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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 11:52

      Voici un entrefilet assez intéressant retrouvé récemment dans une revue locale. Il fait référence à un épisode des recherches menées sur la branche française des PARFONRY. Une journée de  juillet 2008, un rendez-vous avait été pris dans l'église de Spy, avec Bernard VANDENBULCKE, responsable de la Fabrique d'Eglise locale.  Un tableau avait été repéré dans ce lieu.

       Bien des années plus tard, il relate cette rencontre en y apportant sa version historique intéressante. Manifestement, le tableau de Paul PARFONRY, celui découvert dans l'église, était vraisemblablement destiné à l'oubli. 

       Son origine, à cet endroit, nous reste inconnue. Même si j'ai pu émettre certaines suggestions, quant à sa présence dans cette église (dons de personnalités locales à la suite de la construction de cette nouvelle église, proximité de la carrière de marbre noir de Mazy ou venait s'approvisionner François-Xavier PARFONRY, le père de Paul), la mémoire, une nouvelle fois, est restée vide.

 Les petits mystères de l’église de Spy

   Un soir de juillet 2008, étant à l’église, je reçu la visite de monsieur Roland PARFONRY. Il était à la recherche d’un tableau peint par son aïeul, Paul PARFONRY. D’après ses recherches, ce tableau devait vraisemblablement se trouver dans notre église.
 
   Effectivement, je me souvins qu’un grand tableau avait été retrouvé en 2000, dans une annexe, sous des gravats, lors des travaux de rénovation entrepris dans le cadre du 100 anniversaire de la consécration de l’église.


   Je me souvins également que l’abbé Jacques JEANMART, le conservateur du musée diocésain de Namur de l’époque, l’avait examiné et préconisé une légère restauration : un nettoyage léger de la toile et de son encadrement.
 
    Aucune information n’était disponible sur l’origine de cette toile et, moins encore, sur sa présence dans notre église. Elle avait cependant été photographie en 1968 dans le cadre du répertoire photographique des sanctuaires de Belgique, un inventaire de l’IRPA (Institut Royal du Patrimoine Artistique).
 
    Quelqu’un connaît-il l’origine de cette peinture ? Comment et depuis quand est-elle arrivée dans notre église ?

 
   PS : Roland PARFONDRY publiera un article très intéressant après sa visite de 2008.
   

     Il s'en suivra, à la suite de cette visite, la rédaction d'un article dans ce blog qui sera édité le 27 février 2009, intitulé : Signature authentifiée à Spy (http://parfgeneatoponyme.over-blog.com/article-28420261.html).

 

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 15:18

     Pöur quelle raison et par quel chemin le tableau " La femme au miroir " (Donna allo spechio en italien)1 de Paul Parfonry est arrivé à Novara, ville italienne du Piémont, peu d'éléments ne permettent de nous éclairer. La Gallerie Giannoni, ou il a été décelé, est orientée sur la peinture italienne, particulièrement sur la période débutant avec la création de l'Unité italienne.  La liste des peintures recensées sur le site de cette Gallerie va dans ce sens. Notre Paulo a t-il été considéré comme d'origine italienne par le seul fait de la dernière syllabe de son nom ? L'analyse du texte explicatif, accompagnant cette peinture, apporte quelques éléments pour orienter notre appréciation. Le style Empire dans le tableau de Paul Parfonry, avec ses décors et ses vêtements, semble être celui qui fait le lien avec les peintres italiens de la notice.

             Synthèse du texte caractérisant cette peinture (via : Parfonry donna allo spechio artgate)                                            (traduction libre de l'original en italien)

     Ce tableau peint en 1895, qui a été reçu au sein des collections municipales de la ville de Novara en 1938 (archives du musée municipal, 22 avril 1963, page 8), est entré, la même année, dans les deux dernières pièces de la Gallerie Giannoni (Inv. GG210) pour accueillir la troisième et dernière donation d'Alfredo Giannoni. Le sujet répond au répertoire du peintre français Paul Parfonry, spécialisé dans les thèmes de la peinture de genre et dans les reconstitutions de scènes d'intérieur en costumes. Ce peintre est signalé, entre 1889 et 1895, avec une certaine assiduité à l'Exposition des Beaux-Arts, organisée à Paris par la Société des Artistes parisiens.

     On retrouve dans ce tableau les mêmes décors apparaissant dans les expositions milanaises, avec une prévalance des scènes de vêtements du XVIIIème siècle, reprenant les thèmes proposés avec succès, au milieu du XIXème siècle en France, notamment par Mariano Fortuny2 et Jean-Louis Meissonier3.

    Dans ce tableau, Paul Parfonry recrée un environnement de style Empire. Les vêtements de la femme, vétue d'une grande robe avec une veste courte croisée, appelée spencer, en vogue en France au début du XIXème siècle, sont en concordance avec le style de mobilier. Au premier plan, le miroir basculant, appelé psyché, est en usage durant la période du Consulat (1799 à 1804) jusqu'à la Restauration des Bourbons (1815-1830). La référence à cette période historique se rapproche du travail de la peinture de Bartolomeo Giuliano, datée de 18924, et reçue en don en 1935.

 

1  Le véritable titre français du tableau est " Coquetterie "; La femme au Miroir est la traduction du nom en italien du tableau.

2 Mariano Fortuny est un peintre orientaliste, d'origine espagnole, ayant vécu à Venise. Rien ne semble pouvoir lui trouver une similitude d'inspiration avec Paul Parfonry.

3 Le lien avec le peintre français Meissonier peut s'avérer être une piste pour expliquer la présence de ce tableau en Italie. Jean-Louis Meissonnier (1815-1891), aussi prénommé Ernest, a du entrer en relation avec Paul Parfonry, par l'intermédiaire de Lucien Gros, élève d''Ernest, et autre peintre français de cette période. Beau-frère de Charles Meissonier (1848-1917), le fils d'Ernest, il avait accès au Clos de l'Abbaye à Poissy, la propriété de cette famille. Une photo représentant Paul Parfonry et Lucien Gros atteste bien de la relation entre ces deux peintres (voir article : http://parfgeneatoponyme.over-blog.com/article-qui-est-l-artiste-peintre-aux-cotes-de-p-49248308.html). Le lien semble cependant assez ténu, du fait que Jean-Louis, Ernest Meissonier est reconnu comme un spécialiste de la peinture historique militaire, notamment durant le second Empire et non un peintre d'intérieur. Aucune peinture d'un Meissonier ne fait partie de la collection Giannoni.

4 Le tableau de 1892 du peintre Bartolomeo Giuliano (1825-1909) pourrait être celui intitulé La Mignon, représentant une jeune bohémienne, pieds nus dans la rue (voir ci-dessous). Ni ce type de personnage, ni le décor, ne correspondent en rien avec les personnages représentés par Paul.

PS : Le site avec la notice sur ce tableau a été découvert par JPP

La Femme au miroir (102 x 64 cm) de Paul Parfonry

La Femme au miroir (102 x 64 cm) de Paul Parfonry

La Mignon (104.5 x 151.5 cm) de Bartolomeo Giuliano

La Mignon (104.5 x 151.5 cm) de Bartolomeo Giuliano

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 14:33

      Voici une nouvelle toile de notre cher Paulo, dénichée au mur de la salle de séjour du havre de paix de Briou. Tant par la pénombre de la pièce que par le dépôt des ans, émoussant les détails, cette toile n'avait pas attiré l'attention jusqu' à présent. Encore l'une de ces toiles de ce petit maître qui reprend, comme pour nous laisser le temps de découvrir, les pièces du mobilier, les espaces obsolètes de ce qui fut son lieu d'habitation à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle. 

     L'intitulé de la peinture reste méconnue. Il peut être question d'une version de la toile Le Paravent, présentée en 1910 et jugée par le critique du Figaro comme "délicate et précieuse ". Attestée non seulement d'une signature pointue et éloquente de l'artiste, on y  mentionne l'année 1914. Et manifestement, l'intérêt de cette peinture apparait en associant ces deux éléments.

                                          DSC 0331

      Un intérêt, marqué néanmoins d'une certaine surprise et d'une interrogation. Quelle mouche a piqué notre cher Paulo d'écrire son nom sous une forme ancienne mais dépassée par le temps des écritures ? Au bas de la toile, à gauche, on peut ainsi lire, très distinctement : Paul Parfonrij.1914       DSC 0330            

La réapparition de ce tréma est assez curieuse. Quelle pourrait être la raison de ce retour à une façon de retranscrire remontant à l'époque des actes de naissances rédigés par les curés du village. Si son père François-Xavier utilisait encore le tréma en 1871 dans sa signature, il l'avait abandonné dès 1881 pour signer des documents en relation avec l'obtention de sa Légion d'honneur.  Que voulait nous dire Paulo, à travers ce qui a du être très certainement, l'une des dernières expressions de sa vie de peintre ? S'il existe un sens à cette démarche, le seul envisageable, c'est bien celle du retour à la sérénité de sa jeunesse. Le renouveau dans l'art, déjà abordé dans un autre article, avec l'arrivée de cette nouvelle conception  de la lumière et des formes, combiné avec cette drôle de guerre qui s'embourbait au Chemin des Dames, devaient provoquer une sorte de stress, de retour en arrière, à la recherche de références. Quoi de plus apaisant dès lors que de retrouver l'écriture de ses belles années, celles qui lui ont permis de vivre sans soucis.  

     En 1881, son père François-Xavier, à l'apothéose de sa renommée, adaptait son écriture au modernisme. En 1914, mon grand-père avait fait de même sur son diplôme d'instituteur, quelques semaines avant le déclenchement de la Grande Guerre. Par contre, dans cette même année 1914, Paul, dans la peur de son environnement, reprenait des signes d'un autre temps.

      Quant aux bibelots de la peinture, ils restent assez secondaires par rapport à cette analyse des signes. Tout au plus, qui peut me dire s'ils existent encore de nos jours ?

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 18:33

      Encore une petite surprise que vient de nous réserver notre ami Paulo. L'une de ses peintures se retrouve sous forme d'une carte postale dans un Musée espagnol.

    En approfondissant les pistes se rapportant à l'écriture Parfoury, je suis ainsi tombé sur la présence de cette carte postale de 14 x 9 cm au Museo de Historia  de Madrid. A part la curiosité de trouver tel objet dans un Musée espagnol, cette trouvaille nous ouvre certainement la piste qui visait à déterminer laquelle des toiles de Paul PARFONRY avaient servi comme modèle pour la Poste française à la fin du 19ème siècle. En voyant pareille découverte, on peut escompter avoir trouvé la solution. Le texte imprimé sur la carte est bel et bien en français ce qui laisse à penser que ce modèle a été imprimé et édité en France, et était vendu au guichet des postiers.

     Maintenant, comment vous donner une explication sur la présence d'une telle carte postale dans un Musée espagnol retraçant l'Histoire de la ville de Madrid. No lo se!!

     Mais avouer que Paulo s'est quand même bien débrouillé pour rester présent parmi nous. Il apparait ainsi, selon une fréquence régulière, pour nous alimenter en articles.

      Mais attention, la piste de La Poste n'est pas totalement affirmée. La preuve matérielle que Paulo touchait des Royalties à partir de cette peinture n'est pas concrètement affichée. Et cela est essentiel pour un " gé(néan)o trouve-tout ".

 

imagen2.jpg

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 14:08

       Sans jamais encore l'avoir vue, ni repérée, la peinture de Paul PARFONRY, intitulée L' Armoire aux robes  a fait l'objet de plusieurs articles dans le journal Le Figaro entre 1911 et 1913. Elle aurait été ainsi présente pendant plusieurs années à l'Exposition des Beaux - Arts, manifestation annuelle organisée à Paris par la Société des artistes parisiens. Cette persistance est en discordance avec la participation de Paul durant les années antérieures. Il y présentait des oeuvres différentes chaque année. On a ainsi relevé entre 1889 et 1895, la succession des peintures suivantes qui y ont été présentées :

                       1889 : La tentation

         1890 : Etude

         1891 : A l'atelier

         1892 : Triste dimanche

         1893 : Rêverie

         1894 : Intérieur de pêcheur à Blankenberghe

         1895 : Coquetterie

     Sans doute marqué par l'âge, même s'il n'avait que 54 ans en 1911 (Paul décèdera en 1920), mais surtout dépassé par tous les nouveaux mouvements de peinture qui apparaissaient depuis la fin du 19ème siècle, avec les Impressionnistes (Cézanne, Degas, Manet, Monet, Pissarro, Renoir,...), les Post - Impressionnistes (Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Seurat, Gauguin,...), les Néo - Impressionnistes (Seurat, Signac,...) sans oublier ceux marqués par le Fauvisme (Matisse, de Vlaminck,...) et le Cubisme (Braque, Picasso,...), la concurrence, alliée à l'évolution des mentalités et à l'âge, doivent expliquer ce manque de créativité. Il était d'une certaine façon resté, comme le montre plusieurs de ses peintures, dans la lignée de ce Siècle galant qui perpétuait quelque peu le mode de vie sous Louis XIV.

     Son tableau L'armoire aux robes est considéré, selon le cas, comme un très aimable caprice bibelotier en 1911, un véritable bijou en 1912 ou un intérieur à bibelots très habilement touchés en 1913. De quoi démontrer un manque d'imagination, de consistance et parfois de cohérence de la part du chroniqueur d'art chargé de relater sa vision dans le journal. Mais Paul avait probablement fait son temps. Lassé sans doute de rester cloisonner dans la catégorie des peintres d'intérieurs, il s'arrêtera de peindre à cette période. Aucune autre de ses oeuvres ne semble être postérieure.  

 Extraits du Journal Le Figaro des 27 février 1911, 30 avril 1912 et 2 mars 1913

Armoire-aux-robes--2-.jpg  Paul Parf Armoire aux robes  

Armoire-aux-robes--3-.jpg

      Par contre, comme le démontre sa photo prise lors des inondations de Paris en janvier 1910 (voir autre article dans cette catégorie), il a du chercher d'autres sensations en s'intéressant à cette nouvelle technique de reproduction de l'image qui était en train de prendre son envol. Intérêt qu'il a du transmettre probablement à son fils Georges, devenu grand amateur de prises de vue ayant permis de conserver un large éventail de souvenirs de famille. 

      Il nous reste désormais à retrouver la trace de cette dernière peinture de Paul.

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 17:26

       Une nouvelle toile de Paul PARFONRY, est mise en vente depuis ce mois de mai 2011 sur le site " Expertissim.com ". Intitulée " La visite galante ", datée de 1890, elle est manifestement du même genre que la grande majorité des autres peintures de cet artiste.

      Estimée entre 500 et 600 €, c'est la quatrième toile a avoir été répertoriée sur des sites de vente. On se rappelera les trois précédentes :

                 Intérieur d'une chambre : Galerie Bruun RASMUSSEN, Copenhage, en septembre 1997;

                      L'interruption : William DOYLE Galleries, New York, en mai 2007;

                      Rencontre devant un hôtel particulier : Mes LAVOISSIERE et GUEILHERS, La Rochelle, en octobre 2008 ;

      C'est aussi le dix-huitième titre de tableau de ce peintre à être identifié depuis le début de nos recherches. Reflétant toujours le décor des intérieurs bourgeois du XVIIIème siècle, on ne peut y retrouver un quelconque avant-gardisme qui s'était déjà manifesté depuis quelques années avec la peinture impressionniste. Paul PARFONRY est resté, à travers plusieurs de ses peintures, un peintre quelque peu influencé par ce que l'on appelle " Le siècle galant du XVIIIème" toujours dans la lignée de la période d'une certaine décadence sous Louis XIV. Il n'avait nullement embrayé avec la nouvelle expression picturale qui allait marquer la peinture moderne. Il restait un peintre classique dont l'expression était basée sur le dessin classique et non sur le jeu des lumières et des couleurs. Par cette façon de reproduire son inspiration, il perpétuait manifestement la lignée de son père François-Xavier, qui avait toujours défendu l'art du dessin dans l'expression fondamentale de son métier de marbrier - sculpteur.

      Et, tout comme pour ses autres oeuvres, il est probable que l'on retrouve dans le décor, des pièces encore présentes de nos jours chez sa descendance. Et élément supplémentaire, on y voit, à travers la fenêtre, une tourelle  qui doit très probablement être une reproduction d'un lieu connu par le peintre.

 

                                  La visite galante (huile sur toile; 56 x 46 cm)

                                              ( source : Expertissim.com)

La-visite-galante.jpg

  Cette toile a finalement été vendue

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 18:17

         Le journal le Figaro publie une annonce et un avis de mariage en 1911 dans lequel on retrouve Paul PARFONRY.

             Le Figaro du 4 décembre 1911 - Annonce de mariage

             M. Henri-Jean-François-Joseph Verne, homme de lettres, et Melle Marie-Cécile Woodruff- Logé, fille de M. Logé, compositeur de musique, et de madame, née Woodruff.

          Le Figaro du 15 décembre 1911 - Mariage

         Paul PARFONRY a été témoin avec M. Léon ESTIVANT, en tant que cousins de la mariée, au mariage de Melle Mary-Cécile WOODRUFF LOGE, fille du compositeur de musique Henri LOGE, avec M. Henri VERNE, célébré dans l'intimité par le Right Révérend Bishop OREMSBY. Les témoins du marié étaient Monsieur Léon BOURGEOIS, sénateur, et son cousin, M. ARNAUNE, Conseiller maître à la Cour des Comptes.

 

     Sans être d'une grande originalité sur la forme, cet avis donne par contre quelques informations sur le fond. Des personnes qui y sont reprises, on ressent manifestement une présence anglo-saxonne indéniable dans le nom de la mariée et du religieux y officiant. Mais aussi la particularité d'un milieu ou se côtoyaient le monde économique, par la présence de Léon ESTIVANT*, le monde culturel, avec Henri VERNE* le futur Conservateur du Louvre et le monde politique avec Léon BOURGEOIS*, sénateur de la Marne, Président du Conservatoire national des arts et métiers et futur prix Nobel de la Paix en 1920. Comme un témoignage de cette époque où l'alliance de l'art, de l'industrie et de la politique permit ce bouillonnement de réalisations architecturales, industrielles et culturelles. Un paradigme que les nouvelles terminologies de "mondialisation et de développement durable " sont en train de modifier de nos jours.

        L'origine de la famille de la mariée reste à découvrir. Le nom LOGE (il faut prononcer Logé) doit probablement être mis en relation avec le nom et la date de Joséphine LOGE (1885) inscrit sur le monument funéraire familial de Créteil. Sans avoir toutefois de certitudes et d'indications réelles sur le lien éventuel qui pourrait exister entre les deux appelations.

      La mention de "cousins de la mariée" qui est attribuée aux deux témoins ESTIVANT et PARFONRY, reste également un point d'interrogation. Le lien pouvant exister entre les deux personnages et la mariée n'a pas encore été découvert.

        Quelle explication peut-on également donner sur cette présence d'un l'évêque anglican ? Elle doit nécessairement être en lien avec la famille anglophone de la mariée. Le lieu de son affectation dans une petite ïle anglaise, au large du Northumberland, peut être une indication.

      Il a été confirmé1 en outre que ce lien entre les PARFONRY et les LOGE s'est perpétué à la génération suivante. A ce moment, Georges, le fils de Paul, a hérité de mobiliers en provenance de cette famille LOGE. Cette information m'a été donnée par Michel, l'un des fils de Georges et petit-fils de Paul ;

          Quelques explications complémentaires sur les personnes qui sont reprises à travers cet article du Figaro

Léon ESTIVANT : Economiste français qui fut rédacteur pour le journal " L'Economiste" ; il fut parmi les initiateurs de la Société Belge d'Economie Politique, créée en 1855, sur base de la Société d'Economie de Paris qui rassemblait les défenseurs de la pensée libérale et du libre-échange; il publia un article intitulé " Etude sur la mobilisation de la propriété foncière dans l'Act Torrens " en 1899.

Il fut de ceux également qui initièrent l'idée (avec Emile DOLLOT et le suisse Marc EUGSTER) de construire le premier téléphérique joignant Chamonix au sommet de l'Aiguille du Midi (la route du Mont Blanc) et dont les travaux débutèrent le 2 juin 1910; en 1936, il est encore présent pour créer la Compagnie française des Funiculaires de Montagne ;

Act TORRENS : Originaire de l'Australie, il s'agit d'un système de registre des possessions de terre permettant l'immatriculation d'un bien immobilier à la simple initiative d'un propriétaire volontaire sur base d'un bornage, d'un plan et d'une description du titre de propriété déposé dans un bureau d'enregistrement; c'est un système d'immatriculation individuelle qui apporte une solution dans le cadre d'un boum sur la spéculation des terres, en opposition avec le système de titres fonciers s'inscrivant dans une notion de recensement et d'abonnement général ; ce système de l'Act Torrens a été particulièrement utilisé durant les périodes de colonisation afin de donner une garantie aux nouveaux arrivants ;

Emile DOLLOT : Ingénieur des Arts et Manufactures (actuellement Ing. Centraliens); fondateur de la Compagnie générale des Travaux Publics; a collaboré à l'idée d'une création d'une mer intérieure, près de Gabès en Tunisie;

Henri LOGE : Après avoir pensé au compositeur américain Henri LODGE (1884-1933) qui composa de la musique ragtime pour le couple de danseurs américains Irène et Vernon CASTLE qui débutèrent leur carrière en 1911 à Paris, il s'est avèré que sa fille, dénommée également Mary, ne peut être la mariée. La date de son mariage en 1911 ne concorde pas avec l'âge escompté ; 

Henri VERNE (1880-1949) : Directeur des musées nationaux et Conservateur du Louvre qui fut l'auteur du projet d'agrandissement du Louvre (Verrière de la Cour du Sphinx, aménagement des salles des antiquités égyptiennes et orientales,...); il organisa également avant la guerre l'évacuation de nombreux chefs d'oeuvre du musée du Louvre;

Right Revérend Bishop OREMSBY :Très probablement, il doit s'agir de l'évêque anglican ORMSBY (1843, Dublin-1924) qui fut évêque de Bélize (Honduras britannique) avant de revenir en Angleterre comme Archdeacon (Vicaire général) de Lindisfarne, petite île de l'est de l'Angleterre, célèbre pour ses Evangiles illuminées, copie illustrée des 4 Evangiles ;

Léon BOURGEOIS (1851-1925) : Grand homme politique français, Parlementaire radical, Sénateur de la Marne de 1905 à 1925, Premier Président de la Société des Nations en 1919, lauréat du prix Nobel de la Paix en 1920 pour son action dans la résolution des conflits, théoricien du radicalisme ;

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 14:00

       Voici une autre peinture du peintre Paul PARFONRY, intitulée " Une artiste dans son atelier ". Cette peinture aurait transité par la Galerie Garoche à Paris.

      Exécutée toujours dans le même style de décor, celui des intérieurs parisiens, la principale attraction de celle-ci réside probablement dans la représentation du mobilier. A y regarder de plus près, on doit probablement encore y retrouver des objets appartenant à sa descendance de nos jours.

 

 

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 13:53

       A deux reprises, on retrouve une reproduction d'une peinture de Paul PARFONRY dans la revue " La Famille", dont l'édition a débuté à Paris peu avant 1880. Si l'une d'entre elles nous était déjà connue, à savoir " La tasse de thé ", la seconde intitulée " La déclaration " constitue par contre une découverte. Toutes deux confortent le caractère général de la peinture de Paul Parfonry, s'affichant comme " un artiste reproduisant des personnages dans des intérieurs urbains du 18ème siècle ".

       Parue la première en 1890, la gravure reproduisant la toile " La déclaration " se trouve en page intérieure de la revue, contrairement à la seconde en 1899. Pour " La tasse de thé ", Paul Parfonry a eu droit à une reproduction occupant la totalité de la page de couverture, témoignant sans aucun doute d'une reconnaissance plus affirmée de son talent de peintre.

      A chaque fois, le rédacteur y ajoute un commentaire personnel qui s'efforce de transcrire une impression sans vouloir approcher de trop près le sentiment exprimé par l'artiste. Manifestement, le caractère superficiel de l'amour volage, relaté dans la première peinture, a jeté le trouble sur le style de Paul Parfonry. Souhaitant sans doute se défaire de ce qualificatif d' " un être parisien volage et tout en surface ",  Paul a voulu probablement retranscrire dans la seconde peinture des sentiments plus profonds tels que la douceur, l'affection, le respect. Et dont l'objectif serait de donner une autre vision de ces Parisiens superficiels, raillés sans aucun doute par les nouveaux arrivés dans la capitale des Lumières.

      Comme déjà mentionné dans un article précédent, cette peinture " La tasse de thé " aurait été la propriété de la famille GOSSET, originaire de Spy et qui pourrait être le commanditaire de la présence d'une copie de peinture de P.P. RUBENS dans l'église de cette localité, signée par ce même Paul Parfonry.

 

Revue " La Famille " du 6 avril 1890, n° 548

Commentaire de la gravure " La déclaration " d'après le tableau de M. Paul PARFONRY

p. 222 : On vient de prendre le café, l'instant est propice pour hasarder un tendre aveu. La soubrette s'en va tournant un dernier regard malicieux vers la table. Sera t-elle inhumaine la jolie marquise poudrée à qui s'adresse le galant chevalier ? L'avenir le dira.

 

Revue " La Famille " du 26 mars 1899, n° 1016

Commentaire de la gravure " Une tasse de thé " d'après le tableau de M. Paul PARFONRY

p. 202 : En véritable peintre des intimités, M. Paul Parfonry adore les petites scènes d'intérieur. Il vient de la sorte de donner un démenti au proverbe qui représente le Parisien comme un être volage et tout en surface. Le peintre, dont nous reproduisons aujourd'hui le beau tableau " Une tasse de thé " est, en effet, un Parisien de Paris.

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 21:38

      Faisant suite à l' information reprise d'une délibération du Conseil Communal de Créteil en 1903, qui était rédigée sous le libellé suivant :

 

" Offre généreuse faite par M. PARFONRY, propriétaire, demeurant avenue de Ceinture, de faire don à la commune d'une horloge destinée a être placée dans le fronton de la mairie ".

 

     Deux PARFONRY françaises, à savoir Agnès et Françoise, se sont rendues à Créteil pour vérifier l'existence de cette horloge. 

      Comme seuls indices, nos deux détectives disposaient de peu d' éléments. Il était ainsi acquis, en fonction de la date, qu'il ne pouvait s'agir que de Paul PARFONRY, qui avait hérité de son père d'une maison à Créteil. Restait à espérer que cette horloge allait permettre de faire le lien entre les lignées belge et française, dont un extrait de lettre de 1930 relatait d'une existence toujours vivace à cette époque

      Voici le compte rendu mi - champêtre, mi - policier, rédigé par Agnès, de cette sortie qui coïncidait  par ailleurs avec l'anniversaire de Françoise.

 

" Nous avons visité Créteil ce dimanche 18 avril 2010 avec Françoise après un déjeuner sur les bords de la Seine à Villeneuve-Saint-Georges dans une guinguette auvergnate. A défaut d’avoir pu déjeuner au bord de la Marne dans le Domaine Sainte Catherine à Créteil.

Nous nous sommes rendus à l’ancienne Mairie (1874-1974), Rue du Général Leclerc, devenue Maison du Combattant. Nous y avons admiré l’ancienne horloge de l’Eglise Saint-Christophe qui a été restaurée par l’Association  des amis de Créteil (photo 1).

Cette horloge a été fabriquée par Henri Julien Roy en 1903, à Sainte Austreberthe près de ROUEN. Cet horloger, le fils d’Abraham Roy venu de Suisse en France au début du XIXe, est né en 1827 et a été naturalisé en 1868. Aujourd’hui encore en Normandie les descendants continuent l’entreprise horlogère."

 

                         Photo 1. Horloge de Henri J. ROY placée à l'origine à l'Eglise Saint-Christophe

 

                                                   Horloge-Creteil-2009-1-.jpg  

  

      La photo suivante (photo 2) montre la Mairie (en 1879 sans certitude !!! ), avant le don de Paul Parfonry en 1903. On y distingue un œil de bœuf bien troué. Paul devait avoir horreur du vide !!!

 

           Photo 2. Mairie de Créteil sans l'horloge offerte par Paul PARFONRY (mais avec un oeil de boeuf)

 

                             cartes-postales-photos-La-Mairie-CRETEIL-94000-1879-2007073.jpg              

 

      Toute la question est de découvrir ou est passée entretemps l'horloge que l'on découvre sur une autre carte postale (photo 3), sur le fronton de la mairie un peu plus tard, à l'emplacement de l'oeil de boeuf. Sur cette photo on voit un fronton et une horloge. La preuve est là : l’ Horloge donnée par Paul a existé

 

                         Photo 3. Mairie de Créteil avec l'horloge offerte par Paul PARFONRY au dessus du fronton

                 mairie de Cr+®teil                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   

      Mais aujourd’hui fronton et horloge ont disparu ! Pour preuve sur la photographie faite ce jour (photo 1), sous un joli soleil de printemps, la mairie a perdu son fronton et son horloge. Par contre, l’horloge exposée est celle de l’ Eglise. L'horloge actuelle (photo 1) n'étant pas celle apparaissant sur le fronton de l'ancienne Mairie (photo 3), il reste à découvrir ce qu'est devenue l'ancienne horloge offerte par Paul. Un point commun entre les deux horloges est à relever. La date de 1903 est à chaque fois mentionnée comme si cela correspondait à un évènement précis dans la commune de Créteil.

 

      Nos deux détectives prévoient de poursuivre leurs recherches. De nouveaux éléments sont attendus !!

 

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  • : Le blog de PARFONRY
  • : Le cadre directeur de ce blog consiste à réunir ce qui peut être transmis sur un patronyme. La présentation de tous ces personnages n'est finalement qu'une manière de transférer un patronyme. Qu'il soit culturel, social ou historique, ce patronyme ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. L'environnement, le vécu de chacun a probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons. Les gênes se diluent plus vite que le lien avec le mode de vie et les rencontres. Cette vision oblige à élargir le champs d'investigation en déviant de l'aspect purement généalogique. La découverte de nouveaux indices motive et assimile parfois cette recherche à une enquête. L'histoire ne peut être racontée de manière linéaire. Chaque élément, chaque personnage a droit à son histoire dans le récit tout en suivant le dénivelé et les courbes imposés par les aléas de l'Histoire et de la vie. Contrairement au patrimoine, un patronyme se voit contraint de s'adapter aux vicissitudes des évolutions sociales et des guerres. Le contenu des quelques 350 articles de ce blog a été rassemblé dans un livre intitulé "La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem - L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme ".
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