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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 21:45

      Toute cette histoire aurait commencé peu après le décès de mon père en janvier 2006. En lisant les informations contenues dans un dossier retrouvé au fond d’un tiroir, j’en ai conclus qu’il existait de réelles possibilités de prolonger les pistes qui y apparaissaient.

      Parmi celles-ci, une lettre de février 1999, entre un PARFONRY, installé en Guadeloupe, à un PARFONRY de Belgique1, avait attiré particulièrement mon attention. Outre le fait que je ne connaissais ni l’auteur ni le récipiendaire, certains éléments de phrases avançaient certaines pistes.

 …. Mon neveu Jean Pierre m’a transmis, à l’époque, copies des correspondances qu’il avait eues avec vous. Venant de mon père ou de mon oncle Jean, nous n’avons quasiment rien de substantiel sur nos générations précédentes. Nous savions que nous étions issus d’une branche de Parfonry venant de Flandres il y a longtemps. De mémoire, je ne peux citer que mon arrière - grand - père François Xavier Parfonry, marbrier de métier …..

      Cette lettre fut l’une des pièces maîtresses de ce travail. Elle contenait suffisamment d’éléments pour attiser la curiosité d’obtenir une réponse à la question qui en découlait : Quels liens pouvaient bien exister entre cette origine flamande, la Guadeloupe française et cette commune flamande à proximité de Bruxelles ? Et en quoi tout cela pouvait me concerner ? C’est à quoi, je me suis efforcé d’y répondre.

      L’un des autres indices essentiels dans cette lettre mentionnait que ce François-Xavier avait reçu la Légion d’honneur. Utilisant cette piste, j’abouti a retrouver son lieu de naissance. Et c’est ainsi qu’en un tour de main, je résolus ce que d’autres s’étaient évertués de chercher. La fameuse commune flamande d’origine, restée comme seul lieu de mémoire, portait le nom de Neerheylissem2. Celle qui avait été le lieu de naissance non seulement de mon grand-père mais de plus lointains personnages du même nom. Un arbre généalogique venait de s’épanouir à partir d’une simple éteule de paille que le vent du prochain printemps risquait à tout jamais d’enfouir.

       Jacques, l’auteur de la lettre, était en fait un lointain cousin, isolé sur son île de Guadeloupe. Suite à des contacts sur le plan professionnel, il écrivait à Jean, un autre PARFONRY. L’un et l’autre étaient à la recherche d’un lien éventuel.

       Cette découverte fut le catalyseur idéal. Averti de ce lien tant recherché, Jean-Pierre et Agnès, frère et sœur dans la vie, neveu et nièce de Jacques, décidèrent de remonter de France vers le Nord, avides de concrétiser un espoir et de combler une lacune. Et c’est ainsi qu’une  rencontre se réalisa le 9 août 2006, le jour de la Saint Amour cela ne s’invente pas, entre les lignées belge et française de la branche de Neerheylissem. Trois PARFONRY (Roland, Jean - Pierre et Agnès), accompagnés de leurs conjoints, se rendirent dans le village ancestral. Ils s’arrêtèrent en premier lieu, comme témoin privilégié de l’histoire de leur nom, devant l’église du 12ième siècle qui a validé le lien sur plusieurs générations. Ensuite, organisés comme un peloton de policiers à la recherche d’indices de culpabilité au milieu d’une forêt de pierres tombales, ils repérèrent le caveau familial au cimetière. Et pour terminer, ils illuminèrent le mur de la maison mère, rue des Charrons, qui n’avait pas du recevoir un tel accueil depuis sa construction. Après avoir été assailli pendant plusieurs minutes, le frémissement de ses briques se transmis à l’intérieur. C’est ainsi que sur le pas d’une porte faite de pierres bleues qui avaient écouté les murmures et les sentiments de plusieurs générations de PARFONRY, ils rencontrèrent Jules PARFONRY, le cousin germain de mon père et sa belle - sœur Martha, habitant toujours dans la maison. Sentant le besoin d’hâter ce moment, je me présentai : «  Je suis le fils de Georges ». Martha suivit aussitôt la courbure de son menton pour faire comprendre qu’elle avait reconnu les traits de mon père non seulement en me regardant mais surtout dans le visage de Jean - Pierre.

      Tout heureux d’avoir retrouvé leurs origines, les différents membres de cette lignée ont démontré, par d’autres témoignages, qu’ils se réjouissaient de ce lien retrouvé. Leur mémoire n’avait conservé comme seule indication qu’il provenait d’un village portant un nom flamand.  Ce bout de phrase, dans une lettre de 1999, a permis in extremis de harponner le lien tenu qui se trouvait en possession de Jacques. 

      Après plus d’un siècle de séparation, du moins c’est ce que chacun était persuadé à ce moment,  la rencontre s’est concrétisée de manière chaleureuse, touristique et ludique sans oublier la partie liée à la bonne chair. Ils s’en sont retournés en France pour rapporter à la fratrie les faits, paroles et gestes de cette rencontre.

      Cette première rencontre fut le départ pour d’autres mais aussi le second déclic ayant conduit à étendre cette recherche vers d’autres aspects plus scientifiques. Nous avions un nom que personne ne semblait avoir pressenti comme témoin d’une histoire de notre identité et de notre société wallonne. Il nous restait à le découvrir.

Quelques photos de cette journée du 9 août 2006


Première rencontre et premiers documents à découvrir. Agnès, Roland et Jean-Pierre se sentent inspirés d'en savoir plus dès le premier contact.


 



Bigre !! Se pourrait-il qu'il y ait une ressemblance avec Emile, l'instituteur, le grand-père de Roland, se demande sans aucun doute Jean-Pierre ?

 

 

 

 

Voila ou se trouve Neerheylissem sur une carte de Belgique. Cela vous dit d'y aller ?

 


 



Voici cette rue des Charrons à Neerheylissem, où l'on habite très probablement depuis qu'un certain Jean PARFONDRIJ, maître-charron de son état, né en 1762, s'y est installé.
Une huitième et une neuvième génération de PARFONRY habite dans cette maison de la rue des Charrons
.





Ah, ce fameux arbre généalogique !! Jules, tu y es repris quelque part par là !! On y est mentionné tous et toutes, je n'ai oublié personne. Aucune inquiétude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Il sera démontré plus tard que la lettre s'adressait à Jean PARFONRY de la branche d'Erezée ;

2  En définitive, il sera déterminé plus tard que cette commune flamande était Anvers, lieu où François-Xavier PARFONRY avait habité avant de migrer vers la France ;

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