Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 14:03

         Dans un article précédent, intitulé " Le gisant des chevaliers de Parfondrieu", on y découvrait l'existence ancienne d'une sépulture pour deux membres de cette lignée, situé dans l'Eglise de la Grande Flémalle. Cette photo pouvait laisser croire que cette présence découlait implicitement de l'importance acquise par ces deux chevaliers, Ameil et Jean, deux frères ayant occupés des fonctions dans l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ce gisant devait rester la seule trace matérielle.

       Le fait que le document de Jacques de HEMRICOURT intitulé " Le miroir des Nobles de Hesbaye" ne cesse de dévoiler d'autres découvertes permet de reformuler notre première appréciation. Contrairement à ce qui pouvait constituer une analyse simple et primaire, ce gisant des deux frères n'a pas été la seule représentation funéraire au sein de cette lignée.

      Le texte, dévoilé par Mr. Charles, François JALHEAU en 1791, et reprenant de manière très approfondie et très précise la généalogie des différentes familles de chevaliers énoncées dans le document de HEMRICOURT, donne un aperçu beaucoup plus large des lieux de sépulture de tous ces personnages.On peut le visionner sur le site :

http://books.google.be/books?id=ZtREAAAAcAAJ&pg=PA22&lpg=PA22&dq=%22+Jacques+de+Parfondrieu+%22&source=bl&ots=u_rgUVh4xA&sig=4gE-uBCJDQA0dyVXlRx5BrWBlLg&hl=fr&sa=X&ei=jOPxTprxOcKCOs_VxKcB&ved=0CB0Q6AEwAA#v=onepage&q=%22%20Jacques%20de%20Parfondrieu%20%22&f=false

      Après en avoir fait une lecture compulsive, on peut affirmer que trois autres membres de cette lignée des chevaliers de Parfondrieu ont eu droit à une sépulture.

       Et en premier lieu, comme pour en attester une nouvelle fois l'un des centres d'origine, le premier de la lignée, le Chevalier Jean de Parfondrieu, mort probablement au début du 14ème siècle, a été effectivement enterré dans la chapelle de Parfonry, qu'on mentionne dans le comté de Clermont. Ce qui ne laisse aucune équivoque de sa situation. On en déduit que ce lieu, qui a bel et bien été un fief dévolu à cette famille, existait déjà à ce moment et disposait déjà d'une chapelle. 

     Son fils, Jacques de Parfondrieu, y a été également enterré, mais cette fois en y apportant une autre précision. Il gît dans le choeur, devant l'autel, ce qui confère sans aucun doute une plus grande importance au lien que cette famille pouvait avoir avec ce lieu.

     Rien ne permet d'affirmer de l'importance du nombre d'habitants de ce lieu, ni de dire s'il s'agissait déjà d'un village comme on le découvre quelques siècles plus tard. Mais manifestement, on peut y voir une certaine similitude avec l'endroit Parfondruy, près de Stavelot, qui s'est développé autour d'une chapelle et d'un petit ruisseau escarpé du même nom. La proximité avec des terres de l'abbaye de Flône (ferme de Hottine) reste une piste pour expliquer l'implantation à cet endroit. Il est reconnu que les moines de cette abbaye ont extrait le fer, la houille et la calamine sur les deux côtés de la Meuse.

    Un troisième gisant se retrouve cette fois dans l'église des Dominicains à Liège. Il s'agit cette fois de Jean de Parfondrieu, le petit-fils du premier de la lignée, mort sans héritiers en 1377. Ce qui atteste que cette lignée avait quitté son territoire d'origine, suivant en cela l'évolution de la société qui s'adaptait aux nouvelles situations qui annonçaient la fin de la période moyennageuse.

   De toutes ces sépultures, il n'en reste plus rien. Aucunes traces matérielles de cette aventure épique et chevaleresque qui fut sans aucun doute les prémices de la saga dévoilée de nos jours.

Par PARFONRY - Publié dans : Histoire
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 11:03

       Emile PARFONRY, l'horloger de Bruxelles,  n'a pas été le seul de la lignée des PARFONRY de Neerheylissem a côtoyer la famille royale belge. Précédemment, il avait déjà été mentionné que son petit - cousin, François-Xavier, parti exercer ses talents de marbrier en France dès 1841, avait négocié la vente d'un imposant vase en marbre avec Philippe de Belgique, Comte de Flandre, frère cadet du futur roi Léopold II. Ayant fait office de Président d'honneur de la Commission belge de l'Exposition Universelle de Paris en 1867, ce membre de la famille royale belge participera également à celle de 1878, comme l'atteste l'extrait du livre repris ci-dessous.

Bulletin de la société vaudoise des sciences naturelles, Vol. 16, 1880

p. 602 : ..... et blanche de Cipolin antique, dont un type était visible à la dernière exposition universelle de Paris, sous la forme d'un magnifique vase présenté par la maison Parfonry et qui a été acheté à grand prix par le comte de Flandres.

        Et manifestement ce vase en marbre Cipolin antique devait avoir une certaine prestance, sinon un volume particulièrement impressionnant. C'est ce qui ressort de la lecture de l'article signé par un certain TURGAN dans L'Univers illustré-Paris, 28 septembre 1878, n° 1227  et intitulé : L'Exposition Universelle

M. Parfonry expose des cheminées en marbre sculpté de très bon goût, dont l’échantillonnage est tout à fait satisfaisant et surtout adaptable aux appartements d’aujourd’hui. Le grand vase en marbre cipolin antique du même marbrier est d’un placement moins facile ; la matière et l’exécution en font une pièce extraordinaire destinée à quelques musées d’Etat ou de ville, ou bien à orner le pied d’un escalier monumental dans un des ces beaux hôtels que l’on construit aujourd’hui

 

     Il restait toutefois à s'assurer que ce vase avait indéniablement pris le chemin de la Belgique et avait pris place parmi le mobilier de la famille royale. Ce qui m'a été confirmé récemment, après être entré en contact avec l'une des gestionnaires de la Liste Civile du Roi(1) travaillant au Palais Royal.

      Faisant suite à une demande d'information de ma part, mentionnant l'existence de ces textes, auquel était jointe la photo supposée de ce vase, une réponse m'est parvenue, en date du 20 décembre 2011. Les explications fournies, quoiqu'assez concises, confirment indéniablement que le vase a bien transité parmi les demeures de la famille royale à Bruxelles.

      Dans un inventaire faisant partie des "archives dynamiques de la Liste Civile du Roi ", se rapportant sur l'ancienne collection des Comtes de Flandre et du Roi Albert Ier, leur fils, on y trouve ainsi la mention suivante :

         " un grand vase en marbre gris veiné vert, venant de l'exposition universelle de Paris en 1878, dessiné par Sédilles Architecte, exécuté par Parfonry marbrier, sur socle en marbre rouge h. totale 2.40 "

       L'indication de Sedille, associée à Parfonry, corrobore ainsi les éléments repris dans le livre de Henry HAVARD (Dictionnaire de l'ameublement et de la décoration, depuis le XIIIème siècle jusqu'à nos jours, Librairies Imprimeries réunies, Paris, 1894), dans lequel, il est indiqué au bas du vase, le texte suivant : Vase Cipolin, exécuté par M. PARFONRY, sur le modèle de M. P. SEDILLE..SEDILLE l'aurait dessiné en s'inspirant d'un bloc provenant de fouilles à Rome en 1868.

       De plus, le Cipolin antique, type de marbre dans lequel est sculpté ce vase, se caractérise comme un marbre blanc nacré, finement veiné de vert ou de bleu. Cette présence du vert, confirmée dans la description de la Liste Civile, atteste donc non seulement  de l'origine du marbre mais du modèle acheté par le Comte de Flandre. Et selon toute logique, ce marbre Cipolin antique doit provenir de Saillon dans le canton de Vaux en Suisse, au vu de sa mention dans un Bulletin édité dans cette région.

       Et comme complément d'enquête, cette personne me confie que ce vase se trouvait du vivant des Comtes de Flandre dans le Grand Vestibule et Escalier d'Honneur de leur Palais, à la rue de la Régence à Bruxelles. Par la suite, ce vase fut placé en 1920 au Château de Laeken, résidence du nouveau Roi des belges Albert 1er.

     Malheureusement, ce vase ne fait plus partie des collections royales. En tant qu'objet purement privé, il est probablement passé dans les successions successives. N'étant pas ouvertes au public, ces successions, en particulier celles du Roi Albert 1er, décédé en 1934, et de son épouse la reine Elisabeth, décédée en 1965, ne sont pas encore accessibles de nos jours.

     Outre la certitude du passage de ce vase parmi le mobilier de la famille royale belge, on découvre que celui-ci devait être gigantesque. Contrairement aux annotations trouvées dans le livre de Henry HAVARD, mentionnant que ce vase avait une hauteur de 1.50m, le libellé de la Liste Civile lui donne une hauteur absolument hors norme de 2.40 m. La prise en compte de la hauteur du socle doit être l'explication de cette différence.  

       Voici une photo de ce vase, reproduit à partir du  livre d'Henry HAVARD.   

       Vase-cipolin.png                           

     Un tel vase s'il existe encore de nos jours, ne peut passer inaperçu. Ou est-il ?? Encore du travail donc pour le poor lonesome cow boy !!!

(1) : La Liste Civile du roi consiste dans l'ensemble des moyens octroyés au Roi pour lui permettre d'exercer toutes les dépenses inhérentes à l'exercice des tâches constitutionnelles de la fonction royale. Le montant de la Liste Civile est déterminé pour toute la durée d'un règne par la loi.

Par PARFONRY - Publié dans : François Xavier Parfonry
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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 17:40

      Voilà déjà près d'une année que nous avions rédigé un article sur les brebis de Noël logées dans l'Ariège. Après une période de production intensive, elles se préparent à nouveau à quitter leur soulane de Salbaget pour aller décorer et festoyer dans les crèches, aux quatre coins de France et de Navarre. Non sans avoir été à la base de la production d'une tomme généreuse, parfumée, sortie en droite ligne de ce versant, un peu isolé des Pyrénées.

     Nous avions dégusté, pour ne pas dire avalé, quelques fines tranches de cette tomme pyrénéenne, lors de notre dernier séjour à Briou, à l'occasion de cette rencontre annuelle, devenue obligatoire, entre les PARFONRY de France et de Belgique. Autour de Jacques, ils étaient encore venus en nombre. Aux bières spéciales belges, s'étaient ainsi mêlées les bonnes cuvées de la Loire et du bordelais. Mais aussi en invitée d'honneur, on y retrouvait la Tomme de François. Ce petit éleveur de terroir en avait remonté l'une d'entre elles. Le délice suprême qui pouvait très bien, une fois dégusté avec un vin des plus gracieux, parfaire l'expression " le petit Jésus en culotte de velours".

      Aussi curieux qu'avide de nouveautés et défendant le nom de nos ancêtres, une commande de l'un de ces exemplaires de cette tomme fut engagée. Sans doute, pour la première fois, elle allait s'exporter pas simplement dans le Nord, comme le chef du bureau de Poste, tout dépité d'avoir été muté à Bergues, mais bien au Nord de la France. Dans un autre pays, un peu petit sans doute mais oh combien amateur de saveur et de finitions biologiques.

        Le tout était d'organiser sa remontée, à travers le Périgord, les Côtes de Blaye, le Limousin, la Vendée, le Poitou, la Normandie, la Picardie, le Nord.  Un vrai parcours qui allait permettre à cette tomme de plus de 4 kg de parfaire son affinage, coincée entre deux tissus, et entourée d'une épaisseur de papier kraft pour lui permettre de conserver tout son goût et éviter que son arôme ne s'imprègne de celles des quelques dizaines de fromages rencontrés tout au long de son parcours.

        A la manoeuvre, pour cet exercice, Régis s'y collait. Il réussit, malgré une crevaison et un détour par Paris, à traverser  tous les obstacles. La Tomme est bel et bien arrivée à Lomme en temps utile. Il ne restait plus qu'à lui faire passer la frontière. Une coordination parfaite était mise au point. A partir de Berck, notre point de départ, un rendez-vous fut pris en soirée, à la tombée du jour, pour transférer le colis dans une voiture banalisée. Un détour volontaire nous conduisit pour prendre un déjeuner des plus agréables au restaurant "Le Châtillon", à Boulogne s/Mer. Rapport qualité/prix garanti. A conseiller mais difficile à trouver au milieu des nombreux croisements dans la partie industrielle du port. Un rapide SMS discret et codé à Patrick et Caroline les avertissait que nous nous préparions à la réception. Le risque était réel. Le Nord est truffé d'agents controleurs.

       Après un bon repas et une bonne sieste, sur un diverticule de la Nationale 42, on arrive devant l'église de Lomme-bourg dans la banlieue festive de Lille. Le temps de trouver un quidam, n'éveillant pas les soupçons, pour nous indiquer le lieu du largage, on s'y dirige à vitesse modérée. Evitant ainsi les SMS et appels directs qui peuvent être captés. Avant de me parquer devant la maison, je pris soin de visionner les alentours, de crainte d'apercevoir un agent de la sécurité sanitaire dans le recoin d'un hangar. Quel ne fut ma surprise de voir Régis, sortant, sans se poser de questions, de chez lui, et se dirigeant directement vers moi, en citant haut et fort mon prénom. Bardaf, c'était l'embardée !!.Tout le secret du rendez-vous était gominé. L'amabilité des gens du Nord avait gommé la discrétion caractérisant les peuples du Nord.

       Mais tout n'était pas fini. Il restait à faire progresser la Tomme de Lomme vers Aiseau. Son volume, son poids, sa nature risquaient de la voir saisie par des personnes de la trempe de Ruben Vandevoorde ou de Mathias Ducatel. Le temps de déguster une bonne bière pour nous donner du courage, nous reprîmes rapidement la route. Non sans avoir apprécié la gentillesse et la bonne humeur de ces gens du Nord, ravis d'avoir pu  participer à ce rallye au sein de la famille PARFONRY

        Dans la voiture, entre Lomme et Baisieux, je n'ai cessé de répéter l'expression " Rien à déclarer " au cas où je me faisais arrêter par la 4L de l'un de ces deux personnages cités ci- devant. Et finalement, au passage à Camphin-en-Pévèle, nom du dernier petit village le long de l'autoroute, la Tomme passa incognito, sans avoir à donner son origine. Rapidement, nous aperçûmes des noms comme Blandain, Marquain, Kain. Avec de telles onomatopées, on était bien de l'autre côté de la frontière. Il ne nous restait plus que quelques quatre-vingt km à parcourir sur des autoroutes perçées de trous pour qu' elle arrive sans encombres à destination. Le danger avait changé de profil. Débarrassé des controles, il fallait veiller à éviter les imperfections du tarmac de nos routes. Un indicateur visible de la dette colossale de 11 milliards d'euros de la Belgique

       Depuis lors, on partage et on déguste. Quatre kg et demi de Tomme de brebis, ça c'est de la consistance. Elle n'a pas encore concourru pour une médaille d'Or à l'occasion de la Foire agricole de Paris, mais cela ne devrait tarder. Et pourrait rejoindre ainsi dans la liste ce fameux rhum de Damoiseau de Guadeloupe qui l' a obtenu en 2011, démontrant de sa supériorité par rapport au rhum Bologne (1).

       En conclusion, si vous passez devant une crèche de Noël, dans laquelle se trouvent des brebis, regardez les en souriant et en échangeant un regard. Je suis sur qu'elles comprendront la complicité !!

Fro Fran1

 

(1) : avis personnel qui devrait être contesté sans aucun doute par d'autres PARFONRY !!!

Par PARFONRY - Publié dans : PARFONRY France
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 18:23

      Avec l'aide des généalogistes assidus (en particulier Marc BRAIBANT) que l'on parvient à dénicher sur GENEANET, on retrouve un éventuel lien plus affirmé entre cette famille des chevaliers de PARFONDRIEU (PARFONDRY) qui nous sont apparus au Moyen âge et l'ascendance du Baron Jacques de PARFONDRY, ultime personnage à porter ce nom avec la particule. On parvient ainsi à faire remonter son ascendance aux environs de 1600.

     Voici ce qui en est résulté, après avoir rassemblé les dernières informations trouvées sur GENEANET.

1. Jacques de PARFONDRY (circa 1600 - ??)

    x Anne de LONCIN (circa 1600 - ??)

1.1. Jacques de PARFONDRY (?? - ??)

       x Marie DURBUTO (?? - ??)

1.1.1a. Jacques, Arnold de PARFONDRY (16/03/1655, Liège - 15/03/1742, Liège)

          x Françoise, Thérèse de ROUVROY (?? - 06/07/1740) , mariés en 1726

         1.1.1b. Anne, Marie de PARFONDRY (11/07/1656 - 20/08/1745)

                    x Godefroid TOMBEUR (1642-1709), Seigneur, Maître et Commissaire de Liège en 1684 ;

                                mariés en 1674, leur fils Jacques, François de TOMBEUR (1676 - 1723) sera bourgmestre de Liège;

                                N.B. : la lignée de cette famille portant le nom de TOMBEUR s'est perpétuée jusqu'à nos jours

1.1.1a.1. André, Albert de PARFONDRY (06/06/1688, Liège - 12/03/1762, Liège)

            x Jeanne, Lambertine CHRISTIANE (14/07/1706, Liège - 12/08/1768, Liège)

1.1.1a.1.1. François, Marie, Hyacinthe de PARFONDRY (16/08/1732, Liège - 26/02/1791, Liège)

               x Marie - Thérèse HENRIOUL (26/03/1741, Liège - ??)

1.1.1a.1.1.1. Jacques, Lambert, Martin de PARFONDRY (15/05/1767, Liège - 03/07/1824, Namur),

                  Baron, Bourgmestre de Yernée

                  x Elisabeth, Marie, Joseph Van der MAESEN (08/10/1767 - 07/05/1851, Verviers)

                     laquelle est l'une des 14 enfants de :

                         Jean-Christophe, Joseph Van der MAESEN, chevalier du Saint Empire Romain, Seigneur  d'Avionpuits (09/09/1720, Liège - 03/02/1791, Esneux) et de

                          Marthe, Marie, Joséphine, Françoise CURIONE (11/09/1741, Leipzig - 28/10/1791, Liège),

        N.B. : Jean-Christophe Van der MAESEN reçut sa fortune de son oncle Jean Joseph JADOUL, installé à Leipzig, Ce qui lui permit d'acheter la Seigneurie d'Avionpuits à Esneux, près de Liège, en 1756. Les Van der MAESEN sont une famille originaire de Zonhoven, près d'Hasselt, installé à Liège depuis Christophe Van der MAESEN (1635-1672), arrière-grand-père de Jean-Christophe, et avocat à la cour de Liège.

        En 1791, le château d'Avionpuits échut à son fils François, Marie, Hyacinthe Van der MAESEN, avocat, frère cadet d'Elisabeth. Ce château resta dans cette famille jusqu'en 1854.

Le couple de PARFONDRY - Van der MAESEN n'aurait pas habité à cet endroit. Ils eurent trois filles (les deux premières étant jumelles)

 1.1.1a.1.1.1a. Marie - Thérèse, Hyacinthe, Philippines PARFONDRY (1792 - ??), Ménagère

                    x Henri, J. , DEBATTY (1788, Ougrée - 1833, Ougrée), journalier, cultivateur, mariés en 1814

                    1.1.1a.1.1.1a.1. Henri, Joseph, Victoire DEBATTY (19/12/1816, Ougrée - ??)

                    1.1.1a.1.1.1a.2. Jean, Joseph DEBATTY (28/06/1820, Ougrée - 21/05/1901, Ougrée)

                                                                     chaudronnier, industriel

                                                          x Marie Jeanne de LANDSHEER (17/06/1832, Anvers - 17/08/1905, Ougrée)

                                                         1.1.1a.1.1.1a.2.1. Joseph DEBATTY (19/06/1861, Reciczabanya, Autr.-Hongrie - ??)

                                                                                           Industriel

                                                                                           x Julienne, Marie, Emerene DOYEN (1862, Xhoris - ??)

                    1.1.1a.1.1.1a.3. François, Joseph DEBATTY (22/12/1826, Ougrée - ??),

                                                    Maître chaudronnier à Couillet

                                                           x Joséphine BONTEMPS (1824 - ??), mariés le 17/08/1858 à Couillet

                                Une descendance, via la fille de ce couple, existe de nos jours au niveau de la famille BRAIBANT

1.1.1a.1.1.1b. Marie, Hyacinthe, Victoire PARFONDRY (1792 - ??)

                    x Nicolas, J. GURNADE, mariés le 31/12/1817 à Yernée

                    1.1.1.1.1.1.b.1. Jacques, Joseph, Victor GURNADE (22/09/1818, Yernée - ??)

1.1.1a.1.1.1c. Elisabeth, Marie, Hyacinthe PARFONDRY (01/08/1802 - ??)

                    x Hubert, Joseph CAJOT, mariés en 1833

 

     De ce qui ressort de cette lignée généalogique, on en retient les points suivants

        - Les trois filles du Baron Jacques de PARFONDRY perdent la particule dans leur nom, ceci résultant du fait que le titre n'aurait pu être attribué qu'à un enfant mâle.

          - On ne peut dire à quel moment le titre de Baron a été octroyé à la famille de PARFONDRY. Selon certaines sources, le père de Jacques portait également le titre.

       - Les métiers mentionnés pour l'une des filles laissent à penser que la fortune des parents n'a pas été transmise.

        - Les familles de PARFONDRY et Van der MAESEN auraient été assez proches car Hyacinthe, François, Van der MAESEN, le frère d' Elisabeth Van der MAESEN, est tenu à son baptème, le 02/08/1774 à Notre-Dame - aux Fonds, Liège, sur les fonds baptismaux par le baron Hyacinthe de PARFONDRY et sa femme Marie-Thérèse HENRIOUL, soit les parents du couple de PARFONDRY - Van der MAESEN.

       - Le prénom de Jacques est très fréquent dans la descendance et remonte aux environs de 1600. Ce qui autorise d'envisager un lien avec la famille des Chevaliers de PARFONDRIEU, vu la présence de plusieurs Jacques (ou Jakemar) dans cette lignée dont un enfant en 1398, fils d'un autre Jacques et de Catherine de FLETENGE.

       - Des différentes dates répertoriées, on en déduit que le couple de PARFONDRY - Van der MAESEN résida à Yernée au moins jusqu'en 1817, date du mariage de l'une des deux jumelles;

       - Le fait d'être bourgmestre de Yernée, localité proche de Saint-Séverin, lieu d'habitation des chevaliers au Moyen âge, n'apparait pas comme une preuve formelle d'un lien car l'ascendance directe du Baron résidait à Liège. Ce qui pourrait toutefois s'expliquer par le fait qu'il est reconnu que certains membres de cette famille de Chevaliers se sont déplacés vers Liège, après 1325 (Johan devenu Secrétaire de la ville de Liège et des XII juges) ou en résidant dans ses environs (présence de gisants à Flémalle, résidences attestées à Flémalle).

 

      Malgré cette série d'indices, rien n'autorise d'affirmer d'un lien récurrent entre le Chevalier Johan de PARFONDRIEU, apparaissant en 1271, et le Baron Jacques de PARFONDRY, né en 1767. Il ne reste que deux siècles à reconstituer, entre Jacques, mentionné comme enfant en 1398 par J. de HEMRICOURT (dans "Le Miroir des nobles de Hesbaye") et un autre Jacques apparaissant aux environs de 1600. Bien peu de choses finalement. On maintient l'espoir que des généalogistes affamés continuent à  arpenter les archives et à se délecter de l'odeur des manuscrits.

      De notre côté, on s'efforcera de pister l'histoire de ce Baron Jacques de PARFONDRY, qui selon le Docteur L. THIRY1, aurait été à la base de l'industrie dans le courant du 19ème siècle. A moins de considérer que ce renouveau industriel ait été l'apanage de sa descendance, au sein de la famille DEBATTY, laquelle est cataloguée comme industriel sur deux générations.

       Dernier indice sur ce personnage, la mention qu'il aurait acheté en 1812 un terrain à Saint-Séverin d'une superficie assez importante , environ  20 ha,  si l'on s'en réfère aux quelques données de référence rassemblées (1 bonnier = 1.4 ha; 1 verge = 4a 36 ca). Selon l'acte retrouvé, repris ci-dessous, la particule a curieusement disparu.

             Par acte passé devant le notaire Lambinon, le 2 mars 1812, le Sr Renoz vendit à Jacques-Martin-Albert Parfondry, 14 bonniers, 13 verges grandes de terre, situées dans la  commune de St-Séverin en Condroz, pour le prix de 7000 francs, payables en son domicile dans le délai de deux années de la date de l’acte ;

1 : source : Histoire ancienne de la Seigneurie et Commune d'Aywaille, 1ère édition, T II, 1938

Par PARFONRY - Publié dans : Histoire
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Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 19:11

       Par le jeu des découvertes sur le site 2èmemain.be, nous voilà en route vers Verviers. Allié à l’intérêt d’avoir trouvé un vrai bureau en bois massif pour parfaire le mobilier, notre destination nous permet, par un léger détour, de passer par ce village de Parfondruy. Sans savoir de ce qui était dès lors le plus utile ou le plus agréable, il est décidé d’allier les deux en cette journée automnale peu ensoleillée.

       Sortant de l’autoroute, à hauteur de la ville de Huy, nous ne nous y arrêtons pas. Mais, en promettant, au regard rapide que l’on y jette, d’y revenir une autre fois. Quand on se remémore le passé artisanal glorieux de cette ville qui eut le privilège d’obtenir en 1066 la première charte des libertés en Europe, donnant un pouvoir aux bourgeois. Un premier signal à l’attention de cette chevalerie qui allait s’écrouler par la suite en hypothéquant son avenir dans des luttes intempestives, ruineuses et mortelles. N'oublions pas que Huy fut aussi un centre important de diffusion de notre nom. La dynamique branche de Forchies-la-Marche ainsi que celle d'Havelange, malheureusement en voie d'extinction, en sont issues.

       En sortant de Huy, une seule voie est possible en prenant la direction de l'Est. La N66 nous fait traverser de part en part cette région du Condroz, aux maisons de pierres grises calcaires et aux toits bleus en ardoises. Comment ne pas y voir une comparaison avec cette mythique sixty six road de l’autre côté de l’Atlantique. Huy ne peut être comparé à Los Angeles. Et la chevauchée vers l’Ouest ne fut pas réellement le cadre de sa destinée. Mais pourquoi ne pas appréhender une certaine cohérence dans l’appellation. On ne peut se dire que le cartographe, en désignant cette route de cette façon, n’y ait vu une vision et une réalité communes. Appelée sur toutes les cartes anciennes « Route de Huy », ce trajet a été, celui qui permettait de relier les vallées encaissées de l'Ourthe, de l'Aisnes et de l’Amblève  à la vallée de la Meuse. Une route qui a désenclavé toute une région mais qui surtout acheminait toutes les matières premières nécessaires (surtout fer et bois), permettant de faire de la ville de Huy une des premières à développer la métallurgie, dès le Moyen âge. Jusqu’au 19ème siècle, Huy fut même appelée la ville aux millionnaires. D’y avoir dès lors le sentiment que ce numéro de route ait été attribué en 1926 à postériori aux Etats-Unis, en se référant à notre histoire industrielle, beaucoup plus ancienne !!!. Rappelons que Chicago, lieu ou démarre cette route américaine, a été le centre d'une zone d'immigration importante de wallons au 19ème siècle. 

DSC_0704.JPGSans nous presser, notre véhicule se met à déambuler, à tournicoter, à lambiner, à trainasser, à  descendre, à monter, à tournoyer, à crapahuter, à fainéanter, à zigzaguer, à serpenter, …. , bref à rouler et à profiter de ce paysage d'herbages et de haies fait de tiges (sommets) et de chavées (vallées) qui s’alternent au gré de la nature grézeuse ou calcareuse du sous-sol. Successivement, les villages de Warzée, Ouffet, Hamoir, Ferrières, Werbomont, Basse-Bodeux sont happés. Alternances des roches qui font la particularité des courses cyclistes comme Liège-Bastogne-Liège, la Flèche Wallonne et les étapes wallonnes du Tour de France. Le Mur de Huy, la Redoute, la Roche-aux-Faucons, ... , côtelettes tant redoutées des coureurs, sont la concrétisation de cette géologie du Condroz.

       Traversant plusieurs villages, nous nous approchons de cette vallée de l’Amblève qui rassemble la plus forte concentration de lieux en rapport avec notre nom. Quittant temporairement le Condroz et ses herbages, nous arrivons dans un secteur boisé qui  préfigure les Ardennes. Au dessus d'une côte,  se profile un bistrot qui porte, au-dessus de sa porte, l’appellation de « Ancienne barrière ». Sans autre dénomination, comme s’il fallait éviter de transcrire le nom de cette barrière. Comme si notre nom faisait référence aux histoires de sorcières, de brigands qui peuplaient ces bois. Car, ce lieu est bien celui qui se dénommait la barrière de Parfondry dans les temps anciens. Une frontière entre la Principauté de Stavelot et le Duché de Luxembourg, à une époque qui n’avait pas encore connu le Congrès de Vienne.

       Poursuivant notre route, nous arrivons finalement, après avoir pris appui sur un de ces tiges, dans ce lieu qui porte le nom de Parfondruy. DSC_0688.JPGComme si le cartographe n’avait pu choisir entre la terminologie locale –ry, et la terminologie en vigueur en France –ru. Il a, on ne sait pourquoi, associé les deux voyelles. Car les preuves matérielles d’une autre dénomination sont indéniables. L’écriture passe ainsi de Profondris sur la carte FERRARIS de 1777 à Parfondry dans un Arrêté royal de 1849 et à Parfonry dans un document de 1873. La voyelle –u ne peut donc être qu’une erreur de cartographie.

Que dire de ce lieu faisant référence à notre beau toponyme. Les anciennes cartes postales nous laissaient croire à un endroit peu habité, s’activant autour d’une fontaine alimentée par un ry très encaissé « Le Parfondry«, une mignonne petite chapelle Sainte Lucie, datée de 1622, et une tannerie. 631_001-1-.jpg      

Ruisseau-parfondruy-080.jpgQue dire du développement actuel des constructions. Elles s’agglutinent par dizaines au flanc de la colline, exposition plein sud. Un endroit idéal, il est vrai, à quelques encablures de l’autoroute E42, donnant accès aussi bien à Liège qu’au Luxembourg, l’Allemagne et la France, avec vue partielle sur le circuit de Francorchamps. Un vrai lieu de convergence, planté un peu par le hasard d'un filet d'eau très escarpé, et qui a essaimé dans le confort de maisons individuelles. DSC_0699.JPGMalheureusement, nous ne pouvons pas prétendre à un quelconque droit du sol de nos jours, sur la base de notre simple toponyme. En Wallonie, cela n’existe pas, il est vrai !!

DSC_0698.JPG

  La fontaine est toujours en place, la chapelle est repeinte et entretenue, et la tannerie s’est transformée en gîte rural, le tout désormais incorporé à toute cette masse de nouvelles briques qui a réussi à faire la jonction avec la ville de Stavelot, installée dans la vallée. Le ruisseau est toujours là mais son débit est si ténu que je n'ai pas osé le montrer. Tout cela n’offre plus le cachet que laissait augurer les anciennes cartes postales. DSC_0692.JPGSeul lien avec le passé, M. et Mme LAMBERTY, les propriétaires, ont donné comme nom, à ce gite, celui de Lu Porfonru, voulant attester de la bonne étymologie initiale de ce lieu. En ce qui me concerne, je l'aurais plus volontiers appelé Lu Profondry, au vu de la configuration des graphies anciennes et des nouvelles écritures. Lequel lieu ne fut sans doute jamais un village anciennement mais simplement un hameau tournicotant autour d’une tannerie alimentée par un petit ruisseau très encaissé.

       L’une des questions essentielles qui découlent de ce lieu, est bien de savoir s’il a été à l’origine de ce nom de famille. Comme ce fut le cas pour de nombreux noms dans d'autres lieux. Si la réponse est positive, et personne ne le saura jamais, on aurait découvert l’endroit auquel mes ancêtres de Neerheylissem, toujours imprégnés de religion, se référaient, sans pouvoir le situer. J’ai ainsi le souvenir dans les conversations que mon père, son père et son cousin germain parlaient du lieu ou un enfant fut sauvé de la noyade au bord d’un ruisseau profond. Cet enfant aurait été appelé » Parfondry ». Une métaphore du verset qui raconte le sauvetage de Moïse, sauvé des eaux, sur les bords du Nil. Pour ceux qui veulent y croire, malgré le grand écart dans les proportions tant des personnages que des éléments. D'autant que cette fable devrait remonter au moyen âge et aurait du se transmettre depuis lors. Magique et mignon, à mon sens, mais manifestement aussi philosophique et épique.

       Les LAMBERTY se sont souvenus qu'un PARFONRY aurait habité dans ce coin de terre. Assez récemment par ailleurs mais sans y avoir jamais eu de liens anciens. Jean-Claude, de la branche d'Erezée, s'en est allé pour résider à Gouvy qui est, depuis la réforme de 1977, la commune la plus grande en superficie dans le pays.

 

NB : Le bureau en bois massif a bien pu entrer dans la voiture et est revenu intact à bon port, mais cette fois en prenant l'autoroute sur tout le trajet de retour.

Par PARFONRY - Publié dans : Toponymie - Géologie
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