Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 20:50

      A côté de Georges, le statisticien, l'amateur de Talbot Lago, le français de la bourgeoisie, il y a aussi un autre Georges dans la généalogie des Parfonry. Ce Georges là n'est pas repris dans les rubriques du Figaro. Il a été plus discret, si bien qu'on ne retrouve presque rien de son passage parmi nous. L'un de ses mérites a été de s'intéresser toute sa vie au monde associatif local. Comme une copie non conforme de ce Georges français qu'il n'a jamais connu.     

       Georges, le dessinateur industriel, l'amateur de concours colombophiles, le belge de la classe moyenne ne survit dans la mémoire que par les seuls souvenirs véhiculés par ses proches. Peu ou presque rien n'a été retranscrit dans un livre, un document, un article de journal. Bien que d'une génération postérieure à celle de son homonyme français, il risque d'être gommé de la saga familiale que je m'efforce de retranscrire.

      On pouvait craindre que rien n'ait été conservé de son parcours en tant que Président de diverses associations locales, tout au long de sa vie. Des années 50 où il était Président d'un modeste club de football de 4ème provinciale aux années 90 en tant que Président du Conseil de gérance de l'immeuble ou il résidait, ce Georges là est inaudible, transparent, inexistant.

       Et voilà que par hasard, on vient de découvrir un article de journal qui parle de ce Georges là. Il apparait comme le maître de cérémonie d'une journée qui a du constituer peut être l'apogée de son parcours en tant qu'acteur et manoeuvre dans ce sport qu'il a pratiqué pendant près de 40 ans, la colombophilie. A la fin des années 50, il avait repris le flambeau de son père Emile, l'instituteur, en devenant lui-même un coulonneux acharné. Il était arrivé à constituer un élevage d'une certaine notoriété en allant puiser des géniteurs à l'extérieur dont la célèbre colonie Fabry de Liège.

      Georges, le belge, Président du club " L'Indépendante " de Tamines, y apparait comme l'organisateur d'une journée colombophile de grande envergure. Le journal "Vers l'Avenir", simple gazette locale, mentionne son rôle dans un article de janvier 1970, relatant l'organisation de la journée colombophile  dans la salle communale de Tamines.

 

 L'Indépendante de Tamines qui organise notre journée colombophile  

Les amateurs colombophiles savent déjà que la journée colombophile de « Vers l’Avenir » avec exposition de nombreux  cracks, vente de bons provenant des colombiers les plus réputés et remise des récompense à plus de soixante  lauréats, aura lieu le dimanche 1er février prochain, en la belle salle communale de Tamines ou l’on se réunira également pour le diner de circonstance. C’est la société « L’Indépendante » de Tamines, présidée par M. Georges Parfonry, qui se chargera de la mise en scène de cette grande journée.

Parfonry est entouré de tous les anciens colombophiles taminois : MM. Florent Boulanger et Joseph Lambillon, vice-présidents ; Jules Gaspart, secrétaire-trésorier ; Félicien Lahaye, Emile Debroux et Paul Bontius, membres ; Gilbert Lahaye, classificateur ; Joseph Hubeau, tenancier du local (Café Wiels-Central,) bagueur ; Joseph Wartique, enlogeur ; Edgard Parent, régleur.

 

      Et, à travers cet article du journal, on découvre toute la complexité de l'organisation d'un concours de pigeons. Avec des termes qui n'ont même pas eu la chance d'être repris dans les dictionnaires de la langue française. A côté de Georges, il y a toutes les petites mains qui font vivre un club de colombophiles. Un sport ou il est vrai, ce n'est pas l'homme qui en est l'acteur essentiel, mais un volatile intelligent qui parvient à retrouver sa maison, son pigeonnier après avoir été lâché à plusieurs centaines de km. L'équitation, ou le cheval est roi, a droit à plus de mansuétude dans les médias et dans le Larousse où le Robert. Tout le monde sait qu'un jockey monte un cheval en portant une bombe et en tenant une cravache. Et dans un autre sport, le golf a popularisé nombre de mots anglais comme Putt, Fairway, Par, Birdie, Bogey, Tees qui sont devenus familiers dans le langage. Mais qui connait la signification de mots simples comme bleu, constateur, classificateur, régleur, bagueur, enlogeur, panier d'enlogement. Et pourtant, 'c'est une vraie ruche dans le local, le samedi, au moment de l'enlogement des pigeons.  

     Il est vrai que ces pigeonnistes, comme Georges, n'ont pas retenus la leçon du Front Populaire de 1936, accordant le droit aux vacances et au repos dominical. Pour ces colombophiles, il n'y a pas de repos. Les dimanches printaniers et estivaux sont consacrés à leurs pigeons, à les envoyer bien loin pour les " constater 1"    à leur retour, quitte à rester des heures dans le jardin, à attendre une éclaircie autorisant l'ouverture des paniers. Au diable les sorties en famille ou prendre l'apéro chez le voisin. 

     Et ce Président retrouvé par bonheur dans cet article de journal n'est autre que mon père. Enfin, ce Georges là existe lui aussi dans les médias !!

 

1 : Constater : action qui consiste à prendre la bague placée à la patte du pigeon lors de l’enlogement de la veille au local colombophile, de la mettre dans une petite capsule cylindrique en fer, avant de l’insérer dans un appareil (le » constateur ») chargé d’enregistrer l’heure d’arrivée ;

Par PARFONRY - Publié dans : PARFONRY Neerheylissem
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 10:42

       Extrait du journal Le Figaro du 3 août 1906, on y découvre un article faisant référence à une distribution des prix au Lycée Carnot. Parmi les très nombreux élèves cités, on y lit le nom de  Parfonry. Il s'agit manifestement de l'un des deux fils de Paul PARFONRY. On hésite cependant entre Georges, le futur Directeur commercial d'IBM et Jean, le futur grand ophtalmologue.

       Georges, né le 3 juillet 1894, venait de fêter ses  12 ans et Jean, né le 9 août 1895, allait atteindre ses 11 ans.  Qui peut me faire le choix entre Georges et Jean ? Ont-ils été tous les deux au Lycée Carnot ?

       

Lycée Carnot

La distribution des prix du lycée Carnot a eu lieu le samedi 28 juillet, à neuf heures du matin, sous la présidence de M. Théry, directeur de l'Economiste européen, assisté de MM. Combarieu, inspecteur d'académie, et Frétillier1, proviseur du lycée.

Voici le nom des élèves le plus souvent nommés (ndlr: il s'en suit une liste importante de noms d'élèves)

........

Division élémentaire - Septième2, 1ère division : Parfonry, Dufourg, Demonge, Ehrlich, Moles, Poulain, Ruff, Bichart - 2è division : Lancelin, Poterin du Motel, Auboin, Loir, Kaplan, Lichtenberger - 3è division : Lefebvre, de Jarnieu, Escher, Gossart.

..........

       A y constater la présence de l'Economiste Edmond Théry (1854-1925), Grand Officier de la Légion d'Honneur (en janvier 1913), membre de l'Académie d'agriculture mais surtout du Conseil supérieur des statistiques, on ne peut qu'y voir des prémices de lien avec Georges, futur membre de la Société de statistique de Paris en 1938, dont ce même Conseil supérieur des Statistiques, créé en 1885, sera une émanation. Georges aurait-il été marqué dans sa jeunesse par la poignée de main et les félicitations que lui aurait transmises le grand économiste Edmond Théry ?  A moins que la localisation de ce Lycée Carnot sur le Boulevard Malesherbes s'avérait être une anticipation de sa carrière ayant démarré à la Compagnie Electro-Comptable, ancêtre d'IBM, et logée elle aussi sur ce même Boulevard.

Mais pour d'autre, c'était Jean le plus doué du point de vue scolaire. Et le plus apte donc à recevoir les félicitations. 

Alors qui c'est !! Georges ou Jean !! J'attends des éléments de réponse pour qu'on puisse donner un prénom à ce texte. Il se peut que les carnets scolaires de cette époque existent encore ?

        Ce qui est certain, c'est que ce lycée Carnot fut le lycée de prédilection de la famille. Les enfants de Georges y furent inscrits. Jacques y terminera, après le Collège de Juilly, son parcours scolaire dans le primaire. L’exigence de ce type d’enseignement lui laissera un goût amer contrairement à son frère Pierre.

1 : Frétillier : Il fut le proviseur du Lycée Carnot de 1895 à1909 ;

2 : Septième : ancienne dénomination du CM 2; la numération démarrait avec l'appelation de 11ème pour le CP ;

 

 

 

Par PARFONRY - Publié dans : PARFONRY France
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Dimanche 8 avril 2012 7 08 /04 /Avr /2012 21:28

       Etant arrivé à développer ses compétences au sein de la société Electro-Comptable, après avoir suivi une formation à la prestigieuse école des ventes d'IBM en 1934, Georges PARFONRY commençait à gravir les échelons qui allaient l'amener à un poste de Directeur Commercial d'IBM à la fin de sa carrière. Cette promotion, alliée à son désir de paraître dans ce monde ou se créait ce qui allait s'appeler de nos jours la nouvelle technologie, impliquait, semble t-il, une participation à une vie mondaine assez intense. Les récits qui le décrivent comme un personnage plus regardant sur sa nécessité de satisfaire une vie sociale en dehors du cercle familial concourent à confirmer cet aspect. La Talbot Lago, l'une des plus rapides voitures des années d'après-guerre, est restée plus ancrée dans la mémoire que les soucis d'éducation vis à vis de sa progéniture. Ce grand-père en col dur, amateur d'art lyrique, était peu enclin à partager son précieux temps avec les niais enfantillages de ses enfants et de ses petits-enfants.

     Son impétuosité à arpenter les couloirs du Tout Paris, en compagnie de son épouse Renée, née BASTIDE du LUDE, nécessitait de trouver régulièrement des solutions pour s'occuper de la garde de ses trois rejetons. L'hôtel particulier de la rue Jouffroy, hérité de son grand-père François-Xavier, était devenu une  vraie garderie, au sein de laquelle de nombreuses nurses se sont succédés. 

      Comme preuve de ce mode de vie attractif, une annonce du Figaro du 30 septembre 1937 dévoile ce qui a du être une quasi rémanence pour répondre à l'intense vie sociale du couple dans ce milieu parisien. Petite trouvaille anecdotique qui résume à travers son contenu, son style et sa brièveté, la manière de fonctionner de Georges.

 

         Dem. f. de ch. tr. sér., 30-45 a., couch. app.,

         s'occup. enf. 4 a.1/2. Réf. exig. Se prés. jdi, 12 -15h.

         G. Parfonry, 68 bis, r. Jouffroy.

 

        En quelques syllabes, sans nécessité de terminer ses mots, le message était écrit et compris. Pas de fioritures, peu d'explications, pas de prénom d'enfant, on croirait lire le brouillon d'un rapide mémo destiné à être revisité par une secrétaire. A le déchiffrer, on est manifestement très loin du sketch d'Yves MONTAND, s'efforçant de dicter à une standardiste, jouée par Simone SIGNORET, tout son amour transi via un télégramme. On appréhende déjà dans le style de cette annonce, ce que sont de nos jours les SMS virtuels. Un précurseur en quelque sorte !! Seuls, deux noms propres ont droit à être déclinés dans leur totalité, pour s'assurer qu'il n'y ait pas de confusion pour celles qui souhaitaient répondre à l'annonce.

     Quant au prénom de l'enfant, l'indication de son âge, combinée à la date de l'annonce, permet de l'identifier de nos jours. A quoi sert la généalogie finalement !!!

     Que pouvait-il bien se passer à Paris en cette fin du mois de septembre 1937 pour que Georges ait besoin de faire garder son plus jeune fils ? Alors que la guerre sino-japonaise venait de débuter, et que la guerre civile se poursuivait en Espagne, les parisiens, peu soucieux de la proximité du nouveau désarroi qui allait affecter toute l’Europe, pouvaient choisir entre les soirées de gala à l’Exposition internationale « Arts et Techniques de la Vie Moderne » de Paris, la sortie du Film Gueule d’Amour avec Jean GABIN ou le Prix de l’Arc de Triomphe à Longchamp. A moins que Georges et Renée n’aient été invités, par l’ambassadeur de Belgique, à l’ouverture de la permanence de l’Association belge de bienfaisance de Paris.

     Sans oublier l'une des nombreuses représentations théâtrales dont le couple était aussi friand. On avait dans ce cas le choix entre La Dame aux Camélias à l'Odéon, Madame Bovary au Théâtre Montparnasse, La Bohème à l'Opéra-Comique, Fric-Frac à la Michodière (avec Arletty et Michel Simon), Faust à l'Opéra, La Duchesse d'Amalfi à la Comédie des Champs-Elysées, etc......  

Par PARFONRY - Publié dans : PARFONRY France
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Mardi 27 mars 2012 2 27 /03 /Mars /2012 17:14

       Voici le texte du Décret impérial du 27 juillet 1867 qui donne l'autorisation à François-Xavier PARFONRY d'établir une domiciliation en France. Ayant entamé cette procédure au début de l'année 1864, cette décision arrive après plus de 3 ans de tergiversation entre le Ministère de la Justice, le Préfet de la Seine, le Préfet de Police1, le Maire de Saint-Mandé et le Procureur Général Impérial.

       Le point litigieux concernait sa condamnation à 2 mois d'emprisonnement pour outrage envers des magistrats en décembre 1848, soit quelques 15 années auparavant. L'avis négatif du Préfet de la Seine, qui n'était autre que  le baron Georges HAUSSMANN, a longtemps servi de tremplin au niveau du Ministère de la Justice pour lui refuser son admission à domicile. Ce dernier Jules BAROCHE (1802-1870), Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des cultes, de 1863 à 1869  fut un de ces personnages qui réussirent à se maintenir dans les hautes sphères du pouvoir, louvoyant sans cesse au fil des évolutions politiques. Si bien que Victor HUGO, dès 1853, exilé à Jersey pour s'être opposé à Napoléon III, le mentionna dans son recueil de poèmes " Les Châtiments ", sans aucun ménagement, dans un vers très expressif : « Baroche, dont le nom n’est plus qu’un vomitif,.. ». Il fut qualifié ensuite par l'historien Jean MAURAIN2, de " personnage au conservatisme prudent, à la sagesse égoïste et bornée de la bourgeoisie française ". On comprend que ces termes peuvent, en quelque sorte, expliquer son manque d'ouverture d'esprit pour favoriser l'intégration de ce valeureux marbrier belge, déjà distingué à l'époque de plusieurs médailles.

       Finalement par sa bonne tenue dans les rangs de la Garde Nationale, son absence de prise de position politique, sa bonne  conduite par la suite, l'appui sans équivoque du maire de Saint-Mandé , les dernières réticences eurent raison de l'opprobre des instances politiques.  Son côté humaniste avait finalement supplanté  son comportement au Conseil de Prud'homme.

       François-Xavier avait à ce moment déjà 45 ans. Il partagera cet honneur avec un ottoman3, un italien, un prussien, un Duché de Nassau4, un polonais, un anglais et un russe.  Il était le plus âgé de tous, témoignage indéniable de la difficulté encourue pour l'obtenir.

Décret impérial n° 22.275 du 27 juillet 18675

 (contre-signé par le garde des sceaux, ministre de la justice et des cultes)

Décret qui autorise à établir leur domicile en France, pour y jouir des droits civils tant qu’ils continuent à y résider :

          1.    Le sieur Abraham bey Eramian, rentier, né à Constantinople le 19 mai 1834, demeurant à Paris ;

       2.    Le sieur Fourman (André-Auguste), horloger, né le 10 avril 1836 à Sarrelouis (Prusse), demeurant à Dormans (Marne) ;

       3.    Le sieur Gavaggio (Auguste- Daniel), ferblantier, né à Varzo (Italie) le 9 janvier 1830, demeurant à Gex (Ain) ;

       4.    Le sieur Parfonry (François-Xavier), entrepreneur de marbrerie, né le 3 décembre 1821 à Neerheylissem (Belgique), demeurant à Paris ;

       5.    Le sieur Cathrein (François-Martin-Joseph), commissionnaire en marchandises, né le 1er septembre 1825 à Nasttaten (duché de Nassau), demeurant à Paris ;

      6.    Le sieur Wolk-Laniewski (Stanislas-Charles-Joseph), né le 25 novembre 1842 à Varsovie (Pologne), licencié en droit, demeurant à Paris ;

      7.    Le sieur Baswis (Benjamin), né le 17 novembre 1826 à Saint-Glavias (Angleterre), dentiste, demeurant à Paris ;

      8.    Le sieur Bardac (David), né le 28 septembre 1836 à Odessa (Russie), commis banquier, demeurant à Paris ;

 

Ce décret est visible sur le site :

http://books.google.fr/books?id=9f9GAAAAcAAJ&pg=PA961&dq=parfonry&lr=&hl=fr&cd=54#v=onepage&q=parfonry&f=false

 

       Par la suite, après avoir fait une énergique opposition pendant la période insurrectionnelle de la Commune de Paris (18 mars au 28 mai 1871), François-Xavier PARFONRY obtiendra en quelques mois sa naturalisation française définitive.

 1 : Il y eut successivement comme Préfet de Police : Edouard Charles BOITTELLE de 1858 à 1866 et Joseph Marie PIETRI de 1866 à 1870 ;

2 : MAURAIN J. (1936) : Un bourgeois français au 19ème siècle. BAROCHE, Ministre de Napoléon III ; Paris, Alcan , 523 p.;

3 : L'Empire ottoman subsista de 1299 à 1922 ; on ne pouvait donc pas encore parler de Turquie ;

4 : Le Duché de Nassau (ville principale : Wiesbaden) fut un état de la Confédération allemande de 1806 à 1866, avant de rejoindre le Royaume de Prusse. Une des lignées de la famille de Nassau  règne sur les Pays - Bas depuis le 16ème siècle (les Orange-Nassau) ;

5 : Bulletin des lois de l’Empire français, XIème série, 2ème semestre 1867, Partie suppl., T. XXX, Impr. Impériale, Paris, 1868, p. 961 ; Archives AD26 Code K ;

Par PARFONRY - Publié dans : François Xavier Parfonry
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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 16:38

       On aurait pu intituler cet article : Du nouveau sur Ferdinand !!. Sans avoir toutefois trouvé une réponse à notre quête sur son origine. Car rien n'est moins sur le lien entre ces deux peintres portant le patronyme de PARFONRY. Ainsi, après Paul qui nous est apparu à plusieurs reprises sur des sites de vente, voici que son collègue Ferdinand en fait de même. Et en plus, on ne sait toujours pas si ces deux là sont parents. Vivement que l'un de ces généalogistes amateurs, forcenés de la lecture d'actes illisibles, nous retrouve l'acte de naissance de Ferdinand.

     Voici la peinture intitulée Elégante contemplant la baie, attribuée à Ferdinand PARFONRY, qui a été mise en vente à l'Hôtel de ventes HORTA à Bruxelles en date du 11 octobre 2011. Estimée entre 600 et 800 € et d'une dimension de 50 x 37 cm, son caractère peut nous faire penser à l'attitude de la jeune femme regardant par la fenêtre au niveau de la peinture Triste dimanche de Paul PARFONRY. De quelle baie s'agit-il ? A tout hasard, on peut penser à la baie de Somme ou à l'une des nombreuses baies de Bretagne !! Une impression subtile me laisse croire que l'on est à Venise, peut être à Gênes, en regardant le décor traversant la fenêtre. La belle attend son mari(n) parti en mer ou bien cherche t - elle à fuir par son regard la mélancolie de son existence ?

      Dans les deux cas l'attente semble insupportable. Curieuse attitude convergente qui pourrait cacher un sens commun de l'inquiétude et de l'ennui chez les deux peintres. Vivement qu'on nous dise si Ferdinand est ce frère de François-Xavier, cet oncle de Paul !!

     Ce tableau est en fait le second de ce personnage a se retrouver sur le marché de l'art. Le premier, intitulé Portrait d'enfant au sabre, a ainsi été mis en vente le 10 mars 2002 par MERCIER et Cie, Commissaires priseurs à Lille. Datée de 1849, elle est la référence la plus ancienne de l'existence de ce peintre. Comme on peut cerner sa date de naissance entre 1825 et 1833, en cas de filiation avérée, cette dernière date concorde dans ce cas. Estimée à l'époque entre 1200 et 1400 € et d'une dimension de 45 x 35 cm, elle pourrait cette fois être reliée à la peinture Enfant au rocher de Paul PARFONRY.

     Sans omettre que les deux peintres se sont attaqués à copier une peinture de Rubens, visibles de nos jours dans une église en Belgique.

     Comme si à chaque fois Paul avait trouvé son inspiration dans le travail d'un oncle. Totale utopie ou plaisir de croire à une histoire non vérifiable ?? Dans l'attente d'une confirmation, cet article sera envoyé dans les oubliettes de l'Histoire, comme  les deux articles antérieurs se rapportant à Ferdinand (Un autre peintre PARFONRY ; Et si Ferdinand PARFONRY était des nôtres).

       Messieurs les généalogistes, nous attendons avec impatience le résultat de vos recherches.  Approfondissez cette piste svp !

                                                            Elégante contemplant la baie

 

picture-Fer-Parf.jpg

 

    

Par PARFONRY - Publié dans : Ferdinand Parfonry
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