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9 juillet 2026 4 09 /07 /juillet /2026 18:04
Album photo retrouvé à mon domicile
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Album photo retrouvé à mon domicile
Album photo retrouvé à mon domicile
Album photo retrouvé à mon domicile
Album photo retrouvé à mon domicile
Album photo retrouvé à mon domicile

Album photo retrouvé à mon domicile

Rééditions des traductions de Marie-Cécile Logé (1887-1949).

Une éditrice scientifique anglaise, Mary Gallagher qui a travaillé sur les rééditions récentes des traductions de l'auteur Lafcadio Hearn chez Lharmattan par Marc Logé, (pseudonyme de Marie-Cécile Logé, cousine de Paul Parfonry notre arrière-grand-père), nous rappelle l'importance de cette traductrice. Elle nous apprend qu'une universitaire de Saint-Andrews en Écosse a découvert que Marie-Cécile Logé aurait fait des démarches pour traduire Virginia Woolf et que notre traductrice de talent a obtenu en 1914 le prix Langlois pour sa traduction  de Le Japon de Hearn et en 1930 le prix de l'Académie pour l'ensemble de ses traductions. Elle fait également un lien entre l'installation à Barbizon de la traductrice et le séjour d'un oncle de Hearn. L'atmosphère de création artistique de l'Ecole de Barbizon fut peut-être le moteur de son installation avec sa mère dans cette ville où elle est enterrée.

Un album photo plein de surprises

J'ai récemment re-découvert des albums de photographies anciennes que je conservais depuis bien longtemps. Comme souvent au dix-neuvième siècle, il y a peu de légendes pour expliciter le mystère de ces portraits. J'entrepris donc de les retirer délicatement de leurs fenêtres pour examiner leur dos. Je remarquais d'abord que les studios photographiques sont d'origines européennes diverses, Belgique, Angleterre, France, Autriche... Les personnes réunies dans ce bel album luxueux, à la reliure de cuir, estampée à chaud, ornée d'un écusson, de filets et de cabochons en cuivre et aux tranches dorées, sont sans doute issues d'une famille ayant voyagé et en l'occurrence ici, une famille d'artistes.

Une première photographie de femme porte une signature non déchiffrée, "Christine Hélène ??" et le nom de Logé (peut-être une dédicace ?, "à XX Logé"). Studio de Brighton (Grande Bretagne).

Deuxième photographie : Une jeune femme "Ellen Angelli, january,13th, 1872". Studio Fratelli, Vianelli, Venezia (Italie).

Troisième photographie : Un homme assis portant des gants, avec une mention manuscrite au dos : "To Henry Logé ?? with kind regards, from "?? Mac Guethie ?? June, 3, 79". Studio MR A. Boucher, Brighton (Grande Bretagne).

Quatrième photographie : Gabrielle Platteau. Une jeune fille, musicienne, debout devant une colonne de théâtre, tenant son violoncelle. Au dos, "Souvenir à Mr Henry Logé, Gabrielle Platteau, le 18 février 1871". Studio photographique, Dupont, Bruxelles (Belgique). Un autre portrait, en tête, avec une dédicace au dos effacée partiellement, signature lisible. Même date et même studio. 

Gabrielle Platteau (1854, Genua - 1875, Ixelles, Belgique) est une célèbre violoncelliste et chanteuse belge (sa soeur Céline était pianiste). Elle a eu le premier prix du Conservatoire de Bruxelles. Elle a joué pour le compositeur et chef d'orchestre Henri Possoz à Anvers puis à Bruxelles, Gent, Mons, Gembloux, les Ardennes belges, Londres... De nombreux articles ont fait son éloge dans la presse.

 

Cinquième photographie : Un homme (dont il y a plusieurs portraits dans l'album), dédicace manuscrite en bas : "A Henry Logé, souvenir affectueux et hommage à son splendide talent, ? Klein?.". Studio A. Chevalier, Genève (Suisse).

Sixième photographie : Quatre portraits d'un homme souriant en smoking, dédicace manuscrite : A Madame Logé, Jules Bar??". (studio non reconnu car la photographie ne peut pas sortir du cadre).

Septième photographie : Un musicien assis, tenant son violon, pas de signature.

Et une autre découverte encore plus pertinente : la première photographie de cet album (huitième de notre échantillonnage) se laisse déchiffrer : portrait de tête, d'une très jolie jeune fille, portant une coiffure soignée avec bandeau et fleurs, et une robe de théâtre avec des fleurs dans le décolleté. Il y a au dos une mention manuscrite : "Souvenir de ma soeur Gabrielle. Henry Logé. Studio Géruzet frères, photographes de la Reine", Bruxelles (Belgique).

La photographie qui ouvre l'album serait donc la soeur d'Henry Logé, et un certain nombres de photographies sont des portraits d'artistes dédicacés à Henry Logé le musicien, compositeur et père de Marie-Cécile Logé notre traductrice.

Cet album a donc du appartenir à Henry Logé et à sa famille. Il est resté dans les objets transmis par François Xavier Parfonry, or on sait qu'un membre de la famille Logé, Joséphine, est décédée à Paris et a une sépulture à Créteil dans le caveau Parfonry. Joséphine fille d'un Logé et de Louise Lallemand est la cousine de François Xavier. Peut-être a-t-elle demeuré chez François-Xavier ? Ce qui expliquerait la présence de cet album dans les objets Parfonry ? Ou bien en tant que cousin l'a-t-il récupéré au décès de celle-ci ?

En tout cas cet album confirme le lien étroit entre les Logé et les Parfonry et aussi le lien étroit entre Joséphine et Henry Logé.

Des photographies de célébrités. Des artistes, musiciens, peintres, acteurs à identifier.

Cet album présente une belle collection de portraits d'artistes européens du dix neuvième siècle. Même sans signature, on devine aux costumes et aux postures l'appartenance au monde des arts. Par exemple Cette belle jeune femme assise, au chignon opulent et portant de jolies dentelles a attiré mon regard. La photo porte une signature manuscrite, Elizabeth Thompson. C'est Lady Elizabeth Southerden Thompson Butler, une peintre britannique née en 1846 à Lausanne, décédée en 1933 en Irlande. Peintre d'histoire spécialisée dans les scènes de batailles des armées britanniques elle est l'une des rares femmes célèbre dans ce genre. Elle représente les guerres napoléoniennes et d'autres conflits de la fin du XIXe siècle ainsi que la première guerre mondiale. Ses représentations historiques ont eu beaucoup de succès. Après une formation aux Beaux-Arts en Italie, à Paris elle s'inspire des peintres Meissonier et Detaille.

Elle est l'épouse de William Francis Butler, né le à Golden, County Tipperary dans le comté de Tipperary, en Irlande, et mort le au château de Bansha (en), Lieutenant-général de l'armée britannique et écrivain britannique.  Il devient lieutenant-colonel, pendant la bataille de Tel-el-Kebir de 1882, à l'issue de laquelle il devient aide de camp de la reine Victoria. Il est ensuite brigadier-général en Égypte jusqu'en 1892, commandant en chef en Afrique du Sud. A sa retraite au Château de Bansha, il enseigne et devient sénateur. Elizabeth élèvera 6 enfants et suivra son époux à travers tout l'Empire. Elle et son mari défendront des thèses critiques contre l'impérialisme colonial. Ses tableaux évoquent le point de vue du simple soldat. Ses tableaux les plus populaires sont ses représentations historiques comme Scotland for ever .

 

Les noms propres des dédicaces citées dans cet article sont difficiles à déchiffrer. Si quelqu'un a une information pour identifier les portraits  merci de faire un commentaire sur ce blog, nous vous en serons reconnaissants.

Il reste de nombreuses photos à ôter de leurs fenêtres pour chercher une identification. Ce précieux album n'a pas encore livré tous ses secrets.

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Scotland for ever, 1881. Elizabeth Thompson

Scotland for ever, 1881. Elizabeth Thompson

On retrouve la famille Logé dans un commentaire de ce blog et dans un album photo de la famille ParfonryOn retrouve la famille Logé dans un commentaire de ce blog et dans un album photo de la famille Parfonry
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25 août 2024 7 25 /08 /août /2024 18:41

Paul Parfonry, le fils de François-Xavier, vient de réapparaître, de manière assez surprenante;

En premier lieu, on le retrouve cité dans une publication de P. Van Nuffel, consacrée à un certain Josef Meganck1, peintre et graveur, et datant de 1907. Elle se concentre sur la ville d'Alost (Aalst en néerlandais) en Belgique. 

L'extrait se rapportant à Paul Parfonry, se rapporte à une copie d'une peinture de RUBENS, située dans l'église St Martin à Alost. En voici l'extrait, traduit du néerlandais :

" De 1848 à 1850, l' Anversois Paul PARFONRY séjourne à Alost. Au nom du gouvernement national, il réalisera une copie conforme des " Victimes de la peste ". Il utilisa un échafaudage roulant, le même qui avait servi en 1816 pour placer le livre après son retour de Paris ".

Cette présence d'une copie d'une peinture de RUBENS dans une église en Belgique, n'est pas sans rappeler une autre copie de RUBENS, retrouvée dans l'église St Maurice de Ciplet ( voir article : Une visite dans le village de Ciplet s'imposait) et attribuée à un certain Ferdinand PARFONRY. On a pu y découvrir une copie de " La descente de croix ", autre peinture dont l'original est attribué à RUBENS.

Depuis notre visite aux archives municipales de la ville d'Anvers, on peut affirmer que ce Ferdinand PARFONRY n'est autre que le frère cadet de François-Xavier PARFONRY, et donc l'oncle de Paul PARFONRY ( voir article : Jean se dévoile un peu plus et Ferdinand est bien de la famille). 

Pour une meilleure compréhension : Ferdinand PARFONRY (prénoms Paul Ferdinand) est né le 29/11/1823 et décédé en 1886 ; Paul PARFONRY (prénoms Paul Célestin) est né le 07/04/1857 et décédé le 07/10/1920. Les 2 personnages se sont donc croisés entre 1857 (naissance de Paul) et 1886 (décès de Ferdinand), soit durant 29 années.

Plus récemment, Paul PARFONRY est réapparu sur Antenne 2, dans l'émission " Affaire conclue " du 31 janvier 2023. L'une de ces peintures, intitulée " La visite galante " y a été présentée et achetée par l'un des brocanteurs présent ce jour. Cette même peinture se retrouve, quelques mois plus tard, sur la Nouvelle Foire Internationale, consacrée aux antiquités et brocante, qui s'est tenue à Isles-sur-Sorgues, de 7 au 10 avril 2023. Elle est présentée par un certain Jean Buckenhout.

Comme quoi, la famille Parfonry continue de se faire connaître.

https://www.proantic.com/1385647-joseph-meganck-1807-1891-039-ensemble-en-priere-039-signee-et-datee-1845-039-meganck-45.html ;

 

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23 août 2024 5 23 /08 /août /2024 16:26

Un parcours dans une sphère culturelle : de Zola à Mauriac

Contrairement à Roland, mon cousin de Belgique, je n'ai pas évolué dans un univers professionnel scientifique (agroéconomique pour être précis) mais dans un univers culturel.

J'ai effectué des études de lettres modernes à Paris, effectuées à la fin des années 1970 et au début des années 1980 (étant née en 1960), Hypokhâgne (Lycée Voltaire, 11e arrondissement), Khâgne (Lycée Jules Ferry, 17e arrondissement), Licence et master à la Sorbonne (Université Paris IV). Mon mémoire de Maîtrise a été consacré à Emile Zola : Le paradoxe des Mystères de Marseille : conventions et personnalisation sous la direction de Colette Becker éminente spécialiste de ce grand écrivain français. J'admire en ce grand homme, le parcours d'un fils d'immigré italien qui sut peindre toutes les couches de la société du Second Empire en inventant le naturalisme littéraire et qui fut la conscience des Justes dans l'Affaire Dreyfus en apportant son soutient au capitaine juif en utilisant les mots comme une arme : "J'accuse" écrivait-il en première page de l'Aurore le 13 janvier 1898. Au risque de ce qui allait lui arriver, l'exil, les injures, la haine voire l'attentat (en effet il plane encore des doutes sur les circonstances de sa mort suite à un conduit de fumée obstrué...). J'admire aussi sa façon d'avoir su créer une famille avec Jeanne Rozerot sa lingère qui lui donna deux enfants sans jamais cesser d'aimer et respecter son épouse Alexandrine qui était dotée d'une grande âme et qui soutint Emile jusqu'au bout.

Ces études me mènent à la carrière de bibliothécaire dans la spécialité Patrimoine. Ainsi je rentre à la Bibliothèque de Bordeaux au service des livres anciens et précieux. J'ai eu la chance de travailler au service des livres et manuscrits de trois autres géants de notre littérature : Montaigne, Montesquieu et François Mauriac, parmi d'autres ! Je me suis surtout consacrée à établir le catalogue du fonds Mauriac* créant des liens profonds avec cet écrivain, grande conscience de la foi chrétienne, auteur nobélisé, plume engagée dans les combats du XXe siècle, créant plusieurs rétrospectives de son oeuvre en partenariat notamment avec Le Centre François Mauriac de Malagar, sa "maison des champs", demeure familiale dans l'Entre-deux-mers sur cette rive droite de la Garonne où je vis aujourd'hui (il n'y a pas de hasard dit-on...)

*Catalogue collectif de France, bibliothèque nationale https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/005FRCGMNOV-330636101-jEG

*Dictionnaire François Mauriac, direction Caroline Casseville et Jean Touzot, Honoré Champion 2019.

*Trésors de la bibliothèque de Bordeaux, Abécédaire, direction Nadine Massias, Le festin 2014.

Histoires, secrets, objets, journaux et photographies de famille, psycho-généalogie : la généalogie crèe des liens.

Passionnée d'histoires familiales, j'écoute et je collecte les souvenirs de nos familles depuis un âge précoce. J'ai beaucoup entendu l'histoire de ma mère résistante à 20 ans à Tournus en Bourgogne pendant la Seconde guerre mondiale, l'histoire de sa famille (patronyme Budin) très modeste et celle bien différente de mon père (patronyme Parfonry), plutôt aisée, et les origines belges passées sous silence tout comme la réussite du marbrier-patriarche François-Xavier Parfonry (on ne parlait que de son fils Paul, le peintre et d'un prétendu ascendant avec un chevalier normand De Parfouru de Condé sur vert, écuyer du roi, dont mon père portait les armes sur la chevalière mais avec qui nous n'avons pu attester de lien. Un petit article sur les chevalières prétendues de la famille suivra, en tout cas ça fait de jolies bagues et de jolis contes.

Chevalière portée par Marguerite ma fille donnée par Françoise Parfonry

Avant de croiser Roland j'avais missionné une amie qui faisait des recherches à Bruxelles de trouver l'acte de naissance de mon arrière-arrière grand-père François-Xavier, ce fut la première pièce tangible de l'histoire de notre patronyme et la preuve de nos origines et de nos liens avec le cousin de Belgique.

Tout fait sens et tout fait lien dans la toile de nos vies.

Longue vie au Blog parfonry ! Nous continuons à développer l'histoire de toutes les familles apparentées aux Parfonry. 

 

 

 

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21 décembre 2025 7 21 /12 /décembre /2025 19:08
François Parfonry 1976-2025, une chute de 4 mètres lui a ôté la vie le 1er novembre 2025, il avait 48 ans.

François Parfonry 1976-2025, une chute de 4 mètres lui a ôté la vie le 1er novembre 2025, il avait 48 ans.

Le 1er novembre, François nous a quitté dramatiquement victime d'une chute fatale. Fils de Caroline et Patrick Parfonry, frère de Marie son aînée de 2 ans, 2 mois et 2 jours, il vivait en Ariège à Alzen où il élevait des brebis pour produire du fromage. Père de trois enfants qui ont grandi à la ferme, Antoine qui reprend le flambeau pour s'occuper des brebis, Juliette qui travaille dans la région au gré des opportunités et Lucien qui prépare le concours des pompiers professionnels.

Dans l'histoire récente de notre famille au XXe et XXIe siècles il y a peu d'agriculteurs et François avait choisi la voie originale et engagée d'une agriculture éco-responsable. En Belgique, dans le village berceau des Parfonry de Neerheylissem,  on comptait quand même des agriculteurs, deux frères, Jules et Emile ainsi que sa femme Martha. Nous les avions rencontrés en 2007 dans la maison originelle Rue des Charrons.  Sinon Il faut remonter au dix-neuvième siècle pour compter bon nombre de journaliers agricoles parmi nos ancêtres.

Un article du blog lui a été consacré en 2011 :

https://parfgeneatoponyme.over-blog.com/article-le-repos-des-brebis-de-noel-chez-parfonr-65244317.html

Aujourd'hui, voici les mots et les photographies que Caroline et Patrick nous ont transmis pour pour partager son souvenir avec la famille élargie et tous ceux qui s'intéressent à notre patronyme :

François,
Notre fils avait choisi Alzen pour établir la vie qu’il s’était
définie et partager sa générosité. Une vie pétillante et
pertinente, solide et sensible.
Il était un pilier de l’entraide et de la communion des plus
belles valeurs d’humanité.
La terre de ce beau village des Pyrénées l’avait accueilli il y a
presque 20 ans, aujourd’hui, mille flammes l’ont accompagné
dans la douceur d’une nuit de novembre pour qu’il demeure
à jamais dans son dernier berceau de terre d’Ariège.
La chaleur de votre présence et de vos mots choisis ont été
d’un immense réconfort et notre gratitude n’a d’égal que sa
grandeur d’âme.
Cette reconnaissance lui va, nous va, droit au cœur.
Les flambeaux et les bougies qui ont illuminé Alzen le 10
novembre resteront pour toujours le symbole silencieux des
valeurs qui dictaient sa vie.
Derrière chaque lumière; une amie, un ami de la vie à
l’image de l’altruisme qui le nourrissait.
Depuis toujours il partageait tout, le bonheur des autres était
le sien, unanime est cette reconnaissance.
François l’ami de tous.
François, notre berger au grand cœur sera toujours avec ses
brebis, protégera ses agneaux et glissera un conseil à l’oreille
des siens ou d’un voisin pour rappeler que notre humanité
est une valeur première.
Merci à tous pour votre chaleureuse présence, pour votre
participation, pour vos mots, votre bienveillance et votre
douce reconnaissance.
Gardez le dans votre cœur, c’était la place qu’il souhaitait.
 

 

 

 

Cimetière d'Alzen, le 10 novembre 2025

Cimetière d'Alzen, le 10 novembre 2025

« […] la vie que je mène, avec toutes ses facettes,
me régale […] je reste le même, qui adore les
relations sociales, qui s’inquiète pour la nature,
qui est gourmand de culture (du bricolage
jusqu’à la littérature), qui se passerait bien de
l’administration dans tous ses aspects, qui aime
l’action, qui rit de l’extravagance, qui s’est fait
une raison sur le gâchis, qui sait se noyer dans un
verre d’eau […] »

La ferme de François à Salbaget.

La ferme de François à Salbaget.

François et son troupeau.
François et son troupeau.

François et son troupeau.

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22 juillet 2025 2 22 /07 /juillet /2025 17:20
Jeannot Parfonry, en mer à Bréhat (circa 1950-1969)

Jeannot Parfonry, en mer à Bréhat (circa 1950-1969)

Pierre Parfonry, Bréhat (circa 1950-1969)

Pierre Parfonry, Bréhat (circa 1950-1969)

Dans les années 1950 et 1960, comme c'est écrit dans l'article précédent, mes parents Pierre et Jeannot Parfonry se sont rendus plusieurs fois dans la maison des Louvet à Bréhat. Je publie ici deux photographies qui illustrent ces séjours bretons. Ils participaient à la chasse au gibier d'eau comme le montre la photographie de Pierre guettant sur un rocher fusil au bras. Mais ils eurent également le privilège de naviguer sur des bateaux de pêche, comme le montre la photographie de Jeannot ma mère, bravant les embruns de l'automne ou de l'hiver avec un suroît (chapeau ciré de marin imperméable). Elle tient un grand oiseau au ventre blanc, au dessus de tête noir et aux pattes palmées. Son grand sourire témoigne des bons moments passés en pleine nature sur cette île fabuleuse.

Une nouvelle énigme : il faut identifier l'oiseau !

Avis aux férus d'ornithologie et aux connaisseurs des oiseaux de mer ! Lectrices, lecteurs, Je fais appel à votre savoir : sauriez-vous identifier l'oiseau ? Merci d'avance aux participants !

 

 

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9 juillet 2025 3 09 /07 /juillet /2025 15:11
Bréhat, l'île Nord, vue depuis la maison Parfonry

Bréhat, l'île Nord, vue depuis la maison Parfonry

La maison des Parfonry de Belgique

Cette année à nouveau, nous nous retrouvons sur l’île de Bréhat entre cousins de France (Patrick, Martine et Agnès) et de Belgique (Roland) avec nos conjoints (Caroline Delcroix, Alain Jamain, Michel Deymier et Martine Lemaire) dans la charmante maison de Jean Parfonry et Annie Legros, son épouse, malheureusement décédée cette année. Je profite de cet article pour lui rendre hommage, et saluer l’élégance simple de sa maison et de son jardin. Leur fille, Aliette, nous l’a très gentiment louée, nous la remercions et espérons la rencontrer un jour.

Cette maison vient du côté de la maman d’Aliette par son oncle et ce depuis avant la seconde guerre mondiale. Pour rappel, Jean et Aliette sont des descendants d’Hubert Narcisse Parfonry, l’un des trois frères de la branche d’Erézée qui ont parcouru le monde à la fin du XIXe siècle.

Nous sommes bien chanceux car cette maison, comme l’île, est un havre de paix. Pas de voitures, des fleurs à foison, la mer et les îlots rocheux à perte de vue que l’on aperçoit des fenêtres du premier étage. En fin de journée, les « touristes promeneurs » regagnent les navettes au Port clos et l’île est à nous. Nous nous sommes forgés quelques habitudes, sentiers, boutiques, maisons et jardins...

Bréhat, la maison de Jean , Annie et Aliette vue de la roche voisine devenue notre "roche de Solutré" où nous pélerinons chaque soir pour le coucher du soleil.

Bréhat, la maison de Jean , Annie et Aliette vue de la roche voisine devenue notre "roche de Solutré" où nous pélerinons chaque soir pour le coucher du soleil.

Notre séjour en quelques clichés :

Une de nos tablées attestant de notre bonne humeur augmentée par les ti-punchs, la récolte de salicornes (algues comestibles ressemblant à des haricots), la pêche aux huitres (avec mesure), ces huitres sauvages arrimées aux rochers et aux galets sont esthétiques et généreuses. Nous partageons le bon air, la beauté des lieux, les bonnes recettes et la cuisine familiale. Ces vacances sont propices aux madeleines de Proust car elles ressemblent aux séjours de notre enfance en Bretagne, en Sologne ou ailleurs, quand le temps était long, qu’il n'y avait pas de téléphone et que nos mères et grands-mères nous servaient au gouter des tartines de pain au beurre et au sucre, et que la sortie pour les courses était hebdomadaire.

 

La joyeuse tablée, la récolte des salicornes, les huîtres.La joyeuse tablée, la récolte des salicornes, les huîtres.
La joyeuse tablée, la récolte des salicornes, les huîtres.

La joyeuse tablée, la récolte des salicornes, les huîtres.

L’enquête.

Mes grands-parents, Georges Parfonry et Renée Bastide du Lude avaient un très bon ami, Roger Louvet, propriétaire d’une passementerie. Ils chassaient ensemble en Sologne. A Briou du Lude chez mes grands-parents et à La Saugerie, ferme voisine que Roger Louvet louait à ma grande-tante, Odile Brunel, héritière du château du Lude où naquit ma grand-mère et mon père. Tous les ans mes grands-parents se rendaient à Bréhat pour chasser et pêcher et profiter de l’air breton. Mes parents également y séjournèrent.

Petite parenthèse historique sur Bréhat paradis des marins, des pêcheurs, des chasseurs et des peintres …

 Bréhat fut d’abord un bastion défensif portant châteaux forts reconstruits successivement à chaque destruction anglaise puis un site d’escale pour les corsaires royaux et au XVIIIe siècle le premier port de commerce de la baie de Saint Brieuc. Les maîtres de barques vont chercher du vin en Aunis, du sel à Guérande, des toiles de lin…Les ports de la Corderie (abritant sans doute un dépôt de cordages pour la marine royale provenant de la corderie de Rochefort) et du Port clos deviennent des ports d’armement et les armateurs bréhatins étendent leur activité à Paimpol, Morlaix, Saint-Malo. La motorisation sonne le glas de la puissance maritime de Bréhat. Le second Empire lui redonne une citadelle et un grand phare celui du Paon. Puis l’île devient une destination touristique et artistique au XIXe siècle, ses paysages, sa lumière, son silence attirent écrivains et peintres (Prosper Mérimée, les frères Goncourt, Pierre Loti, Paul Gauguin, Matisse, Foujita… Le Café des Pêcheurs sur la place du Bourg abrite, dit-on, « le cabaret des décapités », des assiettes et des verres ornés d'autoportraits des artistes qui, menacés par la patronne de se voir couper le cou s’ils ne la payait pas, lui offrit leurs têtes en peinture…Ce sera notre but lors de notre prochain séjour de visiter l’intérieur du café et de rechercher cette collection…

L’île devient une destination à la mode, et attire également les amateurs de chasse aux gibiers d’eau et les gastronomes comme Curnonsky, le prince des gastronomes qui évoque en 1927 Le Café des Pêcheurs. On y déguste des homards et des langoustes ! 

« La vedette » est le premier canot à moteur assurant la liaison entre l’Arcouest [lieu d’embarquement des navettes à quelques kilomètres de Paimpol] et l’île en 1930. Occupée pendant la seconde guerre mondiale par 300 soldats allemands qui interdisent l’activité maritime, elle abrite un réseau de résistants, les Allemands font sauter les deux phares (le Paon et le Rosédo). Des années 1950 à aujourd’hui elle séduit toujours ses résidents et ses heureux vacanciers : Bréhat un jour, Bréhat pour toujours comme on dit !

Ayant entendu parler de cette île pendant notre enfance nous rêvions d’y aller, et ce sont nos recherches généalogiques qui nous y ont ramenés.

Je me souviens dans les années 1960-70 des week-ends de chasse partagés avec les Louvet, j’avais lié des affinités avec ses petites nièces qui avaient mon âge notamment avec Marine Kampf. Je me souviens de grandes fêtes à Paris également chez Tata Gigi (Ginette) la deuxième femme de Roger, où mon père dansait le sirtaki rendu très à la mode par le film Zorba le grec de Michael Cacoyannis en 1964.

Il faut imaginer que les Parfonry de Belgique et ceux de France se sont sans doute trouvés au même moment à 1 kilomètre de distance tout en l’ignorant apparemment. Sans doute parce que la maison de la maman d’Aliette devait être connue sous le nom de son oncle ? Ou parce que l’on disait « la maison des Belges » comme encore aujourd’hui et que mon grand-père Georges ne faisait jamais allusion à l’origine belge de sa famille.

 Mais comment trouver la maison Louvet ?

La carte postale.*

Avant de partir j’ai trouvé dans les archives de notre oncle Michel, la photographie d’une maison utilisée comme carte postale, écrite à Bréhat le 4 juillet 1974 par Yvonne, la dernière épouse de Roger Louvet et adressée à ma grand-mère et à Michel :

 « Nous comptons sur vous deux vers le 15/9. Nous nous ferons un plaisir de vous accueillir à l’Arcouest. Roger indique que le 15/9 la mer est pleine à 18h30. Nous pouvons vous prendre vers 16 h. Lorsque vous aurez fixé, nous commanderons le Char Romain, taxi de Bréhat. »

Peu de choses ont changé à Bréhat en 50 ans… Même lieu d’embarquement et même taxi, un tracteur tirant une voiture couverte sur roues munies de bancs pour les voyageurs et les bagages. Un voisin Bréhatin nous disait que l’ancien chauffeur était surnommé Ben-Hur, ce qui expliquerait l’image employée par Yvonne. (Ce surnom est peut-être lié à la sortie du film éponyme, grand succès de l’année 1959, couronné de l’oscar du meilleur film et meilleur acteur ?)

Photographie de la maison Louvet en 1974 envoyée comme carte postale par Yvonne Louvet

Photographie de la maison Louvet en 1974 envoyée comme carte postale par Yvonne Louvet

Le taxi aujourd'hui
Le taxi aujourd'hui

Le taxi aujourd'hui

La photo de Mamie à Bréhat

Caroline aussi avait apporté un autre indice, une photographie en noir et blanc de Mamie tenant à l’épaule des épuisettes avec Roger Louvet tirant une petite remorque, de celles que les Bréhatins utilisent pour faire les courses, sur un pont que nous avons rapidement identifié comme étant le pont ar Prad qui unit l’île Nord où nous sommes à l’île Sud.

Mamie (Renée Parfonry) et Roger Louvet sur le Pont ar Prad et nous aujourd'hui...
Mamie (Renée Parfonry) et Roger Louvet sur le Pont ar Prad et nous aujourd'hui...

Mamie (Renée Parfonry) et Roger Louvet sur le Pont ar Prad et nous aujourd'hui...

En route pour l’investigation, où nous trouvons une pêche miraculeuse et la maison 

Avec Martine de Belgique nous partons marcher en quête de la maison. Nous partons vers le Pont ar Prad munies de la photographie, et nous interrogeons un pêcheur d’araignée puis un couple à qui le voisin, pêcheur également voulait offrir des araignées (ce dernier va d’ailleurs nous en donner une et nous nous en régalerons). Le couple identifie la maison comme étant la maison Marot, nous cheminons ensemble par la Corderie où ils s’arrêtent et continuons avec leurs explications. Nous scrutons les encadrements de fenêtres en pierre seuls indices distinctifs. Presque découragées, soudain en haut d’un chemin nous distinguons le toit et les fenêtres d’une grande maison qui correspondent. Une voisine sur le pas de sa porte nous le confirme c’est bien la maison Marot anciennement maison Louvet, son père y travaillait et elle a connu « les Parfonry » (donc nos grands-parents et nos parents également) qui résidaient chez eux souvent dans une petite dépendance…

La maison en 1974 et la maison aujourd'hui

La maison en 1974 et la maison aujourd'hui

La visite de la maison et rencontre de ses hôtes

L’après-midi, nous repartons avec Martine de France au Bourg et à l’office du tourisme nous nous renseignons sur Denis et Annegret Marot, nous avions appris sur Internet qu’ils étaient peintres (nous saurons ensuite qu’elle était aussi psychologue et lui, après avoir officié dans la la marine marchande, a organisé à Bréhat avec sa femme des séminaires de psychologie). Munis d’un numéro de téléphone nous laissons un message et très vite Denis nous rappelle. Nous nous dirigeons donc vers Krec’h ar Lin, non loin de chez nous. Les Marot nous ont réservé un accueil chaleureux. Nous allons de surprise en surprise car ayant acheté la maison à la fille de Roger, non seulement  ils savaient que les Parfonry y venaient mais ils avaient gardé des photographies de la famille Louvet où figurent nos grands-parents ! Nous visitons alors ce manoir élégant d’avant 1900, décoré par des artistes peintres et verriers, boiseries au mur, meubles bretons, grandes chaises renaissance qui auraient peut-être été ramenées de Sologne ???Puis on nous dit que la dépendance où logeaient mes grands-parents était surnommée « le taudis Parfonry » avec humour… Nous la visitons c’est maintenant l’atelier de Denis, à l’entrée, une vieille clef et un porte-clef sur lequel était écrit « Parfonry » quand les Marot arrivèrent (aujourd'hui il y est écrit Ping-pong). …Le parc aux grands arbres et aux roses parfumées nous charme comme leur gîte au fond du jardin.

Encore une belle rencontre suscitée par nos recherches et un joli voyage dans le temps !

1. Roger Louvet, Georges Parfonry, Ginette (épouse de Roger). 2. deuxième en partant de la gauche Renée Parfonry, Ginette Louvet. 3. la maison dans les années 1960. 4. la maison aujourd'hui a gardé son décor d'origine. 5. la dépendance où logeaient mes grands-parents. 6.La salle à manger avec les chaises venant dit-on de Sologne. 7. Une gravure ancienne de la maison au XIXe siècle avec son enclos, son poulailler, peut-être une ancienne maison de Corsaire ou d'armateur. 8. La clef utilisée par mes grands-parents témoin d'une autre époque et lien intergénérationnel...
1. Roger Louvet, Georges Parfonry, Ginette (épouse de Roger). 2. deuxième en partant de la gauche Renée Parfonry, Ginette Louvet. 3. la maison dans les années 1960. 4. la maison aujourd'hui a gardé son décor d'origine. 5. la dépendance où logeaient mes grands-parents. 6.La salle à manger avec les chaises venant dit-on de Sologne. 7. Une gravure ancienne de la maison au XIXe siècle avec son enclos, son poulailler, peut-être une ancienne maison de Corsaire ou d'armateur. 8. La clef utilisée par mes grands-parents témoin d'une autre époque et lien intergénérationnel...
1. Roger Louvet, Georges Parfonry, Ginette (épouse de Roger). 2. deuxième en partant de la gauche Renée Parfonry, Ginette Louvet. 3. la maison dans les années 1960. 4. la maison aujourd'hui a gardé son décor d'origine. 5. la dépendance où logeaient mes grands-parents. 6.La salle à manger avec les chaises venant dit-on de Sologne. 7. Une gravure ancienne de la maison au XIXe siècle avec son enclos, son poulailler, peut-être une ancienne maison de Corsaire ou d'armateur. 8. La clef utilisée par mes grands-parents témoin d'une autre époque et lien intergénérationnel...
1. Roger Louvet, Georges Parfonry, Ginette (épouse de Roger). 2. deuxième en partant de la gauche Renée Parfonry, Ginette Louvet. 3. la maison dans les années 1960. 4. la maison aujourd'hui a gardé son décor d'origine. 5. la dépendance où logeaient mes grands-parents. 6.La salle à manger avec les chaises venant dit-on de Sologne. 7. Une gravure ancienne de la maison au XIXe siècle avec son enclos, son poulailler, peut-être une ancienne maison de Corsaire ou d'armateur. 8. La clef utilisée par mes grands-parents témoin d'une autre époque et lien intergénérationnel...
1. Roger Louvet, Georges Parfonry, Ginette (épouse de Roger). 2. deuxième en partant de la gauche Renée Parfonry, Ginette Louvet. 3. la maison dans les années 1960. 4. la maison aujourd'hui a gardé son décor d'origine. 5. la dépendance où logeaient mes grands-parents. 6.La salle à manger avec les chaises venant dit-on de Sologne. 7. Une gravure ancienne de la maison au XIXe siècle avec son enclos, son poulailler, peut-être une ancienne maison de Corsaire ou d'armateur. 8. La clef utilisée par mes grands-parents témoin d'une autre époque et lien intergénérationnel...
1. Roger Louvet, Georges Parfonry, Ginette (épouse de Roger). 2. deuxième en partant de la gauche Renée Parfonry, Ginette Louvet. 3. la maison dans les années 1960. 4. la maison aujourd'hui a gardé son décor d'origine. 5. la dépendance où logeaient mes grands-parents. 6.La salle à manger avec les chaises venant dit-on de Sologne. 7. Une gravure ancienne de la maison au XIXe siècle avec son enclos, son poulailler, peut-être une ancienne maison de Corsaire ou d'armateur. 8. La clef utilisée par mes grands-parents témoin d'une autre époque et lien intergénérationnel...
1. Roger Louvet, Georges Parfonry, Ginette (épouse de Roger). 2. deuxième en partant de la gauche Renée Parfonry, Ginette Louvet. 3. la maison dans les années 1960. 4. la maison aujourd'hui a gardé son décor d'origine. 5. la dépendance où logeaient mes grands-parents. 6.La salle à manger avec les chaises venant dit-on de Sologne. 7. Une gravure ancienne de la maison au XIXe siècle avec son enclos, son poulailler, peut-être une ancienne maison de Corsaire ou d'armateur. 8. La clef utilisée par mes grands-parents témoin d'une autre époque et lien intergénérationnel...
1. Roger Louvet, Georges Parfonry, Ginette (épouse de Roger). 2. deuxième en partant de la gauche Renée Parfonry, Ginette Louvet. 3. la maison dans les années 1960. 4. la maison aujourd'hui a gardé son décor d'origine. 5. la dépendance où logeaient mes grands-parents. 6.La salle à manger avec les chaises venant dit-on de Sologne. 7. Une gravure ancienne de la maison au XIXe siècle avec son enclos, son poulailler, peut-être une ancienne maison de Corsaire ou d'armateur. 8. La clef utilisée par mes grands-parents témoin d'une autre époque et lien intergénérationnel...

1. Roger Louvet, Georges Parfonry, Ginette (épouse de Roger). 2. deuxième en partant de la gauche Renée Parfonry, Ginette Louvet. 3. la maison dans les années 1960. 4. la maison aujourd'hui a gardé son décor d'origine. 5. la dépendance où logeaient mes grands-parents. 6.La salle à manger avec les chaises venant dit-on de Sologne. 7. Une gravure ancienne de la maison au XIXe siècle avec son enclos, son poulailler, peut-être une ancienne maison de Corsaire ou d'armateur. 8. La clef utilisée par mes grands-parents témoin d'une autre époque et lien intergénérationnel...

Caroline a réalisé une jolie planche pour fixer ce souvenir dans la mémoire familiale et remercier les Marot de leur accueil.

Planche-souvenir adressée aux Marot réalisée par Caroline Parfonry

Planche-souvenir adressée aux Marot réalisée par Caroline Parfonry

*Le conseil de lecture : La correspondance est une mine de renseignements pour le généalogiste et le chercheur et pour l’histoire familiale. Il faut lire « La carte postale » d’Anne Berest, Grasset, 2021. Une mystérieuse carte postale non signée arrivée dans la boite aux lettres portant les prénoms des grands parents de sa mère, de sa tante et de son oncle, morts à Auschwitz en 1942. Dans ce roman vrai Anne Berest est partie à la recherche de l’auteur de la carte et éclaircit l’histoire de sa grand-mère qui qui seule échappa à la déportation.

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23 mars 2025 7 23 /03 /mars /2025 18:24
Paul Parfonry. Vieux souvenirs (L'Interruption ; L'amateur d'estampes). Crédit Artnet.

Paul Parfonry. Vieux souvenirs (L'Interruption ; L'amateur d'estampes). Crédit Artnet.

Le Figaro, 01-03-1914

Le Figaro, 01-03-1914

Paul Parfonry.Vieux souvenirs.

Paul Parfonry.Vieux souvenirs.

Paul Parfonry. Coquetterie

Paul Parfonry. Coquetterie

Paul Parfonry. La rencontre.

Paul Parfonry. La rencontre.

Paul Parfonry. Fin de repas.

Paul Parfonry. Fin de repas.

Paul Parfonry. Rêverie.

Paul Parfonry. Rêverie.

Paul Parfonry. Triste Dimanche.

Paul Parfonry. Triste Dimanche.

Georges Cain, Les Pierres de Paris, 1910. Photographie de Paul Parfonry "Le Quai Voltaire et la pompe d'épuisement du Journal officiel.

Georges Cain, Les Pierres de Paris, 1910. Photographie de Paul Parfonry "Le Quai Voltaire et la pompe d'épuisement du Journal officiel.

Un tableau aux trois titres.

La maison de vente De Baecque à Lyon, a organisé une vente aux enchères de la collection d'une famille d'antiquaires lyonnais le 06 février 2025. Un tableau de Paul Parfonry y a été présenté sous le titre L'amateur d'estampes. Dans une vente précédente aux Etats-Unis, le 27 mai 2007 il est catalogué sous le titre L'Interruption (et une provenance était notée, celle de la Rabin-Krueger Gallery de Newark, New-Jersey, circa 1962). Or je viens de retrouver une photographie de ce tableau provenant des archives de Françoise Parfonry, ma cousine et marraine décédée en 2023. Le titre du tableau est Vieux souvenirs... Et cela permet de retrouver sa date d'exposition, 1887.*Comme c'est la seule mention provenant du peintre ce titre devrait être retenu. D'ailleurs le sourire complice que le gentilhomme échange avec la dame attesterait cette version.

Les dimensions de ce tableau sont H.127cm sur L.100 cm. Il représente une scène de salon XVIIIe siècle, une jolie dame à la robe élégante et décolletée vient de s'introduire (la porte est entrebâillée) et se penche vers un noble en jaquette rouge et perruque assis, tenant ouvert sur ses genoux un carton à gravures. On retrouve le style précis de Paul, et sa peinture détaillée des meubles et objets, secrétaire, horloge, vase, tabouret de pieds avec un tissu soyeux oublié, livres... J'ai participé aux enchères mais mon offre a été insuffisante, le tableau a été adjugé 2400 euros (de peu au-dessus de ma mise...). La société De Baecque n'a pas pu me communiquer les coordonnées de l'acheteur, on m'a juste précisé qu'il s'agissait d'un particulier. Nous ignorons donc à ce jour où le tableau est parti.

Autres découvertes.

Une coupure de presse du Figaro extraite du 1er mars 1914 concernant l'Exposition de l'Union artistique atteste que Paul peignait et exposait encore à cette époque. "Comme de coutume, les peintres d'intérieurs aiment à montrer ici des coins à bibelots travaillés à la manière hollandaise. M.M. Paul Thomas, H. Teuré, W. Gay de Lassuchette sont habiles en ce genre, et M. Paul Parfonry y acquiert à son tour la maîtrise."

Les autres photographies de tableaux retrouvées sont La coquetterie (précédemment cité dans ce blog sous le titre La jeune femme au miroir ; La rencontre ; Fin de repas ; Rêverie (1893) ; et Triste dimanche (1892). Les photographies permettent de les identifier.

Il existe une gravure du tableau Un triste dimanche dans le fonds français de gravures de la Bibliothèque nationale. J'en ai également un élégant tirage signé de la main du graveur et aquarelliste Léon Lambert (1865-1936) .

Où Paul est considéré comme peintre de paysage et renoue avec ses racines belges.

Un autre tableau est cité dans la Revue L'Artiste de 1894, il a été exposé au Salon du Cercle de l'Union artistique : L'Intérieur de pêcheurs à Blakenberghe.** "Parmi les paysages, il faut signaler particulièrement les deux Plages de Berck-sur-Mer par Maurice Courant, Le chemin de Kerlou par Camille Bernier, Le Matin à l'abreuvoir par Léon Barillot, L'intérieur de pêcheur à Blankenberghe de Paul Parfonry...". Notons au passage le rapprochement avec une représentation des plages de Berck qui sont chères à nos cousins Roland et Martine de Belgique ! Blankenberge est une ville flamande de Belgique, dans l'arrondissement de Bruges, station balnéaire et port sur la mer du Nord, elle est très fréquentée on la surnomme "Bruxelles sur Mer". Les activités de pêche y sont très anciennes (XIe siècle), le chenal de navigation ne fut ouvert qu'en 1871. la côte a été trés construite depuis et les paysages que Paul a dû admirer ont sans doute bien changé. On peut donc penser que notre aïeul y a séjourné peut-être y passait-il ses vacances ? En tout cas cela montre qu'il avait gardé un attachement ou des liens avec ses origines . Voici un futur voyage en perspective. Il reste dans la ville beaucoup de villas de la Belle Époque. La chasse au tableau est donc ouverte !

Un tableau peut en cacher un autre...

 En 1894, un tableau de Benjamin-Constant (1845-1902) le peintre orientaliste, a été exposé en même temps que celui de Paul. "M. Benjamin-Constant a peint Mlle Campbell avec sa maîtrise de toujours.". *** Il se trouve que mon frère a un tableau qui semble être de Benjamin-Constant, il s'agit  une belle femme de dos et profil avec une coiffe orientale. Nous n'avons pas trouvé de reproduction de ce tableau et ne savons pas qui est représenté ?  Ce n'est pas le portrait de Rosanda Isabel Campbell qui appartient aux collections du Musée de Labenche à Brive ****et y a été exposé avec un deuxième portrait par le même peintre en 2021. Mais un complément d'histoire se dessine, c'est peut-être Paul qui a acheté le tableau resté dans la famille à ce peintre célèbre qui habitait au 59 Rue Ampère non loin du 59 Rue Jouffroy (hôtel particulier de Paul) dans le 17e arrondissement et exposait dans les mêmes lieux ? 

Paul photographe des inondations de 1910 à Paris

Dans un article antérieur du blog, Roland avait déjà signalé une photographie de Paul publiée dans le livre de Georges Cain, conservateur du Musée Carnavalet et ami de Paul Les pierres de Paris, 1910 : "Le Quai Voltaire et la pompe d'épuisement du Journal Officiel". Pour plus de précision nous publions ici cette photographie.*****L'activité de photographe de Paul n'a pas laissé de traces dans la mémoire ou les archives familliales. C'est sans doute l'ampleur de la catastrophe naturelle, la crue centenaire à Paris et la collaboration avec le conservateur qui l'ont mené à parcourir Paris avec un appareil photographique. Il apportait souvent son concours à Georges Cain, notamment pour des expositions.

Les peintures de Paul passent donc régulièrement en vente et nous réservent encore des surprises.

 

 

*Base salons du Musée d'Orsay. Numérisation des catalogues d'exposition de peintures exposés au Palais des Champs Elysées. https://salons.musee-orsay.fr/Salons/Search/List

**L'Artiste. Revue de l'Art contemporain. 64e année, 1894, Tome 7, p. 123.

***Idem, p.121.

**** Musée Labenche, Brive, Exposition Femme(s). https://www.calameo.com/ville-de-brive/books/0065153054d0289d45a88

***** Georges Cain, les pierres de Paris, 1910. p. 379    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k165121c.texteImage#

 

 

 

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18 octobre 2024 5 18 /10 /octobre /2024 17:02
Extrait de l'arbre généalogique de la famille Parfonry montrant les alliances de celle-ci avec la famille Bastide elle-même reliée à la famille de Truchis, belle famille de Michel Barnier. Réalisé par Patrick Parfonry d'après les recherches de Caroline Parfonry.

Extrait de l'arbre généalogique de la famille Parfonry montrant les alliances de celle-ci avec la famille Bastide elle-même reliée à la famille de Truchis, belle famille de Michel Barnier. Réalisé par Patrick Parfonry d'après les recherches de Caroline Parfonry.

En généalogie, attention, une histoire peut en cacher beaucoup d'autres ...

Dans la forêt solognote.

Notre arbre s'enrichit, les Parfonry descendants de la branche parisienne originaire de Neerheylissem (Belgique) par le marbrier d'art François-Xavier, sont cousins par alliance du premier ministre français Michel Barnier. 

En effet, notre grand-mère paternelle, Renée Parfonry (1902-1976), fille de l'aquafortiste Maurice Bastide du Lude (1873-1950) (https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Bastide_du_Lude), mariée à Georges (1894-1964) était la "petite cousine" d'Hubert de Truchis de Lays (1901-1964) (https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_Truchis). Leurs mamans, Suzanne Tournouër (1873-1950) et Marie-Caroline-Suzanne Nivière (1870-1962) étaient cousines issues de germaines. Michel Barnier a épousé en 1982 notre cousine Isabelle Altmayer, petite-fille d'Hubert de Truchis. Notre Mamie Renée est née au Château du Lude à Jouy-le-Potier dans le Loiret, dans le massif forestier de Sologne, dans les années 1960 elle hérite sur ce territoire d'une ferme qu'elle rénove. Nous y avons passé toutes nos vacances d'enfance. Cette propriété encore habitée par trois petits enfants de Renée, (mon frère Jean-Pierre, ma cousine Martine et mon cousin Jean-Luc) est voisine de la propriété ayant appartenu à son cousin Hubert sur la commune de La  Ferté-Saint-Aubin, où se situe celle de Michel Barnier et de son épouse.

Pour la petite histoire, j'ai rencontré dans ma jeunesse notre premier ministre lors d'une grande fête en Sologne dans la famille d'Isabelle, dans une atmosphère-réminiscence du Grand Meaulnes d'Alain Fournier. J'y portais une très jolie robe bleue de Laura Ashley et avais discuté passionnément de cinéma avec Eric et Nicolas Altmayer les jeunes frères d'Isabelle Barnier qui sont devenus les talentueux producteurs français des films OSS 117, Saint-Laurent de Bonello, Dans la maison de Ozon, Chocolat de Roschdy Zem, Monsieur Aznavour de Grand corps malade....

Où je découvre une histoire dans l'histoire.

Celle de la première descendance de tante Katevanna. Une histoire qui part de Russie en passant par Constantinople, Tunis et qui croise aussi la Belgique (qui nous interpelle toujours puisque berceau de notre patronyme)... La grand-mère d'Isabelle Barnier, Katevanna Elbori Dsasokof, est née à Vladikavskaz en Ossétie du Nord-Alanie et épouse Hubert de Truchis à Tunis où il dirige la banque ottomane. Mon père, Pierre, me parlait souvent du charmant accent russe de sa tante Katevanna qu'il aimait beaucoup. Je découvre qu'elle a eu d'un premier mariage avec le négociant d'origine belge, Louis Albert Joseph Couteaux un fils, André Couteaux, écrivain et scénariste (Mon oncle Benjamin d'Edouard Molinaro...) dont le fils, Paul-Marie Couteaux est un homme politique français souverainiste aux positions très, très polémiques !!!!! (https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&n=elbori+dsasokof&p=katevanna)

A noter également que la chanteuse Zazie est née de Truchis de Varenne (branche aînée des de Truchis), notre cousine Isabelle Barnier étant elle une de Truchis de Lays (branche cadette de cette famille).

Revenons à nos ascendants directs :

A la source de l'arbre des Bastide du Lude, on trouve l'union croisée de trois familles importantes aux 18e et 19e siècles.

La célèbre famille d'éditeurs Panckoucke (nom localisé dans le nord, variante du flamand pannekoek, marchand de crêpes). Charles Joseph Panckoucke* (1736-1798) et son fils Charles Louis (1780-1844), libraires à l'adresse de l'hôtel de Thou à Paris (VIe), à qui l'on doit la réédition de L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, et de L'Histoire naturelle de Buffon, l'édition de L'Encyclopédie méthodique, la reprise de la monumentale Description de l'Egypte etc... ils furent aussi les principaux propriétaires de presse de l'époque. Leur cousin, Placide Joseph (1740-1800) est notre aïeul direct, il dirige la librairie familiale à Lille, Place Rihour, il est le père d'Henry Panckoucke (1779-1812) mari de Cécile Bochet  (peinte par Ingres, le tableau Madame Panckoucke est au Louvre), ce sont les quadrisaïeuls de ma grand-mère Renée.

La famille Bochet**, qui fournit à la France de grands administrateurs. Le père de Cécile, Edme Firmin Bochet (1742-1837) est administrateur de l'Enregistrement et des Domaines notamment à Rome, Le frère de Cécile, Edme Bochet (1783-1871), né à Lille, est conservateur des hypothèques, tous deux sont officiers de la légion d'honneur.

Enfin, la famille de mécènes Marcotte de Quivières***. Philippe Marcotte de Quivières (1779-1852) est un grand collectionneur d'art ainsi que son frère Charles Marcotte d'Argenteuil, ils seront notamment les mécènes d'Ingres. Louis Edme modeste Marcotte de Quivières (1815-1899)****, (neveu de madame Panckoucke notre aïeule, époux la bordelaise Gabrielle d'Amblat et propriétaire du Château Bourran), est le mécène du peintre Chassériau.

D'une histoire à l'autre il faut imaginer au début du XIXe siècle Madame Panckoucke devenue l'épouse du Baron Morande Forgeot après le décès de son mari Henry Panckoucke en 1812 à Naples, habitant Rue Saint-Fort à Bordeaux et rendant visite en calèche à son neveu dans ce parc Bourran qui abrita au XXe siècle l'Ecole normale d'instituteurs où le père de mes enfants, Jean-Pierre verret fit ses études dans les années 1970...

*https://dictionnaire-journalistes.gazettes18e.fr/journaliste/616-charles-panckoucke

**https://fr.wikipedia.org/wiki/Portrait_de_madame_Panckoucke

***https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Marcotte

****https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Marcotte_de_Quivi%C3%A8res

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 septembre 2024 1 09 /09 /septembre /2024 11:04
Jeune fille au bouquet par Ferdinand Parfonry

Jeune fille au bouquet par Ferdinand Parfonry

Le tableau de Ferdinand enfin accroché côtoie un tableau de Poumeyrol (la base sous-marine de Bordeaux) et d’autres objets plus ludiques

Le tableau de Ferdinand enfin accroché côtoie un tableau de Poumeyrol (la base sous-marine de Bordeaux) et d’autres objets plus ludiques

Le tableau de Ferdinand Parfonry acheté aux enchères à Namur le 28 janvier 2018 à la galerie Rops représentant une jeune fille avec un bouquet de fleurs à enfin été restauré et a trouvé sa place dans mon intérieur. En effet le cadre d’époque XIXe comportait plusieurs manques et n'était pas ajusté au panneau de bois, support de la peinture.

Cette restauration a été réalisée à Bordeaux, une Marie-Louise en bois doré par l’encadreur Christophe Otero à l’atelier Plein cadre permet au panneau d’être fixé au cadre. Les dorures du cadre ont été restaurées par Karine Ammar-Khodja dans l’atelier La dorure bordelaise.

Ce tableau est une scène de genre, la jeune fille à la tenue modeste et l’air humble tend une fleur assise sur un banc à côté d’une lourde porte en bois. Elle m’évoque une petite marchande de fleurs d’Anvers.Cette représentation au charme réaliste met en scène la vie ordinaire et laisse à penser que le peintre Ferdinand Parfonry issu d’un milieu modeste, son père étant cocher puis serveur de bière à Anvers, son oncle maçon, sa mère journalière s’est plu à peindre les gens de son milieu. On sait qu’il a réalisé de belles copies de Rubens. Ferdinand et François-Xavier les deux frères ont grandi à Anvers une ville d’Art où ils ont pu admirer des chefs d’œuvre notamment dans la Cathédrale. 
Ils ont dû apprendre le dessin et le goût de l’art auprès des artisans côtoyés par leur famille et peut être pour le peintre faire une école d’art ? 
Quant au marbrier François-Xavier, il a dû travailler très jeune comme ouvrier d’abord mais lorsqu’il est devenu marbrier d’art à Paris et Président de la chambre des marbriers il a été un des membres fondateurs de la bibliothèque Forney inaugurée en 1886 par un legs de l’industriel du même nom destiné à l’éducation des artisans au cœur du Faubourg Saint-Antoine non loin de la Rue Saint-Sabin oū se situait sa marbrerie. Il figure parmi les membres administrateurs et y encourageait notamment l’apprentissage du dessin pour les ouvriers. Il a sans doute encouragé son fils Paul dans son désir de devenir peintre.

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23 août 2024 5 23 /08 /août /2024 15:17
Où l'on découvre le visage du marbrier François Xavier Parfonry (03 déc. 1821, Neerheylissem - 16 juil. 1898, Créteil)
Marbrerie d'art "Parfonry et Lemaire, rue du Chemin vert - Saint Sabin 62, 1874. Paris, Musée Carnavalet

Marbrerie d'art "Parfonry et Lemaire, rue du Chemin vert - Saint Sabin 62, 1874. Paris, Musée Carnavalet

Nos archives familiales se sont complétées suite à l'inventaire des papiers de notre oncle Michel Parfonry décédé à Paris en 2019. Il était le dernier des Parfonry parisiens à habiter 68 bis rue Jouffroy d'Abbans dans le dix-septième arrondissement de Paris dans l'immeuble Haussmannien de la Plaine Monceau acquis et sans doute en partie construit (notamment les cheminées), par son arrière grand-père François Xavier marbrier né en Belgique.

Notre cousin Roland Parfonry de la branche restée en Belgique a mené un étude complète de notre patronyme dans Le blog de Parfonry qui a mené à la publication d'un livre : La véritable saga des Parfonry de Neerheylissem, avril 2017.

François Xavier Parfonry marbrier d'art à Paris est l'une des personnalités les plus remarquables de cette famille.

Je suis son arrière-arrière petite fille.

Nous cherchions désespérément une trace du visage de notre aïeul, en vain. Il avait déjà été difficile de reconstituer le parcours de François Xavier, et l'histoire belge de notre famille. Mon grand-père Georges ne nous en avait pas parlé et il n'y avait pas de documents photographiques ou graphiques en évidence. Sous l'impulsion de nos rencontres franco-belges nous avons fouillé nos archives, recherché les actes d'état civil, les dossiers de naturalisation et de décorations puisque notre marbrier a été décoré de la légion d'honneur...

Petit à petit les éléments du puzzle s'assemblaient et divers personnages prenaient vie et nous livraient des destins heureux ou tragiques. Nous avions retrouvé des photographies de la maison flamande de Créteil bâtie par François Xavier, des photographies de son fils Paul, le peintre... Mais pas de trace du marbrier !

Le décès et la succession de notre oncle Michel qui nous a réuni, les 5 cousins germains : Patrick, Martine, Jean-Luc, Jean-Pierre et Agnès votre servante dans son bel appartement, écrin coquet pour ses meubles anciens, ses tableaux et ses porcelaines. Bien que Michel ait souvent opéré du classement vertical surtout lorsqu'il a quitté le grand appartement du 5eme étage sur rue du même immeuble au décès de sa maman avec qui il vécut plus de 55 ans. Heureusement, il n'avait pas tout jeté. Nous nous sommes partagé les archives et c'est Patrick et Caroline qui eurent la joie de découvrir en premier le visage de notre aïeul.

Ce cliché est un portrait photographique réalisé pour sa carte d'exposant à l'exposition internationale de Paris en 1878 à laquelle il obtint une médaille d'or.

Son visage est beau, il semble avoir les cheveux et la barbe plutôt clairs attestant des origines d'Europe du Nord, il semble déterminé et plein d'énergie, portant le costume et le nœud de cravate d'usage et la montre au gousset. Un chef d'entreprise, un homme qui a le sens du travail, qui a réussi, qui a une visée... Le regard bleu perçant, ouvert et l'air doux cependant. (tirage sur papier albuminé tirant sur le jaune). Ce précieux document est sa carte d'exposant et porte sa signature. C'est un document d'intérêt historique qui est très émouvant. La généalogie fait résonner la grande histoire des hommes avec la petite histoire des familles. Chaque génération donne la main à la précédente, entre François-Xavier l'entrepreneur du XIXe siècle venant du Brabant méridional et d'Anvers et moi 4 mains seulement...

Un autre document important a été découvert dans le catalogue du Musée Carnavalet à Paris et j'en ai demandé une reproduction. Pour mémoire François-Xavier avait offert une cheminée au conservateur, et nous avons pu la voir lors d'une visite impromptue (Voir Le blog de Parfonry. Il s'agit d'une gravure dessinée et gravée à l'eau forte par Henry Augustin Valentin (1822-1886). Marbrerie d'art "Parfonry et Lemaire, rue du Chemin vert - Saint Sabin 62, 1874. Paris, Musée Carnavalet*.

 

*https://apicollections.parismusees.paris.fr/sites/default/files/styles/thumbnail/collections/atoms/images/CAR/lpdp_77923-1.jpg?itok=dZcng43b

https://www.parismuseescollections.paris.fr/fr/musee-carnavalet/oeuvres/marbrerie-d-art-parfonry-et-lemaire-62-rue-saint-sabin

Cette gravure est fort intéressante car elle donne à voir la réalité de l'atelier, la grande verrière, les machines, l'activité des ouvriers, au premier plan un architecte ou un artiste sculpteur-dessinateur qui a sous le bras un carton à dessin et une règle, et à l'étage, dans le bureau qui est peut-être celui de Parfonry, un client fait face au patron ? On peut imaginer François-Xavier négociant avec sa clientèle. Une clientèle célèbre puisque nous y reviendrons dans les prochains articles, il a fourni des marbres à Auguste Rodin via l'architecte Pierre Victor Cuvillier pour un grand buffet en marbre et pour la Villa du Baron Vitta, La Sapinière à Evian, via le peintre Félix Braquemond.

Le blog de Parfonry continue...

C'est acté, je reprends le flambeau porté par mon cousin de Belgique Roland Parfonry de l'animation de ce blog dédié à l'histoire de notre patronyme. Il en reste administrateur, j'en assume sa gestion et sa continuité. J'avais créé le blog Parfonrysphère pour adhérer à la plateforme. Ce premier article rédigé pour relancer nos recherches et études généalogiques et historiques migre donc sur le blog "historique" dit Le blog de Parfonry. Merci à ceux qui m'ont suivie sur Parfonrysphère de s'abonner au premier blog, si ce n'était pas déjà fait.

N'hésitez pas à écrire des commentaires et des suggestions et à partager.

Il y a encore beaucoup d'histoires dans l'Histoire à découvrir et développer !

 

 

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Présentation

  • : Le blog de PARFONRY
  • : Le cadre directeur de ce blog consiste à réunir ce qui peut être transmis sur un patronyme. La présentation de tous ces personnages n'est finalement qu'une manière de transférer un patronyme. Qu'il soit culturel, social ou historique, ce patronyme ne fait que proposer un film dans lequel les séquences sont des instants de vie. L'environnement, le vécu de chacun a probablement plus d'impact sur ce que nous ressentons. Les gênes se diluent plus vite que le lien avec le mode de vie et les rencontres. Cette vision oblige à élargir le champs d'investigation en déviant de l'aspect purement généalogique. La découverte de nouveaux indices motive et assimile parfois cette recherche à une enquête. L'histoire ne peut être racontée de manière linéaire. Chaque élément, chaque personnage a droit à son histoire dans le récit tout en suivant le dénivelé et les courbes imposés par les aléas de l'Histoire et de la vie. Contrairement au patrimoine, un patronyme se voit contraint de s'adapter aux vicissitudes des évolutions sociales et des guerres. Le contenu des quelques 350 articles de ce blog a été rassemblé dans un livre intitulé "La véritable saga des PARFONRY de Neerheylissem - L'histoire d'un toponyme devenu un patronyme ".
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