le Val-Saint-Lambert et le seigneur de Clermont, attestant que la relation du fait se situe déjà dans le même secteur que l'acte de 1271. Cette fois, l'écriture du nom est reprise sous la forme de Jean de Parfonrive. Sa position en fin de la liste des personnes attestant de ce transfert de propriétés au nom de l'évêque de Liège vers le monastère de Val-Saint-Lambert, est une preuve que ce personnage n'avait pas encore l'autorité qui lui est reconnue plus tardivement. Il n'est non plus pas fait mention du titre de Chevalier. Par contre, la relation avec la Commune de Nandrin, lieu où se situent les terres transmises, s'avère capitale. Cet indice relate que ce nom devait déjà être présent où à proximité du village de Saint-Séverin qui sera le lieu du domicile de cette famille de Chevaliers plus tard. Parmi les hommes féodaux de l'évêque, on relève une personne de la famille de Ramet (Ramaie), dont une fille deviendra l'épouse d'un Jehan de Parfondry quelques années plus tard.

       Le texte repris ci-dessous retrace une chronologie de transfert de propriétés en plusieurs étapes. Manifestement, la sémantique utilisée encore de nos jours par les hommes de lois n'a rien à envier à celle déjà employée à cette époque. On y découvre par ailleurs des anciens termes faisant référence à des mesures de superficie (bonniers, journaux, verges) mais aussi l'utilisation du mot " lansage" dont la recherche de définition n'est pas sans intérêt pour comprendre la procédure de rétrocession des terres développée dans le document.

        extrait de : Inventaire analytique et chronologique des archives de l'abbaye de Val-Saint-Lambert, Archives de l'Etat à Liège, Ed. J. Desoer, 1875, ( n° 271, p. 97) ;

       Walthère, doyen du Conseil d'Ouffet, fait savoir que Richard de la Neuville qui tenait en fief de l'évêque de Liège des terres situées à Nandrin, savoir : sept journaux et vingt-cinq verges à Gerarvoie, sept journaux et trente-cinq verges à Saint-Jean-Sart (dépendant d'Outrelouxhe) et neuf bonniers, moins septante verges et demies petites à Torteresse, a remis ces biens-fonds aux mains de l'évêque, lequel les a rendus à Henri, fils du susdit Rigald et de feue Christine. Henri, après avoir fait relief des mêmes biens devant les hommes féodaux de l'évêque, ci-après désignés, les a remis aussi en mains à celui-ci qui les a transportés au susdit Rigald, lequel les a donnés en lansage au monastère du Val-Saint-Lambert. Ce lansage, que les présentes renouvellent, a eu lieu le 7 décembre 1261.

Hommes féodaux de l'évêque : Jacques de Clermont et Walthère del Wege, chevaliers, Adam dele Ramaie, bourgeois et échevin de Liège, Jean de Parfondrive  et Conrad de Nandrin.

 

lansage : terme juridique spécifique au pays de Liège qui était une mécanique financière et juridique en relation avec l'économie mendiante des 13ème et 14ème siècles, mise en oeuvre pour lutter contre la déperdition de terres et de revenus ; elle combine deux opérations légales, à savoir l'aliénation d'un bien et sa rétrocession en bail à rente. Le nouveau propriétaire du bien rend au vendeur la jouissance du bien vendu contre le paiement annuel et perpétuel d'une redevance. Une sorte de" bail à rente " au tenancier, ancien propriétaire. 

Val-Saint-Lambert : abbaye cistercienne fondée en 1202, construite à proximité de l'endroit où furent exploités la houille dès la fin du 12ème siècle; détruite lors de la révolution française, elle fut transformée en cristallerie dans les années 1800 ; actuellement la cristallerie la plus importante au monde.

bonnier : surface variable selon le type de sol; avec une moyenne de 1.4 ha ;

verge : le seul chiffre retrouvé donne une valeur de 4 a et 36 ca ;

journel : surface équivalent à 1/3 de bonnier ;

 

Partager cet article
Repost0
17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 19:12

      Cette famille " de Parfondrieu - de Parfonriwe - de Parfondry " apparaissant au 13ème siècle, et apparentée aux chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, s'est probablement pérennisée au cours des siècles. Rien n'est cependant évident sur le lien généalogique entre les différentes personnes mentionnées dans les extraits recueillis pour différentes époques.

      On peut seulement avancer l'idée que le nom s'est perpétué dans le monde de la noblesse. Et que les différentes formes d'écriture ne constituent pas un élément de divergence. Comme cela a déjà été observé, il s'agit uniquement d'une évolution au niveau de la transcription du nom.

      Les seules mentions prêtant à considération sont celles mentionnées par Jacques de HEMRICOURT, chroniqueur du 14ème siècle :

" Emile de Parfondry, manant à Flémalle, prend en emphytéose, avec consorts, les mines de plomb et d'argent situées des deux côtés de la Meuse, entre Huy et Amay "

(N.B. : le terme " manant " au Moyen âge désigne un riche propriétaire rural)

ainsi que celle effectuée par le Docteur L. THIRY (dans : Histoire ancienne de la Seigneurie et Commune d'Aywaille, 1ère édition, Tome II, 1936), qui indique

" ..... qu' après avoir subi les grands bouleversements dès le 15ème siècle, cette famille aurait été de nouveau à la base de l'industrie dans le courant du 19ème siècle. Leur blason aurait été rendu plus moderne par la suite "

    Ces deux extraits attestent du lien de ce nom avec le développement des matières premières industrielles de la région liégeoise. Si le scénario d'une continuité des lignées entre les deux périodes peut être envisagé, des investigations complémentaires s'avèrent toutefois nécessaires pour conforter ce lien. La comparaison des armoiries existant au 18ème siècle avec celles du Moyen âge serait l'indice le plus évocateur de cette pérennité. Ce qui semble évident, c'est que cette noblesse, très probablement éteinte de nos jours, était encore présente au 18ème et au 19ème siècle comme l'attestent les quelques extraits ci-après. Et tout particulièrement à Hermalle-sous-Huy, avec Anne et Catherine de PARFONDRY, lieu tout proche de la présence avérée dès le 14ème siècle à Saint-Séverin. La persistance du nom  à cet endroit, plus de trois siècles après la lignée des Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, est un témoignage manifestement relevant sur une éventuelle continuité dans ce lieu.

 

dans : Essai de Bibliographie verviétoise, Vol. 2, Imp. Foguenne, Verviers, 1903, par Armand WEBER

Notice généalogique, établie à l'occasion du 100ème anniversaire de la naissance de Mme Elisabeth-Marie-Hyacinthe Parfondry, veuve de M. Hubert-Joseph Cajot, né à Liège le 13 thermidor an X (1er août 1802).

Complétée par un portrait de la centenaire et des armoiries des Parfondry et des Van der Maesen (d'Avionpuits), dressé par J. Peutenan.

 

dans : Tables N, D et M pour la paroisse Notre-Dame aux Fonds

- Mariage du baron Jacques de Parfondry avec Marie Elisabeth Van Der Maesen, née à Liège le 02/10/1767 et décédée à Verviers le 07/05/1851 ; cette famille Vander Maesen possédait un domaine dénommé la Seigneurie d'Avionpuits à Esneux, près de Liège ;

- Hyacinthe, François Vander Maesen, frère de la précédente, est tenu à son baptème (le 02/08/1774 à Notre-Dame-aux Fonds) sur les fonts baptismaux par le baron Hyacinthe de Parfondry et sa femme Marie-Thérèse Henrioul ;

- Catherine de Parfondry, épouse de Léonard MURALLE, avec lequel elle aura un fils né le 22 septembre 1667 à Hermalle-sous-Huy ; 

- Anne de Parfondry est marraine d'Anne-Jeanne, fille du couple Colson-Dheur, baptisée le 23/06/1708, à Notre-Dame aux Fonds (parrain : Hyacinthe Wot de Trixhe) ;

- Anne de Parfondry, décédée le 30 janvier 1710 à Hermalle-sous-Huy, mariée avec Marc Beaumont;

 

dans : Discussion du Congrès National de Belgique. Séance du 15 février 1831, Tome II, Bruxelles, 1844, par le Chevalier E. HUYTTENS

M. André de Parfondrieu, qui se dit descendant de l'ancienne maison du Luxembourg, fait connaître au Congrès comment cette maison a été traitée en Hollande.

Partager cet article
Repost0
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 09:42

      Sur les cartes publiées à l'époque des Pays-Bas autrichiens, par le comte Joseph de FERRARIS en 1777, il y est mentionné un lieu en rive droite de la Meuse, dénommé " PARFONDRY ", à proximité de Saint-Séverin et de la commanderie de Villers-le-Temple, en amont de Liège. Il apparaissait logique de croire que la dénomination de cet endroit ne pouvait  découler que de l'existence d'une présence de cette lignée de chevaliers commandeurs, dénommée dans les anciens textes " Parfondrieu ou Parfonriwe ". Comme déjà démontré, la toponymie du lieu devait avoir servi pour le caractériser.

      On retrouve à plusieurs reprises la trace de ce lieu. Il porte encore la dénomination de Parfonry-en-Condroz en 1662. Et un de ses habitants s’appelle Lamb. MARCHAND. Sur la carte de FERRARIS, cet endroit est occupé par des espaces de culture, en bordure de Meuse. En 1781, il dépendait de la paroisse d’Hermalle-sous-Huy. Et un enseignement limité au catéchisme y était toujours exercé ou le chapelain du lieu faisait des «  instructiones diebus dominicus et festis ». Ce lieu est toujours mentionné comme une dépendance de la commune de Clermont en 1831. Il y est encore recensé trois habitations en 1841.

 

      Une rapide comparaison avec tous les noms de lieux mentionnés à proximité, nous avait conduit à la conclusion qu'ils étaient tous en lien avec le nom d'un chevalier cité dans le livre " Le miroir des nobles de Hesbaye ", écrit entre 1353 et 1398 par Jacques de HEMRICOURT. Il en résultait que tous ces endroits, devenus pour la plupart des noms de villages de nos jours, relevaient d'anciens fiefs féodaux. Malheureusement, ce site " Parfondry " dérivant du Moyen-âge, est le seul à ne plus être repris sur  les cartes d'état-major. Situé à proximité de la Meuse, il est indéniable que l'aménagement du territoire et plus particulièrement la modification du cours de la Meuse entre Hermalle et Chaumont doit en expliquer sa disparition. Seule subsistance de la pérennité de ce nom, le lotissement qui s'est construit à proximité porte l'appellation de " Cité des Ris ". On y trouve une certaine concordance attestant que l'endroit était manifestement occupé par une ou plusieurs rivières. 


      Il nous restait cependant à trouver une preuve que cette lignée avait résidé dans ce lieu. Le texte repris ci - dessous, en apporte la réponse de manière évidente. Les notions de fief, de maison, de terre y sont parfaitement stipulées. Et en faisant le lien avec les renseignements fournis par Jacques de HEMRICOURT, on retrouve les mêmes personnages. Les quatre fils de Jacquemain sont manifestement les frères des deux chevaliers Ameyle et Johan, qui ont été commandeurs de Chantraine.  Leur statut de moine - soldat, ayant fait voeu de pauvreté, explique sans doute pourquoi ils ne sont pas concernés par ces décisions liées à une gestion du patrimoine. Il y avait donc bien un fief en rive droite de la Meuse appartenant à cette famille.

 

dans : Cour féodale de Liège, n°42, fol. 45,116 et 128 ( cité par J. de HEMRICOURT)

      Le 14 octobre 1380, Thierry de Parfondrieu, fils de Jean, relève la maison, cour, jardin, etc.... de Parfondrieu, après le décès de son père. Le 6 juillet 1383, Thierry, Wauthier, Jacquemin et Aulbert de Parfondrieu, fils de feu Jacquemin, relèvent en vertu du testament de feu Thierry, fils de Jehan de Parfondrieu. Le 12 juillet suivant, ils reconnaissent à demoiselle Juette de Waroux, fils de feu Guillaume et veuve de Thierry susdit, une rente de vingt muids d'épeautre sur la terre, maison et dépendance de Parfondrieu. Le 28 janvier 1384, Jacques de Parfondrieu relève pour son compte les parts de ses trois frères dans le fief susdit.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de PARFONRY
  • : Le cadre directeur de ce blog consiste à réunir ce qui peut être transmis sur un patronyme. La présentation de tous ces personnages n'est finalement qu'une manière de transférer un patronyme. Qu'il soit culturel, social ou historique, ce patronyme ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. L'environnement, le vécu de chacun a probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons. Les gênes se diluent plus vite que le lien avec le mode de vie et les rencontres. Cette vision oblige à élargir le champs d'investigation en déviant de l'aspect purement généalogique. La découverte de nouveaux indices motive et assimile parfois cette recherche à une enquête. L'histoire ne peut être racontée de manière linéaire. Chaque élément, chaque personnage a droit à son histoire dans le récit tout en suivant le dénivelé et les courbes imposés par les aléas de l'Histoire et de la vie. Contrairement au patrimoine, un patronyme se voit contraint de s'adapter aux vicissitudes des évolutions sociales et des guerres. Le contenu des quelques 350 articles de ce blog a été rassemblé dans un livre intitulé "La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem - L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme ".
  • Contact

Recherche

Pages

Liens